<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=8050&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1768648935</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Laine sans cha&#238;nes</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Laine-sans-chaines</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Laine-sans-chaines</guid>
		<dc:date>2018-02-03T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Emilie Seto</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>vie</dc:subject>
		<dc:subject>f&#234;te</dc:subject>
		<dc:subject>site</dc:subject>
		<dc:subject>village</dc:subject>
		<dc:subject>laine</dc:subject>
		<dc:subject>B&#233;atrice</dc:subject>
		<dc:subject>Ardelaine</dc:subject>
		<dc:subject>Scop</dc:subject>
		<dc:subject>Flavien</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Saint-Pierreville, en haute Ard&#232;che, de la tonte en passant par le cardage, le filage, le tissage, c'est toute une fili&#232;re laine que la Scop Ardelaine]. C'est la F&#234;te de la laine et il r&#232;gne une ambiance de calme avant la temp&#234;te sur le site d'Ardelaine, ce jeudi 6 ao&#251;t au matin. Des moutons en carton, recouverts de laine de toutes les couleurs, pendent &#224; la pergola du caf&#233;, des fanions flottent dans l'air qui promet d'&#234;tre caniculaire... Bien vite, les premiers visiteurs arrivent en (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no135-septembre-2015" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;135 (septembre 2015)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Emilie-Seto" rel="tag"&gt;Emilie Seto&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/vie" rel="tag"&gt;vie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/fete" rel="tag"&gt;f&#234;te&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/site" rel="tag"&gt;site&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/village" rel="tag"&gt;village&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/laine" rel="tag"&gt;laine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Beatrice" rel="tag"&gt;B&#233;atrice&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Ardelaine" rel="tag"&gt;Ardelaine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Scop" rel="tag"&gt;Scop&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Flavien" rel="tag"&gt;Flavien&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Saint-Pierreville, en haute Ard&#232;che, de la tonte en passant par le cardage, le filage, le tissage, c'est toute une fili&#232;re laine que la &lt;a href=&#034;https://www.ardelaine.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Scop Ardelaine&lt;/a&gt;, fond&#233;e en 1982, a patiemment remont&#233;e. Plut&#244;t tourn&#233;e vers la literie, mais aussi les pulls, robes, chaussettes... Reportage chez les &#171; moutons rebelles &#187;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. Moutons rebelles, Ardelaine, la fibre d&#233;veloppement local, B&#233;atrice (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2003 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH505/-291-15bb7.jpg?1768650551' width='400' height='505' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Emilie Seto.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est la F&#234;te de la laine et il r&#232;gne une ambiance de calme avant la temp&#234;te sur le site d'Ardelaine, ce jeudi 6 ao&#251;t&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;2015 ! (Note du webmaster.)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; au matin. Des moutons en carton, recouverts de laine de toutes les couleurs, pendent &#224; la pergola du caf&#233;, des fanions flottent dans l'air qui promet d'&#234;tre caniculaire... Bien vite, les premiers visiteurs arrivent en famille. Devant son stand, Flavien m'accueille : &#171; &lt;i&gt; Avec cette chaleur, ce ne sera pas facile de vendre nos gros pulls ! Mais l'essentiel n'est pas l&#224;.&lt;/i&gt; &#187; Non, l'essentiel est ailleurs. Comme toujours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B&#233;atrice Barras, fait partie du petit groupe des origines : cinq jeunes amis (instituteur, m&#233;canicien, architecte, orthophoniste...) qui, au d&#233;but des ann&#233;es 1970, r&#233;fl&#233;chissent &#224; ce que devrait &#234;tre, selon ses mots, &#171; &lt;i&gt;la vraie vie&lt;/i&gt; &#187;. Ils sont &#171; &lt;i&gt; titill&#233;s par une forte envie de monter un projet &#233;conomique&lt;/i&gt; &#187; viable et alternatif (&#224; une &#233;poque o&#249; le mot n'est pas encore galvaud&#233;). Et il y a l'Ard&#232;che, cet arri&#232;re-pays tr&#232;s pauvre, qui p&#233;riclite, dont le travail et les savoir-faire disparaissent : &#171; &lt;i&gt;Un tiers monde &#224; c&#244;t&#233; de chez-soi. On avait envie d'y faire quelque chose de concret, d'&#234;tre dans l'action.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1975, une rencontre va tout changer, avec une ruine : l'ancienne filature de laine du village de Saint-Pierreville s'effondre et tombe litt&#233;ralement dans la rivi&#232;re. &#192; cette &#233;poque, les bergers du coin pensent que la laine, c'est fini &#8211; et la jettent, litt&#233;ralement, &#224; la rivi&#232;re. Ils n'arrivent m&#234;me plus &#224; trouver des tondeurs dans ces montagnes. L'industrie textile, toujours &#224; la pointe du capitalisme globalis&#233;, d&#233;j&#224; largement concentr&#233;e dans les centres urbains, se d&#233;localise maintenant de plus en plus loin, en Asie particuli&#232;rement. Le tissage, surtout celui de la laine des campagnes, a v&#233;cu son temps, croit-on. Mais B&#233;atrice et ses amis, eux, se disent qu'ils n'ont qu'&#224; essayer ! Reconstruire la filature, remonter toute une fili&#232;re laine locale, circuit de commercialisation compris... Redonner un d&#233;bouch&#233; pour les &#233;leveurs de mouton et plus de vie &#224; un village qui s'&#233;teint doucement. &#171; &lt;i&gt;L'id&#233;e fondamentale, c'&#233;tait de monter une activit&#233; &#233;conomique alternative, empreinte de la critique du capitalisme, du salariat, de l'industrie... On voulait aussi que ce soit &#233;cologique. On se disait que la soci&#233;t&#233; allait droit dans le mur. Tout &#233;tait &#224; repenser !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'en 1982, ils vont se pr&#233;parer. &#171; &lt;i&gt; Tout en continuant &#224; travailler &#224; c&#244;t&#233;, mais le moins possible, on a commenc&#233; &#224; apprendre, &#224; se former. On n'y connaissait rien ! Le plus important, &#231;a a &#233;t&#233; que, pendant toutes ces ann&#233;es, notre groupe est rest&#233; uni, solidaire. C'&#233;tait pas facile, mais on n'a pas laiss&#233; tomber.&lt;/i&gt; &#187; On imagine les critiques, les propos d&#233;faitistes des uns et des autres que ces obstin&#233;s de la laine ont d&#251; endurer patiemment. Et puis... &#171; &lt;i&gt;C'est parti !&lt;/i&gt; &#187; La Scop Ardelaine voit enfin le jour : premi&#232;res tontes des moutons, premiers fils de laine qu'ils allaient, fi&#232;rement, montrer aux &#233;leveurs, premi&#232;res productions de literie. C'est aussi cette ann&#233;e-l&#224; que la population du village cesse de d&#233;cro&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers temps sont durs &#8211; forc&#233;ment. Les ventes sur les march&#233;s du coin pas tr&#232;s convaincantes. Alors, &#171; &lt;i&gt; Pourquoi ne pas se tourner vers la ville ?&lt;/i&gt; &#187; Avec la participation dans les salons &#171; &#233;colos &#187; type Marjolaine &#224; Paris ou Primev&#232;re &#224; Lyon, mais aussi en Europe, &#224; Bologne, Madrid, les ventes marchent tout de suite bien mieux. La mode de l'&#233;cologie vient &#224; point nomm&#233; pour les premiers coop&#233;rateurs d'Ardelaine. Et la vente par correspondance explose. Mais quand une entreprise japonaise a voulu passer des commandes massives, ils ont mis le hol&#224;. &#171; &lt;i&gt;&#199;a serait devenu totalement un autre mod&#232;le. On a refus&#233;. Il aurait fallu industrialiser, s'installer dans la vall&#233;e... L'objectif premier, c'est le d&#233;veloppement rural !&lt;/i&gt; &#187; Mais aussi la transmission. Le site de Saint-Pierreville est ainsi devenu un mus&#233;e vivant, accueillant le public pour des ateliers et des visites. Un caf&#233;-librairie et une conserverie sont bient&#244;t cr&#233;&#233;s. Et sur le g&#226;teau, La cerise sur l'agneau, un restaurant, &#224; la cuisine forc&#233;ment bio et locale, sous forme de &#171; Scop fille &#187; depuis 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce jour, Ardelaine emploie une cinquantaine de personnes, soit quarante &#233;quivalents temps-plein, principalement sur le site de Saint-Pierreville, mais aussi dans une Zup (Zone &#224; urbaniser en priorit&#233;) de Valence, o&#249; se fait la conception des v&#234;tements avec des assos locales et des jardins partag&#233;s. &#171; &lt;i&gt;C'est une aventure autre,&lt;/i&gt; explique B&#233;atrice, &lt;i&gt;et en plus, &#231;a nous amusait d'aller aussi dans les cit&#233;s. Le d&#233;veloppement local, c'est partout, et pas que dans le monde rural. Reprendre son &#233;conomie en main, son mode de vie, sa sociabilisation : &#231;a concerne tout le monde.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Flavien, 26 ans, est un tout nouveau employ&#233; sur le site de Saint-Pierreville. Ce Vend&#233;en, apr&#232;s des &#233;tudes de commerce, et des petits boulots, se fait embaucher pour un stage. Aujourd'hui, le &#171; petit nouveau &#187; semble d&#233;j&#224; parfaitement &#224; l'aise dans son nouveau cadre de vie. &#171; &lt;i&gt;J'ai pass&#233; d'abord 15 jours, en f&#233;vrier, &#224; tout d&#233;couvrir : le village, le site, les diff&#233;rents corps de m&#233;tier... Et puis l'esprit de la Scop, cette fa&#231;on de travailler. Et tout me plaisait. Ensuite, j'ai fait le salon Primev&#232;re &#224; Lyon&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C'est l&#224; que, par hasard, le Marseillais journaliste de CQFD, transform&#233; en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. &lt;i&gt;C'est le c&#339;ur de mon m&#233;tier ici : je suis &#224; la vente, je m'occupe des salons. J'adore &#231;a, le contact avec les clients, leur expliquer Ardelaine et comment on produit les pulls, les matelas. Et puis aussi &#234;tre en itin&#233;rance. Je travaille &#233;galement &#224; l'atelier couettes et oreillers. J'ai appris &#224; me servir d'une surjeteuse. En juin, je passe trois semaines &#224; la collecte de laine avec le tondeur. &#199;a repr&#233;sente 50 tonnes de laine par an.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concr&#232;tement, Ardelaine est une Scop avec tout ce que cela implique l&#233;galement : le partage des &#233;ventuels b&#233;n&#233;fices en priorit&#233; par les salari&#233;s : 45% pour les employ&#233;s, 45% en r&#233;serve pour les investissements futurs et 10% pour la r&#233;mun&#233;ration du capital, c'est-&#224;-dire les coop&#233;rateurs. Cela implique aussi la nomination d'un PDG. B&#233;atrice pr&#233;cise : &#171; &lt;i&gt; Il joue un r&#244;le strat&#233;gique qu'on appr&#233;cie... mais il fait aussi de la ma&#231;onnerie !&lt;/i&gt; &#187; L'organisation quotidienne du travail est surtout d&#233;cid&#233;e par les &#233;quipes elles-m&#234;mes, en petits groupes de quatre &#224; six personnes par p&#244;le de production. Ils g&#232;rent leur temps, s'organisent, se r&#233;partissent les t&#226;ches... &#171; &lt;i&gt;On prend conscience de ce qu'on fait&lt;/i&gt;, nous explique Flavien. &lt;i&gt;On bosse pour nous, comme il n'y a pas de patron et que les b&#233;n&#233;fices sont pour les employ&#233;s, &#231;a change tout. On g&#232;re nos heures. Chacun se fait confiance, s'entraide. Il n'y a pas de surveillance, et on a vachement plus de plaisir &#224; travailler.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;On est partis sur un pied d'&#233;galit&#233; d&#232;s le d&#233;but. Et &#231;a n'a jamais &#233;t&#233; remis en question&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;cise B&#233;atrice. Tout le monde est au Smic, &#224; part ceux qui sont l&#233;galement reconnus comme cadres, et qui gagnent un peu plus, afin de compenser des cotisations salariales sup&#233;rieures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La principale critique &#233;mise &#224; l'encontre d'Ardelaine reste le prix de vente des produits. Entre 800 et 1 500 euros pour un matelas pure laine... Cela peut sembler outrageusement cher. Encore une entreprise uniquement au service des bobos des villes dont les employ&#233;s ne peuvent m&#234;me pas s'acheter ce qu'ils produisent ? B&#233;atrice : &#171; &lt;i&gt;Volontairement, on ach&#232;te la laine &#224; un prix sup&#233;rieur &#224; celui du march&#233; pour que les &#233;leveurs puissent vivre de leur travail. Et puis notre but, c'est de cr&#233;er de l'emploi, non industrialis&#233;, artisanal... Alors oui, les salaires, &#231;a co&#251;te cher. Les prix de nos produits viennent de l&#224;. Bien s&#251;r, si on s'installait dans la Vall&#233;e du Rh&#244;ne, et qu'on sous-traitait au Bangladesh, &#231;a serait moins cher. Mais alors, &#224; quoi bon ?&lt;/i&gt; &#187; Pour Flavien, cela va m&#234;me plus loin. &#171; &lt;i&gt;Moi, ici, avec le Smic, je vis tr&#232;s bien. J'ai un petit loyer, je suis dans un groupement d'achat avec d'autres habitants du village, et il y a moins de tentations qu'en ville. Alors, je peux me payer les trucs d'Ardelaine. C'est un investissement aussi : nos matelas ils te durent une vie, les pulls plusieurs ann&#233;es. C'est plut&#244;t ce qu'on fait de notre argent, comment on le d&#233;pense, qui marque la diff&#233;rence.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ardelaine se d&#233;veloppe &#224; son rythme, ne recevant d'aides publiques qu'&#224; hauteur de 10% lors des grands travaux de construction (le restaurant, le b&#226;ti). &#171; &lt;i&gt;Aujourd'hui, &lt;/i&gt; conclut B&#233;atrice,&lt;i&gt; on pense souvent aux Scops dans le cadre des reprises d'entreprises en difficult&#233;. Et pourtant, nous avons mont&#233; la n&#244;tre ex nihilo. C'est faisable. C'est un autre projet social, une autre r&#233;partition des richesses et du travail.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Cf. &lt;i&gt;Moutons rebelles, Ardelaine, la fibre d&#233;veloppement local&lt;/i&gt;, B&#233;atrice Barras, &#233;d. REPAS.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;2015 ! (Note du webmaster.)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;C'est l&#224; que, par hasard, le Marseillais journaliste de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, transform&#233; en force de vente frigorifi&#233;e par la neige, fit sa rencontre en lui achetant une paire de chaussettes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
