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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Vin naturel : dynamique ou produit fini ?</title>
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		<dc:date>2014-07-16T03:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jean-Claude Leyraud</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Vigneron dans les C&#244;tes-du-Rh&#244;ne, Jean-Claude Leyraud &#233;labore des vins sans soufre, sans machine &#224; la cave et a choisi d'aligner ses prix sur ceux de la coop&#233;rative voisine. Se revendiquant artisan, il se sent directement concern&#233; par le sujet des vins naturels. Il en trace ici les principes fondateurs, ainsi que certaines limites. Le vin dit &#171; naturel &#187; est n&#233; dans la mouvance de l'agriculture biologique. Alors que beaucoup se contentaient d'un vin issu de raisins cultiv&#233;s en agriculture (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no122-mai-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;122 (mai 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/vin-dit" rel="tag"&gt;vin dit&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Vigneron dans les C&#244;tes-du-Rh&#244;ne, Jean-Claude Leyraud &#233;labore des vins sans soufre, sans machine &#224; la cave et a choisi d'aligner ses prix sur ceux de la coop&#233;rative voisine. Se revendiquant artisan, il se sent directement concern&#233; par le sujet des vins naturels. Il en trace ici les principes fondateurs, ainsi que certaines limites.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le vin dit &#171; naturel &#187; est n&#233; dans la mouvance de l'agriculture biologique. Alors que beaucoup se contentaient d'un vin issu de raisins cultiv&#233;s en agriculture biologique, certains ont fait remarquer que le vin bio, malgr&#233; le travail honorable effectu&#233; sur la vigne, ne tranchait pas vraiment avec ce qu'&#233;tait devenu le vin &#224; l'heure industrielle : un produit &#233;dulcor&#233;, d&#233;natur&#233; par l'ajout d'antioxydants, de levures artificielles, d'exhausteurs d'ar&#244;me, de correcteurs d'acidit&#233;&#8230; en bref, un produit mort. Il fallait donc &#233;tendre l'exigence de respect des processus naturels &#224; la vinification, l'&#233;levage et la mise en bouteille, afin d'obtenir un produit vraiment &#171; naturel &#187;, &#171; vivant &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1110 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH468/p10-vigneron-copie_1_-678ca.jpg?1779603546' width='400' height='468' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Ferri.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Ces rebelles opposaient aussi ce vin vivant au vin technique, en faisant au passage une critique de l'emploi de la machine, et de l'&#233;lectricit&#233; d'origine nucl&#233;aire, par exemple en recourant &#224; la biodynamie&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les m&#233;thodes de biodynamie s'inscrivent dans un strict respect de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. La machinerie moderne a en effet pour inconv&#233;nient de maltraiter les raisins et le vin et donc d'en alt&#233;rer la qualit&#233;. Refuser l'&#233;lectricit&#233; dans une cave, c'est du m&#234;me coup ne plus pomper le vin d'une mani&#232;re brutale, ne plus utiliser que des pressoirs en bois verticaux pour une extraction plus douce, embouteiller le vin en recourant &#224; la gravit&#233; naturelle. De fil en aiguille s'&#233;laborait ainsi une critique du monde industriel et de sa production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, dans de nombreux cas, cette recherche cons&#233;quente de la radicalit&#233; fut peu &#224; peu d&#233;vi&#233;e vers la poursuite d'un purisme. En plus du refus du levurage&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Alors que les levures naturelles &#8211; ces micro-organismes responsables de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, on se mit &#224; parler principalement du vin sans soufre (SO2), un antioxydant &#224; proscrire&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le soufre, plus exactement le SO2, est l'antioxydant le plus utilis&#233; afin de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;, promu au rang de symbole du refus total de la tricherie, du maquillage exacerb&#233; sur le vin. Pourtant, l'absence de soufre peut pr&#233;senter des risques &#233;lev&#233;s d'alt&#233;ration pour les vins vivants, notamment dans leur transport. C'est ainsi qu'un vigneron connu comme Marcel Richaud, &#224; Cairanne, qui vinifie sans la protection du soufre et souhaite que son vin reste parfait jusqu'au bout, a fait du froid stabilisateur son credo. Il refroidit ses raisins avant de les vinifier, il refroidit ensuite son vin et exige un conteneur r&#233;frig&#233;r&#233; pour le transport de ses bouteilles afin de garantir la stabilit&#233; du vin et va jusqu'&#224; s'assurer personnellement que ses clients de New York ou de Shanghai sont bien munis de caves r&#233;frig&#233;r&#233;es pour accueillir le nectar. Le vin naturel, qui a d'abord vocation de s'inscrire dans un circuit court de consommation, est ici victime de son succ&#232;s et doit s'adapter &#224; la loi d'une demande mondialis&#233;e. Bonjour l'empreinte carbone !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;La red&#233;couverte du go&#251;t du vin est sans doute &#224; la clef d'un changement des mentalit&#233;s. Nombreux sont ceux qui aspirent aujourd'hui &#224; terrasser leur d&#233;go&#251;t d'une soci&#233;t&#233; acquise &#224; la fadeur banalis&#233;e des aliments issus de modes de production souvent polluants et peu viables &#224; court terme&lt;/i&gt; &#187;, affirmait la revue &lt;i&gt;Les P&#233;riph&#233;riques vous parlent&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les P&#233;riph&#233;riques vous parlent, Sp&#233;cial Vins vivants, Vins naturels, n&#176;27, 2009.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;. Ainsi, ce qui engage d&#233;sormais les producteurs de vins naturels &#171; &#224; ne pas tricher &#187; constitue une charte &#233;thique, philosophique, la recherche de la puret&#233;, seul moyen d'installer un rapport de confiance entre producteurs et destinataires du vin. On voit que cette recherche de la puret&#233; du vin est assimil&#233;e &#224; une d&#233;marche esth&#233;tique. Et sous pr&#233;texte qu'aucun homme n'est capable de faire deux fois le m&#234;me vin, on a voulu y voir une &#339;uvre personnalis&#233;e, unique, non plus le r&#233;sultat d'un savoir-faire composant avec ce qu'offre la nature, d'un modeste artisanat, mais carr&#233;ment une &#339;uvre d'art ! Voil&#224; donc le vin devenu une cr&#233;ation artistique, le vigneron &#233;tant l'artiste qui doit sentir, &#171; &lt;i&gt; quand l'&#339;uvre est termin&#233;e, qu'il n'y a plus qu'&#224; apposer sa signature sur l'&#233;tiquette&lt;/i&gt; &#187;, comme l'affirme dans la revue, Jean-Pierre Robinot, du domaine Les Vignes de l'Ange Vin. Le vin est alors vu comme une fa&#231;on de penser relative &#224; chaque vigneron, &#224; la sensibilit&#233; de l'&#234;tre qui l'a vinifi&#233;, certains se bornant &#224; faire enti&#232;rement confiance &#224; la nature, d'autres voulant l'accompagner, d'autres encore concevant leur travail comme une surveillance ma&#238;tris&#233;e, impliquant des connaissances&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que l'artisan savait s'effacer derri&#232;re le produit de son savoir-faire, on en est venu &#224; survaloriser le vigneron, certes m&#233;ritoire, en lui accordant un statut d'artiste. Et par voie de cons&#233;quence on a demand&#233; aux buveurs de ce vin d'acqu&#233;rir une nouvelle sensibilit&#233;, une culture autre du go&#251;t. Cela tombait bien, car cette client&#232;le, conforme en cela &#224; une tendance profonde dans la soci&#233;t&#233;, avait une propension marqu&#233;e &#224; admirer une marchandise vedette, &#224; flatter l'ego des vinificateurs en les mythifiant (eux qui n'avaient pas besoin de &#231;a !), en faisant de certains d'entre eux des vedettes. En retour, les consommateurs, bien s&#251;r, se flattent eux-m&#234;mes d'&#234;tre devenus des initi&#233;s &#224; cette nouvelle culture. Chacun se frise &#224; tour de r&#244;le. Alors qu'il s'agit tout simplement de vrais vins, de bons vins, que l'on reconna&#238;t surtout en bouche au fait qu'ils passent avec fluidit&#233;, et laissent une impression d'harmonie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement aux vins industriels, dont la d&#233;gustation fait ressortir d'une mani&#232;re exacerb&#233;e un ou plusieurs caract&#232;res particuliers, rien n'accroche dans les vins naturels, les parfums sont pr&#233;sents, mais se fondent dans un &#233;quilibre harmonieux entre alcool, acidit&#233; et tannins (pour les rouges). Ce qui compte c'est l'impression d'ensemble, le sentiment qu'elle vous communique. C'est d&#233;j&#224; beaucoup, me direz-vous, par rapport aux pinards industriels, mais ce n'est que du vin : on n'a pas &#224; sur&#233;valuer un vrai vin par rapport aux produits de merde propos&#233;s partout. Ce qu'il faut mettre en avant, c'est l'exigence que ce monde soit &#224; nouveau en &#233;tat de proposer des produits normaux, vivants, qui ont du go&#251;t, et qu'il y en ait pour tout le monde. Pour cela, il faut faire une r&#233;volution ! Mais en r&#233;alit&#233; cette d&#233;marche, ce purisme, se payent souvent cher. Ainsi s'organise autour de ces vins &#171; naturels &#187; tout un circuit de distribution o&#249; l'on vend l'image d'une pseudo exigence devenue furieusement tendance et co&#251;teuse. &#192; Paris, les cavistes sp&#233;cialis&#233;s en vins naturels et autres bistrots bobos, mal maquill&#233;s d'un faux-semblant de convivialit&#233;, font flor&#232;s : on en compte d&#233;sormais une cinquantaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, comment sont fix&#233;s les prix de ces vins ? Plusieurs &#233;l&#233;ments peuvent rentrer en ligne de compte. D'abord on ne peut s'abstraire d'un contexte g&#233;ographique et humain donn&#233; (terroir, appellation) et d'un prix moyen en vigueur dans ce lieu ; ce prix sera augment&#233; de la plus-value suppos&#233;e &#234;tre conf&#233;r&#233;e au vin par la recherche d'une qualit&#233; sup&#233;rieure, que ce soit dans la vigne (par exemple la qualit&#233; induite par la recherche de petits rendements) ou dans la cave (refus en g&#233;n&#233;ral des proc&#233;d&#233;s industriels), par le degr&#233; de sophistication ; le tout est combin&#233; avec le calcul d'une rentabilit&#233; recherch&#233;e en fonction des objectifs personnels qu'on s'est fix&#233;. Un vigneron isol&#233; comme Julian, dans le Pi&#233;mont c&#233;venol, qui est &#224; la t&#234;te d'un domaine d'une vingtaine d'hectares et d'une production cons&#233;quente, peut mettre des vins &#171; ordinaires &#187; &#224; la port&#233;e de toutes les bourses &#8211; autour de 5 euros le litre. Dans la fourchette des prix &#171; raisonnables &#187;, le gamay du domaine Lapierre titre &#224; 8 euros le litre et son morgon, tr&#232;s r&#233;put&#233;, &#224; 16 euros. Mais nombreux sont ceux qui, &#339;uvrant sur de petites surfaces, avec des rendements tr&#232;s faibles, pr&#233;tendent malgr&#233; tout vivre confortablement de leur travail en voulant faire payer aux autres le prix de leur passion et de leur &#171; prise de risque &#187;. Une terre en bonne sant&#233;, une vigne en bonne sant&#233; doivent pouvoir produire une quantit&#233; raisonnable de raisins de bonne qualit&#233;. Et puis, il faut songer &#224; sortir de la monoculture pour aller vers la polyculture. On n'insistera pas sur ceux qui pensent que le seul travail &#224; la cave peut suppl&#233;er &#224; un terroir inexistant. Ou sur ceux qui, &#171; naturels &#187; &#224; la cave, veulent faire oublier par leurs discours qu'ils ne le sont pas toujours dans les vignes, &#231;a existe ! La culture en raisin biologique n'est pas une garantie d'une vinification saine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est temps de r&#233;affirmer haut et fort que non, le vin, m&#234;me &#171; naturel &#187;, n'est pas une &#339;uvre artistique, et le vigneron n'est pas un artiste, mais au mieux un bon artisan. C'est en fait un paysan comme les autres, si ce n'est qu'il a su parfois mieux valoriser son produit, mais s'il l'a fait en &#233;pousant &#224; fond la logique marchande, ce n'est pas forc&#233;ment respectable. C'est pourquoi, le milieu du vin dit &#171; naturel &#187; doit &#234;tre p&#233;n&#233;tr&#233; par la critique sociale, ou il se condamnera &#224; n'&#234;tre qu'un effet de mode, ainsi que l'appellation contr&#244;l&#233;e de cet effet de mode.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La suite du dossier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Vins-libertaires-et-bieres&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rep&#232;res de Bacchus&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le vin nature est une goutte de vin dans un &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Le-vin-nature-est-une-goutte-de&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;oc&#233;an de produits &#339;notechniques&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/En-vin-et-contre-tout&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;En vin et contre tout&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Passeur-de-vins&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Passeur de vins&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Breves-Faut-pas-pousser-le-bouchon&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Br&#232;ves de vins&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Respecte-l-aliment-collegue&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bi&#232;re de la Plaine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Microbrasserie-Punk-au-pays-de-la&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Microbrasserie Punk&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Une-derniere-binouze-pour-la-lutte&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bi&#232;res de luttes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Et-la-vie-devient-buvable&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Vigneron libre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Les m&#233;thodes de biodynamie s'inscrivent dans un strict respect de l'organisme agricole, limitant l'utilisation d'intrants comme les engrais et les produits phytosanitaires. Elles se basent &#233;galement sur les calendriers lunaire et plan&#233;taires.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Alors que les levures naturelles &#8211; ces micro-organismes responsables de la fermentation alcoolique &#8211; se trouvent naturellement sur les baies de raisin et dans le sol, ainsi que dans le chai, l'usage de pesticides &#224; la vigne et les proc&#233;d&#233;s industriels en cave ont massacr&#233; all&#232;grement ces levures indig&#232;nes. Les vignerons modernes ont opt&#233; pour l'emploi de levures de synth&#232;se, parfois OGM. C'est ce levurage que rejettent les vignerons &#171; naturels &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le soufre, plus exactement le SO2, est l'antioxydant le plus utilis&#233; afin de stabiliser le vin. Absorb&#233; par l'organisme, il augmente la pression art&#233;rielle. Le fameux mal de t&#234;te est la cons&#233;quence d'une vasodilatation et de la pression exerc&#233;e sur la bo&#238;te cr&#226;nienne. Les fameux sulfites sont mol&#233;culairement chimiques, et leur innocuit&#233; n'a pas &#233;t&#233; d&#233;montr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Les P&#233;riph&#233;riques vous parlent&lt;/i&gt;, Sp&#233;cial Vins vivants, Vins naturels, n&#176;27, 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Et la vie devient buvable</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Et-la-vie-devient-buvable</link>
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		<dc:date>2014-07-15T03:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathieu L&#233;onard</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
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&lt;p&gt;Rencontre avec Pablo, vigneron trentenaire install&#233; depuis quelques ann&#233;es dans le Vaucluse, face aux Dentelles de Montmirail, &#171; o&#249; il n'y a pas de repli, seulement une patience mill&#233;naire sur laquelle nous sommes appuy&#233;s &#187; (Ren&#233; Char). CQFD : Comment devient-on vigneron quand on n'est pas soi-m&#234;me fils de vigneron ? Pablo H&#246;cht : Il faut avant tout &#234;tre passionn&#233; et consid&#233;rer cela comme une id&#233;e de vie parce que le m&#233;tier prend &#233;norm&#233;ment de temps et d'&#233;nergie. Mais ce qui est super (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no122-mai-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;122 (mai 2014)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Rencontre avec Pablo, vigneron trentenaire install&#233; depuis quelques ann&#233;es dans le Vaucluse, face aux Dentelles de Montmirail, &#171; &lt;i&gt;o&#249; il n'y a pas de repli, seulement une patience mill&#233;naire sur laquelle nous sommes appuy&#233;s&lt;/i&gt; &#187; (Ren&#233; Char).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : Comment devient-on vigneron quand on n'est pas soi-m&#234;me fils de vigneron ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pablo H&#246;cht :&lt;/strong&gt; Il faut avant tout &#234;tre passionn&#233; et consid&#233;rer cela comme une id&#233;e de vie parce que le m&#233;tier prend &#233;norm&#233;ment de temps et d'&#233;nergie. Mais ce qui est super quand on part de z&#233;ro, c'est qu'on n'a pas de pression familiale, on peut faire comme on l'imagine, essayer des trucs. C'est une grande libert&#233; ! Il faut bien s&#251;r d&#233;j&#224; avoir tra&#238;n&#233; dans des caves et avoir cultiv&#233; la vigne et s'&#234;tre fait une petite id&#233;e du m&#233;tier. J'ai pu &#233;norm&#233;ment apprendre de l'exp&#233;rience des autres, comme celle de Jean David qui travaille en bio depuis un moment &#224; S&#233;guret. J'ai eu la chance de d&#233;marrer mon activit&#233; en m&#234;me temps qu'un comp&#232;re, ami d'enfance, Fr&#233;do Meffre&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Domaine Fontaine des f&#233;es, Quartier Chante-Grenouille, 84110 S&#233;guret, 06 75 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, qui est fils et petit-fils de vigneron, et avec qui on s'entraide beaucoup. J'ai commenc&#233; en 2010 sur deux hectares et depuis 2011 sur cinq hectares. &#201;videmment, si on ne poss&#232;de ni patrimoine ni vigne &#224; la base, il faut bosser parall&#232;lement, donc je suis salari&#233; dans une cave &#224; Gigondas.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1109 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH268/p06-pablo-raisins-31e15.jpg?1779603111' width='400' height='268' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo : P.H.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avant de t'installer, tu as pas mal voyag&#233; en Am&#233;rique latine, o&#249; la culture du vin est relativement r&#233;cente. Qu'est-ce qui t'a int&#233;ress&#233; l&#224;-bas ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture populaire du vin y est relativement r&#233;cente, bien qu'on y connaisse la vigne et le vin depuis l'invasion espagnole. J'y ai visit&#233; de grandes caves, &#233;normes m&#234;me, avec une production quasi industrielle, en Argentine et au Chili. On y travaille avec des c&#233;pages internationaux (cabernet, syrah, pinot&#8230;), ils utilisent des &#171; recettes &#187; pour les fermentations, etc. Au final, on se soucie plus des &#171; profils de vin &#187; que des terroirs. Il y a une course effr&#233;n&#233;e visant &#224; s'inspirer de la &lt;i&gt;success-story&lt;/i&gt; du bordeaux, cela se ressent dans la surench&#232;re architecturale &#224; faire des caves modernes, clinquantes et pr&#233;tentieuses. Malheureusement, le vin passe au second plan. J'ai travaill&#233; dans une grande cave en Uruguay, au salaire local&#8230; &#224; peu pr&#232;s deux euros de l'heure, &#224; l'&#233;poque. Il y a peu de caves de petite taille. D'un point de vue &#339;nologique, il n'y a pas grand-chose &#224; apprendre. Finalement, le plus int&#233;ressant, &#231;'aura &#233;t&#233; de vivre l&#224;-bas, avec les gens du coin, avec les cavistes et les travailleurs des vignes et se rendre compte de leurs conditions de vie et de l'exploitation f&#233;roce qui y r&#232;gne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment as-tu choisi de travailler tes vignes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je travaille mes vignes en agriculture biologique et biodynamique. La vigne &#233;tant une monoculture, il faut donc essayer d'amener un peu de diversit&#233; dans les champs. Cela passe par une attention particuli&#232;re port&#233;e au sol et &#224; sa vie. L'agriculture biologique en est le point de d&#233;part, mais ensuite, il faut aller beaucoup plus loin et &#234;tre le plus attentif possible &#224; ses plantes et &#224; son sol. Pour rappel, l'agriculture biologique implique de ne pas utiliser de pesticides, d'herbicides et d'insecticides chimiques pour lutter contre les maladies de la vigne, donc on utilise du cuivre et du soufre ; et cela passe aussi par une gestion de l'herbe avec des moyens m&#233;caniques et non chimique. La biodynamie permet, elle, de favoriser la vie des sols, l'&#233;quilibre des plantes. Elle permet une compr&#233;hension plus globale, par l'utilisation des &#233;nergies pour amener de l'&#233;quilibre et de l'harmonie dans les vignes et dans les vins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu participes &#224; une f&#234;te de village qui met en valeur le travail ancestral des chevaux dans le labour des vignes. Quelles autres pratiques traditionnelles ou &#233;cologiques utilises-tu ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On n'utilise plus vraiment de traction animale en vigne &#8211; ou alors juste pour la photo. La taille des exploitations a chang&#233;, le mat&#233;riel s'est adapt&#233;. Revenir au cheval, c'est un r&#234;ve, mais il faut pour cela une sacr&#233;e organisation et de sacr&#233;s moyens. Un jour peut-&#234;tre, ce serait g&#233;nial ! Je pense qu'on retrouve plut&#244;t les pratiques traditionnelles en cave, avec des fa&#231;ons de faire s&#233;culaires. Le travail au chai est finalement assez simple, mais il est important de faire les bonnes choses au bon moment. Il y a des pratiques ancestrales qui sont efficaces et indispensables. &#192; l'&#233;poque, on devait faire cela empiriquement, alors que de nos jours on pr&#233;tend expliquer tout scientifiquement : le soutirage, le m&#233;chage de barrique, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et pour la vinification, quelle est la part de chimie que tu utilises ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le moins possible ! Seulement du SO2 ou dioxyde de soufre. La destin&#233;e finale du jus de raisin &#233;tant le vinaigre, il faut pouvoir le stabiliser, ce que permet l'usage ma&#238;tris&#233; du soufre. Je ne suis pas adepte des vins sans soufre, qui sont trop souvent d&#233;vi&#233;s et ne pr&#233;sentent que peu d'int&#233;r&#234;t. On en trouve certes d'excellents, mais c'est assez rare. L'absence de soufre est probablement possible certaines ann&#233;es, mais je n'inscrirais pas cela comme une r&#232;gle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour en venir &#224; l'aspect &#233;conomique de ton activit&#233;, comment expliques-tu qu'en dehors des circuits industriels de distribution, le vin soit devenu un produit relativement cher &#8211; autour de 10 euros la bouteille dans ton cas ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment l'expliquer ? Ce n'est pas simple. Il y a un co&#251;t de production assez &#233;lev&#233;, des rendements assez faibles, et une grosse h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; de production selon les ann&#233;es, en raison de l'effet mill&#233;sime. Dans le m&#234;me temps, les mati&#232;res s&#232;ches et autres charges ne diminuent pas, bien au contraire. Plus on est petit producteur, plus on paye cher les fournisseurs (les bouteilles notamment). Ensuite se pose le probl&#232;me des interm&#233;diaires de vente : chacun prend sa part et cela se ressent sur le prix &#224; d&#233;bourser par le consommateur. Par exemple les restaurants peuvent multiplier par trois le prix de la bouteille pour faire leur marge&#8230; Comment faire pour que notre vin soit accessible &#224; tous ? Par le prix de vente, le producteur choisit qui boira son vin, ce qui le r&#233;serve parfois de fait aux seuls amateurs friqu&#233;s, h&#233;las. Il y a l&#224; quelque chose de politique. Faire tel ou tel type de vin, c'est aussi d&#233;fendre une certaine id&#233;e de la culture du vin.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Contact : &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pablo H&#246;cht &#8211; Domaine de Cr&#232;ve-Coeur &#8211; &#171; Derri&#232;re le Ch&#226;teau &#187; &#8211; 84110 S&#233;guret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;pablo.hocht@gmail.com.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La suite du dossier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Vins-libertaires-et-bieres&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rep&#232;res de Bacchus&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le vin nature est une goutte de vin dans un &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Le-vin-nature-est-une-goutte-de&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;oc&#233;an de produits &#339;notechniques&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/En-vin-et-contre-tout&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;En vin et contre tout&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Passeur-de-vins&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Passeur de vins&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Breves-Faut-pas-pousser-le-bouchon&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Br&#232;ves de vins&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Respecte-l-aliment-collegue&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bi&#232;re de la Plaine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Microbrasserie-Punk-au-pays-de-la&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Microbrasserie Punk&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Une-derniere-binouze-pour-la-lutte&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bi&#232;res de luttes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Domaine Fontaine des f&#233;es, Quartier Chante-Grenouille, 84110 S&#233;guret, 06 75 01 08 49.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Une derni&#232;re binouze pour la lutte</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Une-derniere-binouze-pour-la-lutte</link>
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		<dc:date>2014-07-14T03:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathieu L&#233;onard</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
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&lt;p&gt;Chaque lutte voit fleurir ses &#171; produits d&#233;riv&#233;s &#187; militants, notamment &#224; base de houblon. L'opposition aux OGM conna&#238;t sa bi&#232;re et son vin des faucheurs. L'opposition &#224; l'a&#233;roport de Notre-Dame-des-Landes a vu appara&#238;tre une bi&#232;re bio &#171; Aeroport Nann ! &#187;, produite par la brasserie bretonne Coreff en soutien &#224; la Conf&#233;d&#233;ration paysanne et &#224; l'Acipa. &#192; l'origine de l'op&#233;ration, on trouve Christian Troadec, un des porte-parole des bonnets rouges et aussi ancien propri&#233;taire de Coreff entre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/OGM-connait" rel="tag"&gt;OGM conna&#238;t&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Chaque lutte voit fleurir ses &#171; produits d&#233;riv&#233;s &#187; militants, notamment &#224; base de houblon. L'opposition aux OGM conna&#238;t sa bi&#232;re et son vin des faucheurs. L'opposition &#224; l'a&#233;roport de Notre-Dame-des-Landes a vu appara&#238;tre une bi&#232;re bio &#171; Aeroport Nann ! &#187;, produite par la brasserie bretonne Coreff en soutien &#224; la Conf&#233;d&#233;ration paysanne et &#224; l'Acipa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'origine de l'op&#233;ration, on trouve Christian Troadec, un des porte-parole des bonnets rouges et aussi ancien propri&#233;taire de Coreff entre 2005 &#224; 2008, dont il a d&#233;m&#233;nag&#233; la brasserie de Morlaix &#224; Carhaix, la ville dont il est le maire divers gauche depuis 2001. Visiblement, Troadec a gard&#233; quelque influence sur la marque, revendue en 2008 au trader brestois Matthieu Breton&#8230; Fin 2012, 5000 premi&#232;res bouteilles de Coreff anti-a&#233;roport sont distribu&#233;es &#224; prix co&#251;tant, c'est-&#224;-dire sans la marge b&#233;n&#233;ficiaire. Mises en vente 2 euros, la moiti&#233; doit revenir &#224; l'Acipa. Au total, la vente de ces binouzes de soutien aurait rapport&#233; une dizaine de milliers d'euros, ce qui constitue une aide non n&#233;gligeable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Sa proposition nous a d'abord &#233;tonn&#233;s&lt;/i&gt;, confie Dominique Fresneau, de l'Acipa. &lt;i&gt;On a pens&#233; &#224; un coup de buzz. Puis on l'a rencontr&#233; et son opposition &#224; l'a&#233;roport nous a paru sinc&#232;re, comme c'est d'ailleurs le cas pour beaucoup de bonnets rouges de base qui ont pu aussi rejoindre les comit&#233;s anti-a&#233;roport partout en Bretagne.&lt;/i&gt; &#187; Pourtant la position de Troadec, qui avait appel&#233; &#224; la mobilisation &#224; Nantes le 22 f&#233;vrier, est loin de faire l'unanimit&#233; au sein de la fameuse n&#233;buleuse des bonnets rouges. Au sujet de son appel &#224; manifester, son comp&#232;re de la FDSEA, Thierry Merret &#8211; chantre de la fili&#232;re agro-industrielle ultra-productiviste, &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Thierry-Merret-le-faux-nez-rouge&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;rappelons-le&lt;/a&gt; &#8211; avait d'ailleurs d&#233;clar&#233; : &#171; &lt;i&gt;Christian Troadec a fait une erreur de com&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;RTL, le 23/12/2013.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. &#187; Erreur de com ou excellente op&#233;ration de marketing identitaire qui m&#233;nage la ch&#232;vre et le chou, les int&#233;r&#234;ts des patrons bretons et la lutte paysanne &#233;cologique ? La question reste ouverte.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1108 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/p11-bie_re-la-zad.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L363xH922/p11-bie_re-la-zad-1fdb0.jpg?1779629563' width='363' height='922' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Loin des vastes op&#233;rations commerciales, la brasserie du Bouffay, situ&#233;e dans la banlieue de Nantes et &#224; une demi-heure de Notre-Dame-des-Landes, a elle aussi apport&#233; un soutien concret &#224; la lutte mais, dans son cas, sans arri&#232;re-pens&#233;e publicitaire. &#171; &lt;i&gt;On est un soutien parmi tant d'autres&lt;/i&gt;, souligne Pierre, un des employ&#233;s joint par &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Des gens ont fourni des conserves, du jus de pomme, du pinard (du saint-pour&#231;ain). Les implications ont &#233;t&#233; diverses et parfois &#233;tonnantes.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La brasserie, qui vise &#224; fonctionner au maximum en fili&#232;re bio et en circuit court&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La Brasserie du Bouffay participe, avec plusieurs brasseurs et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, et o&#249; les employ&#233;s se payent de fa&#231;on &#233;galitaire sur le partage des b&#233;n&#233;fices, a fourni pr&#232;s de 8 000 litres aux comit&#233;s de soutien. Les boutanches de 75 cl sont vendues 5 euros, sur lesquels la brasserie r&#233;cup&#232;re deux euros. &#171; &lt;i&gt; On est en dessous du prix co&#251;tant, puisqu'on n'a pas comptabilis&#233; le co&#251;t de notre temps de travail&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Pierre. &lt;i&gt;Si tu ne peux pas prouver ton engagement sur un truc important qui se passe &#224; c&#244;t&#233; de chez toi, tu n'en auras jamais l'occasion, tu vois ? Si on appara&#238;t sur l'&#233;tiquette, c'est parce que c'est obligatoire l&#233;galement, mais &#224; la limite, on s'en fout d'&#234;tre nomm&#233;s.&lt;/i&gt; &#187; &lt;a href=&#034;http://www.brasserie-du-bouffay.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dont acte !&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La suite du dossier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Vins-libertaires-et-bieres&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rep&#232;res de Bacchus&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le vin nature est une goutte de vin dans un &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Le-vin-nature-est-une-goutte-de&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;oc&#233;an de produits &#339;notechniques&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/En-vin-et-contre-tout&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;En vin et contre tout&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Passeur-de-vins&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Passeur de vins&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Breves-Faut-pas-pousser-le-bouchon&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Br&#232;ves de vins&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Respecte-l-aliment-collegue&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bi&#232;re de la Plaine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Microbrasserie-Punk-au-pays-de-la&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Microbrasserie Punk&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;RTL, le 23/12/2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;La Brasserie du Bouffay participe, avec plusieurs brasseurs et micro-brasseurs bretons (Coreff, Lancelot, brasserie de Launay) &#224; la fili&#232;re &#171; De la terre &#224; la bi&#232;re &#187;, qui vise &#224; f&#233;d&#233;rer producteurs de c&#233;r&#233;ales bio, collecteurs d'orge et brasseries afin de privil&#233;gier, non sans contraintes, un circuit int&#233;gr&#233; d'approvisionnement local.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Microbrasserie Punk au pays de la Guinness</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Microbrasserie-Punk-au-pays-de-la</link>
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		<dc:date>2014-07-12T03:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yann Levy</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Yann Levy</dc:subject>
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		<dc:subject>L&#233;vy</dc:subject>
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		<dc:subject>Dodge Challenger</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Reportage photo. Shane, casquette et vieux sweat &#224; capuche, ferme la porte de son mobile home sous les aboiements de son Pitt. Du fond du hangar r&#233;sonne la contrebasse de The Meteors, un corps de ferme tout ce qu'il y a de classique en apparence. Coupe psycho et cigarette roul&#233;e, &#224; l'int&#233;rieur Jack joue les chimistes. Les vapeurs de houblon saturent l'air moite de la pi&#232;ce. Il ne manque qu'une vieille Dodge Challenger RT ou une bonne Rat bike pour finaliser cet arri&#232;re go&#251;t de Redneck. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no122-mai-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;122 (mai 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Yann-Levy-81" rel="tag"&gt;Yann Levy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/j-ai" rel="tag"&gt;j'ai&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/center" rel="tag"&gt;center&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/ferme" rel="tag"&gt;ferme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Jack" rel="tag"&gt;Jack&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Yann-Levy-3561" rel="tag"&gt;Yann L&#233;vy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Levy" rel="tag"&gt;L&#233;vy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Yann" rel="tag"&gt;Yann&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/vin" rel="tag"&gt;vin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/The-Meteors" rel="tag"&gt;The Meteors&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Dodge-Challenger" rel="tag"&gt;Dodge Challenger&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Reportage photo.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1103 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH267/brasserie_clandestine__c__yann_levy_beer-c5df9.jpg?1779831393' width='400' height='267' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Yann Levy.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Shane, casquette et vieux sweat &#224; capuche, ferme la porte de son mobile home sous les aboiements de son Pitt. Du fond du hangar r&#233;sonne la contrebasse de The Meteors, un corps de ferme tout ce qu'il y a de classique en apparence. Coupe psycho et cigarette roul&#233;e, &#224; l'int&#233;rieur Jack joue les chimistes. Les vapeurs de houblon saturent l'air moite de la pi&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1104 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH267/brasserie_clandestine__c__yann_levy_bouilleur-c44a5.jpg?1779831393' width='400' height='267' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Yann Levy.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il ne manque qu'une vieille Dodge Challenger RT ou une bonne Rat bike pour finaliser cet arri&#232;re go&#251;t de Redneck. En guise de Bayou nous sommes dans la campagne de Belfast. Il y a 8 ans, Jack s'est mis &#224; brasser son propre alcool : &#171; &lt;i&gt;&#231;a co&#251;tait trop cher, je n'avais pas d'argent, je voulais avoir de la qualit&#233; pour pas cher alors j'ai fouin&#233; et fini par retrouver le carnet dans lequel mon p&#232;re notait ses secrets de fabrications&lt;/i&gt; &#187;. Ces chimistes sont fiers de soutenir le moins possible le syst&#232;me capitaliste. &#171; &lt;i&gt;J'ai toujours mon c&#339;ur de punk adolescent, mais j'ai l'esprit d'un anarchiste&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1105 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH267/brasserie_clandestine__c__yann_levy_fermentation-615cd.jpg?1779603912' width='400' height='267' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Yann Levy.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but il brassait pour sa propre consommation puis pour les punks de Belfast jusqu'&#224; ce que les pubs lui en commandent. La crise irlandaise passant par l&#224;, ils se regroupent &#224; quatre pour cr&#233;er une brasserie coop&#233;rative : &#171; &lt;i&gt;On avait tous besoin d'un second boulot pour survivre, moi je ne veux pas avoir de patron. C'est une suite logique.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1106 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH267/brasserie_clandestine__c__yann_levy_houblon-0ed33.jpg?1779831393' width='400' height='267' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Yann Levy.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Do it yourself jusqu'au bout : &#171; &lt;i&gt;En principe, le mat&#233;riel que tu vois co&#251;te dans les 150 000 &#163;, mais on a tout fabriqu&#233; nous-m&#234;mes.&lt;/i&gt; &#187; Je n'ai donc pas le droit de photographier l'int&#233;gralit&#233; de l'installation. &#171; &lt;i&gt;En se d&#233;brouillant artisanalement, on ne peut pas faire concurrence aux grandes corporations, mais on comprend mieux comment notre bi&#232;re fonctionne.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1107 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH267/brasserie_clandestine__c__yann_levy_sacs-c4fd0.jpg?1779831393' width='400' height='267' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Yann Levy.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La suite du dossier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Vins-libertaires-et-bieres&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rep&#232;res de Bacchus&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le vin nature est une goutte de vin dans un &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Le-vin-nature-est-une-goutte-de&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;oc&#233;an de produits &#339;notechniques&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/En-vin-et-contre-tout&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;En vin et contre tout&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Passeur-de-vins&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Passeur de vins&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Breves-Faut-pas-pousser-le-bouchon&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Br&#232;ves de vins&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Respecte-l-aliment-collegue&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bi&#232;re de la Plaine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Respecte l'aliment, coll&#232;gue !</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Respecte-l-aliment-collegue</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Respecte-l-aliment-collegue</guid>
		<dc:date>2014-07-11T03:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno Le Dantec, Iffik Le Guen</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Nardo</dc:subject>
		<dc:subject>d'une</dc:subject>
		<dc:subject>Grande</dc:subject>
		<dc:subject>Plaine</dc:subject>
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		<dc:subject>Mieux</dc:subject>
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		<dc:subject>bi&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>Salem</dc:subject>
		<dc:subject>brasseurs</dc:subject>
		<dc:subject>confirme Salem</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il est de notori&#233;t&#233; publique que la bi&#232;re, en France, c'est de la pisse d'&#226;ne. Et &#224; Marseille, m&#234;me si on n'est pas 100 % gaulois, on ne d&#233;roge pas &#224; ce triste constat. Mais tout espoir n'est pas perdu. Foin de Cagole, la vraie bi&#232;re artisanale est brass&#233;e dans le quartier, &#224; La Plaine. La Bi&#232;re de la Plaine Lorsque nous plaquons nos museaux titill&#233;s par la p&#233;pie contre la vitre du local, l'aspect artisanal de la microbrasserie saute aux yeux. On devine trois gu&#233;ridons assembl&#233;s avec des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no122-mai-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;122 (mai 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Nardo-59" rel="tag"&gt;Nardo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/d-une" rel="tag"&gt;d'une&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Grande" rel="tag"&gt;Grande&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Plaine" rel="tag"&gt;Plaine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Sylvain" rel="tag"&gt;Sylvain&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Mieux" rel="tag"&gt;Mieux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/vin" rel="tag"&gt;vin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/biere" rel="tag"&gt;bi&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Salem" rel="tag"&gt;Salem&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/brasseurs" rel="tag"&gt;brasseurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/confirme-Salem" rel="tag"&gt;confirme Salem&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il est de notori&#233;t&#233; publique que la bi&#232;re, en France, c'est de la pisse d'&#226;ne. Et &#224; Marseille, m&#234;me si on n'est pas 100 % gaulois, on ne d&#233;roge pas &#224; ce triste constat. Mais tout espoir n'est pas perdu. Foin de Cagole, la vraie bi&#232;re artisanale est brass&#233;e dans le quartier, &#224; La Plaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1099 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH269/logo_bdp_400-6007b.png?1779661435' width='400' height='269' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.brasseriedelaplaine.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Bi&#232;re de la Plaine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque nous plaquons nos museaux titill&#233;s par la p&#233;pie contre la vitre du local, l'aspect artisanal de la microbrasserie saute aux yeux. On devine trois gu&#233;ridons assembl&#233;s avec des f&#251;ts et des planches sur le devant, un haut comptoir sur le c&#244;t&#233; et les cuves au fond. C'est accueillant et propre, mais sans cette atmosph&#232;re d'h&#244;pital qui semble devenue &#171; normale &#187; d&#232;s lors que l'on touche de pr&#232;s ou de loin &#224; des produits alimentaires. Cela tombe bien, nous ne travaillons pas pour les services de l'hygi&#232;ne. Salem, tablier et bottes immacul&#233;s, nous ouvre la porte et commence &#224; nous conter les d&#233;buts d'une aventure remontant &#224;&#8230; juin 2013 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que le qualificatif artisanal s'associe spontan&#233;ment dans l'imaginaire contemporain &#8211; et n&#233;anmoins post-moderne &#8211; avec la tradition, cette valeur-refuge qui aide &#224; faire avaler la d&#233;shumanisation de notre monde et permet accessoirement aux multinationales, y compris dans le secteur de la bi&#232;re, de r&#233;aliser de substantiels b&#233;n&#233;fices. Ce n'est pas ce qui caract&#233;rise l'activit&#233; des deux comp&#232;res &#8211; Salem, donc, et Sylvain qui vient de nous rejoindre &#8211; &#224; l'origine du projet. Local et exp&#233;rimental conviendraient mieux. Comme beaucoup de ces microbrasseurs improvis&#233;s, qui se sont multipli&#233;s depuis dix ans tant en France qu'en Europe &#8211; et jusqu'aux &#233;tats-Unis &#8211;, Salem et Sylvain ont commenc&#233; par fabriquer &#224; la maison un breuvage &#224; partager avec les potes. Cependant, vite conquis par la pratique, ils ont sollicit&#233; aupr&#232;s de leurs proches le pr&#234;t d'une cave &#8211; au restaurant le &lt;a href=&#034;http://www.graindesable.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Grain de sable&lt;/a&gt; &#224; Belsunce &#8211; afin de prolonger les essais et d'organiser des s&#233;ances de d&#233;gustation ouvertes &#224; un public plus large, notamment sur la place et dans des locaux associatifs de La Plaine. Les ingr&#233;dients de base, eau, orge et houblon, sont d'une simplicit&#233; plusieurs fois mill&#233;naires tandis que la technique de fabrication, &#224; base de seaux en plastique pour la fermentation et de couscoussi&#232;res pour le filtrage, est &#224; la port&#233;e d'un &#233;l&#232;ve de 4e moyennement dou&#233; en biochimie. Ce qui ne signifie pas que l'alchimie ait toujours &#233;t&#233; r&#233;ussie et &#171; &lt;i&gt;les premiers essais ont souvent &#233;t&#233; d&#233;gueulasses&lt;/i&gt; &#187;, confirme Salem.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas d&#233;courag&#233;s pour autant, l'ex-matelot de la marine marchande et l'ancien pharmacien, d&#233;cident m&#234;me de passer &#224; la vitesse sup&#233;rieure. &#171; &lt;i&gt;Au d&#233;part, on voulait monter une Scop, mais &#224; deux c'&#233;tait compliqu&#233; car il fallait apporter la moiti&#233; des capitaux&lt;/i&gt; &#187;, raconte Salem. Apr&#232;s s'&#234;tre d&#251;ment enregistr&#233; aupr&#232;s des services de la douane, ils d&#233;cident donc de constituer une SARL pour demander des pr&#234;ts aux banques sans lesquelles, on l'aura bien compris depuis 2008, l'&#233;conomie r&#233;elle tournerait &#224; vide. Il ne restait plus qu'&#224; se former aux rudiments du m&#233;tier. Salem de poursuivre : &#171; &lt;i&gt;Je me suis plong&#233; dans les bouquins en biblioth&#232;que avant de d&#233;goter un stage au lyc&#233;e agricole de Douai pendant les vacances scolaires. Mais j'ai aussi beaucoup appris par le bouche-&#224;-oreille avec des microbrasseurs d&#233;j&#224; en place et on a mis quand m&#234;me six mois pour r&#233;inventer l'eau ti&#232;de !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, il a fallu quasiment repartir de z&#233;ro, sur fond de disparition des savoir-faire&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le lyc&#233;e agricole de Douai est un &#233;tablissement phare dans le secteur, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Sylvain enfonce le clou dans le tonneau : &#171; &lt;i&gt; Les petites brasseries, une par quartier &#224; Marseille &#224; la grande &#233;poque, ont toutes &#233;t&#233; rachet&#233;es par l'industrie alimentaire pour mieux les fermer. Le renouveau de la pratique artisanale est un ph&#233;nom&#232;ne tr&#232;s r&#233;cent en France, alors qu'&#224; la Brasserie de Lyon, une v&#233;ritable institution &#224; Marseille, ils brassaient eux-m&#234;mes jusque dans les ann&#233;es 1970.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il semblerait qu'un maire de Marseille au XVIIIe ou XIXe si&#232;cle originaire (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &#187; Mais la tendance se confirme d'ann&#233;e en ann&#233;e, dans la r&#233;gion avec des ouvertures signal&#233;es &#224; N&#238;mes, Beaucaire ou Nice comme dans tout le pays, avec un nombre d'artisans pass&#233; de 300 &#224; 500 entre 2008 et 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les industriels de la pisse d'&#226;ne parfum&#233;e au citron vert pourraient prendre ombrage de ce d&#233;veloppement aussi rapide que prometteur. Seulement, avec une production de 400 hl/an, notre &#233;quipe locale ne peut s'aligner face au million d'hectolitres d&#233;vers&#233; annuellement par la seule unit&#233; de production marseillaise de la plus grande multinationale du secteur. Quelques gros brasseurs r&#233;gionaux, regroup&#233;s ou non en association, comptant parfois plus d'une dizaine d'employ&#233;s, seraient &#224; la rigueur en capacit&#233; de rivaliser avec les poids lourds fran&#231;ais et europ&#233;ens&lt;a href=&#034;#nb4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'Association des brasseurs ind&#233;pendants de Rh&#244;ne-Alpes (Biera) regroupe une (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. L'id&#233;e de se f&#233;d&#233;rer pour mieux r&#233;sister fait toutefois son chemin. Salem nous le confirme : &#171; &lt;i&gt;Entre microbrasseurs, il n'y a pas de concurrence, plut&#244;t une bonne entente, une relation de partage et de coups de main r&#233;ciproques. Ce seraient plut&#244;t les attaques des syndicats de brasseurs, alors que l'artisanale ne repr&#233;sente que 2 % du march&#233;, qui pourraient nous pousser &#224; nous organiser davantage.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais une autre menace se dessinerait &#224; l'horizon, celle d'un durcissement des normes en mati&#232;re d'hygi&#232;ne ou de formation du personnel, taill&#233;es d&#233;sormais sur mesure pour la grande industrie. Dans l'Europe actuelle, on est, en effet, jamais &#224; l'abri d'un rapport de la Commission ourdi par l'un des innombrables lobbies s&#233;vissant &#224; Bruxelles. Salem se veut cependant optimiste : &#171; &lt;i&gt;Les normes d'hygi&#232;ne n'ont pas de sens pour nous, car la sanction est imm&#233;diate : en cas d'erreur dans le processus de fabrication, la bi&#232;re est imbuvable. Mais il ne faudrait pas se faire avoir comme les petites laiteries qui sont oblig&#233;es d'avoir des laboratoires.&lt;/i&gt; &#187; Et son comp&#232;re Sylvain d'ajouter : &#171; &lt;i&gt; La refermentation en bouteille permet une grande stabilit&#233; des bi&#232;res, ce que les moines au Moyen-&#226;ge avaient tr&#232;s bien compris, eux qui brassaient pour conserver l'eau plus longtemps et servir une bi&#232;re tr&#232;s l&#233;g&#232;re &#224; 2/3&#176; pour les occupants des lieux comme pour les p&#232;lerins de passage. En fait, seuls les industriels financent un mat&#233;riel de pointe, des th&#232;ses de biochimie pour tester de nouvelles associations pour mieux stabiliser leurs produits.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1098 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH303/p10-bie_re-artisanale-2-d774f.jpg?1780010843' width='500' height='303' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Nardo.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Et l'app&#226;t du gain dans tout cela ? Les r&#234;ves de grandeur capitalistes&lt;a href=&#034;#nb4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Aux &#201;tats-Unis, parmi les secteurs les plus &#171; porteurs &#187; en 2013, brasser sa (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; ? Concernant la distribution, les brasseurs de La Plaine privil&#233;gient d&#233;gustation et vente directe en magasin &#224; des tarifs identiques &#224; ceux de la bi&#232;re industrielle. Pour la pression en f&#251;t, par contre, c'est beaucoup plus cher (25 &#224; 50 %) que l'innommable mixture servie dans la plupart des d&#233;bits de boisson marseillais. Mais certains &#233;tablissements (quatre pour l'instant sur la ville) peuvent d&#233;cider de jouer sur les marges ou la quantit&#233;. Pour le bar-concert &lt;a href=&#034;http://lasallegueule.free.fr/index.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la Salle Gueule&lt;/a&gt;, ce qui marche le mieux c'est la bi&#232;re &#224; la violette, avec des punks qui ne veulent pas tomber dans le st&#233;r&#233;otype. De toute fa&#231;on, nos brasseurs reconnaissent facilement ne pas &#234;tre tr&#232;s int&#233;ress&#233;s par le d&#233;marchage commercial, les techniques VRP et marquetingue : &#171; &lt;i&gt;On fait passer l'information, puis le bouche-&#224;-oreille fonctionnant bien, les gens viennent nous voir.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si Sylvain avoue que les meilleurs houblons sont alsaciens, anglais, &#233;tasuniens, n&#233;oz&#233;landais (plus fruit&#233;s), &#224; terme il veut mettre l'accent sur les produits locaux, r&#233;gionaux ou nationaux, voire europ&#233;ens en recherchant une d&#233;marche en circuit court rendu h&#233;las probl&#233;matique par la disparition des productions locales de c&#233;r&#233;ales. Cependant, on observe un possible red&#233;marrage chez les brasseurs qui disposent de terres et qui r&#233;sistent ainsi mieux &#224; la fluctuation des cours c&#233;r&#233;aliers comme &#224; l'augmentation du co&#251;t du transport&lt;a href=&#034;#nb4-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C'est le choix d'un mod&#232;le &#171; int&#233;gr&#233; &#187; chez quelques brasseurs ind&#233;pendants (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;. Au final, la pr&#233;f&#233;rence pour un circuit d'approvisionnement local se r&#233;v&#232;le plus s&#251;r, moins cher et permettant plus de marge pour les producteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conversation a eu lieu autour d'une blonde l&#233;g&#232;re mais go&#251;tue. Nous repartons avec un autre &#233;chantillon sous le bras, ambr&#233; celui-l&#224;, pour le soumettre aux papilles expertes de notre camarade maquettiste, l&#224;-bas, au fond de la grotte. On se prend &#224; r&#234;ver : et si, un de ces quatre matins, la mal&#233;diction de la bi&#232;re-juste-bonne-&#224;-pisser rendait gorge ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La suite du dossier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Vins-libertaires-et-bieres&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rep&#232;res de Bacchus&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le vin nature est une goutte de vin dans un &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Le-vin-nature-est-une-goutte-de&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;oc&#233;an de produits &#339;notechniques&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/En-vin-et-contre-tout&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;En vin et contre tout&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Passeur-de-vins&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Passeur de vins&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Breves-Faut-pas-pousser-le-bouchon&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Br&#232;ves de vins&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le lyc&#233;e agricole de Douai est un &#233;tablissement phare dans le secteur, rayonnant sur tout le nord de la France et la Belgique et organisant, depuis 2012, un tr&#232;s couru March&#233; de la bi&#232;re artisanale au mois de mars. Sinon, il existe une dizaine de d'&#233;tablissements formateurs, notamment l'universit&#233; de la Rochelle qui dispense un dipl&#244;me de brasseur.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Il semblerait qu'un maire de Marseille au XVIIIe ou XIXe si&#232;cle originaire de l'est de la France qui brassait une tr&#232;s bonne bi&#232;re se soit &#233;lire gr&#226;ce &#224; cela. S&#251;rement une l&#233;gende.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;L'Association des brasseurs ind&#233;pendants de Rh&#244;ne-Alpes (Biera) regroupe une centaine de petites moyennes et grosses brasseries. L'un de ses adh&#233;rents s'inqui&#232;te dans les pages du Pays roannais le 21 mars dernier : &#171; &lt;i&gt;Jusque-l&#224;, on prenait de la client&#232;le aux industriels. Maintenant, on se prend de la client&#232;le les uns aux autres.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Aux &#201;tats-Unis, parmi les secteurs les plus &#171; porteurs &#187; en 2013, brasser sa bi&#232;re et la vendre en boutique occupent la premi&#232;re place, selon le magazine sp&#233;cialis&#233; dans le business&lt;i&gt; Inc&lt;/i&gt;. D'ailleurs certains professionnels, parmi lesquels un restaurateur basque habitu&#233; des plateaux t&#233;l&#233;, voient dans la bi&#232;re artisanale une arme de choix dans la strat&#233;gie commerciale visant &#224; s&#233;duire la client&#232;le bobo-bistrot.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;C'est le choix d'un mod&#232;le &#171; int&#233;gr&#233; &#187; chez quelques brasseurs ind&#233;pendants comme la ferme-brasserie La Soyeuse dans le Rh&#244;ne, qui a f&#234;t&#233; ses 10 ans l'ann&#233;e derni&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Du terroir au mouroir</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Du-terroir-au-mouroir</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Du-terroir-au-mouroir</guid>
		<dc:date>2014-07-10T03:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Felder</dc:subject>
		<dc:subject>terre</dc:subject>
		<dc:subject>vignes</dc:subject>
		<dc:subject>vin</dc:subject>
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		<dc:subject>cave</dc:subject>
		<dc:subject>vieilles vignes</dc:subject>
		<dc:subject>vignes d&#233;laiss&#233;es</dc:subject>
		<dc:subject>Mont-Tauch</dc:subject>
		<dc:subject>l'Aude</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans le sud de l'Aude, sur les coteaux des Hautes-Corbi&#232;res, la terre est argilo-calcaire. C'est ici qu'Herv&#233; a rachet&#233; quatre parcelles de vieilles vignes d&#233;laiss&#233;es par les viticulteurs car aucun tracteur viticole ne peut frayer entre les rangs serr&#233;s des ceps. Herv&#233; travaille &#224; la main : il &#233;bourgeonne ses vignes &#224; l'ancienne, les taille pour leur donner une belle forme. Quand vient l'heure des vendanges, il fait appel aux amis. Si partout ailleurs la cueillette du raisin rime avec (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no122-mai-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;122 (mai 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Felder" rel="tag"&gt;Felder&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/terre" rel="tag"&gt;terre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/vignes" rel="tag"&gt;vignes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/vin" rel="tag"&gt;vin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Herve" rel="tag"&gt;Herv&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/vins" rel="tag"&gt;vins&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/cave" rel="tag"&gt;cave&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/vieilles-vignes" rel="tag"&gt;vieilles vignes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/vignes-delaissees" rel="tag"&gt;vignes d&#233;laiss&#233;es&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Mont-Tauch" rel="tag"&gt;Mont-Tauch&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/l-Aude" rel="tag"&gt;l'Aude&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le sud de l'Aude, sur les coteaux des Hautes-Corbi&#232;res, la terre est argilo-calcaire. C'est ici qu'Herv&#233; a rachet&#233; quatre parcelles de vieilles vignes d&#233;laiss&#233;es par les viticulteurs car aucun tracteur viticole ne peut frayer entre les rangs serr&#233;s des ceps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Herv&#233; travaille &#224; la main : il &#233;bourgeonne ses vignes &#224; l'ancienne, les taille pour leur donner une belle forme. Quand vient l'heure des vendanges, il fait appel aux amis. Si partout ailleurs la cueillette du raisin rime avec rentabilit&#233;, ici l'affaire &#224; plus &#224; voir avec la convivialit&#233;. &#192; une &#233;poque, l'homme fut tent&#233; de faire de la viticulture sa profession mais voil&#224;, le contexte &#233;conomique a vite douch&#233; ses ardeurs. &#171; &lt;i&gt;J'ai &#233;t&#233; coop&#233;rateur &#224; la cave de Paziols. Je faisais du bon vin, j'en donnais aux copains. Et puis la cave a fusionn&#233; avec celle de Mont-Tauch, du village de Tuchan&#8230;&lt;/i&gt; &#187; Et la machine s'est emball&#233;e. Pour continuer &#224; toucher les aides europ&#233;ennes, Mont-Tauch a absorb&#233; d'autres coop&#233;ratives et modernis&#233; ses infrastructures. Les coop&#233;rateurs ont laiss&#233; un comit&#233; d'administration compos&#233; de &#171; sp&#233;cialistes &#187; piloter le nouveau montage, tandis qu'une &#233;quipe de commerciaux a d&#233;march&#233; les supermarch&#233;s, n'h&#233;sitant pas &#224; proposer un catalogue fourre-tout, du champagne au Banyuls en passant par le muscat. &#171; &lt;i&gt;De 2000 &#224; 2010, les vignerons ont touch&#233; de gros acomptes. Ils ont chang&#233; leur &#233;quipement, roul&#233; en 4x4. Puis le d&#233;lire m&#233;galomane s'est cass&#233; la gueule&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;sume Herv&#233;. Malversations, folie des grandeurs, la cave de Mont-Tauch se retrouve avec une ardoise de 20 millions d'euros et une liquidation judiciaire sur le r&#226;ble. Le 11 avril dernier, 400 manifestants exigeaient du Cr&#233;dit agricole une remise de dette.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1097 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH350/p08-vin-felder-alcool-50485.jpg?1779604342' width='400' height='350' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Felder.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;La mondialisation a d&#233;truit la coop&#233;ration&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;sume Jean Lh&#233;ritier, pr&#233;sident de l'association &lt;a href=&#034;http://www.slowfood.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Slow-Food France&lt;/a&gt;. Pour rester comp&#233;titives, les caves coop&#233;ratives se sont concentr&#233;es. Paradoxe : les coop&#233;rateurs ont mim&#233; les industriels alors que leur statut, h&#233;rit&#233; de longues luttes, rendait r&#233;dhibitoire toute strat&#233;gie capitalistique. Partant d'une production de petit paysan, le mod&#232;le viticole fran&#231;ais se voit lamin&#233; par les &lt;i&gt;wineries&lt;/i&gt;, gros complexes industriels faisant flor&#232;s en terre anglo-saxonne et dont la production sature le march&#233;. Et les go&#251;ts. &#171; &lt;i&gt;La r&#233;alit&#233; des vins produits en France est complexe : il faut conna&#238;tre les noms de r&#233;gion, de sous-r&#233;gions et des c&#233;pages. Un vin s'affiche par le nom de domaine et d'appellation. Sur des grands march&#233;s de pays non connaisseurs, il est ardu de savoir ce que veut dire&lt;/i&gt; &#8220;Domaine des Schistes, c&#244;tes de roussillon village&#8221;&lt;i&gt;, par exemple. Pourquoi ? Parce que le vin industriel affiche le nom du c&#233;page. Par exemple, les chardonnays d'Australie ou les pinots noirs d'Afrique du Sud.&lt;/i&gt; &#187; Une logique de bulldozer qui vient flinguer le travail de pr&#233;cision des appellations d'origine contr&#244;l&#233;es (AOC) pour lesquelles, au-del&#224; du c&#233;page, tout est question de terroir. Rappelons que l'AOC, malgr&#233; son clinquant, est tout sauf un logo commercial. Il garantit le savoir-faire d'une zone g&#233;ographique d&#233;limit&#233;e. Pas &#233;tonnant donc que les penseurs du grand trait&#233; transatlantique y aient vu un insupportable bourgeon du protectionnisme fran&#231;ais. Tandis que le pinard industriel est pr&#234;t &#224; envahir nos godets, petits producteurs comme grands domaines prestigieux (voir le ch&#226;teau Palmer et ses boutanches fr&#244;lant les 150 euros l'unit&#233;) n&#233;gocient le virage vers les vins propres et respectueux au gr&#233; d'une tendance soci&#233;tale qui s'affirme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le sillage de ce business o&#249; le pinard fran&#231;ais devient avant tout affaire de devises (5,6 milliards d'euros d'exportations en 2012), la terre, elle, s'appauvrit. &#171; &lt;i&gt;Beaucoup de vignerons cherchent &#224; vendre leur terre qui vaut trois &#224; quatre fois moins cher qu'il y a trois ans. Tout autour, on voit des vignes abandonn&#233;es, arrach&#233;es, d&#233;vitalis&#233;es, constate Herv&#233; avec pessimisme. La viticulture devient synonyme de survie.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La suite du dossier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Vins-libertaires-et-bieres&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rep&#232;res de Bacchus&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le vin nature est une goutte de vin dans un &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Le-vin-nature-est-une-goutte-de&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;oc&#233;an de produits &#339;notechniques&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/En-vin-et-contre-tout&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;En vin et contre tout&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Passeur-de-vins&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Passeur de vins&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Passeur de vins</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Passeur-de-vins</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Passeur-de-vins</guid>
		<dc:date>2014-07-09T03:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Lasserpe</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>vin naturel</dc:subject>
		<dc:subject>Mohamed</dc:subject>
		<dc:subject>Kably</dc:subject>
		<dc:subject>vin</dc:subject>
		<dc:subject>vins</dc:subject>
		<dc:subject>vins naturels</dc:subject>
		<dc:subject>Mohamed Kably</dc:subject>
		<dc:subject>naturel</dc:subject>
		<dc:subject>Kably rechigne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au d&#233;but, Mohamed Kably rechigne &#224; r&#233;pondre &#224; nos questions. Il n'a pas le temps : trop de travail pour pr&#233;parer l'ouverture du bistrot-resto de La Passerelle . Et il est fatigu&#233;. On insiste un peu. Dans un bougonnement, il accepte de r&#233;pondre &#224; une ou deux questions, juste le temps de fumer une clope en terrasse. Une heure plus tard, Kably est toujours l&#224;, &#224; tailler le bout de gras &#224; propos des vins &#171; nature &#187; ou de tel vigneron &#171; qu'est aussi un copain &#187;. L'envoy&#233; de CQFD, lui, se r&#233;gale (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no122-mai-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;122 (mai 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Lasserpe" rel="tag"&gt;Lasserpe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/vin-naturel" rel="tag"&gt;vin naturel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Mohamed" rel="tag"&gt;Mohamed&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Kably" rel="tag"&gt;Kably&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Mohamed-Kably-11067" rel="tag"&gt;Mohamed Kably&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/naturel" rel="tag"&gt;naturel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Kably-rechigne" rel="tag"&gt;Kably rechigne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;but, Mohamed Kably rechigne &#224; r&#233;pondre &#224; nos questions. Il n'a pas le temps : trop de travail pour pr&#233;parer l'ouverture du bistrot-resto de La Passerelle&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Au 25 rue des Trois Mages, 13006 Marseille.&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Et il est fatigu&#233;. On insiste un peu. Dans un bougonnement, il accepte de r&#233;pondre &#224; une ou deux questions, juste le temps de fumer une clope en terrasse. Une heure plus tard, Kably est toujours l&#224;, &#224; tailler le bout de gras &#224; propos des vins &#171; nature &#187; ou de tel vigneron &#171; &lt;i&gt;qu'est aussi un copain&lt;/i&gt; &#187;. L'envoy&#233; de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, lui, se r&#233;gale d'un petit ros&#233; bien frais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kably a ouvert La Passerelle en 1995, dans l'ancien bureau de poste de la rue des Trois-Mages. Au d&#233;but, l'espace &#233;tait partag&#233; entre activit&#233; limonadi&#232;re et boutique BD. Petit &#224; petit, l'id&#233;e a germ&#233; de transformer l'endroit en bar &#224; vins naturels, concept inconnu &#224; Marseille. &#171; &lt;i&gt;C'est par acquis de conscience que je voulais proposer des vins &#8220;nature&#8221;&lt;/i&gt;, explique-t-il.&lt;i&gt; Je voulais proposer des bonnes choses, propres, qui ne font pas mal &#224; la t&#234;te. Mais aussi, par passion, hein. Par amour !&lt;/i&gt; &#187;
Mais &#231;a ne s'est pas fait en un jour. Car &#224; l'&#233;poque, il y avait tr&#232;s peu de vignerons en vins naturels. &#171; &lt;i&gt;Au d&#233;but, je bossais avec la clique du Beaujolais, puis la clique de Loire et quelques vignerons du Sud, surtout en Languedoc-Roussillon. C'&#233;tait sympa. &#199;a fonctionnait &#224; base de rencontres, de discussions, et puis de proche en proche&#8230; Un vigneron me parlait d'un coll&#232;gue qui &#233;tait aussi en vin naturel et voil&#224;. Mais &#231;a m'a pris des ann&#233;es avant d'avoir une carte cons&#233;quente. Mais que du vin nature.&lt;/i&gt; &#187; Kably pr&#233;cise qu'aujourd'hui &#231;a reste toujours difficile, qu'il n'y a toujours pas tellement de vignerons &#171; naturels &#187;, que beaucoup se plantent avant de r&#233;ussir, au bout de quelques ann&#233;es, &#224; faire leur vin.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1096 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH350/p7--vin120-10-a1a39.jpg?1779604075' width='400' height='350' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Lasserpe.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La plus grande satisfaction de Kably et de l'&#233;quipe de La Passerelle, c'est sans doute d'avoir fait d&#233;couvrir et aimer ces vins naturels d&#233;nich&#233;s &#224; travers la France. S'il le pouvait, il voudrait bien &#171; &lt;i&gt;tout faire en naturel, la bouffe, le bois, les sacs plastiques. Mais je suis pas un puriste, hein ! Je peux tr&#232;s bien aussi boire un bon vin m&#234;me pas naturel. Je veux pas &#234;tre pr&#233;tentieux et dire aux gens ce qu'ils doivent boire. C'est comme pour la religion : chacun son truc. Pas de pros&#233;lytisme.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, il n'aime pas vraiment tirer la couverture &#224; lui, le Kably. Quand on cherche &#224; conna&#238;tre son parcours, il pr&#233;f&#232;re parler de &#171; &lt;i&gt;l'&#233;quipe&lt;/i&gt; &#187;. Tout le monde est important : Hayet, sa compagne, Rabih et Daniel qui servent, et le cuistot qui s'est form&#233; sur place et qui s'y pla&#238;t. &#171; &lt;i&gt;Voil&#224;, c'est l'&#233;quipe, avec moi, &#231;a fait les cinq piliers de La Passerelle. C'est important de le dire, hein ? C'est avant tout une &#233;quipe.&lt;/i&gt; &#187;
Et les clients ? Des gens du quartier, mais aussi des touristes qui viennent avec l'adresse en poche. &#171; &lt;i&gt;Mais c'est tr&#232;s vari&#233;. Les gens viennent pour toutes sortes de raison, pas que pour le vin naturel. Pour manger, pour l'ambiance, pour les filles. Les filles adorent le vin naturel&lt;/i&gt;, glisse Kably dans un sourire. &lt;i&gt;Et d'ailleurs, beaucoup de vigneronnes se lancent dans le vin naturel, maintenant. C'est moins masculin. Et puis il y a aussi plein de gens politis&#233;s, plein de mouvements. Des alternatifs, des gens du NPA, des anars. Des fois ils se r&#233;unissent ici. Pour moi, c'est important, c'est une question de sensibilit&#233;. &lt;/i&gt; &#187; Et Kably d'expliquer que les vignerons qui abandonnent les certifications en bio, les appellations contr&#244;l&#233;es, pour se mettre en vin naturel, pour faire le vin qu'ils veulent vraiment faire, pour lui, c'est quand m&#234;me bien le signe que ce sont des anars dans l'&#226;me !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on souligne qu'on appr&#233;cie que &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; soit en bonne place sur le comptoir, il rigole et dit : &#171; &lt;i&gt;C'est un plaisir pour moi ! Et de toute fa&#231;on, on n'ach&#232;te pas Le Figaro ici ! &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La suite du dossier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Vins-libertaires-et-bieres&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rep&#232;res de Bacchus&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le vin nature est une goutte de vin dans un &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Le-vin-nature-est-une-goutte-de&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;oc&#233;an de produits &#339;notechniques&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/En-vin-et-contre-tout&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;En vin et contre tout&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Au 25 rue des Trois Mages, 13006 Marseille.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>En vin et contre tout</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/En-vin-et-contre-tout</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/En-vin-et-contre-tout</guid>
		<dc:date>2014-07-08T03:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mickael Correia</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>vin</dc:subject>
		<dc:subject>Italie</dc:subject>
		<dc:subject>vins naturels</dc:subject>
		<dc:subject>Jonathan Nossiter</dc:subject>
		<dc:subject>r&#233;alisateur am&#233;ricano-br&#233;silien</dc:subject>
		<dc:subject>salles obscures</dc:subject>
		<dc:subject>Mondovino</dc:subject>
		<dc:subject>Jonathan</dc:subject>
		<dc:subject>vignerons rebelles</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s Mondovino (2003), Jonathan Nossiter, r&#233;alisateur am&#233;ricano-br&#233;silien, revient dans les salles obscures avec R&#233;sistance naturelle, un documentaire qui suit en Italie quatre vignerons rebelles, producteurs de vins naturels. &#171; C'est la terre qui parle. On est des interm&#233;diaires. Notre force c'est de respecter le plus possible ce que la nature nous donne. Et comprendre le temps de la nature. &#187; C'est ainsi qu'une vigneronne pr&#233;sente sous le soleil de Toscane son domaine viticole. Cam&#233;ra (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no122-mai-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;122 (mai 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/vin" rel="tag"&gt;vin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Italie" rel="tag"&gt;Italie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/vins-naturels" rel="tag"&gt;vins naturels&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Jonathan-Nossiter" rel="tag"&gt;Jonathan Nossiter&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/realisateur-americano-bresilien" rel="tag"&gt;r&#233;alisateur am&#233;ricano-br&#233;silien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/salles-obscures" rel="tag"&gt;salles obscures&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Mondovino" rel="tag"&gt;Mondovino&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Jonathan" rel="tag"&gt;Jonathan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/vignerons-rebelles" rel="tag"&gt;vignerons rebelles&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=49413.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mondovino&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; (2003), Jonathan Nossiter, r&#233;alisateur am&#233;ricano-br&#233;silien, revient dans les salles obscures avec &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=228063.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;sistance naturelle&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;R&#233;sistance naturelle est sorti en salle le 18 juin 2014.&#034; id=&#034;nh6-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, un documentaire qui suit en Italie quatre vignerons rebelles, producteurs de vins naturels.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1095 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH300/p07-resistance-naturelle-89998.jpg?1779603999' width='400' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;C'est la terre qui parle. On est des interm&#233;diaires. Notre force c'est de respecter le plus possible ce que la nature nous donne. Et comprendre le temps de la nature.&lt;/i&gt; &#187; C'est ainsi qu'une vigneronne pr&#233;sente sous le soleil de Toscane son domaine viticole. Cam&#233;ra au poing, Nossiter voyage &#224; travers l'Emilie-Romagne, le Pi&#233;mont ou encore les Marches &#224; la rencontre de vignerons en biodynamie ou en agriculture bio, tous heureux d'avoir d&#233;sert&#233; les normes techno-agricoles impos&#233;es par l'industrie viticole. Les vins singuliers qu'ils fabriquent artisanalement sont entr&#233;s en r&#233;sistance face &#224; l'industrialisation de la viticulture qui a standardis&#233; le go&#251;t mais aussi les pratiques agricoles, les champs de vignes, les paysages ruraux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stefano Bellotti produit des vins naturels depuis 25 ans et disserte, tout en marchant dans ses vignes, sur l'art de son m&#233;tier, la biologie, la philosophie. &#171; &lt;i&gt;Il n'y pas d'histoire sociale sans agriculture&lt;/i&gt; &#187;, affirme-t-il apr&#232;s nous avoir montr&#233; dans ses mains la terre de ses vignes, noire et riche en humus en opposition au triste bloc gris de la terre de son voisin, viticulteur friand de pesticides et autres engrais. &#171; &lt;i&gt;L'agriculture, c'est pas la nature. Dans la nature, ce serait la jungle. L'agriculture est l&#233;gitime si on reconstruit chaque jour l'&#233;quilibre qu'on a d&#233;truit&lt;/i&gt; &#187;, conclut humblement Stefano.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nossiter a &#233;galement ins&#233;r&#233; tout au long de son documentaire des s&#233;quences de films (Rosselini, Bresson, Chaplin, Oshima) dessinant un parall&#232;le entre l'univers du cin&#233;ma et celui du vin. Appara&#238;t alors, discutant avec les vignerons attabl&#233;s autour de bonnes bouteilles, Gian Luca Farinelli, directeur de la cin&#233;math&#232;que de Bologne qui &#233;voque la restauration des films anciens. Pour r&#233;sister aux films standardis&#233;s, Farinelli propose de s'inspirer des &#171; vieux films &#187;, comme le font les quatre vignerons avec les anciennes pratiques paysannes. L'histoire sociale du cin&#233;ma comme du vin, n'est pas &#224; mythifier ou &#224; mus&#233;ifier, mais est &#224; transmettre comme source de cr&#233;ation pour mieux se projeter vers le futur et mieux contourner l'industrie cin&#233;matographique comme agroalimentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Dans le monde agricole en crise, l'amour de la vie survit malgr&#233; la brutalit&#233; du monde industriel&lt;/i&gt; &#187;, clamait Pasolini dans son documentaire &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Enqu%C3%AAte_sur_la_sexualit%C3%A9&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Comizi d'amore&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. A l'&#233;cran, l'amour de la vie d&#233;borde : hommes et femmes discutant de leur m&#233;tier avec humour, enfants grimpant aux arbres, chiens gambadant en arri&#232;re-plan, basse-cour cacophonique, paysages inond&#233;s de soleil. Les discussions et consid&#233;rations autour du r&#244;le contestataire du cin&#233;ma et de l'agriculture s'encha&#238;nent au fil des bouteilles &#233;clus&#233;es. Et on esp&#232;re secr&#232;tement que l'ivresse sera contagieuse.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La suite du dossier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Vins-libertaires-et-bieres&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rep&#232;res de Bacchus&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le vin nature est une goutte de vin dans un &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Le-vin-nature-est-une-goutte-de&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;oc&#233;an de produits &#339;notechniques&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb6-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;R&#233;sistance naturelle&lt;/i&gt; est sorti en salle le 18 juin 2014.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>&#171; Le vin nature est une goutte de vin dans un oc&#233;an de produits &#339;notechniques &#187;</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathieu L&#233;onard</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
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&lt;p&gt;En 1999, Michel Le Gris, caviste &#224; Strasbourg, &#233;crivait : &#171; L'art vinicole de cette fin de si&#232;cle est marqu&#233; par la soumission croissante du go&#251;t du vin aux exigences de la logique &#233;conomique. &#187; Pass&#233; le nouveau mill&#233;naire, retour sur le constat de standardisation commerciale du vin et ses r&#233;sistances. Entretien. CQFD : Vous vous qualifiez d'&#171; &#233;leveur de vin &#187;. Quelle est votre approche du m&#233;tier de caviste ? Michel Le Gris : Depuis les ann&#233;es 1970, j'avais observ&#233; une certaine (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no122-mai-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;122 (mai 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Plonk-et-Replonk" rel="tag"&gt;Plonk et Replonk&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/cave" rel="tag"&gt;cave&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 1999, Michel Le Gris, caviste &#224; Strasbourg, &#233;crivait : &#171; &lt;i&gt; L'art vinicole de cette fin de si&#232;cle est marqu&#233; par la soumission croissante du go&#251;t du vin aux exigences de la logique &#233;conomique.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb7-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Michel Le Gris, Dionysos sacrifi&#233; : Essai sur le go&#251;t du vin &#224; l'heure de sa (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#187; Pass&#233; le nouveau mill&#233;naire, retour sur le constat de standardisation commerciale du vin et ses r&#233;sistances. Entretien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1093 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH360/p06-07-sueur-de-fronts-99667.jpg?1779603546' width='500' height='360' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Plonk et Replonk.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : Vous vous qualifiez d'&#171; &lt;i&gt;&#233;leveur de vin&lt;/i&gt; &#187;. Quelle est votre approche du m&#233;tier de caviste ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michel Le Gris :&lt;/strong&gt; Depuis les ann&#233;es 1970, j'avais observ&#233; une certaine &#233;volution du m&#233;tier de vigneron. Dans nombre de domaines bourguignons, r&#233;gion que je connais bien, il y avait jusque dans ces ann&#233;es-l&#224; huit ou dix mill&#233;simes &#224; la vente dont certains avaient eu le temps de d&#233;velopper toutes leurs qualit&#233;s en bouteilles. On pouvait tr&#232;s vite comprendre la diff&#233;rence entre un vin mature et complexe et un vin jeune et simplet ; distinction qui est maintenant en passe de sortir du champ culturel. En Bourgogne comme en bien d'autres r&#233;gions, en l'espace d'une g&#233;n&#233;ration, les vignerons ont renonc&#233; &#224; la derni&#232;re phase de leur travail qui concernait la maturation du vin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les vignerons ont alors commenc&#233; &#224; donner des indications assez vagues &#224; leur client&#232;le &#224; propos de la maturation des vins, ils disaient : &#171; &lt;i&gt;C'est &#224; vous de le faire m&#251;rir dans votre cave.&lt;/i&gt; &#187; Ils externalisaient ainsi la derni&#232;re phase de leur boulot sur leurs clients. Quand je me suis install&#233; en 1984, je me suis dit que c'&#233;tait &#224; des gens comme moi de terminer ce travail que les vignerons laissaient inachev&#233;, mais il fallait des moyens et surtout du temps. Cela m'a bien pris une quinzaine d'ann&#233;es pour comprendre la complexit&#233; de l'&#233;volution du vin en bouteille, qui peut passer par des phases tr&#232;s d&#233;favorables avant d'arriver &#224; la maturit&#233; escompt&#233;e et &#224; son niveau d'expression le plus riche. Ce temps de maturation, qui est extr&#234;mement variable, concerne des vins dont le terroir &#8211; c'est-&#224;-dire le sol, le sous-sol, le climat &#8211; a une force suffisante pour jouer sur l'&#233;volution du vin. Quand c'est le c&#233;page qui prime, le fait d'attendre n'a pas un tr&#232;s grand int&#233;r&#234;t. A la fin des ann&#233;es 1990, j'ai commenc&#233; &#224; avoir en cave des choses vraiment int&#233;ressantes sous les pieds. C'est aussi &#224; ce moment qu'a commenc&#233; &#224; se r&#233;pandre l'id&#233;e qu'il ne fallait pas attendre le vin et qu'il fallait le boire jeune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, j'ai essay&#233; tr&#232;s t&#244;t de tendre vers la viticulture biologique, mais avant le nouveau mill&#233;naire, le choix dans ce domaine &#233;tait assez limit&#233;. Il y a ainsi maintenant environ 160 vignerons alsaciens qui travaillent leur terre en bio, alors qu'en 1984, il devait y en avoir 5 ou 6.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans &lt;i&gt;Dionysos sacrifi&#233;&lt;/i&gt;, vous d&#233;nonciez une standardisation commerciale du go&#251;t. Vous parliez des crus de Pauillac, de Chinon, de Ch&#226;teauneuf-du-Pape ou de Californie &#171; &lt;i&gt;qui tendent vers une m&#234;me et monocorde architecture &#224; laquelle les conduit l'&#339;nologie moderne.&lt;/i&gt; &#187; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'architecture d&#233;signe ce que je nomme aussi la &#171; forme &#187;, c'est-&#224;-dire l'ensemble des sensations tactiles procur&#233;es en bouche, mais &#231;a ne concerne pas les parfums. J'ai voulu montrer &#224; l'&#233;poque que les standards esth&#233;tiques de l'&#339;nologie moderne faisaient que les vins devaient avoir une forme unique, la plus confortable, la plus voluptueuse, la plus flatteuse possible, &#224; l'int&#233;rieur de laquelle on pouvait se livrer &#224; de nombreuses extravagances aromatiques, dues &#224; toute une pharmacop&#233;e de levures s&#233;lectionn&#233;es pour d&#233;velopper de mani&#232;re intensive tel ou tel parfum. Cette fa&#231;on dont le commerce des levures chimiques s'est d&#233;velopp&#233; constitue presque une aromatisation occulte, au d&#233;triment des levures naturelles qu'on trouve sur la vigne et dans la cave, pour peu que les traitements chimiques ne les aient pas bousill&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela s'inscrit bien s&#251;r dans la logique de l'agro-alimentaire durant la seconde moiti&#233; du XXe si&#232;cle, qui travaille sur une mati&#232;re naturelle de plus en plus pauvre et d&#233;grad&#233;e et sur laquelle se rajoute une cuisine chimique pour compenser. Pour reprendre l'exemple de la Bourgogne, c'est dans les ann&#233;es 1960 que sont arriv&#233;s les premiers pesticides pour soigner les maladies de la vigne, associ&#233;s &#224; des engrais potassiques, pr&#233;sent&#233;s d'abord comme des miracles mais qui n'ont fait &#224; moyen terme que des d&#233;sastres, ce qui a modifi&#233; radicalement la culture des vignes. Dans un premier temps, le travail en cave est rest&#233; tr&#232;s traditionnel alors que la mati&#232;re premi&#232;re avait beaucoup chang&#233;, du coup il est arriv&#233; pleins d'accidents en cave et il a bien fallu faire appel aux m&#233;decins &#339;nologues, aux &#171; &lt;i&gt;v&#233;t&#233;rinaires des barriques et des foudres&lt;/i&gt; &#187;, pour soigner ces vins attaqu&#233;s par des d&#233;rives bact&#233;riennes ou autre et qui s'en trouvent imbuvables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous &#233;pingliez &#233;galement le formatage et les postures artificiellement cr&#233;&#233;es qui ne rel&#232;vent plus &#171; &lt;i&gt;d'une formation personnelle de la sensibilit&#233;, mais d'une sorte de flair policier apte &#224; rep&#233;rer leur degr&#233; de conformit&#233; aux standards de l'&#339;nologie correcte.&lt;/i&gt; &#187; Quel est la place des acteurs de cette normalisation gustative promue par le critique star Robert Parker ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parker est devenu le symbole, de fa&#231;on un peu exag&#233;r&#233;e, d'un go&#251;t dominant, en raison de sa c&#233;l&#233;brit&#233;. Mais il n'est pas le seul, il y a toute une critique fran&#231;aise qui ne vaut pas mieux que lui. Il a impos&#233; un type de vin puissant, massif, concentr&#233;, charg&#233; en tanin, comme ceux de Californie, qui avaient sa pr&#233;f&#233;rence. Ce qui fait que, quand on le lit par exemple au sujet des vins de la vall&#233;e de la Loire, on est scandalis&#233; du m&#233;pris avec lequel il les traite. D'une fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, les docteurs &#232;s-vins et ont accompagn&#233; avec bienveillance toutes les modifications &#339;notechniques dont je parlais dans mon livre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A contre-courant de cette industrialisation du go&#251;t, comment percevez-vous cette vague des vins naturels ou des vins vivants que certains qualifient de &#171; &lt;i&gt;renaissance du vin&lt;/i&gt; &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors d'une intervention &#224; la demande de mon ami Patrick Meyer, un vigneron de Nothalten en Alsace, j'avais parl&#233; de &#171; &lt;i&gt; vins libres&lt;/i&gt; &#187; &#224; ce sujet, parce que ces vins sont libres de tout un tas de trucs dont on se passe tr&#232;s bien : &#171; &lt;i&gt;Libres de produits chimiques, puisque normalement issus d'une agriculture biologique, souvent biodynamique. Libres de vinifications contraignantes ou autoritaires, celles qui les obligent &#224; devenir comme ceci ou comme cela, souvent au moyen d'une pl&#233;thore d'adjuvants de vinification et sans trop d'&#233;gard pour leur nature propre ou leur mill&#233;sime de naissance. Libres, au moins jusqu'&#224; un certain point, de plaire ou ne pas plaire, car cherchant en premier lieu &#224; exprimer, &#224; interpr&#233;ter un terroir particulier.&lt;/i&gt; &#187; Je me f&#233;licite de l'existence d'un courant de ce genre. Certains journalistes comme Michel Bettane&lt;a href=&#034;#nb7-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Coauteur, avec Thierry Desseauve, du Grand Guide des vins de France, tr&#232;s (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; m'ont m&#234;me gratifi&#233; du titre de chef de file de ce mouvement [rires], mais c'est m'accorder plus d'audience et de pouvoir que je ne n'en ai r&#233;ellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut rappeler que ce courant est une scission de la viticulture en bio, qui trouve que le label bio &#224; lui tout seul n'est plus une garantie suffisante de qualit&#233;, notamment en ce qui concerne le travail en cave et en raison notamment d'un usage abusif de soufre. Les doses autoris&#233;es de soufre en label bio sont encore trop &#233;lev&#233;es. D&#232;s lors, le principe du vin &#171; nature &#187; est de refuser toute m&#233;thode violente, tout traitement, hormis une dose hom&#233;opathique de SO2 &#224; l'un ou l'autre moment strat&#233;gique de la vinification. Dans le cas du vin blanc &#171; nature &#187; d'Alsace, on effectue souvent une petite protection de l'ordre de 15 mg/ litre environ avant la mise en bouteille, ce qui est d&#233;risoire par rapport aux 180 mg/litres autoris&#233;s par la r&#233;glementation europ&#233;enne et ne compromet en rien la digestibilit&#233; du vin. L'absence totale de soufre existe, mais surtout pour les vins rouges, les blancs &#233;tant un peu plus fragiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste que cette tendance des vins &#171; nature &#187; compar&#233;e &#224; l'ensemble de la production, c'est une goutte de vin dans un oc&#233;an de produits &#339;notechniques. Et le reste de la production viticole est de plus en plus industriel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le succ&#232;s des vins issus du bio n'a donc pas eu pour effet de mod&#233;rer les mauvaises pratiques de la viniculture conventionnelle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, cela a m&#234;me cr&#233;&#233; deux mondes compl&#232;tement &#224; part. Pour certains vins industriels, il faudrait presque inventer un autre nom et appeler cela &#171; &lt;i&gt;produit &#339;nologique &#224; base de raisin&lt;/i&gt; &#187;, par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que je regrette par ailleurs, c'est de voir certains vignerons &#171; nature &#187; jouer la carte de la vitesse et du go&#251;t du c&#233;page, notamment dans certains crus du Beaujolais qui sont r&#233;ellement des grands vins &#224; boire cinq, dix ans ou plus de cave et non trois mois apr&#232;s la mise en bouteille ! J'en viens parfois &#224; me demander si le courant des vins &#171; nature &#187; n'est pas la derni&#232;re ruse qu'a trouv&#233; la raison marchande pour poursuivre le ph&#233;nom&#232;ne d'acc&#233;l&#233;ration qu'elle a introduit depuis une vingtaine d'ann&#233;es dans le monde des vins. Est-ce qu'il n'y a pas une sorte d'int&#233;riorisation subjective de l'acc&#233;l&#233;ration g&#233;n&#233;rale dans nos soci&#233;t&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous opposiez &#224; la fin de votre ouvrage l'avilissement sensoriel du monde industriel &#224; l'&#233;ducation esth&#233;tique ou &#171; &lt;i&gt; formation personnelle &#224; la sensibilit&#233;&lt;/i&gt; &#187;. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1094 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH387/p06-07-vigneron2-copie-854ca.jpg?1779607839' width='500' height='387' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Ferri.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Oui, je citais&lt;i&gt; Les Lettres sur l'&#233;ducation esth&#233;tique de l'homme&lt;/i&gt; du po&#232;te Schiller, contemporain de la R&#233;volution fran&#231;aise, qui est un texte philosophique tr&#232;s m&#233;connu, &#224; l'exception de la r&#233;f&#233;rence qu'en fait Herbert Marcuse dans&lt;i&gt; L'Homme unidimensionnel&lt;/i&gt;. Je rappelais aussi &#224; la fin du premier chapitre la phrase d'Adorno que j'aime beaucoup : &#171; &lt;i&gt;Le premier service que l'industrie apporte au client est de tout sch&#233;matiser pour lui.&lt;/i&gt; &#187; D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, on pourrait r&#233;sumer que mon livre traitait de la sch&#233;matisation industrielle et commerciale du vin. L'objet actuel de mes r&#233;flexions, que je trouve bien plus d&#233;primant, c'est la sch&#233;matisation industrielle du monde, au sens du cadre subjectif dans lequel nous vivons et nous nous d&#233;veloppons. A ce titre, dans le processus de num&#233;risation dans lequel nous sommes pr&#233;cipit&#233;s, voire m&#234;me jet&#233;s, c'est le monde en tant que monde qui devient un objet industriel et commercial. Le monde ne nous est plus donn&#233; gratuitement, c'est la condition humaine qui est remise en question. D&#232;s lors que la totalit&#233; de la vie sociale est de plus en plus absorb&#233;e par le temps pass&#233; devant l'&#233;cran, il n'est pas exag&#233;r&#233; de dire que nous entrons dans une &#232;re de mutation anthropologique. Tout notre rapport au temps se trouve profond&#233;ment boulevers&#233; par une forme d'instantan&#233;isation. Pour rapporter cela au vin, vous pouvez saisir le contraste entre mon id&#233;e de faire m&#251;rir le vin pendant des ann&#233;es en cave pour r&#233;v&#233;ler ce qu'il a de meilleur, et le fait d'avoir &#224; appuyer sur son clavier pour faire surgir imm&#233;diatement devant soi l'objet de son d&#233;sir. Dans le monde d'avant, en gros le capitalisme bourgeois d'avant les ann&#233;es 1970, la vie quotidienne &#233;tait essentiellement domin&#233;e par la lenteur, la routine, un certain ennui &#8211; d'o&#249; toutes les critiques de la vie quotidienne qui ont pu l&#233;gitimement &#234;tre formul&#233;es par Henri Lefebvre ou encore les situationnistes. Aujourd'hui, face &#224; la pr&#233;cipitation du monde capitaliste post-moderne, il ne nous reste que cette forme subjective de r&#233;sistance par la lenteur, la patience, l'attention aux autres. Mais cela ne reste qu'une r&#233;sistance subjective.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La suite du dossier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Vins-libertaires-et-bieres&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rep&#232;res de Bacchus&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb7-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh7-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Michel Le Gris, &lt;i&gt;Dionysos sacrifi&#233; : Essai sur le go&#251;t du vin &#224; l'heure de sa production industrielle&lt;/i&gt;, Syllepse, 1999.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh7-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Coauteur, avec Thierry Desseauve, du &lt;i&gt;Grand Guide des vins de France&lt;/i&gt;, tr&#232;s hostile &#224; la tendance des vins naturels.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

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		<title>Vins libertaires et bi&#232;res sociales</title>
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		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
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		<dc:subject>Vitis</dc:subject>
		<dc:subject>L&#233;gende</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Pourquoi boit-on ? &#187; Mais surtout &#171; Qu'est-ce qu'on boit ? &#187; Aliment de la terre pour les paysans, piquette roborative pour les prolos et grands crus r&#233;serv&#233;s aux bourgeois : ce triptyque encore valable dans les ann&#233;es 1960 n'a plus cours aujourd'hui. Objet de toutes les sp&#233;culations &#233;conomiques, vins et bi&#232;res, s'ils rincent toujours les gosiers du populo, remplissent avant tout les fouilles du grand actionnariat de la picole. Ni moralisateur ni hygi&#233;niste, CQFD est parti sur la piste (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no122-mai-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;122 (mai 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/vin" rel="tag"&gt;vin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/biere" rel="tag"&gt;bi&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/vins" rel="tag"&gt;vins&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Vitis-vinifera" rel="tag"&gt;Vitis vinifera&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/vin-sauvage" rel="tag"&gt;vin sauvage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/vinifera-sylvetris" rel="tag"&gt;vinifera sylvetris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Bacchus" rel="tag"&gt;Bacchus&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Caucase" rel="tag"&gt;Caucase&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Vitis" rel="tag"&gt;Vitis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Legende" rel="tag"&gt;L&#233;gende&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Pourquoi boit-on ? &#187; Mais surtout &#171; Qu'est-ce qu'on boit ? &#187; Aliment de la terre pour les paysans, piquette roborative pour les prolos et grands crus r&#233;serv&#233;s aux bourgeois : ce triptyque encore valable dans les ann&#233;es 1960 n'a plus cours aujourd'hui. Objet de toutes les sp&#233;culations &#233;conomiques, vins et bi&#232;res, s'ils rincent toujours les gosiers du populo, remplissent avant tout les fouilles du grand actionnariat de la picole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ni moralisateur ni hygi&#233;niste, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; est parti sur la piste de pinards et cervoises pens&#233;s et produits autrement, loin des credo de la mondialisation. Car comme le disait ce bon vieux Charles (Baudelaire) : &#171; &lt;i&gt;Si le vin disparaissait de la production humaine, je crois qu'il se ferait dans la sant&#233; et dans l'intellect de la plan&#232;te un vide, une absence, une d&#233;fectuosit&#233; beaucoup plus affreuse que tous les exc&#232;s et les d&#233;viations dont on rend le vin responsable. Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret &#224; cacher &#224; ses semblables.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Rep&#232;res de Bacchus &lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_1091 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/640px-lambrusque_femelle_raisin.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH670/640px-lambrusque_femelle_raisin-997df.jpg?1780102426' width='500' height='670' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Pancrat. (CC)
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&gt; &#8211; 8000 av. notre &#232;re : premi&#232;res traces de &lt;i&gt;Vitis vinifera sylvetris&lt;/i&gt;, vigne &#224; vin sauvage dans le Caucase.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; &#8211; 6000 : Premier pressoir en M&#233;sopotamie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; &#8211; IVe mill&#233;naire : Les Sum&#233;riens sirotent du sikaru, &#171; &lt;i&gt;pain liquide&lt;/i&gt; &#187;, anc&#234;tre de la bi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; &#8211; 2242 : L&#233;gende de No&#233; qui d&#233;couvre la vigne. Ivre, il se fout &#224; poil et pique un roupillon. Son fils Cham d&#233;couvre sa nudit&#233;, ce qui lui vaudra la mal&#233;diction du daron. Premi&#232;re v&#233;rification du dicton : Les parents boivent, les enfants trinquent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; &#8211; 2000 : L&#233;gende ath&#233;nienne d'Icarios qui r&#233;v&#232;le comment faire du vin &#224; des bergers. Ivres, ces derniers se croient empoisonn&#233;s et le butent. Mauvaise cuite !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; &#8211; 600 : Protis importe du vin grec &#224; Marseille et ouvre un bar, &#171; Le Protis &#187;, sur le Jeune-port.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; &#8211; IIe si&#232;cle : Cervisa, mot breton et boisson ti&#232;de.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; &#8211; 33 : L&#233;gende de la C&#232;ne, o&#249; J&#233;sus tend la coupe &#224; ses douze coll&#232;gues en leur disant : &#171; &lt;i&gt;Buvez-en tous, car ceci est mon sang et c'est ma tourn&#233;e !&lt;/i&gt; &#187; Ivre de vin mauvais, Judas s'en va le &lt;i&gt;poucaver&lt;/i&gt; aux Allemands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 92 : Concurrence des vins gaulois sur les vins italiens. Ivre de col&#232;re, l'empereur Domitien ordonne l'arrachage du vignoble gaulois, soit la moiti&#233; des vignes m&#233;diterran&#233;ennes. L'empereur Probus abolit l'&#233;dit deux cents ans plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 632 : Omar le successeur de Mahomet d&#233;cr&#232;te la loi s&#232;che pour les musulmans : &#171; &lt;i&gt;Ce qui enivre en petite ou en grande quantit&#233; est illicite&lt;/i&gt; &#187;. Ce qui n'emp&#234;chera pas les califes omeyyades d'&#234;tre de sacr&#233;s biberonneurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; IXe si&#232;cle : L'&#201;glise poss&#232;de l'ensemble des vignobles de l'empire carolingien (sauf le Bordelais) et le monopole du vin de messe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 1020 : En Perse, le bon docteur Avicenne (Ibn Sinna) autorise &#224; boire du vin de mani&#232;re &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Prophylaxie&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;prophylaxique&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1092 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH499/avicenna-miniatur-b7529.jpg?1780102426' width='500' height='499' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Inconnu.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&gt; Fin XIe : Omar Khayyam, savant et po&#232;te persan &#233;crit : &#171; &lt;i&gt;Une gorg&#233;e de vin vaut mieux que le royaume de Kavous ; elle est pr&#233;f&#233;rable au tr&#244;ne de Kobad, &#224; l'empire de Thous. Les soupirs auxquels le matin un amoureux est en proie sont pr&#233;f&#233;rables aux g&#233;missements des d&#233;vots hypocrites.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 1130 : Apparition du mot &#171; cidre &#187; au sens de &#171; jus de pomme ferment&#233; &#187; chez le po&#232;te normand Wace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 1156 : L'empereur Fr&#233;d&#233;ric Ier, dit Barberousse, soucieux de ne pas boire de pisse d'&#226;ne, met &#224; l'amende tout brasseur qui alt&#232;re sa bi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; XII e : Le bon docteur catalan Arnaud de Villeneuve s'essaie &#224; la distillation et invente le terme d'eau-de-vie. Fin so&#251;l, il aurait ajout&#233; : &#171; &lt;i&gt;C'est fort, ces machins-l&#224; !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 1278 : Apparition en espagnol du mot &#171; alcohol &#187;, provenant de l'arabe Al-Kh&#244;l, qui d&#233;signe une poudre tr&#232;s fine, et par extension un &#233;l&#233;ment tr&#232;s volatil. L'alchimiste suisse al&#233;manique Paracelse lui aurait donn&#233; la signification actuelle au XVIe si&#232;cle. En arabe, les boissons alcoolis&#233;es se disent &#171; &lt;i&gt;khamr&lt;/i&gt; &#187;, mais aussi &#171; &lt;i&gt;al-couhoul&lt;/i&gt; &#187; qui n'est autre que la d&#233;formation arabis&#233;e du mot occidental. Retour &#224; l'envoyeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 1254 : Le roi Saint Louis, sans doute abst&#232;me, commet une ordonnance qui restreint l'acc&#232;s aux tavernes aux seuls voyageurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 1342 : Premi&#232;re guilde des brasseurs de Londres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; XVIe : Apparition de la l&#233;gende Gambrinus, roi mythique de Flandre et du Brabant, qui se joua du diable et du mariage par amour de la bi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 1435 : Un &#233;dit impose le houblonnage de la bi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 1532 : Dans &lt;i&gt;Gargantua&lt;/i&gt;, Rabelais fait la prescription du vin &#224; jeun : &#171; &lt;i&gt;Un vin exquis, bu tripe creuse, renouvelle les forces. C'est pourquoi il convient, d&#232;s potron-minet, de se rincer le museau, de s'humecter les poumons, de se laver les tripes : ainsi vous serez fringants et ingambes.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 1729 : Le parlement britannique fait passer une taxe sur le gin, intitialement consid&#233;r&#233; comme le tord-boyaux du pauvre, ce qui provoque des gin &lt;i&gt;riots&lt;/i&gt; parmi la pl&#232;be de Londres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 1769 : John Wesley, cur&#233; m&#233;thodiste anglais, sugg&#232;re de proscrire la distillation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 1863 : Invention du &lt;i&gt;french wine coca&lt;/i&gt; ou vin Mariani, du nom d'un chimiste corse qui mit au point ce breuvage, m&#233;lange de vin et d'essence de coca, rem&#232;de miracle &#224; la gueule de bois produite par l'absinthe, selon Baudelaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 1865 : Apparition du phyllox&#233;ra, un puceron ravageur des vignes et originaire des States, dans la vall&#233;e du Rh&#244;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 1870-1886 : Guerre de la bi&#232;re en France contre les Pils teutonnes. Pasteur d&#233;pose le brevet d'une &#171; &lt;i&gt;bi&#232;re de la revanche nationale&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 1871 : Les plumitifs versaillais r&#233;pandent leur flot d'ignominies en d&#233;crivant la Commune de Paris comme un grand moment de &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Binge_drinking&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;binge drinking&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; : &#171; &lt;i&gt;L'ivrognerie &#233;tait l'aliment de cette r&#233;volution crapuleuse. Une vapeur d'alcool flottait sur l'effervescence de sa pl&#232;be. La bouteille fut un des instruments de r&#232;gne de la Commune. Elle abrutissait avec le vin et l'eau-de-vie les bandes imb&#233;ciles qu'elle exp&#233;diait &#224; la mort, comme le Vieux de la montagne hallucinait ses s&#233;ides avec le haschisch. Les bataillons marchaient en titubant au combat. Il y avait du delirium tremens dans la folie de leur r&#233;sistance.&lt;/i&gt; &#187; Paul de Saint-Victor, &lt;i&gt;Barbares et bandits : La Prusse et la Commune&lt;/i&gt;, 1871.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 1886 : Pemberton, pharmacien d'Atlanta, retire le vin et la coca&#239;ne de la recette de Mariani, puis ajoute de la noix de kola et de l'eau gazeuse. N'importe quoi, &#231;a marchera jamais, son truc !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 1907 : R&#233;volte des vignerons du Languedoc contre la concurrence du vin alg&#233;rien en surproduction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 1914 : Glorification cocardi&#232;re du bon p&#232;re Pinard qui donne de l'ardeur aux poilus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 1915 : Interdiction de l'absinthe, cette &#171; &lt;i&gt; boisson infernale&lt;/i&gt; &#187; invent&#233;e en Suisse &#224; la fin du XVIIIe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 1919-1933 : Prohibition de l'alcool aux USA sous la pression de la coalition religieuse puritaine. Al Capone et papa Kennedy font fortune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 1930-1939 : La consommation d'alcool des Fran&#231;ais atteint un p&#8230;hic in&#233;gal&#233; : 9 276 000 hectolitres par an. L'alcoolisme est consid&#233;r&#233; comme un &#171; &lt;i&gt;fl&#233;au national &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1038 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH443/p08-alccol-ennemi-8eb1b.jpg?1779618392' width='500' height='443' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&gt; 23 ao&#251;t 1940 : Le r&#233;gime de Vichy interdit l'ap&#233;ro &#8211; qui concerne les ap&#233;ritifs anis&#233;s et les amers de plus de 23&#176; &#8211;, rendu responsable de la d&#233;b&#226;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 1950-1960 : Arriv&#233;e massive des sodas industriels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 1954 : Distribution de lait &#224; l'&#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 1969 : Interdiction de l'ivresse au boulot. D&#233;but du ch&#244;mage de masse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 1989 : Mort de Jules Chauvet, auteur de&lt;i&gt; L'Esth&#233;tique du vin&lt;/i&gt; et surnomm&#233; le &#171; &lt;i&gt;p&#232;re des vins naturel&lt;/i&gt;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 10 janvier 1991 : Loi &#201;vin interdisant la publicit&#233; li&#233;e au tabagisme et &#224; l'alcoolisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 2004 : Sortie du film &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Mondovino&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mondovino&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; sur la mondialisation du vin et la parkerisation du go&#251;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 2000-2013 : Essor des microbrasseries en France, qui passent d'une centaine &#224; 500.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 2010 : D&#233;c&#232;s de Marcel Lapierre, producteur de morgon et de beaujolais, consid&#233;r&#233; comme le pionner du vin naturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 1961-2012 : En 1961, les Fran&#231;ais consommaient en moyenne 26 litres d'alcool pur par an. En 2012, ils n'en consomment plus que 11,8 litres. Si la consommation de bi&#232;re est relativement stable, environ 30 litres par an par habitant, celle du vin a diminu&#233; de plus de la moiti&#233;, de 257 &#224; 86 litres, soit en moyenne 1,3 verre par jour. L'alcoolisme est consid&#233;r&#233;, apr&#232;s le tabac, comme la 2e cause de mortalit&#233; pr&#233;matur&#233;e en France avec 49 000 d&#233;c&#232;s par an. La France reste le premier pays consommateur (14 %) et producteur (19 %) de vin au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; 2001-2012 : Au Moyen-Orient &#8211; Liban, Turquie et Iran en t&#234;te &#8211; le taux de consommation d'alcool a augment&#233; de 72 % contre une moyenne mondiale de 30 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source partielle : Jean-Claude Bologne, &lt;i&gt;Histoire morale et culturelle de nos boissons&lt;/i&gt;, Robert Laffont, 1991.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La suite du dossier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Le-vin-nature-est-une-goutte-de&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Le vin nature est une goutte de vin dans un oc&#233;an de produits &#339;notechniques &#187;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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