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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>&#171; Travailler plus pour gagner moins &#187;</title>
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		<dc:creator>Ferdinand Cazalis</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;En plein mouvement contre la loi Travail, des correcteurs et correctrices ont d&#233;cid&#233; de lancer une offensive contre les patrons de l'&#233;dition soit-disant de gauche. Avec une revendication des plus &#233;l&#233;mentaires : ne plus &#234;tre pay&#233; &#224; la t&#226;che et b&#233;n&#233;ficier des m&#234;mes garanties que les autres travailleurs. Apr&#232;s une fin de non-recevoir, la bataille recommence en septembre. Entretien avec le collectif des correcteurs pr&#233;caires de Paris. CQFD : Comment est n&#233; le collectif ? Cerise : Avec (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no146-septembre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;146 (septembre 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/TAD" rel="tag"&gt;TAD&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CDI" rel="tag"&gt;CDI&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/l-edition" rel="tag"&gt;l'&#233;dition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En plein mouvement contre la loi Travail, des correcteurs et correctrices ont d&#233;cid&#233; de lancer une offensive contre les patrons de l'&#233;dition soit-disant de gauche. Avec une revendication des plus &#233;l&#233;mentaires : ne plus &#234;tre pay&#233; &#224; la t&#226;che et b&#233;n&#233;ficier des m&#234;mes garanties que les autres travailleurs. Apr&#232;s une fin de non-recevoir, la bataille recommence en septembre. Entretien avec le collectif des correcteurs pr&#233;caires de Paris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : Comment est n&#233; le collectif ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cerise :&lt;/strong&gt; Avec l'obligation l&#233;gale d'offrir une mutuelle &#224; chaque salari&#233; institu&#233;e en janvier 2016, le statut des Travailleurs &#224; domicile (TAD) est devenu probl&#233;matique pour les patrons de l'&#233;dition, car ils se sont demand&#233; que faire des TAD en CDI qui travaillent tr&#232;s peu. Ceux-ci leur auraient co&#251;t&#233; de l'argent avec la part patronale obligatoire qu'ils doivent payer pour la mutuelle. Le SNE (Syndicat national de l'&#233;dition &#8211; les patrons de l'&#233;dition) a donc cherch&#233; &#224; cr&#233;er une &#171; cat&#233;gorie objective &#187; de salari&#233;s aupr&#232;s de la S&#233;curit&#233; sociale, c'est-&#224;-dire un statut sp&#233;cial pour nous extraire du r&#233;gime des mutuelles et l&#233;galiser un r&#233;gime &#224; part. Heureusement, les syndicats ont refus&#233; la proposition, et la S&#233;cu n'a tout simplement pas r&#233;pondu. Mais cela a permis de reparler en r&#233;union mixte paritaire du statut des TAD, qui &#233;taient jusque-l&#224; plut&#244;t mis de c&#244;t&#233; par les syndicats. Depuis, une TAD syndiqu&#233;e assiste &#224; ces r&#233;unions, ce qui permet d'aborder les questions nous concernant. Cette repr&#233;sentante syndicale a ensuite d&#233;cid&#233; de r&#233;unir des correcteurs TAD pour discuter point par point des termes de l'annexe IV de la Convention collective de l'&#233;dition &#224; laquelle nous sommes rattach&#233;s. Parall&#232;lement, les syndicats se r&#233;unissaient aussi pour faire leurs propositions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a donc organis&#233; des r&#233;unions entre correcteurs, sans que personne ne soit juriste, pour d&#233;cortiquer les choses et voir ce qu'on pouvait changer dans nos conditions de travail. TAD, c'est une position particuli&#232;re, car travailler chez soi offre une grande libert&#233;, mais on doit la n&#233;gocier contre une grande pr&#233;carit&#233;. C'est un m&#233;tier dans lequel les gens peuvent travailler ensemble &#224; distance sans jamais se croiser pour un caf&#233; ou une r&#233;union de travail en chair et en os. Nous rencontrer et partager nos exp&#233;riences a permis d'&#233;tablir une s&#233;rie de propositions pour la r&#233;vision de l'annexe IV aupr&#232;s du SNE, qui nous a r&#233;pondu que le statut devait &#171; &lt;i&gt; rester attractif pour tout le monde&lt;/i&gt; &#187;. Sous-entendu pour les patrons, car o&#249; est l'attractivit&#233; pour nous ? Cette r&#233;ponse nous ayant passablement &#233;nerv&#233;s, nous avons lanc&#233; une p&#233;tition en ligne pour faire conna&#238;tre nos probl&#233;matiques et avoir du soutien ext&#233;rieur. Le fait que le mouvement social contre la Loi travail soit actif &#224; ce moment-l&#224; a s&#251;rement aid&#233; &#224; la visibilit&#233; de notre lutte, puisque ce ne sont pas seulement des gens du milieu de l'&#233;dition qui ont sign&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les conditions de travail d'un correcteur ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ma part, cela fait une dizaine d'ann&#233;es que je suis correctrice. Comme beaucoup de mes coll&#232;gues, j'ai longtemps &#233;t&#233; pay&#233;e en droits d'auteur. Les &#233;diteurs utilisaient tr&#232;s largement ce mode de paiement &#8211; en toute ill&#233;galit&#233;, puisque nous ne sommes pas auteurs &#8211;, car &#231;a leur permet de ne pas payer de charges. Aujourd'hui, les patrons de l'&#233;dition ont de plus en plus recours au statut d'autoentrepreneur, qui leur permet de ne pas salarier leurs employ&#233;s, tout en &#233;tant relativement conformes au droit du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me demeure : m&#234;me en &#233;tant salari&#233;, comme c'est mon cas, en TAD, nous avons un statut tr&#232;s pr&#233;caire. Je n'ai pas de contrat de travail, je suis en CDI de fait, car je travaille depuis longtemps avec le m&#234;me employeur. Nous sommes tous tr&#232;s &#233;clat&#233;s, tr&#232;s peu au courant de nos droits, et j'ai pour ma part appris par hasard que j'&#233;tais en CDI. Il n'y a donc aucune clause sp&#233;cifique dans mon emploi, aucune n&#233;gociation pr&#233;alable, aucun document sign&#233;. L'annexe IV nous garantit un statut de salariat, avec les avantages li&#233;s au Comit&#233; d'entreprise, et une mutuelle largement prise en charge par l'employeur dans la maison pour laquelle je travaille, ce qui n'est par exemple pas le cas d'un autoentrepreneur qui doit se d&#233;brouiller seul pour les soins. Cependant, l'annexe IV ne nous garantit pas le nombre d'heures travaill&#233;es dans le mois. Nous sommes donc en CDI, mais sans assurance d'un salaire en fin de mois, car nous sommes pay&#233;s &#224; la t&#226;che, c'est-&#224;-dire au nombre de signes relus.
Notre revendication principale &#8211; mais il y en a bien d'autres &#8211; porte donc sur ce syst&#232;me de paiement al&#233;atoire, et nous aimerions qu'&#224; partir d'un calcul des heures travaill&#233;es &#224; l'ann&#233;e, le salaire soit liss&#233;. Avoir un revenu minimum garanti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, on ne sait jamais d'un mois &#224; l'autre ce qu'on va gagner. Il arrive donc qu'en milieu de mois, on se retrouve &#224; courir apr&#232;s les boulots pour payer son loyer, car on voit que l'entreprise ne va pas nous donner assez de boulot cette fois-ci.
Cela dit, ce statut est comme un privil&#232;ge par rapport &#224; celui d'autoentrepreneur (AE), car on peut alors se faire &#233;jecter du jour au lendemain sans pr&#233;avis. C'est du salariat d&#233;guis&#233; : le travail est le m&#234;me que pour un salari&#233; en CDI en TAD, les deux n'ont aucune garantie de retravailler d'un livre &#224; l'autre, mais le TAD est plus prot&#233;g&#233; en cas de licenciement effectif. Pour l'AE, la question n'est m&#234;me pas celle d'&#234;tre vir&#233; ou pas, puisqu'il n'est jamais vraiment engag&#233;, mais de continuer &#224; &#234;tre r&#233;-engag&#233; d'un boulot &#224; l'autre. Ce qui impose bien s&#251;r une grande docilit&#233; dans l'ex&#233;cution des t&#226;ches demand&#233;es par l'employeur. Et cela met aussi la pression aux travailleurs en CDI, car si on rechigne &#224; faire quelque chose, l'employeur peut trouver un AE pour s'en charger, et le boulot nous file sous le nez. Or le recours aux AE est de plus en plus fr&#233;quent. Dans notre collectif, certains ont le double statut : TAD et AE pour pouvoir travailler les mois o&#249; l'employeur principal ne donne pas assez de boulot. Malheureusement, nous avons du mal &#224; f&#233;d&#233;rer une population &#233;clat&#233;e, habitu&#233;e &#224; devoir dire oui &#224; tout pour pouvoir gagner sa vie, pas du tout habitu&#233;e au collectif du fait m&#234;me de notre statut de travailleur &#224; domicile. Et dans tout &#231;a, personne ne peut vraiment faire gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et le travail en lui-m&#234;me change-t-il ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout est devenu plus rapide pour r&#233;duire les co&#251;ts humains avec des d&#233;lais sans cesse plus serr&#233;s, et moins bien structur&#233;. Il n'y a par exemple qu'un seul passage de correction sur les livres, alors qu'avant il y en avait deux &#8211; ou bien, on fait l'impasse sur la pr&#233;paration de copie&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La pr&#233;paration de copie consiste non seulement &#224; corriger orthographe, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, et le correcteur se retrouve &#224; faire deux boulots en un. On nous demande souvent de bosser pour les jours f&#233;ri&#233;s ou les week-ends sans augmentation de taux horaire. C'est un travail en montagnes russes, avec des p&#233;riodes de ch&#244;mage technique impos&#233; et de grands coups d'acc&#233;l&#233;ration tr&#232;s stressants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le boulot du pr&#233;parateur, comme celui du correcteur, demande un niveau de qualification assez &#233;lev&#233;, il faut v&#233;rifier les sources, parfois r&#233;&#233;crire des passages en s'adaptant au style et &#224; l'univers de l'auteur, avoir une culture g&#233;n&#233;rale extr&#234;mement vaste pour pointer les incoh&#233;rences techniques ou culturelles. &#202;tre en mesure de faire des allers-retours avec l'auteur tout en restant cordial et judicieux dans les &#233;changes. On a aussi pris une partie du boulot du maquettiste, en pr&#233;parant les feuilles de style de sa composition. Bref, avec le m&#234;me salaire, plut&#244;t bas et sans augmentation, on a une feuille de mission qui ne cesse de s'allonger, et il nous faut garder l'esprit ouvert en permanence. Or la pr&#233;carit&#233;, &#231;a ne lib&#232;re pas l'esprit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous travaillez dans une grande maison d'&#233;dition de gauche, cela facilite les rapports avec l'employeur ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les maisons d'&#233;dition, m&#234;me si leur politique &#233;ditoriale est orient&#233;e &#224; gauche, appartiennent souvent &#224; des groupes, et sont fatalement prises dans des logiques d'entreprise, avec des actionnaires, qui rattrapent bien vite leurs grands id&#233;aux affich&#233;s. Les petites maisons ind&#233;pendantes, souvent par manque de fonds, ont recours &#224; des AE (ou &#224; du droit d'auteur), mais comment peut-on &#234;tre militant et pr&#233;cariser ceux qui travaillent pour vous, appliquer la politique salariale la plus lib&#233;rale et favoriser l'exploitation ? On peut faire tous les beaux discours qu'on veut, la politique est finalement la m&#234;me partout : travailler plus pour gagner moins. Et cette r&#232;gle est en vigueur dans les maisons qui publient les livres les plus critiques du syst&#232;me et les plus r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment envisagez-vous la continuation de votre collectif et de votre lutte ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voudrait un avenant &#224; l'annexe IV, mais ce que le SNE s'est pour l'instant content&#233; de proposer, c'est un rappel des bonnes pratiques. Bref, quelque chose qui ne sera jamais appliqu&#233;. Du coup, on ne va pas l&#226;cher, et on pr&#233;pare des rassemblements et des journ&#233;es d'action d&#232;s septembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://correcteurs.wesign.it/fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Signer la p&#233;tition !&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les 451&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; L'Appel des 451 publi&#233; dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; en septembre 2012, ce groupe a men&#233; plusieurs enqu&#234;tes sur l'&#233;conomie du livre, et organis&#233; des rencontres en France, en Espagne ou en Italie visant &#224; r&#233;unir des travailleur/euses des diff&#233;rents m&#233;tiers de la cha&#238;ne. Le texte &lt;i&gt;La querelle des modernes et des modernes&lt;/i&gt; permet notamment de mieux comprendre le livre comme une marchandise prise dans l'&#233;conomie lib&#233;rale contemporaine, et donne des pistes de lutte. L'id&#233;e principale est de ne pas s&#233;parer l'&#233;dition critique de l'agir r&#233;volutionnaire : publier de belles id&#233;es peut s'accompagner de pratiques coh&#233;rentes. Les 451 (temp&#233;rature &#224; laquelle br&#251;lent les livres dans le roman de science-fiction &lt;i&gt;Farenheit 451&lt;/i&gt; de Bradbury) sont en sommeil depuis mars 2014. Jusqu'au grand incendie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Textes disponibles &lt;a href=&#034;https://les451.noblogs.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;par ici !&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;La pr&#233;paration de copie consiste non seulement &#224; corriger orthographe, grammaire, syntaxe, mais &#233;galement &#224; v&#233;rifier les faits &#233;nonc&#233;s, &#224; contr&#244;ler la logique du texte, ou encore &#224; s'assurer de l'unit&#233; dans les noms propres. Dans cette phase, le correcteur est souvent amen&#233; &#224; proposer des reformulations. La correction est l'&#233;tape d'apr&#232;s : traque des coquilles et probl&#232;mes de typographie.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les br&#232;ves du n&#176;126</title>
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		<dc:date>2014-12-20T03:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Fin de privil&#232;ge En 1982, 50&#8200;% des embauches du pays se font en CDI. En 2012, le chiffre tombe &#224; 5&#8200;%. M&#234;me lamin&#233;, le CDI continue d'&#234;tre cette b&#234;te noire qui emp&#234;che le joyeux &#233;panouissement exponentiel des forces vives du travail. Avec un ch&#244;mage qui continue &#224; rouler des m&#233;caniques, normal que l'id&#233;e d'un contrat unique ressurgisse. Apr&#232;s Villepin, Sarkozy, Bayrou, c'est tr&#232;s naturellement que Valls, socialiste de la r&#233;novation permanente, r&#233;cup&#232;re ce hochet de la droite lib&#233;rale, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no126-novembre-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;126 (novembre 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Lasserpe" rel="tag"&gt;Lasserpe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/enfants" rel="tag"&gt;enfants&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/familles" rel="tag"&gt;familles&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/mieux-embaucher" rel="tag"&gt;mieux embaucher&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Roumanie" rel="tag"&gt;Roumanie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Fin de privil&#232;ge&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1982, 50&#8200;% des embauches du pays se font en CDI. En 2012, le chiffre tombe &#224; 5&#8200;%. M&#234;me lamin&#233;, le CDI continue d'&#234;tre cette b&#234;te noire qui emp&#234;che le joyeux &#233;panouissement exponentiel des forces vives du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec un ch&#244;mage qui continue &#224; rouler des m&#233;caniques, normal que l'id&#233;e d'un contrat unique ressurgisse. Apr&#232;s Villepin, Sarkozy, Bayrou, c'est tr&#232;s naturellement que Valls, socialiste de la r&#233;novation permanente, r&#233;cup&#232;re ce hochet de la droite lib&#233;rale, jugeant l'id&#233;e &#171; &lt;i&gt;int&#233;ressante&lt;/i&gt; &#187;. Code du travail simplifi&#233;, travailleur flexibilis&#233; : personne n'a oubli&#233; la br&#232;ve exp&#233;rience (2005-2008) du contrat nouvelle embauche o&#249; le trimeur pouvait &#234;tre lourd&#233; pendant les deux premi&#232;res ann&#233;es sans motif. Apr&#232;s le mieux embaucher pour mieux virer de la droite, le mieux virer pour mieux embaucher de la gauche. Et vice-versa.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Principe de pr&#233;caution&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_1280 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH346/actu-lasserpe-3-25d86.jpg?1768651053' width='400' height='346' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Lasserpe.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Google nique les m&#233;tastases&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est un pari fou, fou, fou. Un pari pour &#233;loigner le malheur, la maladie. Un pari qui rappelle encore et toujours que les forces de l'industrie, ici num&#233;rique, sont avant tout au service de l'humain et de la vie. Google va r&#233;volutionner la m&#233;decine. Car Google, en plus d'&#234;tre un moteur de recherche (vroum, vroum), est aussi un plan de lutte contre le cancer. Son laboratoire californien, Google&#8200;X, travaille sur une m&#233;thode de d&#233;pistage ultra-pr&#233;coce via des particules nanoscopiques pour mesurer &#171; &lt;i&gt; les changements biochimiques annonciateurs d'une tumeur, d'une crise cardiaque ou d'un accident vasculaire c&#233;r&#233;bral.&lt;/i&gt; &#187; Apr&#232;s les Google Glass et la Google Car : la Google Oncology. Encore une fois, les obscurantistes qui associaient nanotechnologies et risque sanitaire n'avaient rien compris.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Marseillaise tu d&#233;connes ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Le devoir d'humanit&#233; fait que l'on doit cependant un peu de d&#233;cence &#224; l'endroit de sa personne, comme &#224; tous ses semblables en pareille circonstance d'ailleurs.&lt;/i&gt; &#187; Un hommage &#224; R&#233;mi Fraisse ? Non, c'est &#224; Christophe de Margerie, patron de Total qu'est destin&#233; ce billet de Michel del Picchia, dans le journal d'ob&#233;dience communiste &lt;i&gt;La Marseillaise&lt;/i&gt; (22 octobre 2014) qui cite sans haine du bourgeois les condol&#233;ances du pr&#233;sident F. Hollande : &#171; &lt;i&gt;Une vie consacr&#233;e &#224; l'industrie.&lt;/i&gt; &#187; Aux armes&#8230; lecteurs !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les familles n'ont plus la cote&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait la maison de St-Jean, &#224; Martigues, Bouches-du-Rh&#244;ne. Elle abritait huit familles Roms, des grands-parents aux petits enfants, en tout 37&#8200;personnes. Mais la maison se trouvait sur le chemin de travaux routiers pr&#233;vu pour&#8230; 2017. Alors il fallait les expulser, ces Roms &#171; &lt;i&gt;qui n'ont pas vocation &#224; rester en France&lt;/i&gt; &#187;, dixit Valls. Mais un collectif de Mart&#233;gaux s'est mobilis&#233; pendant des mois pour leur obtenir des formations, scolariser les enfants, pour forcer la mairie &#224; les reloger&#8230; Bilan : le 31 octobre la maison est mur&#233;e et trois familles (dont la petite Betty, 10&#8200;ans et bien malade) sont reparties pour la Roumanie laissant derri&#232;re elles leurs proches. Les autres familles, de jeunes couples avec enfants, ont obtenu des logements salubres. Un membre du collectif : &#171; &lt;i&gt;On pense &#224; ceux qui sont en route dans le bus pour la Roumanie, qui ont laiss&#233; enfants, petits-enfants ou s&#339;ur en France et on se dit que la Roumanie ce n'est pas si loin et que les familles ont vocation &#224; se r&#233;unir.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18 d&#233;cembre : la maison est d&#233;truite.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1279 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;6&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH375/photo-28c93.jpg?1768757582' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un bon huissier&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 17 septembre dernier, assur&#233;s par le gouvernement qu'ils resteraient dans le cadre des professions r&#233;glement&#233;es, les huissiers de justice reprenaient le travail. Juste &#224; temps pour boucler les dossiers les plus urgents avant le d&#233;but de la tr&#234;ve des expulsions locatives du 1er novembre. R&#233;sultat : &#224; Nice, le 29 octobre, une femme de 98&#8200;ans, grabataire, et sa fille de 64 ans, handicap&#233;e, sont chass&#233;es de leur logement avec le concours d'une quinzaine de flics. La chasse aux sans dents ne connait pas de tr&#234;ve.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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