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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Sicile : &#171; Je prends un logement &#187; </title>
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		<dc:creator>Marie Causse</dc:creator>


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&lt;p&gt;Le centre social sicilien ExKarcere a &#233;t&#233; ouvert &#224; Palerme, en 2001, quelques mois avant les &#233;v&#233;nements de G&#234;nes. Aujourd'hui, malgr&#233; les menaces et intimidations, le collectif d'occupant.e.s continue d'&#339;uvrer au bien commun &#8211; sans chercher la paix sociale. Situ&#233; en plein c&#339;ur de la vieille ville de Palerme, le [centre social ExKarcere-&gt;https://www.facebook.com/exkarcere.... se veut ouvert sur la ville et offre aux habitants une aide concr&#232;te pour le droit au logement, une salle de sport (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le centre social sicilien ExKarcere a &#233;t&#233; ouvert &#224; Palerme, en 2001, quelques mois avant les &#233;v&#233;nements de G&#234;nes. Aujourd'hui, malgr&#233; les menaces et intimidations, le collectif d'occupant.e.s continue d'&#339;uvrer au bien commun &#8211; sans chercher la paix sociale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Situ&#233; en plein c&#339;ur de la vieille ville de Palerme, le &lt;a href=&#034;https://www.facebook.com/exkarcere.palermo/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;centre social ExKarcere&lt;/a&gt; se veut ouvert sur la ville et offre aux habitants une aide concr&#232;te pour le droit au logement, une salle de sport populaire, des activit&#233;s extrascolaires gratuites pour les enfants. Les locaux accueillent diverses associations qui y organisent des d&#233;bats ou des soir&#233;es festives, dont le collectif f&#233;ministe Anillo de fuego. Le tout est autog&#233;r&#233; et se finance en partie par des repas solidaires. Les fauteuils provenant d'un th&#233;&#226;tre ou d'un cin&#233;ma align&#233;s sous le porche font comprendre imm&#233;diatement que c'est un lieu d'accueil, mais les affiches aux murs ne laissent aucun doute sur les motivations de ceux qui animent ce lieu : ici, on lutte.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2240 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH300/-513-acaea.jpg?1768650638' width='400' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;ExKarcere a vu le jour en 2001 dans le quartier populaire de Ballar&#242;, sur les lieux d'une ancienne prison pour femmes d&#233;saffect&#233;e depuis vingt ans. C'&#233;tait l'ann&#233;e du G8 &#224; G&#234;nes, moment politique propice &#224; la cr&#233;ation d'un espace de ce type, dans lequel exp&#233;rimenter des formes de relations lib&#233;r&#233;es de la question de l'argent, sur un mod&#232;le anticapitaliste. Puis le centre social a &#233;t&#233; expuls&#233; de ses locaux d'origine et apr&#232;s quelques tentatives d'investir de nouveaux lieux, le collectif s'est finalement install&#233; en janvier 2012 un peu plus loin, dans un autre quartier populaire du centre, la Vucciria, occupant des locaux municipaux laiss&#233;s &#224; l'abandon via San Basilio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;part, la trentaine de jeunes gens du collectif a r&#233;nov&#233; les b&#226;timents en ruines. L'ensemble recouvrait un ancien couvent et une salle de sport. Peu de temps apr&#232;s, l'ExKarcere redevenait lieu de vie, un &#171; bien commun &#187; comme le rappelle le nom de l'association &#171; San Basilio Bene Comune &#187; qui y a son si&#232;ge : les habitants du quartier ont pu b&#233;n&#233;ficier d&#232;s f&#233;vrier 2012 de cet espace &#224; travers diverses activit&#233;s, ouvertes &#224; tous &#224; partir de six ans. Aujourd'hui, il y a environ quatre-vingt inscrits, qui peuvent participer &#224; toutes les activit&#233;s sportives pour 15 euros par mois. Et s'ils n'ont pas la somme n&#233;cessaire, &#231;a ne fait rien, ils peuvent tout de m&#234;me participer. La boxe est le sport le plus pratiqu&#233;, mais on y pratique aussi le foot, la danse, le volley. Des jeunes viennent de toute la ville pour s'y entra&#238;ner : &#233;tudiants, ch&#244;meurs ou ouvriers, hommes ou femmes, palermitains depuis plusieurs g&#233;n&#233;rations ou enfants d'immigr&#233;s. On peut aussi y croiser des boxeurs professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre 2012, le collectif a &#233;t&#233; &#224; nouveau menac&#233; d'expulsion et a re&#231;u le soutien des habitants du quartier, mobilis&#233;s pour s'opposer &#224; l'&#233;vacuation pr&#233;vue en d&#233;cembre 2013. Victoire ! Le collectif a m&#234;me re&#231;u le soutien du conseil de la premi&#232;re circonscription de la ville, qui a su y voir le b&#233;n&#233;fice des habitants. Des n&#233;gociations ont &#233;t&#233; ouvertes avec le maire, Leoluca Orlando, qui a &#233;voqu&#233; la possibilit&#233; de reconna&#238;tre &#224; l'association le droit d'utiliser gratuitement les lieux. Depuis, rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Verdiana, membre du collectif de gestion du centre, le d&#233;crit volontiers comme enracin&#233; dans la ville, dans la droite ligne des mouvements des ann&#233;es 1970. Un lieu d'exp&#233;rience politique. Il s'agit d'&#234;tre pr&#233;sent sur toutes les questions de la ville, pour se la r&#233;approprier. Tout part &#171; d'en bas &#187;, on ne demande pas, on revendique et on prend. D&#232;s l'entr&#233;e, plusieurs affiches, dont une qui d&#233;tourne le logo d'une agence immobili&#232;re et annonce sans d&#233;tour &#171; &lt;i&gt;Prendo casa &lt;/i&gt; &#187; : &#171; Je prends un logement. &#187; Cette lutte pour le droit au logement n'est pas nouvelle &#224; Palerme. Verdiana cite l'exemple de logements sociaux via Tiro a Segno qui n'ont jamais &#233;t&#233; attribu&#233;s et ont donc &#233;t&#233; occup&#233;s par des familles spontan&#233;ment : on avait besoin de se loger, il y avait des locaux, il fallait les prendre. En 2013, une cinquantaine de familles palermitaines ont &#233;t&#233; menac&#233;es d'expulsion, elles avaient envie de s'organiser et la rage de r&#233;ussir. Plusieurs d'entre elles se sont install&#233;es devant la mairie et le collectif leur a pr&#234;t&#233; main forte, comme il continue de le faire quotidiennement, en s'opposant physiquement aux expulsions et en apportant une aide juridique aux personnes menac&#233;es. Depuis quelques ann&#233;es, Palerme a chang&#233;, et les prol&#233;taires ont commenc&#233; &#224; quitter le centre pour la p&#233;riph&#233;rie. Il reste dans la ville des espaces disponibles, parfois laiss&#233;s &#224; l'abandon, que le collectif n'entend pas c&#233;der &#224; la gourmandise des sp&#233;culateurs immobiliers. La communaut&#233; pourrait en b&#233;n&#233;ficier, une fois r&#233;am&#233;nag&#233;s en lieux de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas pour acheter la paix sociale que le collectif se substitue &#224; l'&#201;tat en offrant des services n&#233;cessaires &#224; la vie du quartier, comme les activit&#233;s extrascolaires pour les enfants, pr&#233;cise Verdiania : il s'agit plut&#244;t d'impliquer les familles dans la lutte. Pour elle, la politique des partis est de plus en plus &#233;loign&#233;e des r&#233;alit&#233;s du peuple, et doit &#234;tre remplac&#233;e par une action venue d'en bas. Le pouvoir ne s'y trompe pas : il a bien tent&#233; de museler les activistes et de faire fermer le centre. En mars 2015, dix-sept d'entre eux ont &#233;cop&#233; de mesures pr&#233;ventives avec obligation de se pr&#233;senter chaque jour au commissariat, accus&#233;s d'association de malfaiteurs &#8211; chef d'accusation habituellement r&#233;serv&#233; &#224; la mafia ou aux groupes terroristes. Ils ont re&#231;u un soutien imm&#233;diat de la population et de personnalit&#233;s politiques : les poursuites ont finalement &#233;t&#233; abandonn&#233;es. &#192; cette chasse aux sorci&#232;res, Verdinia r&#233;pond par un optimisme combatif : &#171; &lt;i&gt;La r&#233;volution, on est d&#233;j&#224; en train de la faire. Ce qu'on construit, ici, ce sont des faits politiques.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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