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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Proc&#232;s de la catastrophe AZF : Pas cher pay&#233;...</title>
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		<dc:date>2018-02-12T07:30:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


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&lt;p&gt;Le 31 octobre, la cour d'appel de Paris a rendu sa d&#233;cision dans le troisi&#232;me proc&#232;s de la catastrophe AZF. L'explosion de l'usine chimique, le 21 septembre 2011 &#224; Toulouse, avait fait 31 morts, plus de 11 000 bless&#233;s, et traumatis&#233; &#224; vie les habitants de la Ville rose. Pour ce forfait, Serge Biechlin, l'ancien directeur d'AZF, a &#233;cop&#233; de quinze mois avec sursis et de 10 000 &#8364; d'amende. L'entreprise Grande Paroisse, filiale du groupe Total et gestionnaire du site, a eu droit, quant &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 31 octobre, la cour d'appel de Paris a rendu sa d&#233;cision dans le troisi&#232;me proc&#232;s de la catastrophe AZF. L'explosion de l'usine chimique, le 21 septembre 2011 &#224; Toulouse, avait fait 31 morts, plus de 11 000 bless&#233;s, et traumatis&#233; &#224; vie les habitants de la Ville rose.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour ce forfait, Serge Biechlin, l'ancien directeur d'AZF, a &#233;cop&#233; de quinze mois avec sursis et de 10 000 &#8364; d'amende. L'entreprise Grande Paroisse, filiale du groupe Total et gestionnaire du site, a eu droit, quant &#224; elle, &#224; la peine maximale pr&#233;vue par la loi. C'est-&#224;-dire une tape sur les doigts de 225 000 &#8364;. Mais contre la maison-m&#232;re ? Nib, nada, que dalle. La raison avanc&#233;e ? Total n'avait le groupe Grande Paroisse dans son giron que depuis un an. Pourtant, pendant seize ans, c'est bien la &#171; supermajor &#187; fran&#231;aise du p&#233;trole et du gaz qui a d&#233;ploy&#233; d'&#233;normes moyens juridiques, techniques et relationnels pour renvoyer l'origine de l'accident industriel &#224; de fausses pistes (m&#234;me les plus naus&#233;abondes, avec l'&#233;vocation d'une piste terroriste). Ainsi que pour nettoyer la sc&#232;ne de crime d&#232;s les premiers jours et pour faire taire les t&#233;moins, subitement amn&#233;siques. &#171; &lt;i&gt;Depuis seize ans, &#224; toutes les &#233;tapes et sur tous les sujets, il n'y a pas eu de diff&#233;rence notable entre la strat&#233;gie de Total et de sa filiale &#224; 100 % AZF d'une part, et celle de la direction locale d'autre part, remarque le repr&#233;sentant de la F&#233;d&#233;ration chimie de la CGT. C'est pourquoi nous ne les distinguons pas aujourd'hui.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dumping social&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cette op&#233;ration de blanchiment de Total et des condamnations qui ne sont pas &#224; la mesure des destructions humaines et mat&#233;rielles, celles et ceux qui ont pu assister &#224; toutes les s&#233;ances du proc&#232;s semblent plut&#244;t satisfaits du r&#233;sultat : &#171; &lt;i&gt;Nous consid&#233;rons comme une victoire que le tribunal ait pu prononcer une condamnation, f&#251;t-elle symbolique&lt;/i&gt; &#187;, poursuit le repr&#233;sentant syndical. Il faut pr&#233;ciser que ce troisi&#232;me proc&#232;s se pr&#233;sentait sous de mauvais auspices. Il se d&#233;roulait en effet loin de Toulouse, rendant difficile la pr&#233;sence permanente des victimes. De plus, Total a eu toute latitude pour faire jouer &#224; plein ses connaissances m&#233;diatiques et politiques, afin de minimiser &#224; nouveau sa responsabilit&#233; et celle du groupe Grande Paroisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; tous ces obstacles &#224; la tenue d'un proc&#232;s &#233;quitable, la cour d'appel a confirm&#233; le jugement pr&#233;c&#233;dent. Et act&#233; que c'est bien la sous-traitance, utilis&#233;e comme moyen de dumping social, qui est la cause principale du drame. Ont &#233;galement &#233;t&#233; point&#233;s la passivit&#233; de la Direction r&#233;gionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement, l'autorit&#233; de tutelle, et le refus d'&#233;couter les repr&#233;sentants du personnel, qui avaient maintes fois tir&#233; la sonnette d'alarme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Las, il n'en fallait pas plus pour que Total et sa clique s'&#233;l&#232;vent contre une telle d&#233;cision : la condamnation d'un directeur, m&#234;me &#224; du sursis, exige d'aller en cassation&#8230; Il y aura donc un quatri&#232;me round judiciaire. Une &#233;ni&#232;me p&#233;rip&#233;tie qui intervient au moment m&#234;me o&#249; l'actuel gouvernement, &#224; la demande du patronat, supprime les comit&#233;s hygi&#232;ne et s&#233;curit&#233;, ainsi que les r&#232;gles protectrices du Code du travail et du Code de l'environnement. Toutes les conditions sont donc r&#233;unies pour faciliter la survenue d'un autre accident majeur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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