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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>La r&#233;volution au village</title>
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		<dc:date>2015-06-22T17:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Iffik Le Guen, Julien Tewfiq</dc:creator>


		<dc:subject>Ma cabane pas au Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Julien Tewfiq</dc:subject>
		<dc:subject>service public</dc:subject>
		<dc:subject>Poste</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Dans le Sud-Est, le d&#233;mant&#232;lement du service public postal bat son plein. Sauf qu'&#224; Saint-Paul-lez-Durance, la r&#233;sistance s'organise, depuis le 20&#8200;f&#233;vrier dernier, autour de personnages hauts en couleur. Reportage au c&#339;ur d'un village gaulois dans toute sa splendeur. En ce jeudi 23 avril, alors que la froideur de la nuit jette ses derni&#232;res piq&#251;res, une petite &#233;quipe de reporters de CQFD s'&#233;broue pour covoiturer en direction de Saint-Paul-lez-Durance. Ce village de 900&#8200;habitants, sis (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no132-mai-2015" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;132 (mai 2015)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Ma-cabane-pas-au-Canada" rel="tag"&gt;Ma cabane pas au Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Julien-Tewfiq-109" rel="tag"&gt;Julien Tewfiq&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/service-public" rel="tag"&gt;service public&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Poste" rel="tag"&gt;Poste&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/nuit-jette" rel="tag"&gt;nuit jette&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-s-ebroue" rel="tag"&gt;CQFD s'&#233;broue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/public-postal" rel="tag"&gt;public postal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/bureau-postal" rel="tag"&gt;bureau postal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Cadarache" rel="tag"&gt;Cadarache&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/petite-equipe" rel="tag"&gt;petite &#233;quipe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/postal" rel="tag"&gt;postal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/dernieres-piqures" rel="tag"&gt;derni&#232;res piq&#251;res&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le Sud-Est, &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/La-Poste-Abus-de-greve-mon-pauvre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le d&#233;mant&#232;lement&lt;/a&gt; du service public postal bat son plein. Sauf qu'&#224; Saint-Paul-lez-Durance, la r&#233;sistance s'organise, depuis le 20&#8200;f&#233;vrier dernier, autour de personnages hauts en couleur. Reportage au c&#339;ur d'un village gaulois dans toute sa splendeur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1511 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/cabane-bouchon.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH667/cabane-bouchon-8b74b.jpg?1768676958' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Julien Tewfiq.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;En ce jeudi 23 avril&lt;/strong&gt;, alors que la froideur de la nuit jette ses derni&#232;res piq&#251;res, une petite &#233;quipe de reporters de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; s'&#233;broue pour covoiturer en direction de Saint-Paul-lez-Durance. Ce village de 900&#8200;habitants, sis entre Sainte-Victoire, Luberon, Verdon et&#8230; le centre du Commissariat &#224; l'&#233;nergie atomique (CEA) de Cadarache, va &#234;tre, en effet, le th&#233;&#226;tre de la premi&#232;re op&#233;ration escargot de son histoire. L'objectif de ce branle-bas de combat, qui mobilisera une centaine de personnes, est de bloquer, d&#232;s potron-minet, l'entr&#233;e des techniciens et ing&#233;nieurs dans le centre de Cadarache. La raison de la col&#232;re ? La direction r&#233;gionale de La Poste veut en finir avec le bureau postal saint-paulais qui continue, envers et contre toutes les restructurations, &#224; lui r&#233;sister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fin f&#233;vrier donc&lt;/strong&gt;, Jean-Luc, le postier qui assure les permanences au bureau de Saint-Paul &#8211;&#8200;d'ores et d&#233;j&#224; r&#233;duites &#224; deux heures chaque matin du lundi au samedi&#8200;&#8211;, alerte la petite communaut&#233; villageoise de la fermeture dudit bureau, programm&#233;e pour juin, et son remplacement par une agence postale communale. Cette nouvelle structure serait synonyme de d&#233;gradation du service rendu aux usagers et constituerait la derni&#232;re &#233;tape avant le passage au relais postal chez un commer&#231;ant&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'agence&#8200;postale communale est le fruit empoisonn&#233;&#8200;d'une convention pass&#233;e (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Dans la foul&#233;e d'un premier rassemblement, une p&#233;tition est lanc&#233;e&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Elle a d&#233;j&#224; recueilli plus de 2 000 signatures, dont 1 000 sur le seul site (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, un calendrier d'actions &#224; mener toutes les trois semaines est &#233;tabli et une association de d&#233;fense du service public postal est constitu&#233;e. Autour de la table de la boulangerie de Saint-Paul transform&#233;e en QG de la contestation, alors que le soleil vient de se lever, Jean-Luc prend la parole : &#171; &lt;i&gt;On s'est vite rendu compte que c'est l'ensemble du territoire qui risquait de faire les frais de cette strat&#233;gie de la Poste &#224; l'occasion de d&#233;bats publics organis&#233;s &#224; Jouques, Peyrolles, Vinon&#8230; Partout les habitants s'inqui&#233;taient de ce d&#233;sengagement des services publics annonciateur de d&#233;sertification rurale acc&#233;l&#233;r&#233;e.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comme pr&#233;vu&lt;/strong&gt;, &#224; 7&#8200;heures&#8200;30 p&#233;tantes, le cort&#232;ge s'&#233;branle. Au cours de cette marche revigorante de pr&#232;s de quatre kilom&#232;tres, certaines discussions s'attardent sur l'importance de la pr&#233;sence du facteur. Bernard : &#171; &lt;i&gt;Le facteur conna&#238;t tout le monde dans le village, les probl&#232;mes de pension, de sant&#233;, d'isolement. Ce n'est pas un clich&#233;, il reste le lien direct et permanent avec les habitants.&lt;/i&gt; &#187; Le long de la route, nous pouvons entendre le concert de klaxons entonn&#233; par les employ&#233;s de la zone artisanale et commerciale tandis que les automobilistes, passant dans l'autre sens, nous saluent amicalement. M&#234;me constat vers 10&#8200;heures lorsque le tractopelle et le camion-plateau, ouvrant la marche, entament leur dernier tour de rond-point devant le centre de Cadarache et que le bouchon de 10&#8200;kilom&#232;tres commence &#224; se r&#233;sorber. Les centaines de v&#233;hicules de tous types et de toutes origines qui s'engouffrent dans le centre du CEA ne montrent aucune mauvaise humeur &#224; l'&#233;gard de ces dr&#244;les de gast&#233;ropodes scandant des appels au rassemblement dans la lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est le moment&lt;/strong&gt; d'entamer le p&#233;riple du retour vers le village o&#249; un barbecue attend les participants. L'&#233;quipe de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, par pur professionnalisme, d&#233;cide de faire un arr&#234;t au bar de la mairie, histoire de prendre la temp&#233;rature. H&#233;las, nous sommes accueillis par un tenancier corse des plus taciturnes qui affichent fi&#232;rement au-dessus du comptoir les couleurs du PSG et par trois cam&#233;ras qui scrutent le moindre centim&#232;tre carr&#233; de la minuscule placette. Nous filons donc vers des lieux plus hospitaliers. &#171; &lt;i&gt;Ici, on boit du rouge, pas du jaune !&lt;/i&gt; &#187;, nous rassure aussit&#244;t Jean-Luc, carrure de d&#233;m&#233;nageur et bouille de moine camembert. Natif du pays et endurci par des ann&#233;es de militantisme &#224; la CGT au niveau national, il ne veut surtout pas monopoliser la parole pour pr&#233;venir toute d&#233;rive vers &#171; &lt;i&gt;le culte de la personnalit&#233;&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il passe alors&lt;/strong&gt; le crachoir au trio f&#233;minin&#8200;&#8211;&#8200;&#171; &lt;i&gt;les dr&#244;les de dames&lt;/i&gt; &#187; comme les appelle celui qui se sent bien dans le r&#244;le de Bosley&#8200;&#8211;&#8200;&#224; la t&#234;te de l'association. Dominique, &#171; &lt;i&gt;la terrassi&#232;re&lt;/i&gt; &#187;, assure la pr&#233;sidence ; Martine, &#171; &lt;i&gt;la boulang&#232;re&lt;/i&gt; &#187;, s'occupe de la vice-pr&#233;sidence ; Brigitte, &#171; &lt;i&gt;la garagiste&lt;/i&gt; &#187;, tient la tr&#233;sorerie. Mais autour des tables install&#233;es derri&#232;re le stade, on trouve aussi Bernard, &#171; &lt;i&gt; le retrait&#233;&lt;/i&gt; &#187;, Nicole, &#171; &lt;i&gt;la comptable&lt;/i&gt; &#187;, Ghislain, &#171; &lt;i&gt;le ch&#244;meur&lt;/i&gt; &#187;, Jonathan, &#171; &lt;i&gt;le tagger&lt;/i&gt; &#187;&#8230; Aucun ne s'&#233;tait retrouv&#233; jusque-l&#224; engag&#233; dans des actions politiques, hormis la d&#233;fense de l'&#233;cole du village. Ils sont les premiers surpris de leur combativit&#233; et du plaisir qu'ils prennent &#224; lutter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tous conspuent&lt;/strong&gt; les magouilles des &#171; z&#233;lus &#187;. Tous moquent l'attitude du maire PS de Saint-Paul, Roger Pizot, &#171; &lt;i&gt;qu'on ne voit jamais, qui ne dit jamais rien, qui pr&#233;f&#232;re tondre sa pelouse&lt;/i&gt; &#187;. Ce que les reporters de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; peuvent confirmer apr&#232;s plusieurs appels infructueux. &#171; &lt;i&gt;Il est en r&#233;union&lt;/i&gt; &#187; ou &#171; &lt;i&gt;il n'est pas en mairie&lt;/i&gt; &#187;, nous a poliment r&#233;pondu la secr&#233;taire. Roger Pizot pensait s&#251;rement avoir bien ficel&#233; son dossier en justifiant la d&#233;molition du b&#226;timent abritant l'actuel bureau postal par la construction de logements sociaux. Mais la ficelle &#233;tait un peu grosse : &#171; &lt;i&gt;Pourquoi faire ce projet pr&#233;cis&#233;ment &#224; cet endroit sinon pour arranger la direction de la Poste qui a un beau pr&#233;texte pour fermer le bureau ?&lt;/i&gt; &#187;, s'&#233;tonne Jean-Luc. Sans compter la m&#233;fiance de certains habitants par rapport &#224; des logements qui pourraient cr&#233;er un afflux de populations originaires de Marseille. Une m&#233;fiance qui perce aussi dans les propos de certains membres de l'association que Jean-Luc essaye de recadrer tant bien que mal. De l&#224; &#224; penser que le maire a sciemment choisi cette option pour jeter les ferments de la division au sein du mouvement de contestation&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais le calendrier&lt;/strong&gt; de la lutte n'attend pas. Le 30&#8200;mai prochain, les irr&#233;ductibles villageois organiseront l'enterrement symbolique du service public postal et le petit bourg se couvrira des signes du deuil. A moins que, d'ici l&#224;, il ne parvienne &#224; tordre le bras &#224; la direction de la Poste qui avouerait la d&#233;faite en rase campagne de ses l&#233;gions manag&#233;riales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;L'agence&#8200;postale communale est le fruit empoisonn&#233;&#8200;d'une convention pass&#233;e entre le maire et la direction de La Poste qui ressemble &#224; une sorte de bail pr&#233;caire. Elle peut &#234;tre sign&#233;e pour un an renouvelable, ce qui permet &#224; la Poste de la d&#233;noncer en cas de baisse, m&#234;me l&#233;g&#232;re, du trafic de courriers. Cela revient aussi &#224; faire payer aux habitants deux fois leurs lettres : par les timbres qu'ils ach&#232;tent et par les imp&#244;ts locaux dont ils s'acquittent.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Elle a d&#233;j&#224; recueilli plus de 2 000 signatures, dont 1 000 sur le seul site de Cadarache, qui compte plus de 4 000 employ&#233;s. Son bureau est &#233;galement cibl&#233; par les vell&#233;it&#233;s de restructuration de La Poste.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Post it yourself</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Post-it-yourself</link>
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		<dc:date>2013-11-09T04:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas de La Casini&#232;re</dc:creator>


		<dc:subject>Culture</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Une tartine de pain sec avec un timbre, arriv&#233;e dans la bo&#238;te aux lettres ! On ne la croyait plus capable que de d&#233;verser des factures et de la pub. Ce clin d'&#339;il &#224; la poste, &#224; une culture, une histoire, cultive un esprit goguenard et discret, pied de nez libertaire et international aux convenances, sans la ramener. C'est la petite magie po&#233;tique de l'art postal, alias mail art puisque ce mouvement est n&#233; dans les ann&#233;es 1960 &#224; New York, vite devenu un r&#233;seau mondial qui n'a ni chef ni (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no114-septembre-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;114 (septembre 2013)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Culture" rel="tag"&gt;Culture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/New-York" rel="tag"&gt;New York&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/l-art" rel="tag"&gt;l'art&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/clin-d-oeil" rel="tag"&gt;clin d'&#339;il&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Poste" rel="tag"&gt;Poste&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/postal" rel="tag"&gt;postal&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/l-art-postal" rel="tag"&gt;l'art postal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/timbre" rel="tag"&gt;timbre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/adresse" rel="tag"&gt;adresse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Pieds-Nickeles" rel="tag"&gt;Pieds Nickel&#233;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une tartine de pain sec avec un timbre, arriv&#233;e dans la bo&#238;te aux lettres ! On ne la croyait plus capable que de d&#233;verser des factures et de la pub. Ce clin d'&#339;il &#224; la poste, &#224; une culture, une histoire, cultive un esprit goguenard et discret, pied de nez libertaire et international aux convenances, sans la ramener.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_801 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH300/p14--tampons01-b98ab.jpg?1768652788' width='400' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est la petite magie po&#233;tique de l'art postal, alias &lt;i&gt;mail art&lt;/i&gt; puisque ce mouvement est n&#233; dans les ann&#233;es 1960 &#224; New York, vite devenu un r&#233;seau mondial qui n'a ni chef ni ma&#238;tre &#224; penser. Juste des listes, des &#233;changes, des expos modestes et enjou&#233;es, mettant sur un pied d'&#233;galit&#233;, sans hi&#233;rarchie ni exclusion, des artistes pros et des amateurs, des gamins des &#233;coles, des partisans du collage, des gribouilleurs ou des petits fut&#233;s jouant avec les r&#232;glements de la Poste ou l'humeur des facteurs charg&#233;s de d&#233;chiffrer l'adresse en r&#233;bus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un galet de plage avec une adresse et un timbre, un gant de toilette, une tranche de jambon sous vide, une bo&#238;te de conserve ratatin&#233;e par une bagnole, un bois flott&#233; tel quel, tout est possible du moment que &#231;a ne risque pas de blesser les facteurs. Le motif du timbre voit son graphisme prolong&#233; sur l'enveloppe, on lui colle des rubans, on &#233;crit sur une assiette de pique-nique en carton, on brode un nom sur un vieil emballage de rustines&#8230; Bricole, r&#233;cupe, d&#233;tournement, astuce, jeu avec les formes, un peu de transgression&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_802 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH278/p14-cageot-agraffes-a1409.jpg?1768652789' width='400' height='278' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les objets coupants sont bannis ? Une planche de lames de rasoir sous une couche de ruban adh&#233;sif. Et &#231;a passe&#8230; Certains petits malins r&#233;alisent de faux timbres, rigolos ou militants (il y en a un qui s'oppose au projet d'a&#233;roport &#224; Notre-Dame-des-Landes), des tampons d&#233;connants ou rageurs, sculpt&#233;s dans une patate, du lino ou un bout de caoutchouc. D'autres jouent avec chemins, avenues boulevards et codes postaux en envoyant des lettres &#224; toutes les adresses connues des Pieds Nickel&#233;s, d'Octave Mirbeau, de Marius Jacob, ou du Poulpe, juste pour le plaisir de se les voir retourner avec la mention &#171; inconnu &#224; cette adresse &#187;. Certains postent un truc &#224; une adresse imaginaire, nom, rue et ville farfelus, clin d'&#339;il, qui sera donc retourn&#233; aussi : le nom de l'exp&#233;diteur est en fait l'adresse r&#233;elle, &#224; qui sera renvoy&#233;e cette bafouille en forme de ricochet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'art postal se fout pas mal de la valeur marchande de l'art : exp&#233;di&#233;, confi&#233; &#224; la poste, traversant des pays, l'objet plus ou moins plat est un don, une &#339;uvre qui peut &#234;tre expos&#233;e, montr&#233;e &#224; l'autre bout de la plan&#232;te mais pas vendue. Il y a des appels faits sur des th&#232;mes g&#233;n&#233;riques parfois tartignoles (&#171; la paix &#187;, &#171; les papillons &#187;), parfois plus motivants ou joueurs (&#171; la couleur rose &#187;, &#171; femmes et migrations &#187;, &#171; basta ! &#187;) ou bizarre (&#171; math&#233;matiques de la plan&#232;te terre &#187;). Chacun peut lancer son propre projet, sans calcul, sans d&#233;penser un sou. Pour le plaisir des &#233;changes, les liens lointains au prix d'une oblit&#233;ration. Sites internet et blogs permettent de montrer tout ce qui a &#233;t&#233; re&#231;u, rempla&#231;ant les catalogues papiers renvoy&#233;s aux participants &#224; ces n&#233;buleuses d'envois postaux. L'art postal ne se fout pas du monde, il s'en affranchit.&lt;/p&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH185/p14-bois-flotte_-fb0bc.jpg?1768652789' width='400' height='185' alt='' /&gt;
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