Ça brûle
Le grand horloger a cédé
Ce mois-ci, cher lecteur, chère lectrice, la rédaction n’est pas peu fière : le numéro que tu tiens entre tes mains (certainement moites d’impatience à l’idée de le parcourir) a été écrit, relu, corrigé, dessiné et mis en page… Avec une avance plus que peinarde sur la date officielle du bouclage. Tu as donc là, devant toi, ni plus ni moins que le fruit d’un petit exploit ! Dans les temps anciens, où les dieux des horloges détraquées se déchaînaient sur la rédac, tout n’était que tempête et désordre. Les journalistes sous caféines bouclaient leurs papiers dans la panique. Les secrétaires de rédaction corrigeaient de la copie au kilomètre en fulminant. Le graphiste s’affolait de recevoir des textes trop longs à faire rentrer en un temps record sur des pages trop petites.
Mais aujourd’hui, plus de sueur, plus de sang, plus de crise existentielle à H-1 avant l’envoi à l’imprimeur. Nos prières ont été entendues, nos sacrifices ont payé. Bon, on te rassure, on n’a pas immolé un bœuf sacré non plus : la mort de quelques cafards au fond du placard à vaisselle aura suffi (l’univers est apparemment facile à acheter). Mais surtout, on soupçonne un autre facteur déterminant : toi. Oui, toi, lecteur, lectrice. Tes dons, tes abonnements, tes « allez, je les soutiens » en temps de disette ont fini de convaincre le grand horloger cosmique de nous accorder une étoile à suivre. Alors merci de nous avoir regonflé le cœur, donné la foi et permis de trouver la voie des bouclages paisibles qui glissent tout seuls. Et continue ! Continue ! Parce qu’on préfère te le dire tout de suite : si tu t’arrêtes maintenant, on risque de redevenir très vite nous-mêmes…
Cet article fantastique est fini. On espère qu’il vous a plu.
Nous, c’est CQFD, plusieurs fois élu « meilleur journal marseillais du Monde » par des jurys férocement impartiaux. Plus de vingt ans qu’on existe et qu’on aboie dans les kiosques en totale indépendance. Le hic, c’est qu’on fonctionne avec une économie de bouts de ficelle et que la situation financière des journaux pirates de notre genre est chaque jour plus difficile : la vente de journaux papier n’a pas exactement le vent en poupe… tout en n’ayant pas encore atteint le stade ô combien stylé du vintage. Bref, si vous souhaitez que ce journal puisse continuer à exister et que vous rêvez par la même occas’ de booster votre karma libertaire, on a besoin de vous : abonnez-vous, abonnez vos tatas et vos canaris, achetez nous en kiosque, diffusez-nous en manif, cafés, bibliothèque ou en librairie, faites notre pub sur la toile, partagez nos posts insta, répercutez-nous, faites nous des dons, achetez nos t-shirts, nos livres, ou simplement envoyez nous des bisous de soutien car la bise souffle, froide et pernicieuse.
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Cet article a été publié dans
CQFD n°248 (janvier 2026)
En Syrie, les Druzes de Soueïda continuent de se battre pour l’indépendance après la chute de Bachar al-Assad : iels nous racontent leur méfiance vis-à-vis du nouveau pouvoir en place. En France, si on n’a pas été choqué-es que l’Etat et les fachos s’engouffrent dans la brèche guerrière du moment, quand la gauche s’y est mise, on a eu du mal à avaler la pilule. Entre réarmement démographique et le Service national universel, des gens qu’on pensait camarades se sont dit prêts à prendre les armes. Chez nous, c’est pas question. Pour s’en échapper, on s’est plongé dans des supers bouquins et ça nous a inspiré : rencontre avec Wendy Delorme, autrice de romans d’anticipation queer et écolo, entretien avec Benjamin Daugeron qui raconte l’alcoolisme de son père dans Treize années à te regarder mourir et analyse du Girlcott qui a mené à l’annulation du Festival de BD d’Angoulême.
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Paru dans CQFD n°248 (janvier 2026)
Dans la rubrique Ça brûle !
Mis en ligne le 31.01.2026
Dans CQFD n°248 (janvier 2026)



