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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>Homicide volontaire avec sursis</title>
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		<dc:creator>Fatima Zahra</dc:creator>


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&lt;p&gt;Mars 2017. Le policier Saboundjian compara&#238;t devant la Cour d'assises de Paris pour la mort d'Amine Bentounsi, tu&#233; d'une balle dans le dos. Il &#233;cope de cinq ans de prison avec sursis. Chronique d'un proc&#232;s paradoxal qui aura rendu une justice digne d'un conseil de discipline. 21avril 2012. Dans une rue de Noisy-le-Sec. Amine Bentounsi court. Il court pour &#233;chapper &#224; la police, pour &#233;chapper &#224; l'enfer carc&#233;ral o&#249; il a pass&#233; tant d'ann&#233;es de sa courte vie. Quand il tr&#233;buche, il se redresse (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no153-avril-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;153 (avril 2017)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Mars 2017. Le policier Saboundjian compara&#238;t devant la Cour d'assises de Paris pour la mort d'Amine Bentounsi, tu&#233; d'une balle dans le dos. Il &#233;cope de cinq ans de prison avec sursis. Chronique d'un proc&#232;s paradoxal qui aura rendu une justice digne d'un conseil de discipline.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;21avril 2012. Dans une rue de Noisy-le-Sec. Amine Bentounsi court. Il court pour &#233;chapper &#224; la police, pour &#233;chapper &#224; l'enfer carc&#233;ral o&#249; il a pass&#233; tant d'ann&#233;es de sa courte vie. Quand il tr&#233;buche, il se redresse et reprend sa course folle. &#192; bout de souffle. Au bout de sa vie. Il tombe. Damien Saboundjian, gardien de la paix, vient de lui tirer une balle dans le dos. Amine, 29 ans, est mort &#224; l'h&#244;pital Pompidou, le 22 avril 2012 &#224; 5h10 du matin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18 janvier 2016. Cour d'assises de Bobigny. Dans le box des accus&#233;s, l'agent de police Saboundjian est accus&#233; de &#171; violences volontaires ayant entra&#238;n&#233; la mort sans intention de la donner &#187;. Il risque vingt ans de r&#233;clusion. Mais le procureur demande aux jur&#233;s de prononcer une simple r&#233;vocation, ainsi qu'une interdiction de port d'armes, et de le condamner &#224; cinq ans de prison avec sursis. Il est acquitt&#233;, les jur&#233;s consid&#233;rant qu'il &#233;tait en &#233;tat de l&#233;gitime d&#233;fense. Peu importe que Bentounsi soit mort d'une balle dans le dos. Les jur&#233;s n'ont pas eu &#224; expliquer cette incongruit&#233;. L'intime conviction suffit. Mais, fait rarissime, le parquet fait appel. Pourquoi ? Celui-ci consid&#232;re-t-il qu'il est trop dangereux de laisser un individu tel que Saboundjian exercer la profession de policier ? Ou que pour continuer &#224; prononcer des non-lieux en faveur de la police, il faut en condamner quelques-uns ? Ou, allez, prenons-nous &#224; r&#234;ver, commence-t-on &#224; se dire Place Beauvau, qu'il faut cesser de tirer les jeunes des quartiers populaires comme des lapins ? Bref, le parquet remet &#231;a. Le proc&#232;s en appel se tient un an plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2459 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH354/-725-64397.jpg?1768651191' width='500' height='354' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Aurel.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;6 mars 2017. Cour d'assises de Paris. Dans le box des accus&#233;s, toujours Saboundjian. Toujours inculp&#233; de &#171; violences volontaires ayant entra&#238;n&#233; la mort sans intention de la donner &#187;. Il risque toujours vingt ans de r&#233;clusion. En face, Amal Bentounsi, la s&#339;ur de la victime. Depuis cinq ans, elle se bat pour conna&#238;tre la v&#233;rit&#233; : si l'agent de police Saboundjian &#233;tait en &#233;tat de l&#233;gitime d&#233;fense, comme il l'affirme, pourquoi son fr&#232;re est-il mort d'une balle dans le dos ? C'est ce que les jur&#233;.e.s, le parquet, le juge et la partie civile tenteront de comprendre tout au long de ces cinq jours de proc&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le policier ne convainc personne, malgr&#233; le soutien de ses coll&#232;gues qui le couvrent, &#224; coups de mensonges &#233;hont&#233;s, tordus, mal ficel&#233;s. &#171; &lt;i&gt;Pourquoi avez-vous menti ?&lt;/i&gt; &#187;, demande R&#233;gis de Jorna, le pr&#233;sident du tribunal, &#224; Ghislain Boursier, le co&#233;quipier, qui s'est r&#233;tract&#233; apr&#232;s avoir dit qu'il avait vu Amine Bentounsi se retourner. &#171; &lt;i&gt;Je ne sais pas&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;pond-il d'une voix &#224; peine audible. Indignation des magistrats. Mais pas de sanction. Les rapports et contre-rapports des experts en balistique, qui s'apparentent &#224; des m&#233;moires en d&#233;fense, ne convaincront pas davantage. Le Pr&#233;sident lancera m&#234;me &#224; l'un d'eux : &#171; &lt;i&gt;Je n'ose pas demander combien vous avez &#233;t&#233; pay&#233; pour cette expertise.&lt;/i&gt; &#187; L'exact contraire du rapport de l'IGPN (Inspection g&#233;n&#233;rale de la police nationale, l'IGS autrefois), conduit par le commandant Nieto. Accablant pour le policier. Une fois n'est pas coutume. Pourquoi, dans cette affaire, c'est si rare, l'IGPN a fait son travail ? Nous sommes nombreux &#224; nous le demander. Saboundjian, lui, ne l'accepte pas. Extrait d'&#233;coutes t&#233;l&#233;phoniques. Saboundjian &#224; un syndicaliste de la police : &#171; &lt;i&gt;Il faut faire gicler l'inspecteur de l'IGS.&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Non seulement ils ont os&#233; toucher &#224; un flic, mais en plus &#224; un syndicaliste.&lt;/i&gt; &#187; Mais Nieto n'a pas &#171; &lt;i&gt;gicl&#233;&lt;/i&gt; &#187;, il a m&#234;me r&#233;sist&#233; aux pressions et persist&#233; jusqu'&#224; livrer sa conclusion : la sc&#232;ne de tir a &#233;t&#233; modifi&#233;e avant l'arriv&#233;e de l'identit&#233; judiciaire, les douilles ont &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;es. Difficile pour Nieto de conclure &#224; un cas de l&#233;gitime d&#233;fense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aussi les t&#233;moins que la police tente d'&#233;carter. Comme Saliha, qui a vu Bentounsi courir sans jamais se retourner et tomber face contre terre. Lorsqu'elle appelle le commissariat de Noisy-le-Sec pour en t&#233;moigner, on lui r&#233;pond que &#171; &lt;i&gt;&#199;a ne sert &#224; rien de raconter &#231;a, &#231;a n'a aucune utilit&#233;. Je vous conseille de raccrocher&lt;/i&gt; &#187;. Elle contacte alors un autre commissariat qui la renvoie vers l'IGPN, qui va l'auditionner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il y a les &#233;coutes. Saboundjian est son pire ennemi. &#171; &lt;i&gt;On pourrait passer des heures sur vos conversations&lt;/i&gt;, commente le Pr&#233;sident, &lt;i&gt;il y a des parties qui sont de v&#233;ritables anthologies.&lt;/i&gt; &#187; Extrait. Saboundjian &#224; l'un de ses coll&#232;gues : &#171; &lt;i&gt;J'ai &#233;t&#233; re&#231;u par le pr&#233;fet de Seine-Saint-Denis. Il m'a dit &#8220;L'administration est avec vous. On va vous payer vos frais de justice et on va vous muter o&#249; vous voulez.&#8221;&lt;/i&gt; &#187; Son coll&#232;gue : &#171; &lt;i&gt;Tu as l'administration avec toi. C'est bien. Quand t'as l'administration avec toi, t'as le gouvernement avec toi, le pouvoir&#8230; C'est bien. Ils nous prot&#232;gent de la justice.&lt;/i&gt; &#187; &#171; &lt;i&gt;Peut-&#234;tre que cette affaire va me faire avoir de l'&#233;chelon&lt;/i&gt; &#187;, poursuit le flic inculp&#233;. &#171; &lt;i&gt;Monsieur Saboundjian&lt;/i&gt;, demande le pr&#233;sident interloqu&#233;, &lt;i&gt;quand on tue, on monte en grade, alors ? Une arme n'est pas un permis de tuer. Il y a comme un fonctionnement &#224; l'envers. J'esp&#232;re que ce n'est pas l'esprit qui pr&#233;vaut dans la police.&lt;/i&gt; &#187; Saboundjian essaye d'att&#233;nuer son propos et explique qu'il voulait dire que ses coll&#232;gues obtiennent des promotions quand ils ont &#233;t&#233; bless&#233;s. &#171; &lt;i&gt;Mais vous n'avez pas &#233;t&#233; bless&#233;.&lt;/i&gt; &#187; &#8211; &#171; &lt;i&gt;J'ai failli mourir ! &lt;/i&gt; &#187; &#8211; &#171; &lt;i&gt;Vous n'&#234;tes pas mort. Mais monsieur Bentounsi est mort, lui.&lt;/i&gt; &#187; &#8211; &#171; &lt;i&gt;J'ai v&#233;cu des choses tr&#232;s dures et on en rajoute avec des questions.&lt;/i&gt; &#187; Et de finir : &#171; &lt;i&gt;C'est une avant-premi&#232;re en France qu'un policier se retrouve dans une Cour d'assises. C'est tr&#232;s dur. Est-ce qu'un bon policier c'est un policier mort ?&lt;/i&gt; &#187; S'il ne risquait une lourde peine de prison, il fait peu de doute qu'il aurait assum&#233; volontiers d'avoir tu&#233; Amine Bentounsi et n'aurait m&#234;me pas invoqu&#233; la l&#233;gitime d&#233;fense pour se d&#233;douaner. En effet, que vaut la vie d'un homme qui a pass&#233; une partie de son existence entre trafic, braquages et prison ? Bentounsi &#233;tait en cavale depuis deux ans. Sorti de prison par la gr&#226;ce d'une permission, il avait d&#233;cid&#233; qu'il n'y retournerait pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le pr&#233;sident refuse le raccourci. &#171; &lt;i&gt;Il n'y a pas de bonnes et de mauvaises victimes&lt;/i&gt; &#187;, tente-t-il d'expliquer &#224; l'accus&#233;. C'est dit : Amine est une victime. Enfin. Il n'est plus le &#171; &lt;i&gt;fuyard&lt;/i&gt; &#187;, le &#171; &lt;i&gt;braqueur&lt;/i&gt; &#187;, le &#171; &lt;i&gt;multir&#233;cidiviste&lt;/i&gt; &#187;. Saboundjian ne comprend pas. Il est policier, syndicaliste, prot&#233;g&#233; par l'administration. Il a le droit de tout. De fait, il n'a pas une parole de regret, pas un pardon, pas un mot qui prenne en compte la douleur de la famille, d&#233;sormais viss&#233;e au corps. Alors, quand Saboundjian pleure &#8211; il &#233;clatera plusieurs fois en sanglots &#8211;, on a le sentiment d&#233;sagr&#233;able qu'il pleure sur son sort. Il s'en faudrait de peu qu'il nous dise que tout &#231;a c'est la faute &#224; Bentounsi. Arabe et voyou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La teneur des d&#233;bats, l'indignation des magistrats face &#224; ce policier convaincu de sa toute-puissance, face aux mensonges et aux dissimulations de la police, nous avaient presque convaincus que Saboundjian serait r&#233;voqu&#233; de la police. Mais non. Il a &#233;t&#233; condamn&#233; &#224; cinq ans de prison avec sursis et cinq ans d'interdiction de port d'armes. Sentiment de col&#232;re pour certain.e.s, d'amertume pour d'autres, m&#234;me si nous partageons le soulagement de la famille, car la l&#233;gitime d&#233;fense a &#233;t&#233; &#233;cart&#233;e et Saboundjian condamn&#233;, m&#234;me &lt;i&gt;a minima&lt;/i&gt;. On est loin en effet de l'acquittement de Bobigny. M&#234;me si la petite lueur de joie qui a remplac&#233; les rictus de douleur qui traversaient jusque-l&#224; le visage rid&#233; et las de M. Bentounsi nous r&#233;chauffe le c&#339;ur. M&#234;me si nous &#233;prouvons une satisfaction &#233;vidente devant la col&#232;re des policiers d'avoir &#233;t&#233; tra&#238;n&#233;s devant une cour d'assises, &lt;i&gt;a fortiori&lt;/i&gt; &#224; cause d'un &#171; &lt;i&gt;Bencouscous&lt;/i&gt; &#187;. Ils savent d&#233;sormais que &#231;a peut arriver, m&#234;me s'ils s'en tirent &#224; bon compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'emp&#234;che qu'&#224; moins d'une proc&#233;dure disciplinaire en raison du sursis, Saboundjian va continuer &#224; exercer son m&#233;tier de flic, et une fois qu'il aura retrouv&#233; son port d'armes, il pourra retourner sur le terrain et d&#233;gainer. Ce verdict, ahurissant et incompr&#233;hensible au regard des d&#233;bats, montre bien que nous n'&#233;tions pas dans un proc&#232;s de la police, cens&#233; juger ses m&#233;thodes violentes et racistes. Au contraire, chaque fois qu'ils l'ont pu, procureur et juges ont rappel&#233; le respect qu'ils portent &#224; cette institution. Ren&#233; Crosson du Cormier, le procureur, l'a dit sans d&#233;tour : &#171; &lt;i&gt;La police nationale, c'est la gloire de la France.&lt;/i&gt; &#187; C'est aussi celle qui prot&#232;ge les privil&#232;ges de ces magistrats &#224; particules. Cette justice-l&#224; n'a que faire de nos morts. Elle n'est pas pour nous. La bagarre continue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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