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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Juillet 36 &#224; Sant Joan Desp&#237; : &#161; Viva Acracia !</title>
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		<dc:date>2018-09-22T07:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


		<dc:subject>Baptiste Alchourroun</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
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&lt;p&gt;Henri Melich a 11 ans quand Franco l&#226;che ses chiens contre la jeune r&#233;publique espagnole. D&#233;licieusement bavard, il raconte son enfance toute particuli&#232;re. La guerre gronde, mais l'&#233;lan r&#233;volutionnaire met des r&#234;ves plein les t&#234;tes. 91 printemps et tu verrais la tenue du monsieur ! Le mot qui se veut le plus juste, l'espi&#232;glerie aux commissures des l&#232;vres, l'humilit&#233; pour principale boussole. Ces &#171; r &#187; qui roulent comme les caillasses sous ses grolles quand le Catalan, r&#233;fugi&#233; en France, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no145-juillet-aout-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;145 (juillet-ao&#251;t 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Baptiste-Alchourroun" rel="tag"&gt;Baptiste Alchourroun&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Revolution" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Henri-Melich" rel="tag"&gt;Henri Melich&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/pere-Melich" rel="tag"&gt;p&#232;re Melich&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Melich-pere" rel="tag"&gt;Melich p&#232;re&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Henri Melich a 11 ans quand Franco l&#226;che ses chiens contre la jeune r&#233;publique espagnole. D&#233;licieusement bavard, il raconte son enfance toute particuli&#232;re.
La guerre gronde, mais l'&#233;lan r&#233;volutionnaire met des r&#234;ves plein les t&#234;tes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;91&lt;/span&gt; printemps et tu verrais la tenue du monsieur ! Le mot qui se veut le plus juste, l'espi&#232;glerie aux commissures des l&#232;vres, l'humilit&#233; pour principale boussole. Ces &#171; r &#187; qui roulent comme les caillasses sous ses grolles quand le Catalan, r&#233;fugi&#233; en France, re-franchissait la fronti&#232;re en 1944 pour saboter la crapulerie franquiste. Henri Melich n'a jamais raval&#233; ses utopies. En 1939, la d&#233;faite envoie des centaines de milliers de r&#233;publicains, anars et cocos sur les routes de l'exil. &lt;i&gt;La Retirada&lt;/i&gt;. On sait l'accueil r&#233;serv&#233; aux r&#233;fugi&#233;s espagnols, les camps sur la plage, les &#233;pid&#233;mies et la malnutrition. Melich et sa famille passent entre les mailles du filet concentrationnaire. Install&#233; dans l'Aude, l'adolescent rejoint un maquis de r&#233;sistants. La botte nazie d&#233;faite, il ne cessera de lutter depuis la France pour lib&#233;rer son pays du joug de Franco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais revenons &#224; juillet 36. Henri a 11 piges. Avec ses parents, il vit &#224; Sant Joan Desp&#237;, &#224; l'ouest de Barcelone, non loin des berges du Llobregat. La guerre civile &#233;clate. Henri n'en parle pas. Ou bien par ricochets. Il accuse un certain r&#233;visionnisme de faire la part belle au conflit arm&#233; et de laisser dans l'ombre le processus r&#233;volutionnaire. Tout va tr&#232;s vite. Les fr&#233;missements collectivistes font fuir la poign&#233;e de gros propri&#233;taires terriens. Le village organise une r&#233;union pour trancher entre deux modes de mise en commun des terres : la &lt;i&gt;collectividad agricola&lt;/i&gt; ou la &lt;i&gt;repartidora&lt;/i&gt;. Henri : &#171; &lt;i&gt; La repartidora signifie par exemple que si tu as deux enfants on te donne 400 m&#232;tres carr&#233;s de terre, si tu n'en as qu'un, on te donne moins. J'accompagne mon p&#232;re et ses copains anarcho-syndicalistes de la CNT &#224; la r&#233;union. Pour mon p&#232;re, il faut faire pression pour que soit adopt&#233;e la collectivisation parce que si on r&#233;partit la terre entre tous, on ne solutionne rien. &#192; sa grande surprise, le village opte rapidement pour la collectivisation sans que les c&#233;n&#233;tistes aient besoin d'intervenir. &#199;a a &#233;t&#233; un grand soulagement.&lt;/i&gt; &#187; Melich p&#232;re abandonne aussit&#244;t son commerce de fruits et l&#233;gumes et int&#232;gre la collectivit&#233;. &#171; &lt;i&gt; C'&#233;tait ses id&#233;es, au grand dam de mes fr&#232;res qui l'ont trait&#233; de fou au moment o&#249; il pouvait gagner de l'argent avec le march&#233; noir !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2563 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;27&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH367/-828-1c1c4.jpg?1768731366' width='500' height='367' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Baptiste Alchourroun.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le p&#232;re Melich n'a rien d'un ti&#232;de. En 1919 d&#233;j&#224;, l'anarcho-syndicaliste mouille la chemise lors de la gr&#232;ve de la Canadiense, du nom de l'usine de textile barcelonaise d'o&#249; rugit la contestation. La capitale catalane est bient&#244;t paralys&#233;e, et les prolos r&#233;volt&#233;s sont enchrist&#233;s par milliers dans les ge&#244;les de Montjuich. Jusqu'o&#249; s'implique son p&#232;re dans le conflit ? Henri l'ignore. Mais le clan Melich doit se mettre au vert en France quelques ann&#233;es pour &#233;viter les repr&#233;sailles. En 1935, le p&#232;re Melich apprend que Durruti est de retour en terre ib&#232;re. Et il y a comme un pressentiment dans l'air. Il vend tout : maison et vignes et rembarque sa famille pour l'Espagne. Pour faire la r&#233;volution ! Question de pur bon sens. Un jour, Henri Melich recueillera cette confidence de la bouche d'Aurelio Fern&#225;ndez, ancien de Los Solidarios et chef de Las Patrullas de Control[Los Solidarios : groupe anarchiste actif en Espagne pendant les ann&#233;es 1920. Las Patrullas de Control : organe de &#171; police &#187; r&#233;volutionnaire charg&#233; de l'ordre public &#224; Barcelone de juillet 36 &#224; juin 37.]] durant la guerre civile : &#171; &lt;i&gt;Moi, la r&#233;volution, je la sentais, j'en r&#234;vais. Et quand c'est arriv&#233;, je l'ai trouv&#233;e la chose la plus naturelle au monde.&lt;/i&gt; &#187; &#171; &lt;i&gt;Depuis tout jeune, Aurelio vivait avec cette id&#233;e&lt;/i&gt;, poursuit Henri Melich. &lt;i&gt;Des ann&#233;es plus tard, &#224; son retour du Mexique, on s'est retrouv&#233;s et je lui ai demand&#233; : &#8220;Vous y croyiez vraiment, &#224; la soci&#233;t&#233; libertaire ?&#8221; Il m'a regard&#233; : &#8220;Et tu crois que si on n'avait pas tant cru &#224; cet id&#233;al, on serait all&#233;s si souvent en prison ?&#8221; Parce qu'on les prenait et on les jetait en prison ; on les lib&#233;rait et on les refoutait en taule. C'&#233;tait un va-et-vient incessant. Pourtant, ils n'ont cess&#233; d'y croire. Et nous, les enfants, on y croyait aussi. On entendait des choses comme : &#8220;Aujourd'hui, on fait la r&#233;volution ici, mais demain on la fera partout dans le monde.&#8221;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Fini l'aum&#244;ne du pourliche&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;11 piges. Un gosse parmi d'autres. Qui construisent des barricades de fortune pour piquer les trottinettes des m&#244;mes de Cornell&#224; et Sant-Feliu, les bleds voisins. La guerre est un jeu, tandis que la r&#233;volution s'enseigne. &#171; &lt;i&gt;&#8220;La toma del mont&#243;n&#8221;&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Soit &#171; la prise sur le tas &#187;.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;c'est comme &#231;a qu'on nous expliquait les choses. Tu travailles et mets les richesses produites au sein de la collectivit&#233;. Tu n'as pas de salaire, mais par contre, quand tu as besoin de quelque chose, tu le prends. Tu as besoin d'un pantalon, tu le prends. Mais attention, pas deux, hein.&lt;/i&gt; &#187; Il est l&#224;, le c&#339;ur du processus r&#233;volutionnaire, dans ce nouveau pari sur ce que pourrait &#234;tre la nature humaine. Aux antipodes des colporteurs d'un darwinisme social o&#249; la comp&#233;tition reste la cl&#233; de vo&#251;te de toute association humaine, les b&#226;tisseurs de 36 opposent l'entraide et la collaboration ch&#232;re &#224; Kropotkine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le minot Henri n'aime pas l'&#233;cole. Pour s&#233;cher les cours, il baratine sa m&#232;re : &#171; &lt;i&gt; Les fascistes bombardent les &#233;coles !&lt;/i&gt; &#187; Son p&#232;re finit par le caser comme apprenti coiffeur aupr&#232;s d'un ami. Les samedis et dimanches, jours d'affluence, un gars tout en &#233;l&#233;gance vient donner du ciseau dans le salon. &#171; &lt;i&gt;Il me plaisait beaucoup, ce type : il ne fumait pas, il parlait bien. Et surtout quand on lui donnait la pi&#232;ce, il disait : &#8220;No, no, gracias, je ne vis pas d'aum&#244;ne, j'ai mon salaire.&#8221; Le syndicat des coiffeurs avait refus&#233; d'accepter les pourboires. J'avais un petit escabeau pour savonner les barbes, je passais d'un client &#224; l'autre. Au moment de partir, il fallait &#233;pousseter le client et tendre la main. Mais j'ai refus&#233; le pourboire par une sorte de mim&#233;tisme. Je me consid&#233;rais comme un ouvrier.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Industrie, agriculture, &#233;ducation, arts : aucun secteur n'&#233;chappe &#224; cette lame de fond &#233;galisatrice. Tout &#231;a est bien joli sur le papier, mais comment on fait avec celui qui ne veut pas de ces nouvelles r&#232;gles ? &#171; &lt;i&gt;T'en fais pas, par le comportement des autres, il comprendra qu'il agit mal et &#224; la fin, il r&#233;alisera o&#249; est son int&#233;r&#234;t.&lt;/i&gt; &#187; Les mains d'Henri s'agitent comme pour retenir les effiloches d'une trame jamais us&#233;e : &#171; &lt;i&gt;On supprimera les prisons et l'argent. La prostitution n'existera plus. Tout le monde s'aimera.&lt;/i&gt; &#187; &lt;i&gt;Ostia !&lt;/i&gt; Heureusement que la religion a &#233;t&#233; abolie, sinon certaines langues perfides pourraient croire &#224; l'av&#232;nement du royaume de Dieu !&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Anarchie = Amour&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'automne 2014, les &#233;ditions Acratie publiaient les m&#233;moires d'Henri : &lt;i&gt;&#192; chacun son exil, Itin&#233;raire d'un militant libertaire espagnol&lt;/i&gt;. En copilotage du projet, on trouve Romain Melich, son petit-fils. Le jeune homme se souvient de ce grand-p&#232;re qui venait le chercher &#224; la sortie du coll&#232;ge. &#171; &lt;i&gt;Sur le trajet, il me posait toujours des questions : Le vol, qu'est-ce que c'est ? Est-ce que c'est la personne qui va voler un bout de pain parce qu'elle a faim ou est-ce que c'est le patron qui vole son temps au travailleur ?&lt;/i&gt; &#187; Des graines sem&#233;es dans la t&#234;te de l'enfant. Plus tard, ce dernier ira les faire germer au Mexique. &#171; &lt;i&gt;Je me rappelle d'une petite communaut&#233; dans le Oaxaca. On avait aid&#233; les gens &#224; monter une serre et une biblioth&#232;que. Tous les soirs, on organisait des d&#233;bats. Ceux qui venaient de Mexico &#8211; dont moi-m&#234;me &#8211; employaient des mots tr&#232;s cibl&#233;s. Les premiers jours, il y a eu une certaine incompr&#233;hension, mais quand on a baiss&#233; le niveau de langage, on s'est aper&#231;us que les d&#233;marches &#233;taient les m&#234;mes. Nous, on th&#233;orisait, eux pratiquaient.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La victoire franquiste n'a pas r&#233;ussi &#224; fracasser ce vieux r&#234;ve d'&#233;galit&#233;. &#201;coutant Henri d&#233;poussi&#233;rer ces vieux mythes, on a comme l'impression que tout est parti d'un muscle trop souvent n&#233;glig&#233; : le c&#339;ur. On repense &#224; Gaspard, vieil exil&#233; qui avait refond&#233; un Ath&#233;n&#233;e libertaire au nord de Perpignan. Sur un mur, on souriait tous devant cette inscription : Anarchie=Amour. Henri : &#171; &lt;i&gt;Avant la guerre, le communisme autoritaire n'existait quasiment pas, par contre, il y avait d&#233;j&#224; une longue tradition libertaire. L'acratie, le peuple espagnol l'a adopt&#233;e. C'&#233;tait pour lui, &#231;a correspondait &#224; son caract&#232;re. Nous, la r&#233;volution on l'a pas faite en 1789, mais en 36.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;S&#233;bastien Navarro&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Soit &#171; la prise sur le tas &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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