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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Tunisie, le business de l'exil</title>
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		<dc:date>2011-06-27T05:15:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Nathaly Saint-Hilaire</dc:creator>


		<dc:subject>Histoires de saute-fronti&#232;res</dc:subject>
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&lt;p&gt;&#192; d&#233;faut de pouvoir obtenir un visa, les Tunisiens qui veulent gagner l'Europe n'ont d'autre choix que de prendre la mer, au p&#233;ril de leur vie. &#192; Zarzis, certains en profitent pour s'enrichir sur leur dos, et l'&#233;conomie locale s'en trouve d&#233;stabilis&#233;e. Reportage. D&#232;s le 27 d&#233;cembre, les habitants de Zarzis, petite ville c&#244;ti&#232;re (70 000 habitants) &#224; une cinquantaine de kilom&#232;tres de la Libye, sont descendus dans la rue pour manifester contre le r&#233;gime de Ben Ali. Le 12 janvier, deux (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no89-mai-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;89 (mai 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Histoires-de-saute-frontieres" rel="tag"&gt;Histoires de saute-fronti&#232;res&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; d&#233;faut de pouvoir obtenir un visa, les Tunisiens qui veulent gagner l'Europe n'ont d'autre choix que de prendre la mer, au p&#233;ril de leur vie. &#192; Zarzis, certains en profitent pour s'enrichir sur leur dos, et l'&#233;conomie locale s'en trouve d&#233;stabilis&#233;e. Reportage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_137 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;27&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH266/Dauphins89-7740a.png?1768656238' width='400' height='266' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Nathaly Saint-Hilaire
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#232;s le 27 d&#233;cembre&lt;/strong&gt;, les habitants de Zarzis, petite ville c&#244;ti&#232;re (70 000 habitants) &#224; une cinquantaine de kilom&#232;tres de la Libye, sont descendus dans la rue pour manifester contre le r&#233;gime de Ben Ali. Le 12 janvier, deux personnes sont tu&#233;es et dix-sept bless&#233;es par les forces de l'ordre. Le lendemain, le Conseil populaire de la r&#233;volution est form&#233; et le si&#232;ge du RCD est saccag&#233;. Les deux commissariats sont &#233;galement incendi&#233;s, mais cette fois par les policiers eux-m&#234;mes afin de ne laisser aucune trace des exactions pass&#233;es. Pr&#233;c&#233;dant de peu Ben Ali et sa famille, les forces de police et de la Garde nationale s'enfuient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Zarzis lib&#233;r&#233;e, profitant opportun&#233;ment de l'absence soudaine des gardes-c&#244;tes, les premiers harragas&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les candidats &#224; l'exil. Litt&#233;ralement, en arabe : &#171; Ceux qui br&#251;lent &#187;.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; partent le 17 janvier. D'apr&#232;s les estimations, entre 4 000 &#224; 6 000 Zarzissiens mettent les bouts dans les semaines suivantes. Les d&#233;parts de bateaux, parfois au nombre de cinq &#224; six par jour, ne vont pas discontinuer. Et &#224; partir du 17 f&#233;vrier, c'est une seconde vague de milliers de personnes venues cette fois de toute la Tunisie qui s'embarque &#224; Zarzis pour tenter de rejoindre l'&#238;le italienne de Lampedusa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adib, professeur d'allemand, rappelle qu'&lt;i&gt;&#171; au d&#233;but, c'&#233;tait une impulsion, mais en ce qui concerne cette deuxi&#232;me vague, il ne s'agit plus que de profit et rien d'autre. L'id&#233;e &#233;tait l&#224;, avant la r&#233;volution. Les passeurs ont profit&#233; du rel&#226;chement policier. Les d&#233;parts avaient lieu en plein jour. Toutes les transactions se faisaient sur les terrasses des caf&#233;s, dans la rue. &#187;&lt;/i&gt; Le prix de la travers&#233;e se n&#233;gociait d'abord autour de 2 000 dinars (1 008 euros), puis 1 000 lors de la deuxi&#232;me vague, pour atteindre actuellement 2 500 dinars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les p&#234;cheurs vendaient leurs bateaux quand ils ne partaient pas avec, pour ne pas se les faire voler ou pour faire rapidement fortune. Lors de la premi&#232;re vague, les harragas n&#233;gociaient directement avec les capitaines des bateaux, ensuite ce sont souvent des commer&#231;ants de la ville et des &#233;migr&#233;s de retour au pays qui ont investi dans ce nouveau business. &#192; 70 000 dinars (35 300 euros) le prix de vente moyen d'un bateau d&#233;barrass&#233; de tous ses &#233;quipements et pouvant embarquer de soixante-dix &#224; cent vingt personnes, les profits &#233;taient maximaux. Les passeurs ont &#233;galement d&#233;velopp&#233; un autre business : la location de v&#233;hicules au personnel des organisations internationales et aux journalistes afin de desservir les h&#244;tels, l'a&#233;roport de Djerba-Zarzis et les camps de r&#233;fugi&#233;s libyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trafics prennent un tel essor qu'ils en bouleversent l'&#233;conomie locale, la premi&#232;re vague d'exil engendrant une p&#233;nurie de main-d'&#339;uvre dans tous les secteurs : la p&#234;che surtout, mais aussi les caf&#233;s et le b&#226;timent. Les habitants de Zarzis sont d&#233;sempar&#233;s par ce bouleversement &#233;conomique et social. La plupart de ceux qui restent veulent construire &lt;i&gt;&#171; une nouvelle Tunisie &#187;&lt;/i&gt; et refusent toute forme de complicit&#233; avec &lt;i&gt;&#171; les riches de guerre &#187;, &#171; ces profiteurs de la r&#233;volution qui se sont enrichis avec le commerce des harragas &#187;&lt;/i&gt;, explique Ali Fellah, repr&#233;sentant de la coordination locale de l'Union des dipl&#244;m&#233;s ch&#244;meurs. La situation est toutefois complexe car ici personne ne peut ignorer ce que chacun fait et pense : &lt;i&gt;&#171; M&#234;me si je ne te connais pas, ce qui est s&#251;r c'est que je connais ton fr&#232;re, ou ton cousin, ou ton beau-fr&#232;re &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume Moez, un ancien officier de l'arm&#233;e. De plus, on trouve parmi les passeurs tous les profils : ch&#244;meurs, employ&#233;s, p&#234;cheurs&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car les d&#233;parts impliquent le recours &#224; de nombreuses petites mains.
Mais aujourd'hui, les passeurs ont de plus en plus de peine &#224; trouver de bons bateaux. Les meilleurs sont d&#233;j&#224; tous partis pour Lampedusa, o&#249; ils sont syst&#233;matiquement d&#233;truits. Restent les embarcations les moins s&#251;res et les naufrages, souvent mortels, se sont multipli&#233;s ces derni&#232;res semaines. Les harragas commencent aussi &#224; manquer. Le trafic d&#233;cline.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Conseil populaire de la r&#233;volution interpelle fr&#233;quemment la d&#233;l&#233;gation de Zarzis et le gouvernorat de M&#233;denine, afin qu'ils mettent un terme &#224; l'ins&#233;curit&#233; g&#233;n&#233;r&#233;e par les trafics. Sans succ&#232;s. La Garde nationale maritime est bien revenue, mais reste aussi passive que l'arm&#233;e. Le 11 avril, des passeurs ont m&#234;me r&#233;cup&#233;r&#233; un bateau saisi par les gardes nationaux. Ces derniers, retranch&#233;s dans leur poste sur le port, les ont laiss&#233;s remettre le navire &#224; flot et pousser leur 4x4 dans le bassin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup pensent que les harragas constituent pour le gouvernement tunisien un atout majeur dans le cadre de ses n&#233;gociations avec l'Union europ&#233;enne afin d'obtenir de nouveaux cr&#233;dits et autres pr&#234;ts. D'o&#249; l'inaction des forces de s&#233;curit&#233;, qui serait une fa&#231;on de mettre le peuple au pied du mur : l'obliger &#224; choisir entre libert&#233; et s&#233;curit&#233;. Et en laissant partir des dizaines de milliers de harragas, l'&#201;tat tunisien se d&#233;barrasse &#224; peu de frais d'une partie de la jeunesse dont il ne sait finalement que faire.
Tous souhaitent que les politiques europ&#233;ennes de restriction en mati&#232;re de visas changent radicalement. &lt;i&gt;&#171; On est coinc&#233;s ici&lt;/i&gt;, explique Zyed, &lt;i&gt;un jeune m&#233;decin, on ne peut pas partir en Europe l&#233;galement et quand je vois des touristes fran&#231;ais me regarder de haut, j'enrage. Nous n'avons m&#234;me pas le droit de faire du tourisme. On veut juste voir quelque chose de diff&#233;rent. Faire la m&#234;me chose que vous, prendre un sac &#224; dos et partir. Vous pouvez quand m&#234;me comprendre qu'avec l'Alg&#233;rie et la Libye &#224; c&#244;t&#233;, on ait envie d'aller voir ailleurs ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;NDLR : Une fois n'est pas coutume, une version longue de ce texte est disponible sur &lt;a href=&#034;http://setrouver.wordpress.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://setrouver.wordpress.com&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Les candidats &#224; l'exil. Litt&#233;ralement, en arabe : &#171; Ceux qui br&#251;lent &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les affranchis du bricolage</title>
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		<dc:creator>Nathaly Saint-Hilaire</dc:creator>


		<dc:subject>Nathaly Saint-Hilaire</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Au bord de l'autoroute nord de Tunis, s'&#233;talent les 4 000 m&#232;tres carr&#233;s du magasin Bricorama, &#224; proximit&#233; du complexe commercial Tunis City, pill&#233; et incendi&#233; dans les journ&#233;es qui ont suivi le d&#233;part des Ben Ali-Trabelsi. Bricorama, lui, aura au moins &#233;chapp&#233; au brasier. La grande surface du bricolage ouvre ses portes en 2008 sous la f&#233;rule du neveu de l'ex-premi&#232;re dame, Imed Trabelsi, qui a obtenu la franchise aupr&#232;s de la direction fran&#231;aise. Enfin pas tout seul, initialement associ&#233; &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no88-avril-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;88 (avril 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Nathaly-Saint-Hilaire-64" rel="tag"&gt;Nathaly Saint-Hilaire&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Imed-Trabelsi" rel="tag"&gt;Imed Trabelsi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Ben-Ali-Trabelsi" rel="tag"&gt;Ben Ali-Trabelsi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Bricorama" rel="tag"&gt;Bricorama&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_125 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH602/Nathaly-Saint-Hilaire-CQFD88-5d9e2.png?1768656238' width='400' height='602' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au bord de l'autoroute nord de Tunis, s'&#233;talent les 4 000 m&#232;tres carr&#233;s du magasin Bricorama, &#224; proximit&#233; du complexe commercial Tunis City, pill&#233; et incendi&#233; dans les journ&#233;es qui ont suivi le d&#233;part des Ben Ali-Trabelsi. Bricorama, lui, aura au moins &#233;chapp&#233; au brasier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande surface du bricolage ouvre ses portes en 2008 sous la f&#233;rule du neveu de l'ex-premi&#232;re dame, Imed Trabelsi, qui a obtenu la franchise aupr&#232;s de la direction fran&#231;aise. Enfin pas tout seul, initialement associ&#233; &#224; un autre personnage du nom de Mahbouli, Imed a fini par &#233;jecter son partenaire sous la menace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jour pr&#233;c&#233;dant l'inauguration, Zine Ben Ali, Le&#239;la Trabelsi et leur fils Mohamed visitent discr&#232;tement le magasin. Enfin presque discr&#232;tement. Service de s&#233;curit&#233; pr&#233;sidentiel, blind&#233;s de la police, groupe d'intervention, snipers sur les toits... Le personnel doit se planquer dans les stocks et la famille r&#233;gnante repart apr&#232;s quelques emplettes. Finalement cette farce n'aura &#233;t&#233; qu'une fa&#231;on pour le neveu de se faire valoir aupr&#232;s du couple pr&#233;sidentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En trois ans d'activit&#233; commerciale, aucun bilan comptable n'est effectu&#233;. Les fournisseurs sont pourtant pay&#233;s et les banques pr&#234;tent de l'argent. Il est vrai qu'un neveu Trabelsi ne pouvait qu'inciter &#224; une confiance aveugle. Pourtant l'affaire est loin d'&#234;tre florissante car, en Tunisie, on pr&#233;f&#232;re faire faire que faire soi-m&#234;me. Quelle affaire ! Les produits destin&#233;s &#224; d&#233;corer compensent vaguement le peu de ventes d'outils et de mat&#233;riaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux jours suivant le 14 janvier voient les tunisiens de la r&#233;gion retrouver go&#251;t aux joies du bricolage. Ils viennent se servir pour ce qui s'av&#232;re une v&#233;ritable op&#233;ration de solde sauvage. Les rideaux de fer et les vitrines sont d&#233;fonc&#233;s. Le samedi 15 au matin, lorsque le directeur de l'import, Fran&#231;ais expatri&#233; de longue date et v&#233;ritable chef de la boutique, arrive sur les lieux du sinistre, il voit de loin le parking bourr&#233; &#224; craquer et se dit tonnerre, il y a du monde ! Comprenant que ces nombreux clients sont en v&#233;rit&#233; venus r&#233;cup&#233;rer une petite partie de ce que &#171; les Bentra &#187; leur ont vol&#233;, il fait demi-tour fissa fissa. L'arm&#233;e n'intervient que le dimanche pour mettre un terme &#224; cette op&#233;ration de liquidation totale. Bricorama n'est pourtant pas mort et les employ&#233;s qui d&#233;cident de revenir, passent plusieurs semaines &#224; faire l'inventaire pour ouvrir &#224; nouveau les portes d&#233;but mars. Mais depuis qu'Imed-le magicien-Trabelsi a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; et tous les comptes de ses soci&#233;t&#233;s bloqu&#233;s, les fournisseurs et les douanes veulent &#234;tre pay&#233;s et les banques ne pr&#234;tent plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction ne peut plus rien acheter et vend ce qu'il reste pour couvrir une petite partie des d&#233;penses. Les salaires sont fournis par le seul compte qui ne soit pas cl&#244;tur&#233; sous condition qu'il ne serve qu'&#224; &#231;a. Plus de publicit&#233;, ni de promotion pour ne pas vendre trop vite et attendre. Si les employ&#233;s tunisiens ne savent pas trop ce qu'ils vont devenir, l'avenir du directeur de l'import, agent de Bricorama France, est assur&#233;. Salari&#233; fran&#231;ais, il touchera donc ses indemnit&#233;s &#224; son retour. Son r&#244;le est de faire un rapport circonstanci&#233; &#224; la direction fran&#231;aise qui esp&#233;rait promouvoir les int&#233;r&#234;ts de l'enseigne en Tunisie. Car le fameux neveu leur avait fait miroiter de potentielles ouvertures de magasins dans tout le pays ainsi qu'en Libye. Dans la famille Ben Ali-Trabelsi, Bricorama demande le neveu. Mauvaise pioche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir &lt;a href=&#034;https://www.setrouver.wordpress.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.setrouver.wordpress.com&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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