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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>D&#233;chets nucl&#233;aires pr&#232;s de Narbonne : les cobayes de Malv&#233;si</title>
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		<dc:date>2018-11-26T14:34:29Z</dc:date>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


		<dc:subject>L.L. de Mars</dc:subject>
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&lt;p&gt;Depuis plus d'un demi-si&#232;cle, le site de Malv&#233;si calibre du combustible nucl&#233;aire. Conserv&#233;s sous forme liquide, les d&#233;chets s'accumulent. Trop. Areva a donc concoct&#233; un projet d'incin&#233;rateur. Attention les bronches. Avant la stupeur, il y a la grimpette. Oh, rien de bien violent. La pente douce de la colline Montlaur&#232;s, &#224; c&#244;t&#233; de Narbonne (Aude). Des pins, des oliviers, des amandiers en fleurs. Nous fouettant l'&#233;chine, un vent du nord, le cers, particuli&#232;rement virulent. Pendant la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no163-mars-2018" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;163 (mars 2018)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/L-L-de-Mars" rel="tag"&gt;L.L. de Mars&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Lilian" rel="tag"&gt;Lilian&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Herve" rel="tag"&gt;Herv&#233;&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/l-installation-nucleaire" rel="tag"&gt;l'installation nucl&#233;aire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis plus d'un demi-si&#232;cle, le site de Malv&#233;si calibre du combustible nucl&#233;aire. Conserv&#233;s sous forme liquide, les d&#233;chets s'accumulent. Trop. Areva a donc concoct&#233; un projet d'incin&#233;rateur. Attention les bronches.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2299 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH314/-571-27d73.jpg?1768657912' width='500' height='314' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par L.L. de Mars.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avant la stupeur, il y a la grimpette&lt;/strong&gt;. Oh, rien de bien violent. La pente douce de la colline Montlaur&#232;s, &#224; c&#244;t&#233; de Narbonne (Aude). Des pins, des oliviers, des amandiers en fleurs. Nous fouettant l'&#233;chine, un vent du nord, le cers, particuli&#232;rement virulent. Pendant la mont&#233;e, Lilian rappelle que le site accueillait jadis un oppidum romain. Le domaine du peuple &#233;lisyque. Lilian est membre d'un collectif de riverains, Col&#232;re : &#171; &lt;i&gt;Tout le mobilier arch&#233;ologique a &#233;t&#233; pill&#233; et d&#233;pos&#233; au mus&#233;e de Narbonne. Il n'y a plus de fouilles. Avant, c'&#233;tait magnifique ; depuis qu'Areva&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Depuis janvier 2018, Areva s'appelle Orano. Pour des commodit&#233;s de lecture, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;i&gt;est arriv&#233;e, c'est une autre affaire... On n'a m&#234;me plus le droit de s'y promener, parce qu'il s'agit d'une zone rouge.&lt;/i&gt; &#187; Zone rouge : niveau d'al&#233;a toxique tr&#232;s fort. On cherche d'&#233;ventuels panneaux mettant en garde le promeneur. Rien. &#171; &lt;i&gt;Nous, les riverains, on a r&#226;l&#233;. Pas question de se faire confisquer notre coin de balade. Et les politiques sont mal &#224; cause du tourisme&lt;/i&gt; &#187;, poursuit Lilian. &#192; nos c&#244;t&#233;s crapahutent Andr&#233;, directeur de recherche &#224; l'Inra et membre de l'association de protection de l'environnement Rebresus, Herv&#233; du r&#233;seau Sortir du nucl&#233;aire, Josette de Rebresus et Annie du collectif Familles papillons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La stupeur donc quand on arrive au fa&#238;te&lt;/strong&gt;. Vue sur La Plaine, la cath&#233;drale de Narbonne &#224; deux kilom&#232;tres et son aire urbaine de quelque 90 000 habitants. Au pied de Montlaur&#232;s, l'usine Areva Malv&#233;si. Sur la gauche, six esp&#232;ces de piscines b&#226;ch&#233;es. &#192; droite, une sorte de terril &#224; l'air libre. Plus loin, des b&#226;timents, des chemin&#233;es. Un quart de l'uranium mondial arrive ici en train pour &#234;tre &#233;pur&#233; et transform&#233; en combustible nucl&#233;aire. Andr&#233; explique : &#171; &lt;i&gt;Ce sont six bassins d'&#233;vaporation. Ils contiennent 350 000 m&#232;tres cubes de saumures radioactives.&lt;/i&gt; &#187; On hoquette. Tout cela est &#224; l'air libre ? Avec des vignes juste &#224; c&#244;t&#233; et la ville un peu plus loin ? &#171; &lt;i&gt;Oui, c'est un stock historique qui date de 1959. Le gros massif terreux au centre correspond &#224; l'installation nucl&#233;aire de base : 500 000 tonnes de d&#233;chets et de boues radioactives. Depuis, aucun d&#233;chet n'est sorti du site &#8211; sauf lors de fuites accidentelles, bien s&#251;r.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est &#224; la faveur d'un de ces petits incidents&lt;/strong&gt; que les habitants des environs apprennent l'existence de l'installation nucl&#233;aire. En mars 2004, suite &#224; de grosses pluies, les digues d'un bassin de lagunage s'effondrent. 30 000 m&#232;tres cubes de boues s'&#233;pandent dans la nature. Les riverains font faire des pr&#233;l&#232;vements. Le pot aux roses s'appelle radium, plutonium, americium. Lilian montre une petite maison, maintenant propri&#233;t&#233; d'Areva : &#171; &lt;i&gt;Quand l'accident est arriv&#233;, la propri&#233;taire f&#234;tait son anniversaire. Des enfants s'amusaient dans la rivi&#232;re alors que la digue, &#224; c&#244;t&#233;, s'&#233;tait compl&#232;tement effondr&#233;e...&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On descend aux abords du grillage&lt;/strong&gt;. De l'autre c&#244;t&#233;, dor&#233;navant inaccessibles, une rivi&#232;re et la source de l'&#338;illade, r&#233;surgence de la nappe phr&#233;atique qui alimente six communes du Narbonnais. Il n'y a pas si longtemps, il y avait une guinguette ici. Termin&#233;. Andr&#233; &#233;voque ces pesticides qui se frayent un chemin &#224; travers la terre et que l'on retrouve dans les nappes phr&#233;atiques : &#171; &lt;i&gt;Est-ce que les &#233;l&#233;ments radioactifs dans les sols ne risquent pas de migrer ? Les bassins qui stockent les d&#233;chets ont &#233;t&#233; construits dans les terrils d'une ancienne mine de soufre. Sans &#233;tanch&#233;it&#233;. C'est Areva qui le dit. &#192; chaque pluie, l'eau traverse le sol. Elle va o&#249; ? &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Effet papillon&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En septembre 2016&lt;/strong&gt;, une enqu&#234;te publique informait le populo que la d&#233;charge de Malv&#233;si &#233;tait &#224; saturation. Areva avait trouv&#233; une solution pour d&#233;stocker et une nouvelle poubelle : l'atmosph&#232;re. Le proc&#233;d&#233; : un four &#224; combustion de charbon &#224; 850&#176; C cens&#233; br&#251;ler les d&#233;chets nucl&#233;aires et les vaporiser dans l'air. Nom du b&#233;b&#233; : TDN-Thor &#8211; traitement des nitrates. On l&#232;ve la t&#234;te vers les futures fum&#233;es potentiellement radioactives, lorsque Andr&#233; rappelle dans quelle direction souffle le cers. Retour de stupeur. Vers la cath&#233;drale ! Malgr&#233; la protestation populaire, malgr&#233; les aberrations &#233;cologiques et sanitaires, le pr&#233;fet de l'Aude a donn&#233; son aval au TDN, en novembre 2017. Andr&#233; s'est paluch&#233; les 90 pages de l'arr&#234;t&#233; pr&#233;fectoral dont moins de 8 % portent sur l'installation TDN. &#171; &lt;i&gt;Ils ont voulu noyer le poisson&#8230; dans l'air. En parlant de d&#233;chets nitrat&#233;s, l'enqu&#234;te publique a, d&#232;s le d&#233;part, minimis&#233; les enjeux car l'arr&#234;t&#233; pr&#233;fectoral porte bien sur des d&#233;chets radioactifs. Ces deux documents sont pleins de contradictions.&lt;/i&gt; &#187; Puis il souligne en s'&#233;tranglant : &#171; &lt;i&gt;Le pr&#233;fet a &#233;crit : &#8220; Nous allons faire des campagnes de mesures les premi&#232;res ann&#233;es afin de v&#233;rifier si les hypoth&#232;ses du traitement au niveau des &#233;missions radioactives sont confirm&#233;es. &#8221; Hypoth&#232;ses ! On part sur des hypoth&#232;ses !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Herv&#233; donne quelques billes pour d&#233;crypter l'affaire&lt;/strong&gt; : &#171; &lt;i&gt;Le TDN &#233;vite l'extension du site avec de nouveaux bassins, tout en augmentant la production de l'usine.&lt;/i&gt; &#187; Aujourd'hui, Areva traite sur le site entre 10 000 et 15 000 tonnes d'uranium par an. Mais l'autorisation pr&#233;fectorale lui permet de monter jusqu'&#224; 21 000 tonnes. &#171; &lt;i&gt;Ce TDN, c'est l'arbre qui cache la for&#234;t. L'usine veut se d&#233;velopper. Derri&#232;re, il y a toute une logique de croissance de la fili&#232;re nucl&#233;aire fran&#231;aise, avec la construction de nouveaux EPR.&lt;/i&gt; &#187; Herv&#233; en conna&#238;t un rayon sur la fili&#232;re, ces trains d'uranium qui arrivent d'Espagne ou bien d'Allemagne. Au port de Hambourg, des militants surveillent les d&#233;chargements puis tracent les trains jusqu'&#224; Metz. Le trajet Metz-Narbonne est plus flou, car l'hexagone manque d'activistes pour suivre les convois. N'emp&#234;che, l'an pass&#233;, Herv&#233; et une poign&#233;e de motiv&#233;s ont bloqu&#233; un tortillard plein de t&#233;trafluorure d'uranium qui quittait Malv&#233;si : &#171; &lt;i&gt;Un samedi matin, on s'est mis sur la voie face &#224; un train de 300 tonnes.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Annie, elle, &#233;voque le collectif Familles papillons&lt;/strong&gt; : &#171; &lt;i&gt;On a r&#233;alis&#233; plusieurs fresques humaines en forme de papillon sur la place de la mairie. Lors de la premi&#232;re, on &#233;tait 1 200, puis 1 900 &#224; la deuxi&#232;me et 2 500 &#224; la derni&#232;re &#8211; petit &#224; petit, on fait boule de neige. Ce qu'on r&#233;clame ? De la transparence. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, ils ont fait ce qu'ils voulaient. Et on sait que les caisses sont vides et qu'ils vont faire des travaux &#224; l'&#233;conomie. C'est l&#224; o&#249; &#231;a devient dangereux.&lt;/i&gt; &#187; L'arr&#234;t&#233; pr&#233;fectoral a eu un petit effet coup de massue ; en ce d&#233;but d'ann&#233;e, l'enjeu est d'abord de secouer les r&#233;sign&#233;s.
Le projet TDN est pr&#233;vu pour fonctionner une quarantaine d'ann&#233;es. &#171; &lt;i&gt;Une p&#233;riode pendant laquelle des g&#233;n&#233;rations de Narbonnais vont en respirer les &#233;manations,&lt;/i&gt; pr&#233;dit Andr&#233;. &lt;i&gt;Un million de m&#232;tres cubes de fum&#233;es par jour. Sachant que toute cette industrie &#233;met d&#233;j&#224;, actuellement, des quantit&#233;s d'oxyde d'azote ph&#233;nom&#233;nales. Un gaz dangereux qui attaque les poumons, les voies respiratoires et provoque les pluies acides.&lt;/i&gt; &#187; Une fatalit&#233; ? &#171; &lt;i&gt;Non, il existe d'autres pistes moins polluantes pour r&#233;duire les d&#233;chets. Par exemple, extraire le nitrate au lieu de le br&#251;ler. Mais Areva ne l'utilise pas car elle veut vendre le proc&#233;d&#233; TDN-Thor.&lt;/i&gt; &#187; En janvier 2018, Macron d&#233;croche ainsi un contrat de 10 milliards d'euros avec la Chine pour le traitement des combustibles nucl&#233;aires. Andr&#233; conclut : &#171; &lt;i&gt; Comme l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur de l'&#201;tat prime, on va servir de cobayes.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'atome au fil des pages&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_2300 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L441xH667/-572-0261b.jpg?1768670627' width='441' height='667' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Irradiez-les tous !&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les 140 premi&#232;res pages du livre &lt;i&gt;Le Monde comme projet Manhattan&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Monde comme projet Manhattan, Jean-Marc Royer, Le Passager clandestin, 2017.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; diss&#232;quent ce moment o&#249; les &#201;tats-Unis mettent au point, exp&#233;rimentent et larguent la premi&#232;re bombe atomique. Pens&#233;e pour vaincre le nazisme, utilis&#233;e officiellement pour terrasser le Japon, elle est exp&#233;riment&#233;e &lt;i&gt;in vivo&lt;/i&gt; pour sid&#233;rer les Sovi&#233;tiques. La guerre froide commence avec les bombardements de Hiroshima et Nagasaki. La bombe &#171; &lt;i&gt;devait &#234;tre utilis&#233;e dans une zone suffisamment peupl&#233;e pour que les survivants puissent t&#233;moigner de ses terribles effets. En cons&#233;quence, aucune alerte ne serait donn&#233;e aux Japonais avant le bombardement&lt;/i&gt; &#187;. Puis l'auteur fait un bond dans le temps jusqu' en 2011, l'accident de Fukushima. Jean-Marc Royer d&#233;cortique le rapport de la commission d'enqu&#234;te japonaise. Ses conclusions : l'accident nucl&#233;aire &#171; &lt;i&gt;est clairement d'origine humaine&lt;/i&gt; &#187;. Collusions, n&#233;gligences, conflits d'int&#233;r&#234;ts : &#171; &lt;i&gt;L'&#233;nergie nucl&#233;aire est devenue une force &#233;chappant au contr&#244;le de la soci&#233;t&#233; civile.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Royer essaie de cerner cette omerta entretenue par le village nucl&#233;aire mondial. Utilisant les outils de la psychanalyse, il fouille &#224; rebours cette r&#233;volution industrielle vendue comme un grand bond en avant. Une bascule civilisationnelle o&#249; la mort a &#233;t&#233; &#171; &lt;i&gt; &#233;rotis&#233;e&lt;/i&gt; &#187; jusqu'&#224; la rendre d&#233;sirable. Repolitiser la camarde permettrait de rendre au nucl&#233;aire son vrai visage, celui de &#171; &lt;i&gt;figure de proue d'une civilisation fondamentalement morbide, mortif&#232;re et autodestructrice qui s'est violemment impos&#233;e en Occident depuis deux si&#232;cles&lt;/i&gt; &#187;. Nous n'avons pas d'autre choix que d'en sortir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Depuis janvier 2018, Areva s'appelle Orano. Pour des commodit&#233;s de lecture, l'ancien nom a &#233;t&#233; conserv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le Monde comme projet Manhattan&lt;/i&gt;, Jean-Marc Royer, Le Passager clandestin, 2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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