Bye-Bye turbin

Au turbin, camarade !

Différentes approches du « Travaillez plus » à travers l’affiche politique.

1. En 1966, si le travailleur chinois rayonne – irradie même – c’est qu’il doit « travailler dur pour l’amour de la Révolution » et passer son temps libre à lire du Mao, que du Mao, encore du Mao – ce dernier d’ailleurs a fait supprimer le système bourgeois des droits d’auteur la même année, à l’exception unique de ses propres copyrights (pas fou le Grand Timonier !). De quoi faire frissonner de bonheur et à distance confortable plus d’un petit Badiou.

2. Dans l’URSS de Khrouchtchev, on ne travaille plus trop pour la gloire du Petit Père des peuples ou pour la construction du modèle soviétique mais pour toucher une meilleure paye. Tandis que l’ouvrier au type slave compte ses billets d’un air satisfait, le métèque du Caucase se demande quelle mauvaise vodka il va pouvoir se payer avec ses clopinettes. « Qui travaille plus, gagne plus », proclame cette affiche, dont le mensuel Alternatives économiques supputait en 2008 qu’elle aurait pu être la source cachée du slogan de Nicolas Sarkozy.

3. « Gagner davantage » encore… Dans cette affiche de propagande pour le STO en Allemagne, il ne s’agit pas de faire plaisir à pépé Pétain ou à tonton Adolf ni même de lutter contre la pieuvre judéo-bolchévique, mais simplement de mettre du beurre dans les épinards en allant turbiner là où se concentrent les efforts industriels de l’époque. Eh ouais mon gars, faut être dans la réalité et se sortir les doigts, plutôt que de rester planté là les mains dans les poches sur le pas de la porte ! Même pas foutu de remplacer un carreau  !

4. « Travaillez plus pour... » Dans cette Une, le journal CQFD rend un vibrant hommage à la valeur travail à travers sa figure totémique, le hamster travailleur qui... Non. Attendez... J’ai un doute...

La suite du dossier Bye-bye turbin :

Introduction

Le travail en miettes

Cet article fantastique est fini. On espère qu’il vous a plu.

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