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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Le renard explorateur</title>
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		<description>
&lt;p&gt;On a tous connu &#231;a. L'appel du large, du frisson de l'aventure, de l'espoir d'une autre vie, appelez &#231;a comme vous voulez. Avec en t&#234;te les glorieux ma&#238;tres et ma&#238;tresses du genre, Jack London, Alexandra David-N&#233;el, Nicolas Bouvier&#8230; Et pourtant, on passe rarement &#224; l'action. Voil&#224; pourquoi il faut s'incliner devant le p&#233;riple extraordinaire d'un renard ayant embarqu&#233; sur un paquebot, que nous racontent ces tristes pisse-copies de 20 Minutes. Pour point de d&#233;part : Southampton, UK. Pour port (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no251-avril-2026" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;251 (avril 2026)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L150xH150/popolitique-eead7.jpg?1779622199' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_6504 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/popolitique.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH500/popolitique-5c0d8.jpg?1779622200' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On a tous connu &#231;a. L'appel du large, du frisson de l'aventure, de l'espoir d'une autre vie, appelez &#231;a comme vous voulez. Avec en t&#234;te les glorieux ma&#238;tres et ma&#238;tresses du genre, Jack London, Alexandra David-N&#233;el, Nicolas Bouvier&#8230; Et pourtant, on passe rarement &#224; l'action. Voil&#224; pourquoi il faut s'incliner devant le p&#233;riple extraordinaire d'un renard ayant embarqu&#233; sur un paquebot, que nous racontent ces tristes pisse-copies de &lt;i&gt;20 Minutes&lt;/i&gt;. Pour point de d&#233;part : Southampton, UK. Pour port d'arriv&#233;e : New York, USA. Douze jours de travers&#233;e pour ce goupil de deux ans, passager clandestin comptant les heures dans les soutes, arrim&#233; &#224; son r&#234;ve ricain. &#212;, comme il a d&#251; scintiller de fiert&#233;, cet intr&#233;pide &lt;i&gt;lupus lupus&lt;/i&gt;, &#224; la vue de ce miroir aux alouettes qu'est la Statue de la Libert&#233;. D&#233;pourvu d'ailes, il a su &#233;galer l'exploit de ces oiseaux migrateurs d&#233;fiant tous les pronostics pour atterrir quelque part dans l'immensit&#233; africaine, entre Ouagadougou et Zanzibar. Un pirate quadrup&#232;de qui nous enseigne que l'aventure reste possible pour peu qu'on largue les amarres. Dit autrement : ma&#238;tre renard, par l'odeur de l'aventure all&#233;ch&#233;e, nous tint &#224; peu pr&#232;s ce langage, &#171; &lt;i&gt;secouez-vous les puces bande de corbeaux s&#233;dentaires&lt;/i&gt; &#187;. Et si jamais, &#244; tristesse, Monsieur Goupil s'av&#233;rait porteur de la rage, alors la cible de sa m&#226;choire vengeresse serait toute trouv&#233;e, reconnaissable entre mille &#224; sa moumoute couleur d'urine. Fox News, mon cul, ici on dit Fox Rage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La bataille du rock et du castor </title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/La-bataille-du-rock-et-du-castor</link>
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		<dc:date>2026-05-01T14:20:54Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


		<dc:subject>&#199;a br&#251;le !</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Z'&#234;tes qu'une bande de mous du genou ! &#187; d'un c&#244;t&#233;. &#171; Pauvres irresponsables ! Vous n'avez donc aucun sens de l'histoire ! &#187; de l'autre. Les noms d'oiseaux fusaient rue Consolat : &#171; Ordures socialistes ! &#187; &#171; Privil&#233;gi&#233;es ! &#187; &#171; Vendus ! &#187; &#171; Inconscientes ! &#187; L'objet de la discorde ? Le second tour des municipales &#224; Marseille et le fameux dilemme : barrage ou pas barrage. Alors que d'&#233;paisses queues de castors tra&#238;naient sur le sol poussi&#233;reux de la r&#233;dac &#224; l'approche du 22 mars, Sonia, tout (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no251-avril-2026" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;251 (avril 2026)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Ca-brule" rel="tag"&gt;&#199;a br&#251;le !&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Z'&#234;tes qu'une bande de mous du genou !&lt;/i&gt; &#187; d'un c&#244;t&#233;. &#171; &lt;i&gt;Pauvres irresponsables ! Vous n'avez donc aucun sens de l'histoire !&lt;/i&gt; &#187; de l'autre. Les noms d'oiseaux fusaient rue Consolat : &#171; &lt;i&gt; Ordures socialistes !&lt;/i&gt; &#187; &#171; &lt;i&gt;Privil&#233;gi&#233;es ! &lt;/i&gt; &#187; &#171; &lt;i&gt;Vendus !&lt;/i&gt; &#187; &#171; &lt;i&gt;Inconscientes !&lt;/i&gt; &#187; L'objet de la discorde ? Le second tour des municipales &#224; Marseille et le fameux dilemme : barrage ou pas barrage. Alors que d'&#233;paisses queues de castors tra&#238;naient sur le sol poussi&#233;reux de la r&#233;dac &#224; l'approche du 22 mars, Sonia, tout juste d&#233;barqu&#233;e en stage au journal, d&#233;fonce la porte du local d'un grand coup de godasse : &#171; &lt;i&gt;S&#233;rieusement ? C'est &#231;a &lt;/i&gt;CQFD&lt;i&gt; ? Un ramassis de pitres qui se la joue rebelles et qui s'empressent de voter Payan d&#232;s que &#231;a chauffe un peu ? Je me casse, je retourne chez Radio Gal&#232;re &lt;/i&gt; &#187;. Ga&#235;lle, secr&#233;taire de r&#233;daction d&#233;sabus&#233;e par les &#171; &lt;i&gt;tambouilles politicardes&lt;/i&gt; &#187; comme elle le dit, saisit la balle au rebond : &#171; &lt;i&gt;Vous vous croyez rock ? Pourtant Gina, clairement la plus rock d'entre nous, dit elle-m&#234;me qu'elle ne c&#233;dera pas au chantage ! Puisque c'est comme &#231;a, je rentre &#224; Rennes.&lt;/i&gt; &#187; C'est l&#224; que d&#233;marra la bataille rang&#233;e entre les adeptes du &#171; &lt;i&gt;tout sauf l'extr&#234;me droite&lt;/i&gt; &#187; et les d&#233;fenseurs du &#171; &lt;i&gt;c'est pas &#231;a qui les emp&#234;chera d'arriver au pouvoir&lt;/i&gt; &#187;. Claviers, &#233;crans, souris d'ordinateur et stylos volent dans tous les sens pendant qu'&#224; c&#244;t&#233;, le maire se fait r&#233;&#233;lire. Prenant acte de la volont&#233; souveraine et d&#233;mocratique du peuple marseillais, Ga&#235;lle et Sonia d&#233;cident finalement de rester. Ga&#235;lle &#224; cause que y'a pas le soleil en Bretagne et que de toute fa&#231;on &#231;a fait depuis 1977 que sa capitale est aux mains du PS ; Sonia &#224; cause qu'elle a bien envie d'apprendre le journalisme. Pas s&#251;r que &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; soit le meilleur endroit pour comprendre les ficelles du m&#233;tier et esp&#233;rer d&#233;tr&#244;ner un jour la famille Duhamel mais bon, sait-on jamais. Alors, en attendant, bienvenue, Sonia !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Nos corps, leur guerre</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Nos-corps-leur-guerre</link>
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		<dc:date>2026-05-01T14:18:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Thelma Susbielle</dc:creator>


		<dc:subject>Culture</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans le roman Mexico M&#233;d&#233;e, Dahlia de la Cerda d&#233;peint une r&#233;gion du Mexique o&#249; personne n'&#233;chappe au narcotrafic. Pour les femmes, le choix de devenir m&#232;re, ou non, devient un acte de r&#233;sistance. Et c'est la sorci&#232;re M&#233;d&#233;e qui d&#233;boule pour les accompagner. Une fiction polyphonique qui propose une relecture moderne et f&#233;ministe d'une figure mythique. Il y a celles qui refusent de donner la vie. Et celles qui deviennent m&#232;res malgr&#233; tout. &#192; San Judas, village aux mains de narcotrafiquants, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no251-avril-2026" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;251 (avril 2026)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Culture" rel="tag"&gt;Culture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le roman &lt;i&gt;Mexico M&#233;d&#233;e&lt;/i&gt;, Dahlia de la Cerda d&#233;peint une r&#233;gion du Mexique o&#249; personne n'&#233;chappe au narcotrafic. Pour les femmes, le choix de devenir m&#232;re, ou non, devient un acte de r&#233;sistance. Et c'est la sorci&#232;re M&#233;d&#233;e qui d&#233;boule pour les accompagner. Une fiction polyphonique qui propose une relecture moderne et f&#233;ministe d'une figure mythique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a celles qui refusent de donner la vie. Et celles qui deviennent m&#232;res malgr&#233; tout. &#192; San Judas, village aux mains de narcotrafiquants, les femmes font face &#224; la violence et la mort qui touchent leurs enfants, leurs fr&#232;res, leurs compagnons&#8230; Chaque chapitre de &lt;i&gt;Mexico M&#233;d&#233;e&lt;/i&gt; de Dahlia de la Cerda (&#201;ditions du sous-sol, 2026) donne &#224; entendre une voix et son histoire li&#233;e &#224; la maternit&#233; et la mort. Ces femmes veulent mettre un terme &#224; des grossesses pour des raisons diff&#233;rentes. Et c'est M&#233;d&#233;e, une demi-d&#233;esse d'une trentaine d'ann&#233;es qui les aide &#224; avorter. Elle d&#233;barque en voiture &lt;i&gt;tun&#233;e&lt;/i&gt;, serpents peints sur la carrosserie, et pr&#233;pare ses d&#233;coctions en psalmodiant. L'autre fil rouge : le narcotrafic qui met la maternit&#233; &#224; l'&#233;preuve. Paulina, enceinte, ne veut pas garder l'enfant car son mec, un narcotrafiquant, a disparu depuis des semaines... Son p&#232;re, lui, est flic. &#171; &lt;i&gt;Tous les deux vous butez des gens &lt;/i&gt; &#187;, balance la jeune femme. M&#234;me violence, m&#234;me virilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dahlia de la Cerda proc&#232;de &#224; la relecture d'un mythe : ici, M&#233;d&#233;e est loin de la sorci&#232;re infanticide diabolis&#233;e par le patriarcat. Celle qui a &#233;t&#233; initi&#233;e &#224; la magie par Circ&#233;e devient une alli&#233;e des femmes, des m&#232;res, et de celles qui refusent de l'&#234;tre. Une figure de soin rebelle. &lt;i&gt;Mexico M&#233;d&#233;e&lt;/i&gt; n'est jamais mis&#233;rabiliste. Son autrice n'excuse rien et ne juge pas, elle met en lumi&#232;re les oubli&#233;es d'un syst&#232;me qui d&#233;truit tout. Un syst&#232;me qui exploite les enfants et pour qui &#171; &lt;i&gt;tuer, &#231;a devient normal &lt;/i&gt; &#187;. Des gamins recrut&#233;s par les cartels qui meurent parfois avant m&#234;me d'&#234;tre majeurs. Et au milieu de cette violence, les femmes, elles, doivent d&#233;cider : devenir m&#232;re ou non ? Pour Antonia, le choix est fait : sa maternit&#233; sera un acte de r&#233;sistance, elle tentera d'&#233;lever ce b&#233;b&#233; &#224; p&#233;nis en f&#233;ministe. Reina, elle, part chercher le corps de son fils, comme une Antigone moderne : &#171; &lt;i&gt;On va ramener nos enfants &#224; la maison, morts ou vifs.&lt;/i&gt; &#187; La seule justice ? &#171; &lt;i&gt;Je crois en la justice des m&#232;res. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces destins, qui pourraient n'&#234;tre que des trajectoires individuelles, deviennent une m&#233;canique structurelle. Mais l'&#233;criture de Dahlia de la Cerda nous plonge dans la r&#233;flexion intime de chacun et cr&#233;e de l'empathie. Et puis il y a la langue, brute et orale. Une prose po&#233;tique capable de dire &#171; &lt;i&gt;l'horreur qu'aucune trag&#233;die grecque ne peut m&#233;taphoriser &lt;/i&gt; &#187;, mais aussi &#171; &lt;i&gt;des fleurs au milieu de la pourriture &lt;/i&gt; &#187;. &#192; la fin, le r&#233;cit devient chant. Mention sp&#233;ciale &#224; la traduction de Lise Belperron, qui restitue une langue vivante, nerveuse, travers&#233;e d'espagnol, d'argot et de musique. Un livre qui rappelle que, dans certains territoires, enfanter, avorter et enterrer ses morts est d&#233;j&#224; une lutte.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Thelma Susbielle&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pour la s&#233;curit&#233; des travailleurs</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Pour-la-securite-des-travailleurs</link>
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		<dc:date>2026-05-01T14:16:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>La Sellette</dc:creator>


		<dc:subject>Chronique judiciaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En comparution imm&#233;diate, on traite &#224; la cha&#238;ne la petite d&#233;linquance urbaine, on entend souvent les mots &#171; vol &#187; et &#171; stup&#233;fiants &#187;, on ne parle pas toujours fran&#231;ais et on finit la plupart du temps en prison. Une justice exp&#233;ditive dont cette chronique livre un instantan&#233;. Toulouse, chambre des comparutions imm&#233;diates, mars 2026 Les gendarmes ont contr&#244;l&#233; Micka&#235;l T. apr&#232;s l'avoir vu t&#233;l&#233;phoner sur un scooter. La pr&#233;sidente r&#233;sume les faits : &#171; Le test salivaire est positif au cannabis (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no251-avril-2026" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;251 (avril 2026)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Chronique-judiciaire" rel="tag"&gt;Chronique judiciaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En comparution imm&#233;diate, on traite &#224; la cha&#238;ne la petite d&#233;linquance urbaine, on entend souvent les mots &#171; vol &#187; et &#171; stup&#233;fiants &#187;, on ne parle pas toujours fran&#231;ais et on finit la plupart du temps en prison. Une justice exp&#233;ditive dont cette chronique livre un instantan&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Toulouse, chambre des comparutions imm&#233;diates, mars 2026&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les gendarmes ont contr&#244;l&#233; Micka&#235;l T. apr&#232;s l'avoir vu t&#233;l&#233;phoner sur un scooter. La pr&#233;sidente r&#233;sume les faits : &#171; &lt;i&gt;Le test salivaire est positif au cannabis et &#224; la coca&#239;ne et vous avez sur vous un pochon de 0,16 gramme d'herbe.&lt;/i&gt; &#187; Le pr&#233;venu compara&#238;t donc pour conduite sous stup&#233;fiant, en r&#233;cidive parce qu'il a &#233;t&#233; condamn&#233; pour des faits similaires en mars 2025. Il est d'ailleurs sorti de prison en janvier et ex&#233;cute la fin de sa peine sous bracelet &#233;lectronique. &#192; quatre reprises, la pr&#233;sidente lui demande pourquoi il a pris ce scooter, &#233;tant donn&#233; sa situation judiciaire. Le pr&#233;venu r&#233;pond invariablement qu'il devait aller au travail, et qu'il sait bien qu'il a un probl&#232;me d'addiction : &#171; Je veux faire une cure. J'ai contact&#233; l'association Cl&#233;mence Isaure. J'ai un rendez-vous dans deux mois, mais pas avant. &#8212; C'est une chose de demander &#224; une association, mais avez-vous essay&#233; des choses par vous-m&#234;me ? Est-ce que vous avez essay&#233; &lt;i&gt;d'arr&#234;ter &lt;/i&gt; ? &#8212; C'est une maladie, la toxicomanie. Je m'en sors pas. &#8212; Vous &#234;tes pourtant dans une situation qui permet d'envisager l'avenir : vous avez un CDI, vous gagnez 1 600 euros par mois, vous avez un enfant de cinq ans, vous &#234;tes manutentionnaire. Si vous avez besoin de trouver une cure, vous pouvez vous adresser au service p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation. Ils servent &#224; &#231;a. &#8212; J'ai demand&#233; ! C'est eux qui m'ont orient&#233; vers l'association Cl&#233;mence Isaure. &#187; Le procureur rappelle qu'il y a quinze mentions sur son casier et que la plupart sont des infractions routi&#232;res : &#171; &lt;i&gt;Il est dangereux dans une voiture, dangereux sur un scooter. Ce qui m'a frapp&#233; aussi, c'est qu'il va au travail en ayant consomm&#233; de la drogue ! Alors qu'il est manutentionnaire ! Les accidents du travail sont de plus en plus fr&#233;quents &#224; cause de la consommation de stup&#233;fiants des travailleurs, notamment dans les boulots manuels, par exemple dans le BTP.&lt;/i&gt; &#187; Et, pour que personne ne pense qu'il dit n'importe quoi, il ajoute : &#171; &lt;i&gt;Il y a beaucoup d'articles l&#224;-dessus&lt;/i&gt; &#187; ; puis demande six mois de prison avec maintien en d&#233;tention et 200 euros pour avoir t&#233;l&#233;phon&#233; en conduisant. L'avocat de Micka&#235;l T. demande &#224; ce que la peine soit ex&#233;cut&#233;e sous bracelet : &#171; &lt;i&gt;Je rappelle que, sauf circonstances exceptionnelles, les peines de six mois ne doivent pas &#234;tre mises &#224; ex&#233;cution. Il travaille, il a trouv&#233; un logement, il reconna&#238;t qu'il a un probl&#232;me et qu'il est toxicomane, il fait des d&#233;marches ! C'est plus utile pour lui et pour la soci&#233;t&#233; de lui permettre de se soigner que de l'enfermer.&lt;/i&gt; &#187; Il indique qu'en Espagne, la m&#234;me infraction serait punie d'une peine d'amende. Quand le tribunal se retire pour d&#233;lib&#233;rer, la compagne du pr&#233;venu, en larmes, se pr&#233;cipite vers le box, mais elle est repouss&#233;e par le policier charg&#233; de la s&#233;curit&#233;. Le tribunal revient et condamne Micka&#235;l T. &#224; huit mois de prison avec maintien en d&#233;tention &#8211; auxquels s'ajouteront les cinq mois de la peine pr&#233;c&#233;dente, l'am&#233;nagement sous forme de bracelet &#233;lectronique ayant &#233;t&#233; r&#233;voqu&#233;. Sa compagne se l&#232;ve, lui lance &#171; &lt;i&gt;je t'aime&lt;/i&gt; &#187; et sort de la salle.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Par la Sellette&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#192; Douarnenez, un caillou dans la chaussure des richous </title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/A-Douarnenez-un-caillou-dans-la</link>
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		<dc:date>2026-04-24T22:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Les sardini&#232;res en col&#232;re</dc:creator>


		<dc:subject>Nicolas Filloqie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Bien d&#233;cid&#233;s &#224; avoir la peau des Roches Blanches, squat historique de Douarnenez, la mairie et le conseil d&#233;partemental invoquent l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur de la nature pour d&#233;truire le lieu de vie, en omettant soigneusement de mentionner le fastueux projet immobilier en cours &#224; quelques encablures. Au sommet d'un &#233;peron de granit, qui d&#233;fie depuis des si&#232;cles la mer temp&#233;tueuse de la baie de Douarnenez, est perch&#233; un hameau. Les vents venus de l'oc&#233;an g&#233;n&#232;rent au bas de la falaise une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Nicolas-Filloqie" rel="tag"&gt;Nicolas Filloqie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L150xH126/design_sans_titre_1_-2-7718f.png?1779622201' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='126' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Bien d&#233;cid&#233;s &#224; avoir la peau des Roches Blanches, squat historique de Douarnenez, la mairie et le conseil d&#233;partemental invoquent l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur de la nature pour d&#233;truire le lieu de vie, en omettant soigneusement de mentionner le fastueux projet immobilier en cours &#224; quelques encablures.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_6487 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/nicolas_filloque.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH968/nicolas_filloque-e11b6.jpg?1779622201' width='500' height='968' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au sommet d'un &#233;peron de granit, qui d&#233;fie depuis des si&#232;cles la mer temp&#233;tueuse de la baie de Douarnenez, est perch&#233; un hameau. Les vents venus de l'oc&#233;an g&#233;n&#232;rent au bas de la falaise une perp&#233;tuelle &#233;cume qui donne son nom au lieu : les Roches Blanches. C'est au-dessus des ruines de la l&#233;gendaire ville d'Ys, engloutie par les flots r&#233;dempteurs de quelques dieux en col&#232;re contre la luxure et la d&#233;bauche prosp&#233;rant dans la cit&#233;, que la CAF d'&#206;le-de-France y construit une colonie de vacances il y a maintenant plusieurs d&#233;cennies.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;Il se trouve que les &#171; Roches &#187;, comme on dit &#224; &#171; Douarn' &#187;, sont desservies par une route c&#244;ti&#232;re qui traverse un autre village de vacances, les anciennes colos de la ville du Mans&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Puis, au cr&#233;puscule du second mill&#233;naire, Focepy, association d'h&#233;bergement du pays auxerrois, rach&#232;te le hameau avant de, patatras, se retrouver en liquidation judiciaire huit ans plus tard. Les maisons sont alors laiss&#233;es &#224; l'abandon. En 2010, des occupants sans droit ni titre investissent finalement les cinq b&#226;timents de l'ancienne colo. Ils d&#233;veloppent des activit&#233;s : ch&#232;vrerie, atelier de bois, voilerie, forge&#8230; Tout en maintenant l'habitabilit&#233; des lieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, une cinquantaine de personnes y vivent &#224; l'ann&#233;e ainsi qu'un flot continu de passagers &#233;ph&#233;m&#232;res car &#224; Douarnenez comme ailleurs, l'h&#233;bergement de courte dur&#233;e est pratiquement impossible &#224; des prix d&#233;cents. Le Planning familial comme la mission locale ont recours &#224; ce squat ; m&#234;me la gendarmerie y a (exceptionnellement) orient&#233; des personnes car le lieu est s&#251;r. Le voisin agriculteur est enchant&#233; de la pr&#233;sence des occupants. Quinze ans d'existence tranquille, mais voil&#224;, les op&#233;rations immobili&#232;res de luxe sont l'alpha et l'om&#233;ga de la municipalit&#233; de droite. Et il se trouve que les &#171; Roches &#187;, comme on dit &#224; &#171; Douarn' &#187;, sont desservies par une route c&#244;ti&#232;re qui traverse un autre village de vacances, les anciennes colos de la ville du Mans. Cet espace a &#233;t&#233; acquis en 2021 par deux promoteurs pour devenir &#224; terme &#8211; travaux en cours &#8211; une r&#233;sidence tr&#232;s haut de gamme qui devrait s'appeler le domaine Petra Alba, &#171; rocher blanc &#187; en latin ! Il faut reconna&#238;tre aux riches leur ind&#233;niable sens de la provocation.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Contes modernes&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il va de soi que les bonnes &#226;mes du coin d&#233;mentent toute motivation p&#233;cuniaire. Conseil d&#233;partemental et mairie en t&#234;te jurent leurs grands dieux que leur seul objectif est de rendre le site des Roches Blanches &#224; dame nature. Ben voyons ! Imaginez le tableau : les squatteurs des Roches avec leurs v&#233;hicules rafistol&#233;s de bric et de broc, caboss&#233;s de partout aux couleurs improbables et macul&#233;s de chiures de go&#233;lands, empruntant quotidiennement cet axe au nez et &#224; la barbe de gens distingu&#233;s, bien propres sur eux. D'ailleurs, afin d'assurer un maximum de tranquillit&#233; aux r&#233;sidents ultra-luxe, Ma&#235;l de Calan, le &#171; patron &#187; du d&#233;partement, d&#233;clarait le 18 f&#233;vrier dernier qu'il n'y aurait ni parking ni belv&#233;d&#232;re sur l'espace des Roches. &#171; &lt;i&gt;Rendre le site &#224; la nature, un point c'est tout&lt;/i&gt; &#187;, insistait-il. Place nette pour les parvenus nom de Dieu !&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;Les occupants, avec le soutien d'une partie de la population organis&#232;rent alors la r&#233;sistance et assur&#232;rent, non sans humour, avoir collect&#233; 500 001 euros.&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette fin, madame Poitevin, affubl&#233;e d'un sobriquet fastoche vu les circonstances, maire de la ville et premi&#232;re vice-pr&#233;sidente du conseil d&#233;partemental charg&#233;e de l'action sociale (&#231;a ne s'invente pas), m&#232;ne une campagne de calomnie &#224; l'encontre des habitants. Ainsi, en janvier 2025, dans le journal local &lt;i&gt;Le T&#233;l&#233;gramme&lt;/i&gt;, elle d&#233;peignait l'endroit comme &#171; &lt;i&gt;une zone de non-droit&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;crivant certains occupants comme des militants radicaux &#171; &lt;i&gt;en position de repli dans le cas o&#249; il y aurait un Sainte-Soline bis ou une Notre-Dame-des-Landes bis [&lt;/i&gt;attendant&lt;i&gt;] de repartir au combat&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Basses man&#339;uvres&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour chasser les intrus de ce nid d'aigle, une vente aux ench&#232;res &#233;tait pr&#233;vue le 17 d&#233;cembre 2025 pour un montant de 200 000 euros. Afin de s'assurer de rafler la mise, le d&#233;partement d&#233;bloquait en urgence la somme de 500 000 euros en septembre dernier. Les occupants, avec le soutien d'une partie de la population organis&#232;rent alors la r&#233;sistance et assur&#232;rent, non sans humour, avoir collect&#233; 500 001 euros !&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;Dans les temps anciens, la princesse Dahut, fille du roi Gradlon, causa la ruine de la l&#233;gendaire ville d'Ys, en en livrant les clefs au Malin. Au 21e&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;si&#232;cle, c'est aux riches que la maire Poitevin offre les cl&#233;s.&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Comme le pr&#233;sident du d&#233;partement monsieur de Calan lave plus blanc que blanc, il s'empressa de r&#233;clamer au titre de la transparence &#171; &lt;i&gt;la publication de la liste des donateurs et du montant de chaque don&lt;/i&gt; &#187;. Rien que &#231;a ! Et lorsqu'en octobre le conseil municipal pr&#233;voit &#224; l'ordre du jour un point sur les Roches, les citoyens et occupants du squat venus assister aux d&#233;lib&#233;rations se font accueillir par les gendarmes et policiers municipaux. &#171; &lt;i&gt;Une mesure de pr&#233;caution&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;cise la maire dans la presse. Une certaine conception de la d&#233;mocratie. Mauvais joueur, le d&#233;partement du Finist&#232;re court-circuite finalement la vente aux ench&#232;res et rach&#232;te le lieu &#224; l'amiable, pour 300 000 euros, avec la validation du tribunal judiciaire d'Auxerre le 11 d&#233;cembre 2025. Dans les temps anciens, la princesse Dahut, fille du roi Gradlon, causa la ruine de la l&#233;gendaire ville d'Ys, en en livrant les clefs au Malin. Au XXIe si&#232;cle, c'est aux riches que la maire Poitevin offre les cl&#233;s. Pour leur plaire, elle a m&#234;me d&#233;pens&#233; au cours de son mandat pr&#232;s de 2,4 millions d'euros en am&#233;nagement aux abords de la plage des Sables Blancs. Pensez donc, le site est &#224; 200 m&#232;tres de l'entr&#233;e du domaine de Petra Alba ! Les occupants des Roches Blanches, eux, fid&#232;les au droit imm&#233;morial de libre usage de la terre, restent en place.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Les sardini&#232;res en col&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le &#171; debanking &#187; de la gauche allemande</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Le-debanking-de-la-gauche</link>
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		<dc:date>2026-04-24T22:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Schelm</dc:creator>


		<dc:subject>Bertoyas</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le trumpisme toque aux portes de l'Europe et frappe au portefeuille. Suite &#224; la classification de groupes de gauche comme &#171; organisations terroristes &#187; par Washington, des banques allemandes ont r&#233;sili&#233; les comptes de plusieurs mouvements. Le motif : entretenir des liens financiers avec des ennemis des USA. En septembre 2025, quinze jours apr&#232;s l'assassinat du conspirationniste cl&#233;rical Charles Kirk par un autre obscurantiste, Trump signe un d&#233;cret dont l'intitul&#233; a de quoi interloquer : &#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le trumpisme toque aux portes de l'Europe et frappe au portefeuille. Suite &#224; la classification de groupes de gauche comme &#171; organisations terroristes &#187; par Washington, des banques allemandes ont r&#233;sili&#233; les comptes de plusieurs mouvements. Le motif : entretenir des liens financiers avec des ennemis des USA.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_6486 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/png/design_sans_titre.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH419/design_sans_titre-7abbb.png?1779622202' width='500' height='419' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En septembre 2025, quinze jours apr&#232;s l'assassinat du conspirationniste cl&#233;rical Charles Kirk par un autre obscurantiste, Trump signe un d&#233;cret dont l'intitul&#233; a de quoi interloquer : &#171; D&#233;signation d'Antifa comme organisation terroriste int&#233;rieure &#187;. Rapidement, la fermeture d'infrastructures financi&#232;res de la gauche am&#233;ricaine, tel que l'International Anti-Fascist Defense Fund, un fonds de solidarit&#233; aux militants antifascistes, annonce la couleur. Sans d&#233;lai, l'offensive saute les fronti&#232;res am&#233;ricaines : quatre organisations europ&#233;ennes sont estampill&#233;es &#171; Foreign Terrorist Organization &#187; (FTO)&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le label &#171; terroriste &#187; est attribu&#233; &#224; l'&#171; Antifa Ost &#187; d'Allemagne, la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; par l'administration Trump, au m&#234;me titre que le Hamas ou le Hezbollah. Leurs membres sont interdits des &#201;tats-Unis, leurs biens sont gel&#233;s et on punira quiconque entretient des relations commerciales avec les int&#233;ress&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette classification a tr&#232;s vite des r&#233;percussions bien au-del&#224; des seuls groupes cibl&#233;s, notamment en Allemagne. Ainsi le Parti communiste allemand (DKP), client de la banque &#171; &#233;thique &#187; GLS, voit son compte courant supprim&#233; en fin d'ann&#233;e. La raison ? Le parti, qui venait de lancer une campagne de soutien &#224; Cuba, soup&#231;onne fortement que l'action ait &#171; ins&#233;curis&#233; &#187; les argentiers. Puis, c'est au tour de l'Anarchist Black Cross de Dresde et de l'association d'antir&#233;pression Rote Hilfe, forte de 20 000 membres. Derni&#232;re charge en date : l'historique organisation antifasciste VVN BdA, vis&#233;e par une r&#233;siliation de son compte &#224; la Postbank, filiale de la puissantissime Deutsche Bank. Cette pratique, bien rod&#233;e, porte un nom : le &lt;i&gt;debanking&lt;/i&gt;, ou le fait pour une banque de mettre fin &#224; une relation commerciale avec un client jug&#233; trop risqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Des virements antifascistes ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La Sparkasse de G&#246;ttingen et la banque GLS ont &#233;t&#233; les deux premiers &#233;tablissements &#224; d&#233;gainer. La raison invoqu&#233;e ? Dans un premier temps, de vagues &#171; &lt;i&gt;adaptations r&#233;glementaires&lt;/i&gt; &#187;. Mais Hartmut Br&#252;ckner, porte-parole de la Rote Hilfe, pressentait d&#233;j&#224; une autre raison : &#171; &lt;i&gt;Le classement de certains groupes comme terroriste par les &#201;tats-Unis n'y est pas pour rien.&lt;/i&gt; &#187; En Allemagne, l'&#171; Antifa Ost &#187; a &#233;t&#233; plac&#233; sur la liste rouge de l'administration Trump, bien qu'il ne s'agisse pas d'une organisation clairement identifi&#233;e, mais d'un nom apparu dans un contexte d'enqu&#234;tes et de proc&#232;s visant des antifas de l'est du pays apr&#232;s des affrontements avec des n&#233;onazis. Or la Rote Hilfe aide financi&#232;rement les personnes incrimin&#233;es et a m&#234;me lanc&#233;, &#224; l'&#233;t&#233; 2025, une campagne de solidarit&#233; &#171; Wir sind alle Antifa &#187; (&#171; Nous sommes tous Antifa &#187;). &#171; &lt;i&gt;Bien s&#251;r, nous soutenons et soutiendrons les antifas poursuivis, c'est le but de notre asso !&lt;/i&gt; &#187; assume Hartmut Br&#252;ckner, pour qui ce &lt;i&gt;debanking&lt;/i&gt; rel&#232;ve d'&#171; &lt;i&gt;une ing&#233;rence consid&#233;rable des &#201;tats-Unis dans l'action politique et la soci&#233;t&#233; civile en Allemagne &lt;/i&gt; &#187;. De son c&#244;t&#233;, Patrik K&#246;bele le leader du DKP, interrog&#233; par le quotidien &lt;i&gt;Junge Welt&lt;/i&gt;, se montre peu surpris : les banques, dit-il, &#171; &lt;i&gt;se mettent aux services de ceux qui veulent interdire la solidarit&#233;, car il s'agit d'une arme &#8211; de notre arme&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Pas de justice, pas de compte&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mi-janvier dernier, un premier proc&#232;s en urgence a oppos&#233; la Rote Hilfe &#224; la Sparkasse de G&#246;ttingen en Basse-Saxe. Pour argumenter ses mesures, la banque invoquait une &#171; &lt;i&gt;obligation de diligence accrue&lt;/i&gt; &#187; et une possible &#171; &lt;i&gt;perte de r&#233;putation&lt;/i&gt; &#187;, confirmant au passage que l'affaire &#171; Antifa Ost &#187; &#233;tait bien &#224; l'origine de sa d&#233;cision. Mais rien de tout ceci n'a su convaincre la pr&#233;sidence du tribunal qui a ordonn&#233; &#224; la Sparkasse de continuer &#8211; pour l'instant &#8211; de mettre ses services &#224; disposition de sa cliente de longue date. Des d&#233;cisions politiques d'un pays tiers ne peuvent servir de base pour cl&#244;turer des comptes allemands, pr&#233;cise en substance les juges. Une premi&#232;re victoire en demi-teinte, puisque dans les d&#233;lais, la banque a fait appel de cette d&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Pas de BIC, pas de fric&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Nous allons s&#251;rement devoir recommencer &#224; r&#233;colter de l'argent en cash&lt;/i&gt; &#187;, confie une membre de l'ABC Dresde au micro de Radio Dreyeckland, tandis que d'autres ironisent sur l'ouverture d'un compte aux &#238;les Ca&#239;mans, &#224; la recherche de &#171; &lt;i&gt;bonnes banques&lt;/i&gt; &#187; pour leurs caisses anti-rep. Et de fait, l'&#233;tau se resserre. Les banques sont prises dans un r&#233;seau de d&#233;pendances domin&#233;es par les acteurs &#233;tasuniens avec lesquels nul ne peut risquer de se brouiller s&#233;rieusement. La crainte d'en &#234;tre exclue apr&#232;s l'inscription de l'&#171; Antifa Ost &#187; sur la liste am&#233;ricaine des sanctions a d'ailleurs constitu&#233; l'un des arguments centraux de la Sparkasse lors du proc&#232;s que lui a intent&#233; la Rote Hilfe. &#192; ce titre, un organisme tel que le syst&#232;me international de communication et de transaction SWIFT, bien que bas&#233; sur le sol europ&#233;en, est un outil de pression manifeste. Car l'attribution d'un BIC, ou &#171; code SWIFT &#187;, standard international pour identifier les institutions financi&#232;res dans les transactions, est soumise &#224; des r&#232;gles strictes. Entre autres : ne pas soutenir des organisations terroristes. Et, dans le doute, Washington nous dira lesquelles.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Par Luc Schelm&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le label &#171; terroriste &#187; est attribu&#233; &#224; l'&#171; Antifa Ost &#187; d'Allemagne, la F&#233;d&#233;ration anarchiste informelle FAI/FRI italienne et les deux groupes grecs Justice arm&#233;e prol&#233;taire et Autod&#233;fense de la classe r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Films de poulettes politis&#233;es</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Films-de-poulettes-politisees</link>
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		<dc:date>2026-04-24T22:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sonia Condesse</dc:creator>


		<dc:subject>Marina Margarina</dc:subject>
		<dc:subject>Culture</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La pu&#233;rilit&#233; ne devrait pas &#234;tre d&#233;duite d'un go&#251;t pour la danse ou les vampires. Dans sa vid&#233;o &#171; Chick flicks &amp; Dirty dancing : bien plus que des films de meufs &#187;, la cha&#238;ne YouTube Random essais montre que la r&#233;putation futile du cin&#233;ma dit f&#233;minin n'est pas le reflet de la qualit&#233; de ses &#339;uvres, mais du regard misogyne port&#233; sur elles. Est-ce que vous aimez le rose ? Pour beaucoup de jeunes filles f&#233;ministes, c'&#233;tait presque la honte d'avoir un go&#251;t pour cette couleur, d'office (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no251-avril-2026" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;251 (avril 2026)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Une-illustration-de-Marina" rel="tag"&gt;Marina Margarina&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Culture" rel="tag"&gt;Culture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L150xH98/marina_margarina-85073.jpg?1779610069' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='98' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La pu&#233;rilit&#233; ne devrait pas &#234;tre d&#233;duite d'un go&#251;t pour la danse ou les vampires. Dans sa vid&#233;o &#171; Chick flicks &amp; Dirty dancing : bien plus que des films de meufs &#187;, la cha&#238;ne YouTube Random essais montre que la r&#233;putation futile du cin&#233;ma dit f&#233;minin n'est pas le reflet de la qualit&#233; de ses &#339;uvres, mais du regard misogyne port&#233; sur elles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_6488 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/marina_margarina.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH327/marina_margarina-d4f08.jpg?1779610070' width='500' height='327' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que vous aimez le rose ? Pour beaucoup de jeunes filles f&#233;ministes, c'&#233;tait presque la honte d'avoir un go&#251;t pour cette couleur, d'office associ&#233;e au &lt;i&gt;girly&lt;/i&gt;, &#224; des t&#234;tes &#224; coiffer, &#224; des frivolit&#233;s d&#233;nu&#233;es de tout int&#233;r&#234;t. De cette misogynie culturelle, la cha&#238;ne YouTube Random essais en parle dans son &#233;pisode &#171; Chick flicks et Dirty dancing, bien plus que des films de meufs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors oui, on sait, &#224; bas les GAFAM, Google au b&#251;cher et YouTube au milieu. Mais quoi qu'on en dise, cette plateforme reste un moyen d'expression pour plein de cr&#233;ateur&#183;ices, par ailleurs largement sous-r&#233;mun&#233;r&#233;&#183;es pour leur travail et l'argent qu'iels rapportent &#224; la multinationale. Donc on soutient les prol&#233;taires du num&#233;rique, et on visibilise les youtubeur&#183;euses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce n'est pas comme si on faisait ici l'apologie du capitalisme et de son pote le patriarcat. Au contraire, la vid&#233;o de Random essais tient un propos f&#233;ministe intersectionnel, qui cherche &#224; r&#233;habiliter un genre stigmatis&#233; jusque dans le nom qui le d&#233;crit : le &lt;i&gt;chick flick&lt;/i&gt; (traduisez &#171; film de poulette &#187;). Un cin&#233;ma de meuf, des com&#233;dies o&#249; il est question d'&#233;motions, de sentiments, parfois de romance. D&#232;s son apparition dans les ann&#233;es 1970, il subit un m&#233;pris aussi important que ses performances au box-office. &#171; &lt;i&gt;L'histoire du &lt;/i&gt;chick flick&lt;i&gt; montre que les films populaires aupr&#232;s des femmes sont d&#233;valoris&#233;s non pas malgr&#233; leur succ&#232;s, mais pr&#233;cis&#233;ment &#224; cause de son public.&lt;/i&gt; &#187; Par exemple selon la vid&#233;aste, le discr&#233;dit jet&#233; sur des films comme &lt;i&gt;Twilight&lt;/i&gt;, saga vampirique culte des ann&#233;es 2010, tient davantage au jeune &#226;ge et &#224; la f&#233;minit&#233; de ses fans qu'&#224; des critiques constructives sur l'&#339;uvre. Elle prolonge la r&#233;flexion en rendant justice &#224; son film pr&#233;f&#233;r&#233;, &lt;i&gt;Dirty Dancing&lt;/i&gt; (celui de 1987), &#171; &lt;i&gt;qui prouve que les films de meufs peuvent &#234;tre des &#339;uvres engag&#233;es, subtiles, et qui m&#233;ritent d'&#234;tre prises au s&#233;rieux&lt;/i&gt; &#187;. L'histoire n'est pas seulement celle d'une jeune femme qui se passionne pour la danse en m&#234;me temps que pour son professeur muscl&#233;. La lutte des classes est au c&#339;ur de l'intrigue, et s'insinue dans les relations entre Johnny et B&#233;b&#233;. L'h&#233;ro&#239;ne d&#233;couvre les privil&#232;ges de sa propre position sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le titre de la cha&#238;ne pr&#233;vient, il s'agit d'un essai. L'argumentation saute d'un film &#224; un autre, en passant par une &#233;tude, un plateau t&#233;l&#233; ou une exp&#233;rience personnelle. La voix &lt;i&gt;off&lt;/i&gt; de la vid&#233;aste glisse sur des images cin&#233;matographiques, s'interrompt au profit de sc&#232;nes de films &#233;loquentes. Le propos est convaincant, on en ressort avec une pointe d'amertume envers Timoth&#233;e Chalamet, et l'envie de se plonger dans &lt;i&gt;Confessions of a Shopaholic&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Stella Dallas&lt;/i&gt;, ou toutes autres r&#233;f&#233;rences de la culture populaire f&#233;minine trop souvent d&#233;crites &#224; tort comme des &#171; plaisirs coupables &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Sonia&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Somebody got murdered</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Somebody-got-murdered</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Somebody-got-murdered</guid>
		<dc:date>2026-04-24T22:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lluno</dc:creator>


		<dc:subject>Chronique carc&#233;rale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Luno intervient b&#233;n&#233;volement en prison. Chaque mois, il livre ici un regard oblique sur la taule et ses rouages par quelqu'un qui y passe mais n'y dort pas. Ce mois-ci, la mort aux trousses. Retourner &#224; la prison apr&#232;s une longue absence n&#233;cessite souvent de me botter le cul. J'ai beau &#234;tre convaincu de ce que j'y fais, la flemme m'envahit : flemme des hauts murs, flemme des matons, des faux sourires et de la violence qui suinte de partout. &#192; chaque fois, il s'agit de reconstruire cette (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no251-avril-2026" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;251 (avril 2026)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Chronique-carcerale" rel="tag"&gt;Chronique carc&#233;rale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Luno intervient b&#233;n&#233;volement en prison. Chaque mois, il livre ici un regard oblique sur la taule et ses rouages par quelqu'un qui y passe mais n'y dort pas. Ce mois-ci, la mort aux trousses.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Retourner &#224; la prison apr&#232;s une longue absence n&#233;cessite souvent de me botter le cul. J'ai beau &#234;tre convaincu de ce que j'y fais, la flemme m'envahit : flemme des hauts murs, flemme des matons, des faux sourires et de la violence qui suinte de partout. &#192; chaque fois, il s'agit de reconstruire cette sorte de carapace qui me permet d'&#233;voluer en milieu carc&#233;ral sans trop me faire d&#233;foncer par ce que j'y vois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rentr&#233;e de septembre. J'essaie d'apporter avec moi l'&#233;nergie accumul&#233;e pendant les vacances. Je me sens en pleine forme. La m&#233;t&#233;o estivale m'enjaille et quand je tombe sur une flop&#233;e de gros moutons en train de ruminer langoureusement les p&#226;querettes des &#171; abords &#187;&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'ext&#233;rieur au pied des b&#226;timents dans l'argot de la prison.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, mon c&#339;ur fond. Est-ce que m&#234;me la taule serait moins p&#233;nible au soleil ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une voiture est parqu&#233;e devant l'entr&#233;e, genre petit monospace plein &#224; craquer. Un surveillant aide deux civils &#224; charger les derniers cartons. Je les salue en passant et me r&#233;jouis int&#233;rieurement de cette vision inhabituelle : un jeune vient d'&#234;tre lib&#233;r&#233;, son p&#232;re &#8211; fr&#232;re ? Cousin ? &#8211; est venu l'accueillir &#224; la sortie, un agent leur pr&#234;te main forte. Dans le sas d'entr&#233;e, je suis bient&#244;t rejoint par ce surveillant, un homme rond et serviable que je c&#244;toie r&#233;guli&#232;rement parce qu'il officie comme rempla&#231;ant &#224; diff&#233;rents postes de la maison d'arr&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Une lib&#233;ration ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Non, un d&#233;c&#232;s. Suicide. On l'a retrouv&#233; samedi dans sa cellule. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je reste p&#233;trifi&#233; et relis la sc&#232;ne avec horreur. J'ai envie de m'enfuir, de m'excuser aupr&#232;s d'eux. Le surveillant s'en est d&#233;j&#224; all&#233;. Il doit effectuer je ne sais quelle t&#226;che administrative absurde qui constitue la suite de sa journ&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le suicide n'est pas un drame en prison. C'est tout au plus un al&#233;a pr&#233;visible qui g&#233;n&#232;re des rapports et des commissions de pr&#233;vention, mais rarement une r&#233;elle prise en charge. &#171; &lt;i&gt; Vuln&#233;rabilit&#233; et dangerosit&#233; produisent une pr&#233;occupation institutionnelle similaire : toutes deux sont susceptibles de venir perturber l'ordre carc&#233;ral &lt;/i&gt; &#187;, expliquent le psychiatre Thomas Fovet et la sociologue Camille Lancevel&#233;e dans &lt;i&gt;La prison pour asile&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#201;ditions de la MSH, 20&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; ?&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Avec une telle logique, celui ou celle qui se coupe les veines a plus de chance de finir au mitard qu'en unit&#233; de soins psychiatriques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre les deux, il y a les cellules de protection d'urgence &#8211; joliment baptis&#233;es CProU ou &#171; cellules lisses &#187; dans le lexique p&#233;t&#233; de l'administration. C'est le rejeton de ce que la taule et l'HP savent faire de plus moche : 8 m&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt; garantis &#171; sans point d'accroche &#187; avec du mobilier scell&#233; au sol et du plexiglas sale boulonn&#233; autour de la t&#233;l&#233; et de la fen&#234;tre. Le d&#233;tenu qui s'y trouve plac&#233; est g&#233;n&#233;ralement dot&#233; en prime de v&#234;tements en papier et d'une couverture en plastique : de quoi bader bien tranquillement pendant les 24 heures qui suivent sa tentative de suicide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin de la journ&#233;e. J'ai entendu parler de trois agressions entre prisonniers, dont une &#224; l'huile bouillante, et une matonne m'a dit &#224; propos des d&#233;tenus qu'ils &#233;taient &#171; &lt;i&gt;pire que des gosses&lt;/i&gt; &#187;. Dehors, le soleil a disparu et ma joie avec.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Luno&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;L'ext&#233;rieur au pied des b&#226;timents dans l'argot de la prison.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#201;ditions de la &lt;i&gt;MSH, 20&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Maternit&#233; : &#034;un renoncement heureux et possible&#034;</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Maternite-un-renoncement-heureux</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Maternite-un-renoncement-heureux</guid>
		<dc:date>2026-04-17T22:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jonas Schnyder</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Ana&#239;s Shenk&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans la BD Apr&#232;s, ce sera trop tard, Ana&#239;s Schenk&#233; nous raconte ses r&#233;flexions face &#224; une question devenue pressante &#224; l'approche de ses 35 ans : veut-elle &#234;tre m&#232;re, avant qu'il ne soit trop tard ? &#192; travers un r&#233;cit personnel et politique, elle rend palpables les multiples pressions qui p&#232;sent sur les femmes, et esquisse d'autres voies possibles. J'ai l'impression d'&#234;tre soudainement sur la derni&#232;re ligne droite. Et le sentiment qu'il n'y a aucune des deux options qui m'attire plus que (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no251-avril-2026" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;251 (avril 2026)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Anais-Shenke" rel="tag"&gt;Ana&#239;s Shenk&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L109xH150/anaisschenke-e2f2f.jpg?1779606018' class='spip_logo spip_logo_right' width='109' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans la BD Apr&#232;s, ce sera trop tard, Ana&#239;s Schenk&#233; nous raconte ses r&#233;flexions face &#224; une question devenue pressante &#224; l'approche de ses 35 ans : veut-elle &#234;tre m&#232;re, avant qu'il ne soit trop tard ? &#192; travers un r&#233;cit personnel et politique, elle rend palpables les multiples pressions qui p&#232;sent sur les femmes, et esquisse d'autres voies possibles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_6478 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/anaisschenke.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH689/anaisschenke-d2d4f.jpg?1779606018' width='500' height='689' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;J'ai l'impression d'&#234;tre soudainement sur la derni&#232;re ligne droite. Et le sentiment qu'il n'y a aucune des deux options qui m'attire plus que l'autre&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;pond le personnage d'Ana&#239;s quand son amie lui demande si elle veut des enfants &#224; bient&#244;t 35 ans. Congeler ses ovocytes ? Faire une PMA ? Ne pas &#234;tre parent vu l'&#233;tat du monde ? Vivre pour soi ? Autant de questionnements auxquels se confronte l'autrice marseillaise Ana&#239;s Schenk&#233; et qu'elle nous raconte dans sa BD &lt;i&gt;Apr&#232;s, ce sera trop tard. Et si je n'&#233;tais jamais m&#232;re ?&lt;/i&gt; (Les Insolentes, 2025). Et si, face &#224; l'immense pression de devoir savoir ce qu'on veut, il &#233;tait possible de ne pas c&#233;der aux sir&#232;nes de l'urgence en se d&#233;finissant autrement que par la pr&#233;sence ou l'absence d'enfant ? Entretien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D'o&#249; est n&#233; ce projet de BD sur la question de la maternit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#199;a a commenc&#233; avec quelques &lt;i&gt;strips&lt;/i&gt; sur Insta&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;voir son profil sur Instagram : @anaislesfleurs&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; pour partager mes questionnements sur la pr&#233;servation des ovocytes. J'allais avoir 35 ans, j'&#233;tais c&#233;libataire et c'&#233;tait un sujet qui devenait de plus en plus pr&#233;sent dans les &#233;changes que j'avais avec des copines dans la m&#234;me situation que moi. La d&#233;marche ayant un &#226;ge limite pour s'y inscrire, cela venait raviver la pression et le sentiment d'urgence que l'on peut avoir en tant que femme (bien qu'on puisse a priori toujours avoir des enfants autour de la quarantaine&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Selon l'Insee, l'&#226;ge moyen du premier enfant augmente contin&#251;ment depuis les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;). J'ai commenc&#233; &#224; creuser le sujet et j'ai rapidement eu beaucoup de retours de lectrices qui se posaient les m&#234;mes questions. C'&#233;tait apaisant de ne pas &#234;tre seule. Je me suis rendue compte que j'avais besoin qu'on me dise que ce n'&#233;tait pas grave de ne pas savoir. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par le biais de ton personnage, on passe &#224; travers les multiples injonctions qui p&#232;sent sur les femmes pour faire de la maternit&#233; une &#233;vidence. Comment &#231;a s'est manifest&#233; pour toi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mon entourage n'est pas trop port&#233; sur la parentalit&#233; et je n'avais pas l'impression d'&#234;tre pressuris&#233;e par ces injonctions, mais je me suis rendue compte que c'&#233;tait l&#224; malgr&#233; tout, et depuis longtemps : en r&#233;alit&#233; je me suis toujours pens&#233;e comme m&#232;re. Depuis mon enfance, j'avais en t&#234;te les pr&#233;noms de mes futurs enfants et imaginais d&#233;j&#224; comment je les &#233;l&#232;verais. On nous inculque le fait de ne pas pouvoir se penser en dehors de la maternit&#233; et &#231;a devient rapidement une lourde responsabilit&#233; : quand t'es adolescente, avec l'apparition des premi&#232;res r&#232;gles, ton corps d'enfant devient un corps qui peut procr&#233;er ; par la suite, tu sais qu'une fois sur le march&#233; du travail, le projet de maternit&#233; va peser et te discr&#233;diter par rapport &#224; un homme &#8211; alors que lui aussi peut &#234;tre parent !&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;&#171; Les parcours PMA sont loin d'&#234;tre &#8220;faciles&#8221;, ils ne sont pas anodins et encore tr&#232;s mal accompagn&#233;s sur le plan humain &#187;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Tu es constamment la cible d'injonctions contradictoires qui te font sentir que si tu n'es pas m&#232;re, tu es pass&#233; &#224; c&#244;t&#233; de quelque chose, mais que si tu es m&#232;re, cela va peser sur ta vie professionnelle et amoureuse, tes cercles sociaux et ta vie quotidienne. Si t'as des enfants en &#233;tant jeune, c'est bizarre, si t'es plus &#226;g&#233;e, t'es trop vieille, si t'en as plein, t'es une cassos, et si t'en as qu'un, &#231;a va &#234;tre un enfant-roi&#8230; La dissonance est permanente. Quels que soient nos choix, il n'y a jamais de bonne mani&#232;re d'&#234;tre une femme. Quand ce n'est pas Macron qui t'&#233;crit personnellement pour te dire de faire un enfant pour la patrie, dans une grossi&#232;re instrumentalisation de nos corps. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans la BD, face &#224; toutes les options possibles, le personnage se penche sur les parcours &#171; alternatifs &#187;, en particulier sur la cong&#233;lation des ovocytes qui permet de remettre le choix &#224; plus tard. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce sont des avanc&#233;es sociales importantes qui ne sont pas &#224; remettre en question. Mais pour la cong&#233;lation des ovocytes, je ne pouvais pas m'emp&#234;cher d'y voir une &#8220;solution de facilit&#233;&#8221;. Non pas pour les personnes concern&#233;es, mais pour les institutions qui la proposent : vous avez 35 ans, pas de taf, pas de situation stable, vous &#234;tes dans des apparts pourris, c'est compliqu&#233; de rencontrer des gens qui veulent s'engager ? Bah ! pr&#233;servez vos ovocytes et on verra &#224; vos 41 ans. Une mani&#232;re de remettre le choix &#224; plus tard tout en maintenant la pression sur les corps. En r&#233;alit&#233;, les parcours PMA sont loin d'&#234;tre &#8220;faciles&#8221;, ils ne sont pas anodins et encore tr&#232;s mal accompagn&#233;s sur le plan humain. Ils peuvent &#234;tre douloureux et violents pour le corps et le mental, avoir des r&#233;percussions importantes sur le quotidien, la vie sociale et amoureuse. Et il n'y a pas de garantie que &#231;a fonctionne ! Dans la BD, je me permets d'envisager que c'est une fausse solution dans un contexte o&#249; le syst&#232;me de sant&#233; se casse la gueule, o&#249; il n'y a pas de places en cr&#232;che et o&#249; les familles monoparentales sont les plus pr&#233;caires. La priorit&#233; serait plut&#244;t de cr&#233;er un contexte qui donne envie aux gens de faire famille, non ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment est-ce que ces diff&#233;rents sc&#233;narios sont venus questionner ton d&#233;sir initial de maternit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je me suis rendue compte que je parlais surtout de &#8220;d&#233;sir&#8221; d'enfant et de parentalit&#233;, et que je ne pouvais pas faire abstraction du fait que nos d&#233;sirs &#233;taient calibr&#233;s par nos exp&#233;riences, nos environnements et nos entourages. On est coinc&#233;&#183;es entre une envie souvent fantasm&#233;e d'&#234;tre parents et la r&#233;alit&#233; du contexte politique, social et environnemental. Pour moi, un des enjeux a &#233;t&#233; de corr&#233;ler mon d&#233;sir &#224; la r&#233;alit&#233;, d'observer la contradiction entre ce que je souhaite et ce qui est possible, et d'accepter qu'aucun choix n'est parfait. J'avais besoin de pouvoir rebattre les cartes autour de ce regret, de cette condamnation &#224; la tristesse perp&#233;tuelle qu'on te pr&#233;dit si tu ne fais pas ce que le syst&#232;me consid&#232;re comme &#8220;les bons choix&#8221; dans ta vie. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6479 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/pages_de_pdf_apre_sceseratroptard.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH230/pages_de_pdf_apre_sceseratroptard-7dca0.jpg?1779606019' width='500' height='230' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Face &#224; cette pression, tu parles d'un manque de sc&#233;narios positifs, d&#233;sirables, de ce que peut &#234;tre la vie de femme sans &#234;tre m&#232;re. On manque de mod&#232;les qui se fondent sur autre chose que la pr&#233;sence ou l'absence d'enfants ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Quand j'ai commenc&#233; les premi&#232;res planches, je m'attendais &#224; avoir une r&#233;ponse &#233;vidente, et au fond de moi j'esp&#233;rais que soit oui, parce que &#231;a me faisait peur d'imaginer ne pas avoir d'enfants. Puis j'ai beaucoup parl&#233; avec des femmes qui n'ont pas voulu ou pas pu &#234;tre m&#232;re. Au fil de l'eau tout est devenu beaucoup moins effrayant et surtout, tout simplement palpable. Les contours d'une vie &#224; 50 ou 60 ans sans enfants commen&#231;aient &#224; pouvoir &#234;tre envisageables, voire d&#233;sirables ! En fait, &#233;changer avec ces femmes m'a permis de r&#233;aliser qu'un renoncement heureux &#233;tait possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a m'a aussi fait r&#233;aliser les pr&#233;jug&#233;s que j'avais int&#233;rioris&#233;s depuis longtemps envers les femmes seules : ces projections n&#233;gatives dans lesquelles ces femmes le sont par d&#233;faut, qu'elles ont des animaux par compensation et qu'elles sont irr&#233;m&#233;diablement tristes, car comment ne pas l'&#234;tre quand on vit sans enfants, ou pire sans enfants et hors du couple ? Je crois et j'esp&#232;re que ces jugements auront &#233;volu&#233; d'ici les prochaines ann&#233;es. Beaucoup de femmes (et pas que d'ailleurs) de ma g&#233;n&#233;ration (et des suivantes) n'auront pas d'enfants ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avoir des enfants peut aussi &#234;tre, sans que ce soit forc&#233;ment assum&#233;, une mani&#232;re de r&#233;pondre &#224; l'appr&#233;hension de la solitude, du vieillissement et de la mort. Est-ce que tu as ressenti cette forme de chantage sur nos angoisses existentielles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce n'est pas parce que t'as des enfants qu'ils vont s'occuper de toi et que tu ne finiras pas tout seul &#224; l'Ehpad ! Faire des enfants pour ne pas vieillir seul&#183;e est un mauvais calcul : mieux vaut commencer &#224; se renseigner sur les activit&#233;s sociales entre seniors. Il y a quelque mois, une amie d'une soixantaine d'ann&#233;es a lu la BD et m'a laiss&#233; une petite note vraiment touchante o&#249; elle dit : &#8220;&lt;i&gt;j'ai 63 ans, je n'ai pas d'enfants, mais j'ai un peu des petits bouts d'enfants partout, &#231;a ne m'a jamais emp&#234;ch&#233;e de me sentir bien et &#233;panouie, et j'adore ma vie !&lt;/i&gt;&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, si tu n'as pas d'enfant, tu peux d&#233;ployer plein de choses diff&#233;rentes pour cr&#233;er un sentiment de communaut&#233; ou de famille choisie, que ce soit en t'occupant d'enfants qui ne sont pas les tiens, en b&#233;n&#233;volant dans des assos ou en ayant des activit&#233;s collectives. Il y a plein de mani&#232;res de ne pas &#234;tre seul&#183;e, m&#234;me si c'est &#233;vident qu'on n'est pas &#224; &#233;galit&#233; en fonction de nos parcours de vie. Reste qu'il y a des espaces &#224; investir ou &#224; cr&#233;er pour ne pas &#234;tre seul&#183;e. Et je pense qu'on est une g&#233;n&#233;ration qui va beaucoup miser l&#224;-dessus. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Jonas Schnyder&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;voir son profil sur Instagram : @anaislesfleurs&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Selon l'Insee, l'&#226;ge moyen du premier enfant augmente contin&#251;ment depuis les ann&#233;es 1970 en France, pour &#234;tre &#224; 31 ans en 2023, et 10 % des m&#232;res ont 36 ans ou plus.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#034;Il y a longtemps que les habitants ont cess&#233; de r&#234;ver &#224; l'&#233;radication des r&#233;seaux&#034;</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Il-y-a-longtemps-que-les-habitants</link>
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		<dc:date>2026-04-17T22:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Niel Kadereit</dc:creator>


		<dc:subject>Noam Derit</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au cours d'une enqu&#234;te de terrain men&#233;e sur plus de dix ans, la chercheuse Pascale Jamoulle a &#233;tudi&#233; les m&#233;canismes d'emprise exerc&#233;s par les r&#233;seaux de trafic de drogue sur certains jeunes, ainsi que la mani&#232;re dont un collectif d'habitant&#183;es des quartiers Nord tente d'en faire reculer l'influence. Entretien. Le 13 novembre 2025, l'assassinat du petit fr&#232;re d'Amine Kessaci, militant engag&#233; contre le trafic de drogue, est venu brutalement rappeler que, dans les quartiers, des habitant&#183;es (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no251-avril-2026" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;251 (avril 2026)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Noam-Derit" rel="tag"&gt;Noam Derit&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L150xH150/noam_derit-e4508.jpg?1779622203' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au cours d'une enqu&#234;te de terrain men&#233;e sur plus de dix ans, la chercheuse Pascale Jamoulle a &#233;tudi&#233; les m&#233;canismes d'emprise exerc&#233;s par les r&#233;seaux de trafic de drogue sur certains jeunes, ainsi que la mani&#232;re dont un collectif d'habitant&#183;es des quartiers Nord tente d'en faire reculer l'influence. Entretien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 13 novembre 2025, l'assassinat du petit fr&#232;re d'Amine Kessaci, militant engag&#233; contre le trafic de drogue, est venu brutalement rappeler que, dans les quartiers, des habitant&#183;es se battent pour prot&#233;ger les leurs. Pascale Jamoulle a suivi celles et ceux qui, avant Amine Kessaci, portaient d&#233;j&#224; ce combat. Chercheuse en anthropologie, elle travaille sur les m&#233;canismes de l'emprise - dans le cercle intrafamilial, dans le monde du travail, dans les mouvements &lt;i&gt;new age&lt;/i&gt;, mais aussi dans les quartiers populaires, o&#249; elle est exerc&#233;e par les r&#233;seaux de trafic de drogue. &#192; partir de 2010, elle accompagne pendant dix ans les efforts d'un collectif d'habitant&#183;es des quartiers Nord de Marseille, compos&#233; majoritairement de femmes, qui lutte pour desserrer cet &#233;tau. &#171; &lt;i&gt;Il y a longtemps que ses membres ont cess&#233; de r&#234;ver &#224; l'&#233;radication des r&#233;seaux, mais ils veulent gagner du terrain, r&#233;sister aux trafics en renfor&#231;ant les instances socialisatrices - familles, &#233;coles, centres sociaux&#8230;&lt;/i&gt; &#187;, &#233;crit la chercheuse dans son livre &lt;i&gt;Je n'existais plus : Les mondes de l'emprise et de la d&#233;prise &lt;/i&gt;(La D&#233;couverte, 2021).&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Vous parlez des r&#233;seaux comme de filets qui peuvent se resserrer sur les personnes et leurs lieux de vie. Pouvez-vous d&#233;crire ce m&#233;canisme ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il y a toujours un moment o&#249; le trafic para&#238;t &#234;tre une solution : pour rembourser une dette, mettre de l'argent de c&#244;t&#233;, s'offrir l'espoir d'un meilleur avenir lorsque l'on n'a rien &#224; attendre de l'&#233;cole ou des boulots qu'on nous propose. Au d&#233;but, l'embrigadement se fait par les pairs, avec les amis d'enfance. On entre dans des &#233;quipes o&#249; s'exerce une division du travail tr&#232;s pouss&#233;e. En bas de l'&#233;chelle, pour les guetteurs, ce sont de longues heures d'attente et d'ennui, tr&#232;s mal r&#233;mun&#233;r&#233;es. Quand on fait le calcul, on voit que les jeunes gagnent &#224; peine plus d'un SMIC, pour des prises de risques &#233;normes1. S'ils ne font pas bien le taf, ils re&#231;oivent des punitions physiques du gars au-dessus d'eux. Comme d'autres syst&#232;mes d'emprise, les r&#233;seaux de trafic ont aussi des modes op&#233;ratoires violents : l'inf&#233;riorisation et la soumission &#224; une hi&#233;rarchie verticale rigide, l'intimidation, la menace. Et puis si on veut grimper les &#233;chelons, il faut faire ses preuves, ce qui implique souvent d'en passer par la violence. Progressivement, il y a une perte des valeurs morales jusqu'&#224; l'int&#233;gration des valeurs du r&#233;seau. On trouve l&#233;gitime dans le cadre d'une rixe de passer &#224; l'arme blanche et puis de passer &#224; des armes plus cons&#233;quentes. Il y a toujours cette id&#233;e de faire ses preuves, d'exister aux yeux des chefs de r&#233;seaux. C'est cela l'embrigadement, la &lt;i&gt;d&#233;pendance affective&lt;/i&gt;. Le &#8220;nous&#8221; du r&#233;seau prend vraiment la place du &#8220;je&#8221; et vous vous mettez &#224; appartenir au r&#233;seau, &#224; &#234;tre sa chose. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Face &#224; cela, comment s'organise le collectif d'habitant&#183;es que vous avez suivi ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'emprise a besoin du silence pour se perp&#233;tuer. La douzaine de membres du collectif, majoritairement des m&#232;res, des s&#339;urs et des tantes avec un proche dans le trafic, a donc commenc&#233; &#224; se r&#233;unir tous les mois pour parler ouvertement des trafics. Ensemble, elles ont utilis&#233; ce que j'appelle la &#8220;m&#233;thode quartier&#8221; : se d&#233;culpabiliser et s'entraider, sortir du mutisme, &#233;changer avec les jeunes sur leurs points de deal, se mobiliser collectivement contre l'indiff&#233;rence des pouvoirs publics, harceler les autorit&#233;s d&#233;ficientes&#8230; Elles ont aussi organis&#233; des marches blanches pour les jeunes tu&#233;s dans le quartier et &#233;labor&#233; des programmes de pr&#233;vention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#233;t&#233;, une rixe intercit&#233;s particuli&#232;rement violente (avec fusillades et meurtres) s'est appropri&#233; la cit&#233;. Le collectif s'est alors organis&#233; pour &#234;tre pr&#233;sent tous les jours sur l'espace public, afin de ne pas l&#226;cher le terrain. Elles voulaient surtout &#233;viter que les r&#233;seaux soient les seuls &#224; occuper l'espace, qu'il y ait le moins de vide possible, car c'est dans le vide politique et social que fleurissent les trafics. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Et vous avez vu certains jeunes sortir de ces r&#233;seaux ? &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Oui, mais c'est toujours un processus lent. Le plus souvent, ils d&#233;crochent parce qu'un jeu d'affects et de contre-affects les en &#233;loigne petit &#224; petit : leur loyaut&#233; au r&#233;seau perd de sa force face aux sentiments qu'ils &#233;prouvent envers leur copine, leur fratrie. Parfois c'est l'arm&#233;e qui les en fait sortir, d'autres fois ce sont les fondamentalistes religieux. Sinon c'est par une aide tr&#232;s forte de la famille et des structures associatives. Ceux qui s'en sortent le plus facilement sont ceux qui gardent des socialisations &#224; l'&#233;cole, dans un club de sport, en somme dans tous les espaces en dehors des r&#233;seaux. Cela explique aussi que ces derniers s'implantent particuli&#232;rement dans les quartiers abandonn&#233;s par les services publics. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Niel Kadereit&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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