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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>La fin du monde industriel ?</title>
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		<dc:date>2021-06-17T05:26:40Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>L.L. de Mars</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Pendant dix ans, de 2005 &#224; 2015, Jean-Pierre Levaray a tenu dans les pages de CQFD une chronique corrosive intitul&#233;e &#171; Je vous &#233;cris de l'usine &#187;. Il a repris la plume pour ce dossier, posant son regard aiguis&#233; sur l'impact des restructurations et des fermetures. J'ai travaill&#233; pendant plus de quarante ann&#233;es en usine. Une usine de l'industrie chimique de la r&#233;gion de Rouen (Seine-Maritime). Gasp ! Quarante ans dans la m&#234;me usine ! Quelque chose qu'on ne peut plus imaginer aujourd'hui. Je (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no199-juin-2021" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;199 (juin 2021)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/L-L-de-Mars" rel="tag"&gt;L.L. de Mars&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/annees" rel="tag"&gt;ann&#233;es&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/usines" rel="tag"&gt;usines&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/usine" rel="tag"&gt;usine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/l-usine" rel="tag"&gt;l'usine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/usines-chimiques" rel="tag"&gt;usines chimiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/region" rel="tag"&gt;r&#233;gion&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Total" rel="tag"&gt;Total&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pendant dix ans, de 2005 &#224; 2015, Jean-Pierre Levaray a tenu dans les pages de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; une chronique corrosive intitul&#233;e &#171; Je vous &#233;cris de l'usine &#187;. Il a repris la plume pour ce dossier, posant son regard aiguis&#233; sur l'impact des restructurations et des fermetures.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3658 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH515/-1797-6723e.jpg?1768730517' width='500' height='515' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Illustration de L.L. De Mars
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;J'ai travaill&#233; pendant plus de quarante ann&#233;es en usine. Une usine de l'industrie chimique de la r&#233;gion de Rouen (Seine-Maritime). &lt;i&gt;Gasp&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ! &lt;/i&gt;Quarante ans dans la m&#234;me usine ! Quelque chose qu'on ne peut plus imaginer aujourd'hui. Je vous en ai d&#233;j&#224; parl&#233;, il y a quelques ann&#233;es, &#224; travers ma chronique &#171; Je vous &#233;cris de l'usine &lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les &#233;pisodes de ces chroniques ont depuis &#233;t&#233; r&#233;unis dans un ouvrage &#233;ponyme (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, ce n'est pas pour jouer au vieux con mais, pendant tout ce temps, j'en ai vu des usines fermer, des r&#233;gions sinistr&#233;es, des ouvriers qui se battent pour leur survie, des suicides lors de licenciements, des ch&#244;meurs... Dans la r&#233;gion rouennaise, d&#232;s les ann&#233;es 1970, j'ai commenc&#233; &#224; voir plier boutique les usines de filature et de m&#233;tallurgie. Apr&#232;s, ce furent les usines chimiques &#8211; notamment d'engrais, nombreuses dans le coin &#8211;, suivies des sous-traitants de l'automobile. Cela a toujours entra&#238;n&#233; des conflits, souvent durs et longs, rarement victorieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; chaque fermeture son lot de ch&#244;meurs mais aussi un brassage. Dans l'usine o&#249; je pointais, ce sont des ouvriers licenci&#233;s de papeteries ou d'usines d'engrais, des chaudronniers, des &#233;lectriciens, qui arrivaient pour remplacer nos coll&#232;gues partant en retraite. C'&#233;tait une bonne chose pour nous : chacun amenait ses exp&#233;riences de travail mais &#233;galement de rapport &#224; la hi&#233;rarchie voire de bagarres sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans mon usine aussi, nous avons connu des restructurations ; des arr&#234;ts d'ateliers pour cause de v&#233;tust&#233; ou d'obsolescence ; des produits qui se vendent moins bien, aux yeux des actionnaires. Ce qui fait que, de rachats en changements de nom, l'effectif de l'usine, en quarante ann&#233;es, est pass&#233; de 2 000 &#224; 350.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De tr&#232;s nombreuses fois, nous avons pens&#233; que la bo&#238;te allait fermer. &#192; chaque annonce de plan &#171; social &#187;, nous &#233;tions convaincus que ce serait le dernier. Quand nos usines sont pass&#233;es sous le giron de Total, nous savions que c'&#233;tait pour se d&#233;barrasser d'un secteur jug&#233; pas assez rentable. La catastrophe d'AZF, &#224; Toulouse en 2001, a oblig&#233; Total &#224; ralentir ses vell&#233;it&#233;s. Les fermetures ont tout de m&#234;me eu lieu et pr&#232;s de dix usines ont disparu, ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e. En 2013, &#233;chaud&#233; par un des proc&#232;s de la catastrophe, &#224; l'issue duquel la responsabilit&#233; d'une de ses filiales avait &#233;t&#233; point&#233;e, Total a vendu ce qui restait : ses trois derniers sites de fabrication d'engrais (se situant dans des zones fortement agricoles et surtout c&#233;r&#233;ali&#232;res) &#224; Borealis, bo&#238;te autrichienne aux capitaux venant d'Abu Dhabi. Une 4e situ&#233;e &#224; Mazingarbe (Pas-de-Calais) a &#233;t&#233; c&#233;d&#233;e &#224; Maxam. Aujourd'hui, Maxam ferme l'usine et Borealis cherche &#224; revendre ses sites fran&#231;ais depuis deux ans. &#199;a continue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les restructurations et les d&#233;localisations font partie de l'histoire industrielle. Les fabriques, ateliers, usines ont r&#233;guli&#232;rement connu des mutations, parfois brutales. Cela commen&#231;a sans doute lorsque la vapeur et les turbines remplac&#232;rent les moulins le long des fleuves et rivi&#232;res. Ensuite il y eut le gaz puis l'&#233;lectricit&#233;, le taylorisme, le toyotisme, l'automatisation, la robotisation, l'informatisation...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; chaque bouleversement technique son lot de changement de fa&#231;on de travailler, mais aussi ses fermetures d'usines ou ses constructions de nouveaux sites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre les modifications de produits et &#233;volutions des techniques, outre les modes, outre les ateliers trop vieux, c'est d&#233;sormais surtout une guerre &#233;conomique qui se joue &#224; coups de dividendes jug&#233;s toujours trop faibles par les actionnaires. Et si, devant les cam&#233;ras, les PDG se tapent dans le dos, c'est pour mieux s'&#233;charper sur les march&#233;s. Chacun d'entre eux ne visant qu'&#224; faire couler ou acheter le concurrent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, ceux qui trinquent sont celles et ceux qui travaillent dans ces bo&#238;tes. Aussi bien les salari&#233;s qui sont vir&#233;s que ceux qui les remplacent dans un autre pays o&#249; l'usine a &#233;t&#233; r&#233;implant&#233;e et o&#249; l'on bosse pour des salaires de mis&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Europe, il semblerait qu'il y ait eu une certaine inertie dans les restructurations, notamment par rapport au continent am&#233;ricain o&#249;, pourtant, le tissu industriel s'amenuise aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En moins de quarante ans, le nombre d'ouvriers en France, r&#233;pertori&#233; par l'INSEE, est pass&#233; de 6,9 millions &#224; 5,3 millions... Ce n'est pas rien. Et c'est surtout dans l'industrie que &#231;a s'est vid&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, au niveau mondial, le nombre d'ouvriers est en progression. Ils se trouvent maintenant en Asie, o&#249; l'agriculture intensive a vid&#233; les campagnes et offert une main-d'&#339;uvre pas cher aux entreprises qui prosp&#232;rent d&#233;sormais en Inde, au Pakistan, en Chine, en Cor&#233;e...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la situation sanitaire et &#233;conomique contribue &#224; amplifier le mouvement vers une industrie connect&#233;e, d&#233;j&#224; entrepris depuis quelques ann&#233;es. L'industrie asiatique a pris les devants mais, dans les pays occidentaux, pour ceux et celles qui ne se retrouvent pas sur le carreau, cela entra&#238;ne la casse des collectifs : t&#233;l&#233;travail et ub&#233;risation des m&#233;tiers. Ainsi que la fin du salariat (c'est autre chose que l'abolition du salariat revendiqu&#233;e jadis) par la mise en concurrence de chacun, somm&#233; de devenir autoentrepreneur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;gion de Rouen a &#233;t&#233; tr&#232;s touch&#233;e par ces restructurations. Le nombre d'usines a fondu comme neige au soleil. Le seul avantage, c'est qu'on y respire mieux (sauf quand Lubrizol s'est enflamm&#233;e en septembre 2019). Le dernier gros bastion historique &#224; avoir ferm&#233;, c'est la Chapelle Darblay, une papeterie historique de la r&#233;gion qui fabriquait du papier recycl&#233; de qualit&#233;. Pour l'instant, il n'y a pas de repreneur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'on suit les m&#233;andres de la Seine autour de Rouen, on ne voit plus que de gigantesques hangars en taule avec des plateformes de chargement pour semi-remorques. Bollor&#233; et consorts ont pris la rel&#232;ve et livrent &#224; pr&#233;sent par la route les contenus de containers arrivant par gros tankers, bourr&#233;s de &lt;i&gt;big bags &lt;/i&gt;d'engrais ou de produits chimiques qui &#233;taient fabriqu&#233;s aux m&#234;mes endroits avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre usine historique de la r&#233;gion, la raffinerie Shell-Petroplus de Petit-Couronne, a &#233;t&#233; ferm&#233;e il y a plus de six ans. Voil&#224; qu'on apprend, apr&#232;s la d&#233;pollution du site, que, dans les grands hangars en cours de montage, c'est Amazon qui s'installe. Carr&#233;ment. Un mouvement s'est cr&#233;&#233; pour emp&#234;cher cette implantation, avec p&#233;titions et manifestations &#224; la cl&#233;. Seul le maire de la ville milite pour que &#231;a se fasse, &#171; pour l'emploi &#187;. Et quel emploi ! Des exploit&#233;s en CDD qui doivent aller chercher les produits d'une all&#233;e &#224; l'autre en vitesse (faisant jusqu'&#224; 20 bornes par jour) et des livreurs, au statut impos&#233; de micro-entrepreneurs, qui doivent livrer au plus vite et dans n'importe quelles conditions. Sans compter tout ce qu'implique Amazon dans la consommation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre exemple de cette fin d'un monde industriel, &#224; quelques kilom&#232;tres de ce site, en lisi&#232;re de Rouen, juste aux portes de l'usine Lubrizol, la M&#233;tropole a lanc&#233; en 2011 la cr&#233;ation d'un &#171; &#233;coquartier &#187;, ce qui est tendance. L'objectif &#233;tant en partie d'y faire venir vivre celles et ceux qui bossent &#224; La D&#233;fense (une heure de route ou de train quand il n'y a pas de bouchon ou de parpaing sur les voies). Le hic, c'est que sur ce terrain se trouvaient auparavant des usines chimiques et m&#233;tallurgiques. Il y a dans ces sols des hydrocarbures, des m&#233;taux lourds et j'en passe. Plut&#244;t que de d&#233;polluer, il a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; de faire venir des tas de terre par trains et camions pour remonter le sol de plus de six m&#232;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bienvenue dans le meilleur des mondes.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Jean-Pierre Levaray&lt;/div&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Cet article fait partie du dossier &#171; Apr&#232;s l'usine &#187; du num&#233;ro 199 de&lt;/i&gt; CQFD.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Les &#233;pisodes de ces chroniques ont depuis &#233;t&#233; r&#233;unis dans un ouvrage &#233;ponyme publi&#233; chez Libertalia (2016).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3661 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/-1798.jpg' width=&#034;350&#034; height=&#034;577&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Basta !</title>
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		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
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&lt;p&gt;C'est un processus qui a mis un peu de temps pour se d&#233;velopper mais, d'un coup, il fallait que &#231;a explose. Comme s'il n'avait plus support&#233;. C'est quand il a atteint ses 57 ans que Fafa a dit : &#171; Je n'en peux plus ! &#187; Fafa travaille &#224; l'usine depuis qu'il a 25 ans et il n'a quasiment jamais chang&#233; d'atelier. Il a grimp&#233; les &#233;chelons et est devenu chef d'&#233;quipe. Mais, chef d'&#233;quipe dans cet atelier d'engrais, c'est presque faire le m&#234;me boulot que ses coll&#232;gues. Lorsqu'il fallait manier la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no108-fevrier-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;108 (f&#233;vrier 2013)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est un processus qui a mis un peu de temps pour se d&#233;velopper mais, d'un coup, il fallait que &#231;a explose. Comme s'il n'avait plus support&#233;. C'est quand il a atteint ses 57 ans que Fafa a dit : &#171; &lt;i&gt;Je n'en peux plus !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fafa travaille &#224; l'usine depuis qu'il a 25 ans et il n'a quasiment jamais chang&#233; d'atelier. Il a grimp&#233; les &#233;chelons et est devenu chef d'&#233;quipe. Mais, chef d'&#233;quipe dans cet atelier d'engrais, c'est presque faire le m&#234;me boulot que ses coll&#232;gues. Lorsqu'il fallait manier la pelle pour ramasser un tas d'engrais qui s'&#233;tait renvers&#233; des tapis roulants, Fafa le faisait. Maintenant c'est fini. Il reste dans son petit bureau poussi&#233;reux, au c&#339;ur de l'atelier, et il n'en bouge plus. Il reste &#224; bougonner parce qu'il en a marre. Marre du boulot, marre de cet atelier dont les planchers sont soutenus par des &#233;tais et o&#249; des morceaux de b&#233;ton risquent de se d&#233;tacher &#224; tout moment. Derni&#232;rement, un gars a failli passer au travers d'un escalier m&#233;tallique, car une marche bouff&#233;e par la rouille s'est cass&#233;e sous son poids. C'est plus possible de travailler l&#224; et, &#224; son &#226;ge, Fafa dit qu'il a assez donn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus, ses genoux, en partie niqu&#233;s par une pratique quasi-pro au Football club de Rouen, le font horriblement souffrir. Pourtant, il lui arrive de regretter ces moments enthousiasmants de gloire perdue. Maintenant, il a trop mal. Et surtout, comme il a commenc&#233; &#224; bosser tard, il n'aura pas ses annuit&#233;s avant longtemps et il a bien peur de faire beaucoup de rab' jusqu'&#224; la retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant longtemps, il ne s'&#233;tait pas bil&#233; pour &#231;a. Vu l'&#233;tat de d&#233;labrement de l'atelier, il pensait, comme tous, que &#231;a fermerait et qu'il partirait dans le cadre d'un plan de suppression d'emplois et &#231;a lui allait bien. Mais&#8230; rien. Les nouvelles lois sur les retraites ont &#233;t&#233; comme un coup sur sa t&#234;te. &#171; &lt;i&gt;C'est &#224; cause de Fillon que j'suis dans cet &#233;tat-l&#224;&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;p&#232;te-t-il souvent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aussi ces kilom&#232;tres d'escaliers m&#233;talliques et vermoulus &#224; grimper dans l'atelier et&#8230; il ne peut plus. Jamais il n'a &#233;t&#233; envisag&#233; d'installer un ascenseur, pour couvrir les cinq &#233;tages. Fafa recule le moment o&#249; il va falloir qu'il se fasse placer des rotules en titane ou en plastique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La goutte d'eau qui a fait d&#233;border le vase, c'est une certaine jalousie. Jalousie d'apprendre qu'un des gars de sa propre &#233;quipe, qui n'a que 52 ans, va partir en retraite car il a travaill&#233; dans l'amiante. Et &#231;a, Fafa ne le supporte pas. Il ne pense pas que son coll&#232;gue risque de mourir plus t&#244;t et que chaque bronchite lui fera craindre le pire. Ce n'est pas l'empathie qui &#233;touffe Fafa. Il veut partir et puis c'est marre !
&#199;a lui a pris au mois d'ao&#251;t dernier, peu de jours apr&#232;s ses vacances. Il n'est pas parti cette ann&#233;e, il est seulement rest&#233; avec sa femme, dans leur maison plant&#233;e en pleine campagne normande. C'est un matin, &#224; 3 h 30, quand le r&#233;veil a sonn&#233; qu'il a d&#233;cid&#233; de ne pas se lever. De ne pas y aller. Ses genoux lui faisaient trop mal. Son m&#233;decin l'a arr&#234;t&#233; une semaine, suivie d'une autre, puis d'autres. Au bout de trois mois, Fafa a fait des d&#233;marches, aupr&#232;s de la Caisse primaire d'assurance maladie, aupr&#232;s de la m&#233;decin du travail de l'usine et d'autres sp&#233;cialistes pour &#234;tre d&#233;clar&#233; inapte &#224; tous postes dans l'usine.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_575 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH435/p11-_effix_cqfd108-637bc.jpg?1768662352' width='400' height='435' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Efix
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'il a atterri dans le bureau de la direction des ressources humaines, celle-ci l'a pr&#233;venu qu'il risquait d'&#234;tre licenci&#233;. Il a r&#233;pondu qu'il s'en fichait, qu'il avait trop mal pour continuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La proc&#233;dure a dur&#233; quelques semaines et, au bout du compte, un apr&#232;s-midi, il est sorti de l'usine, avec son solde de tout compte et sa lettre de licenciement. Certains disent que lorsqu'ils l'ont vu franchir la grille de l'usine, il ne boitait quasiment plus.
Voil&#224;. Fafa a quitt&#233; l'usine. Il sait qu'il risque d'avoir des difficult&#233;s financi&#232;res, parce que ses fins de droit ne vont pas correspondre avec le d&#233;but de sa retraite. Il dit qu'il s'en fiche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la prime de licenciement, il s'est achet&#233; des outils et s'est install&#233; comme &#233;b&#233;niste. Parce que c'&#233;tait &#231;a son occupation pr&#233;f&#233;r&#233;e : fabriquer des meubles.
Je suis pass&#233; le voir dans son nouvel atelier, chez lui. La sciure a remplac&#233; les poussi&#232;res d'engrais et la scie &#224; ruban fait presque autant de bruit qu'un crible m&#233;canique, mais c'est vrai qu'il boite beaucoup moins.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>D'un cycle, l'autre</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
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&lt;p&gt;IL Y A UN AN, l'avenir de la bo&#238;te &#233;tait plus que compromis, et tout le monde parlait de la fermeture de l'usine et m&#234;me du groupe (qui est devenu minuscule avec moins de mille salari&#233;s alors qu'il en avait connu quinze fois plus). La direction g&#233;n&#233;rale restait dans le flou mais c'&#233;tait une situation qu'on connaissait bien, puisque depuis vingt-cinq ans les plans de restructuration se sont suivis les uns apr&#232;s les autres. Et voil&#224; qu'en septembre 2007, la tendance s'est invers&#233;e et des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Je-vous-ecris-de-l-usine" rel="tag"&gt;Je vous &#233;cris de l'usine&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/monde-parlait" rel="tag"&gt;monde parlait&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;IL Y A UN AN, l'avenir de la bo&#238;te &#233;tait plus que compromis, et tout le monde parlait de la fermeture de l'usine et m&#234;me du groupe (qui est devenu minuscule avec moins de mille salari&#233;s alors qu'il en avait connu quinze fois plus). La direction g&#233;n&#233;rale restait dans le flou mais c'&#233;tait une situation qu'on connaissait bien, puisque depuis vingt-cinq ans les plans de restructuration se sont suivis les uns apr&#232;s les autres.
Et voil&#224; qu'en septembre 2007, la tendance s'est invers&#233;e et des tonnes d'engrais sont sorties des trois usines restantes. Des records de production ont &#233;t&#233; atteints, avec moins d'ateliers de fabrication et beaucoup moins de salari&#233;s, pour un produit qui se vend encore plus cher qu'avant, bien plus cher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que s'est-il pass&#233; ? Les agriculteurs c&#233;r&#233;aliers ont vu leurs profits augmenter consid&#233;rablement avec le coup des &#171; bio &#187;-carburants et l'arriv&#233;e de pays tr&#232;s demandeurs comme la Chine et l'Inde.D'autre part, des jach&#232;res ont &#233;t&#233; r&#233;utilis&#233;es pour ce fameux carburant.Plus de fric chez les c&#233;r&#233;aliers, signifie investissements dans les engrais pour augmenter encore davantage les rendements et b&#233;n&#233;fices mirobolants pour la filiale engrais de Total, GPN (ex- Grande Paroisse), au cours des huit derniers mois (les plus gros b&#233;nefs de l'industrie chimique fran&#231;aise pour l'ann&#233;e).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'activit&#233; des engrais est tr&#232;s cyclique et,une fois que les agriculteurs et les coop&#233;ratives auront rempli leurs cases d'engrais, il n'est pas &#233;vident que l'embellie continue. L'&#233;t&#233;, les usines d'engrais arrivant dans la p&#233;riode creuse de production,c'est l&#224; que les travaux sont faits. Travaux pour changer des machines et mat&#233;riaux us&#233;s ou pour am&#233;liorer la productivit&#233;. Et surtout travaux pour r&#233;pondre aux besoins de l'administration qui impose un certain nombre de v&#233;rifications et de changements de mat&#233;riel, tous les trois, cinq ou dix ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande majorit&#233; des ateliers sont donc arr&#234;t&#233;s, d&#233;mont&#233;s, d&#233;soss&#233;s. Toute l'usine est un v&#233;ritable chantier. Alors qu'on n'&#233;tait plus habitu&#233; &#224; voir &#231;a, il y a du monde partout, des prolos partout.Ils sont 500 &#224; &#234;tre venus pour les diff&#233;rents travaux, et il y a m&#234;me une pointe de 700 pr&#233;vue. Sur une usine qui ne compte plus que 300 salari&#233;s, &#231;a se voit.Il s'agit surtout de soudeurs, ajusteurs et m&#233;caniciens et l'usine prend des allures de chantier du BTP. Des ouvriers de diff&#233;rentes bo&#238;tes &#171; sp&#233;cialis&#233;es &#187; se croisent. Ils ont des statuts diff&#233;rents, des salaires diff&#233;rents aussi. Ils sont int&#233;rimaires la plupart du temps. C'est tr&#232;s difficile de contr&#244;ler s'ils font trop d'heures suppl&#233;mentaires ou de voir s'ils travaillent bien dans des conditions s&#233;curis&#233;es. La direction, qui a cr&#233;&#233; des cellules de surveillance, affirme qu'il n'y aura pas de d&#233;passement d'heures suppl&#233;mentaires mais, en m&#234;me temps, elle pousse &#224; la roue pour que les travaux soient faits dans un minimum de temps. En plus de ces chantiers, un nouvel atelier est en cours de construction. Du jamais-vu depuis plus de quinze ans.Il servira &#224; fabriquer de l'acide nitrique,entra&#238;nera la fermeture de deux autres unit&#233;s et surtout emploiera moins de monde pour le conduire (et de &#231;a, personne n'en parle). C'est une entreprise tch&#232;que qui g&#232;re l'affaire et le chantier est carr&#233;ment entour&#233; de grilles et de balustrades, non pas pour en interdire l'acc&#232;s, mais pour que les ouvriers polonais et tch&#232;ques venus ici ne viennent pas voir nos installations de trop pr&#232;s et, donc, faire de l'espionnage. Vu l'&#226;ge de nos installations, je ne vois pas ce qui pourrait les int&#233;resser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et je ne vous dis rien sur la dizaine d'ing&#233;nieurs chinois venus se former pour g&#233;rer une installation d'engrais chez eux. Ils sont confin&#233;s dans une salle &#224; l'ext&#233;rieur de l'usine et ne peuvent voir que ce que la direction veut bien laisser transpara&#238;tre. S'ils n'ont plus de commissaire du peuple pour les accompagner, ils ne peuvent rencontrer que quelques personnes techniquement asserment&#233;es. Impossible pour nous de les c&#244;toyer. Voil&#224; ce qui se passe ce mois-ci.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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