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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Armes &#034;non l&#233;tales&#034; : gen&#232;se d'une imposture</title>
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		<dc:creator>Jean-Baptiste Bernard</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;L'enfer serait pav&#233; de bonnes intentions. Les armes (dites) non l&#233;tales aussi. Leurs inventeurs ont souvent nourri de candides esp&#233;rances. Celles d'un avenir radieux, moins violent et sanguinaire. Cochon (arm&#233;) qui s'en d&#233;dit. Metz, fin des ann&#233;es 1980. Le Mosellan Pierre Richert accouche enfin de son &#171; b&#233;b&#233; &#187;. Joie et cotillons. Certes, l'invention ne paye pas de mine. Toute de lourd plastique et gros canons, elle est m&#234;me plut&#244;t moche. Mais l'essentiel est ailleurs. Dans cette (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Mustapha-Ziani" rel="tag"&gt;Mustapha Ziani&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'enfer serait pav&#233; de bonnes intentions. Les armes (dites) non l&#233;tales aussi. Leurs inventeurs ont souvent nourri de candides esp&#233;rances. Celles d'un avenir radieux, moins violent et sanguinaire. Cochon (arm&#233;) qui s'en d&#233;dit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Metz, fin des ann&#233;es 1980. Le Mosellan Pierre Richert accouche enfin de son &#171; b&#233;b&#233; &#187;.
Joie et cotillons. Certes, l'invention ne paye pas de mine. Toute de lourd plastique et gros canons, elle est m&#234;me plut&#244;t moche. Mais l'essentiel est ailleurs. Dans cette conviction que ce pistolet &#224; balles en caoutchouc non perforantes permettra bient&#244;t aux &#171; &lt;i&gt;faibles,&lt;/i&gt; [aux] &lt;i&gt;personnes seules, en g&#233;n&#233;ral &#226;g&#233;es&lt;/i&gt; [de] &lt;i&gt;stopper net un agresseur sans le tuer, ni le blesser &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Citation pioch&#233;e dans le magazine Pro S&#233;curit&#233; du 5 novembre 2002.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2243 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH228/-516-056bc.jpg?1768651460' width='400' height='228' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Q. Faucompr&#233;.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Un peu monomaniaque, le Richert. Le jour, l'homme exerce comme expert en balistique. La nuit, il bricole des armes nouvelles. Depuis des ann&#233;es, il cherche un moyen d'&#233;viter aux &#171; &lt;i&gt;honn&#234;tes gens&lt;/i&gt; &#187; &#224; la g&#226;chette facile de compara&#238;tre sur le banc des accus&#233;s pour avoir tir&#233; sur des &#171; &lt;i&gt;cambrioleurs for&#231;ant leur domicile&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &#187;. Cette fois, il tient la solution &#8211; commercialiser une &#171; &lt;i&gt;arme d'autod&#233;fense&lt;/i&gt; &#187;, qui prendra la place de la carabine de papy dans les foyers fran&#231;ais. Un plan parfait. Sauf que le premier mod&#232;le de l'arme, sorti des cha&#238;nes de l'armurier fran&#231;ais Verney-Carron en 1991, ne rencontre pas imm&#233;diatement le succ&#232;s escompt&#233;. Un flop. Les ventes s'emballeront finalement un peu plus tard, quand les flics comprendront tout le potentiel de l'arme. Ils y viendront vite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au m&#234;me moment, de l'autre c&#244;t&#233; de l'Atlantique, les fr&#232;res Tom et Rick Smith se remuent pareillement le ciboulot. Eux aussi sont d&#233;cid&#233;s &#224; mettre au point une arme permettant de neutraliser un agresseur. Ils y pensent depuis que deux de leurs amis ont &#233;t&#233; assassin&#233;s en pleine rue, victimes de l'une de ces fusillades dont l'Am&#233;rique a le secret. &#171; &lt;i&gt;Les Smith se lancent alors un d&#233;fi&lt;/i&gt;, story-tellise le site de l'industriel Taser. &lt;i&gt;Cr&#233;er&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;une arme propre, qui ne tue pas et ne blesse pas. Une antith&#232;se en quelque sorte.&lt;/i&gt; &#187; Avec l'aide d'un ing&#233;nieur de la Nasa, les frangins planchent sur un projet de pistolet &#233;lectronique paralysant. En 1999, champagne ! &#8211; le premier mod&#232;le de Taser, destin&#233; aux particuliers, est commercialis&#233;. Mais l'Am&#233;ricain moyen ne se rue pas sur l'arme. Et ce sont &#224; nouveau les services de police qui vont finalement faire la fortune de l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Richert et les fr&#232;res Smith, m&#234;me combat ? Il est en tout cas frappant de constater combien ces deux histoires d'invention ont de points communs. Entre autres, la mise en sc&#232;ne du refus de la violence et celle de la protection des plus faibles. Ce n'est pas un hasard. Pour l'industrie des armes &#171; non l&#233;tales &#187;, ce r&#233;cit un brin mythifi&#233; des origines est m&#234;me essentiel. Insister sur les sentiments pr&#233;tendument g&#233;n&#233;reux des inventeurs de ces armes permet de camoufler leur v&#233;ritable nature. De les r&#233;duire &#224; de bonnes intentions. Et de rendre positif tout discours s'y rapportant. La vie est belle, le soleil brille, et les nouveaux joujoux pr&#233;servent du sang et des larmes. Amen.
Presque une religion : les acteurs du secteur ne manquent jamais d'afficher leur foi profonde dans la non-l&#233;talit&#233;. Ainsi de la radieuse devise du d&#233;partement &#233;tasunien en charge de ces engins : &#171; &lt;i&gt;Pax custimus, vita custimus&lt;/i&gt; &#187; (&#171; Nous pr&#233;servons la paix, nous pr&#233;servons la vie &#187;). Ou encore du slogan de Taser International : son pistolet &#171; &lt;i&gt;sauve des vies tous les jours&lt;/i&gt; &#187;. All&#233;luia. &#192; ce petit jeu, les Fran&#231;ais ne sont pas en reste. En 2005, Antoine di Zazzo, alors distributeur du Taser dans l'Hexagone, dit de sa machine &#224; court-jus qu'elle constitue un &#171; &lt;i&gt;facteur de paix civile&lt;/i&gt; &#187;. Quitte &#224; en rajouter un max : &#171; &lt;i&gt;Dans cinq ou dix ans, il n'y aura plus d'armes &#224; feu, je vous en fais le pari.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233; dans le n&#176; 2 de La Gazette de l'Info, novembre 2005.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pari a &#233;t&#233; perdu ? Qu'importe. Les fabricants et promoteurs ne se sentent nullement tenus par la r&#233;alit&#233; des mots. &#192; cette derni&#232;re, ils pr&#233;f&#232;rent la novlangue orwellienne, qui permet de dire tout et son contraire. La guerre, c'est la paix. La libert&#233;, c'est l'esclavage. Et les armes, d'innocentes fleurs. Ces gens se contentent de d&#233;vider le fil d'un mensonge originel, depuis longtemps repris partout et par tous : il existerait des &#171; armes non l&#233;tales &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, la l&#233;talit&#233; d'une arme d&#233;pend uniquement de l'usage qui en est fait. Autrement dit : &#171; &lt;i&gt;Un coup de poing dans la gorge est plus certainement l&#233;tal qu'une balle dans le pied.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Intervention du g&#233;n&#233;ral Saffray lors d'un colloque au S&#233;nat le 16 avril 2008.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &#187; Autant que peut l'&#234;tre un tir de Flash-ball ou un jet de lacrymo. Ces cinq derni&#232;res ann&#233;es, ces armes ont provoqu&#233; en France la mort de trois personnes. D'abord Mahamadou Marega, tu&#233; en novembre 2010 &#224; Colombes de deux d&#233;charges de Taser et de multiples jets de lacrymos. Puis Mustapha Ziani, mort en d&#233;cembre 2010 &#224; Marseille apr&#232;s avoir re&#231;u un tir de Flash-ball au thorax. Et enfin R&#233;mi Fraisse, tu&#233; en octobre 2014 &#224; Sivens par une grenade offensive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; chaque fois, un m&#234;me constat : les r&#232;gles d'utilisation de ces armes n'ont pas &#233;t&#233; respect&#233;es. Et la hi&#233;rarchie polici&#232;re et les responsables politiques ont couvert les coupables. Circulez, il n'y a rien &#224; voir ! Peu importe que Mahamadou Marega soit mort parce que deux policiers ont fait &#171; &lt;i&gt;un usage abusif&lt;/i&gt; &#187; de leur Taser &#171; &lt;i&gt;en mode contact &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Observation du D&#233;fenseur des droits, en date du 4 mai 2012.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &#187;. Que Mustapha Ziani ait &#233;t&#233; tir&#233; comme un lapin, presque &#224; bout portant, quand les uniformes ne sont pas cens&#233;s user du Flash-ball &#224; moins de sept m&#232;tres de distance. Que la grenade ayant tu&#233; R&#233;mi Fraisse ait &#233;t&#233; lanc&#233;e sans les sommations r&#233;glementaires. Et sans que la situation le justifie non plus : &#171; &lt;i&gt;Il &#233;tait&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;impossible aux opposants de venir menacer directement l'int&#233;grit&#233; des gendarmes&lt;/i&gt; &#187;, affirme le r&#233;cent rapport d'une commission d'enqu&#234;te citoyenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors quoi ? Trois morts, trois bavures ? Que nenni. Si ces armes sont souvent qualifi&#233;es par leurs propagandistes de solutions &#171; anti-bavures &#187;, elles en constituent en r&#233;alit&#233; l'exact inverse. En combinant force brutale et usage d&#233;complex&#233;, elles s'affirment comme de redoutables moyens de violence polici&#232;re &#8211; en somme, la menace d'un &#233;tat de bavure permanent. &#171; &lt;i&gt;La banalisation du recours &#224; ces armes vient pr&#233;cis&#233;ment du fait que, normalement, elles ne tuent pas&lt;/i&gt; &#187;, expliquait le chercheur Olivier Razac, en 2012, dans un entretien publi&#233; sur le site &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.article11.info/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Article11&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. &#171; &lt;i&gt;D&#232;s lors, les freins &#224; leur utilisation s'abaissent et l'on peut bien penser que cela n'est pas si &#8220;grave&#8221; de s'en tirer avec quelques bleus. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent, les bleus virent au rouge vif. Parfois, il s'agit carr&#233;ment de lourdes blessures. Un recensement &#171; &lt;i&gt;des &#233;borgnements, blessures graves ou d&#233;c&#232;s dus &#224; des tirs policier au Flash-ball, LBD&lt;/i&gt; [Lanceur de balle de d&#233;fense] &lt;i&gt;et grenades offensives en France &lt;/i&gt; &#187; fait ainsi &#233;tat de 45 victimes (dont quatre d&#233;c&#232;s) entre 1994 et 2014&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur le blog du groupe de travail du 27 novembre 2007.&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;. Cette sanglante comptabilit&#233; met aussi en lumi&#232;re les cibles favorites des uniformes : les habitants des quartiers populaires, ainsi que les manifestants engag&#233;s dans les luttes radicales comme celles contre le barrage de Sivens ou l'a&#233;roport de Notre-Dame-des-Landes. Presque toujours, ces victimes sont des ados ou des jeunes adultes. Parfois m&#234;me, elles ne sont pas sorties de l'enfance. Aux Tarter&#234;ts, en juin 2011, Daranca Gimo, neuf ans, est ainsi gravement bless&#233;e par un tir de Flash-ball. Cinq mois plus tard, &#224; Mayotte, Nassuir Oili, huit ans, perd un &#339;il apr&#232;s avoir &#233;t&#233; la cible de la m&#234;me arme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Frapper les ind&#233;sirables &#8211; parfois avec sauvagerie. Mater les opposants. Neutraliser les pr&#233;tendus ennemis int&#233;rieurs. Les marquer dans leur chair. Voil&#224; la v&#233;ritable fonction des armes (dites) non l&#233;tales. &#171; &lt;i&gt;Leur cible principale est la population civile ; ces armes ne sont pas destin&#233;es &#224; tuer et le font rarement&lt;/i&gt;, souligne la chercheuse Carol Ackroyd. &lt;i&gt;Elles visent bien davantage les c&#339;urs et les esprits. &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans The Technology of polical Control, publi&#233; aux &#201;tats-Unis en 1977.&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Citation pioch&#233;e dans le magazine &lt;i&gt;Pro S&#233;curit&#233;&lt;/i&gt; du 5 novembre 2002.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Cit&#233; dans le n&#176; 2 de &lt;i&gt;La Gazette de l'Info&lt;/i&gt;, novembre 2005.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Intervention du g&#233;n&#233;ral Saffray lors d'un colloque au S&#233;nat le 16 avril 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Observation du D&#233;fenseur des droits, en date du 4 mai 2012.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Sur le blog du groupe de travail du 27 novembre 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Dans &lt;i&gt;The Technology of polical Control,&lt;/i&gt; publi&#233; aux &#201;tats-Unis en 1977.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; Sweet mama &#187;, mon cul !</title>
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		<dc:creator>&#201;milien Bernard</dc:creator>


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		<dc:subject>imaginer l'envo&#251;tante</dc:subject>

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&lt;p&gt;En r&#233;&#233;ditant Blues et f&#233;minisme noir, ouvrage de la grande Angela Davis publi&#233; en 1998 aux &#201;tats-Unis, les &#233;ditions Libertalia offrent une belle porte d''entr&#233;e aux &#339;uvres de deux grandes blueswomen, Bessie Smith et Gertrude &#171; Ma &#187; Rainey. Des battantes privil&#233;giant les rasoirs aux pincettes. &#171; I've got the world in jug, stopper's in my hand / I'm gonna hold it until you men come under my command. &#187; Il faut imaginer l'envo&#251;tante Bessie Smith (1894-1937) chanter ceci dans les ann&#233;es 1930. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no160-decembre-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;160 (d&#233;cembre 2017)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En r&#233;&#233;ditant &lt;i&gt;Blues et f&#233;minisme noir,&lt;/i&gt; ouvrage de la grande Angela Davis publi&#233; en 1998 aux &#201;tats-Unis, les &#233;ditions Libertalia offrent une belle porte d''entr&#233;e aux &#339;uvres de deux grandes blueswomen, Bessie Smith et Gertrude &#171; Ma &#187; Rainey. Des battantes privil&#233;giant les rasoirs aux pincettes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; I've got the world in jug, stopper's in my hand / I'm gonna hold it until you men come under my command.&lt;/i&gt; &#187; Il faut imaginer l'envo&#251;tante Bessie Smith (1894-1937) chanter ceci dans les ann&#233;es 1930. Le proclamer avec morgue et enthousiasme&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans &#171; Down-hearted blues &#187;.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; : &#171; Je tiens le monde dans une bouteille, son bouchon est dans ma main / Et je le tiendrai jusqu'&#224; ce que vous les hommes m'ob&#233;issiez. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2005 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH587/-293-790be.jpg?1768656674' width='400' height='587' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le contexte n'est pas riant, s&#251;r, avec un racisme toujours omnipr&#233;sent (on est encore loin des Droits civiques), un patriarcat g&#233;n&#233;ralis&#233;, des in&#233;galit&#233;s sociales criantes, etc. Il n'emp&#234;che, Bessie Smith a bondi sur la petite libert&#233; post-esclavagisme. Et d&#233;sormais ne la l&#226;che plus, proclamant dans &#171; Mistreatin' daddy &#187; sa volont&#233; de ne pas se laisser marcher sur les pieds : &#171; &lt;i&gt; Don't bother me, I'm as mean as can be / I'm like the butcher right down the street / I can cut you all to pieces like I would a piece of meat.&lt;/i&gt; &#187; Soit le parfait manifeste de l'autod&#233;fense fa&#231;on sanglant : &#171; Ne viens pas m'emb&#234;ter, je suis mauvaise au possible / Je suis comme le boucher du coin de la rue / Je peux tous vous tailler en pi&#232;ces comme je le ferais avec un morceau de viande. &#187; Finie la &#171; &lt;i&gt;sweet mama&lt;/i&gt; &#187; : &#171; &lt;i&gt;sweet papa&lt;/i&gt; &#187;, tu vas morfler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bousculer les conventions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bessie Smith n'est pas seule &#224; secouer la musique noire des ann&#233;es 1930 (&#233;poque o&#249; sont enregistr&#233;s la plupart de ses titres), &#224; ruer dans les carcans moraux et sociaux. Se dresse aussi Gertrude &#171; Ma &#187; Rainey (1886-1939), autre blueswoman noire, figure libre et vocif&#233;rante qui dans &#171; &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=8PEQjRzn6Yw&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Barrel house blues&lt;/a&gt; &#187; chante : &#171; &lt;i&gt;Papa likes his bourbon, mama likes her gin / Papa likes his outside women, mama likes her outside men.&lt;/i&gt; &#187; Les hommes se so&#251;lent et encha&#238;nent les coucheries ? Tr&#232;s bien, elle fera de m&#234;me : &#171; Papa aime son bourbon, mama aime son gin / Papa aime ses autres femmes, mama aime ses autres hommes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Bessie Smith et Ma Rainey s'inscrivent dans des visions musicales un peu diff&#233;rentes &#8211; la premi&#232;re a une approche plus moderne du blues &#8211;, elles partagent beaucoup de choses. Self-made women ayant connu des temps difficiles, elles ont gagn&#233; une immense popularit&#233; &#224; la force de leur talent et ont envoy&#233; bouler les conventions. Toutes deux bisexuelles, elles parlent ouvertement de sexe dans leurs chansons, revendiquant de facto le droit de faire ce qu'elles veulent de leur corps. &#192; l'image d'une autre chanteuse noire de l'&#233;poque, Ida Cox, qui dans &#171; &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=4vVjpoKEwjU&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Wild Woman&lt;/a&gt; &#187; proclamait : &#171; &lt;i&gt;You never get a thing being an angel child &lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;/ Wild women are the only kind that really get by.&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Tu n'auras jamais rien en &#233;tant un ange, mon enfant / [&#8230;] Les femmes (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Am&#232;re au possible &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des femmes sauvages, donc, aux dons musicaux visc&#233;raux et &#224; la libert&#233; rugissante. Mais ce n'est pas suffisant pour d&#233;crire leur apport &#224; la culture afro-am&#233;ricaine &#8211; et plus largement, am&#233;ricaine &#8211; des ann&#233;es 1920, 1930 et 1940. C'est l&#224; que &lt;i&gt;Blues et f&#233;minisme noir&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Libertalia, traduction Julien Bordier.&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;, ouvrage r&#233;dig&#233; dans les ann&#233;es 1990 par l'ex-Black Panther et toujours combattante Angela Davis, apporte son grain de sel. R&#233;futant les analyses simplistes sur le blues (qui selon certains n'aurait jamais &#233;t&#233; porteur de contestation sociale), elle analyse en d&#233;tail ce terreau fertile que constituent les 252 morceaux enregistr&#233;s par les deux femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, dit Angela Davis, on ne peut parler de f&#233;minisme classique concernant leurs &#339;uvres, tant le contexte de l'&#233;poque ne s'y pr&#234;te pas. Mais en &#233;voquant les blessures collectives de la communaut&#233; noire tout en refusant le patriarcat &#224; l'ancienne, elles font preuve d'un v&#233;ritable engagement. Car les blues de ces dames ne parlent pas seulement d'amours perdus ou triomphants, mais &#233;galement de prison, d'expulsions de locataires, de crues du Mississippi, du dur labeur des blanchisseuses, etc. &#171; &lt;i&gt;If it wasn't for the poor man, mister rich man, what would you do ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Sans le pauvre, Monsieur le Riche, que ferais-tu ? &#187;&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;, questionne Bessie Smith dans &#171; &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=k_9GTrL6kNg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt; Poor Man's Blue&lt;/a&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la fin de l'ouvrage (consacr&#233; &#224; Billie Holliday) est moins convaincante, &lt;i&gt;Blues et f&#233;minisme noir&lt;/i&gt;, livre parfois un brin aust&#232;re, voire rasoir dans son ton, reste &#233;minemment conseill&#233; pour la plong&#233;e qu'il permet dans le r&#233;pertoire de deux imp&#233;ratrices du blues. Et dans leur r&#233;bellion contre des carcans toujours de mise. &#171; &lt;i&gt; I used to be your sweet mama, sweet papa, / But now I'm just as sour as can be&lt;/i&gt; &#187;, chantait Bessie Smith, qui par ailleurs r&#233;tamait tout le monde au cul-sec. Et &#231;a r&#233;sonne toujours : &#171; J'&#233;tais ta douce mama, doux papa, / Mais maintenant je suis am&#232;re au possible. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Dans &#171; &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=go6TiLIeVZA&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Down-hearted blues&lt;/a&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Tu n'auras jamais rien en &#233;tant un ange, mon enfant / [&#8230;] Les femmes sauvages sont les seules qui s'en sortent vraiment. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Libertalia, traduction Julien Bordier.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Sans le pauvre, Monsieur le Riche, que ferais-tu ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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