<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=5316&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1768648935</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Taksim, place de l'oubli</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Taksim-place-de-l-oubli</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Taksim-place-de-l-oubli</guid>
		<dc:date>2019-01-18T11:48:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;tienne Copeaux</dc:creator>


		<dc:subject>Ma&#239;da Chavak</dc:subject>
		<dc:subject>place</dc:subject>
		<dc:subject>Mais</dc:subject>
		<dc:subject>lieu</dc:subject>
		<dc:subject>centre</dc:subject>
		<dc:subject>quartier</dc:subject>
		<dc:subject>centre culturel</dc:subject>
		<dc:subject>Taksim</dc:subject>
		<dc:subject>Gezi</dc:subject>
		<dc:subject>place Taksim</dc:subject>
		<dc:subject>culturel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Autrefois carrefour des minorit&#233;s orthodoxe et arm&#233;nienne, puis lieu de contestation en 2013, la place Taksim voit d&#233;sormais sa m&#233;moire recouverte d'une dalle en b&#233;ton. En balade &#224; Istanbul, l'historien &#201;tienne Copeaux revient sur le processus de turquisation d'un lieu qui semble avoir cess&#233; de r&#233;sister. *** En ce d&#233;but d'octobre, Istanbul para&#238;t insouciante. En fl&#226;nant &#224; proximit&#233; de la place Taksim, il y a toujours foule dans les rues : les bars, les restaurants sont pleins malgr&#233; la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no170-novembre-2018" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;170 (novembre 2018)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Maida-Chavak" rel="tag"&gt;Ma&#239;da Chavak&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/place" rel="tag"&gt;place&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Mais" rel="tag"&gt;Mais&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/lieu" rel="tag"&gt;lieu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/centre" rel="tag"&gt;centre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/quartier" rel="tag"&gt;quartier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/centre-culturel" rel="tag"&gt;centre culturel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Taksim" rel="tag"&gt;Taksim&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Gezi" rel="tag"&gt;Gezi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/place-Taksim" rel="tag"&gt;place Taksim&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/culturel" rel="tag"&gt;culturel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Autrefois carrefour des minorit&#233;s orthodoxe et arm&#233;nienne, puis lieu de contestation en 2013, la place Taksim voit d&#233;sormais sa m&#233;moire recouverte d'une dalle en b&#233;ton. En balade &#224; Istanbul, l'historien &#201;tienne Copeaux revient sur le processus de turquisation d'un lieu qui semble avoir cess&#233; de r&#233;sister.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2748 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH342/-1005-115fc.jpg?1768731458' width='500' height='342' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Ma&#239;da Chavak
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En ce d&#233;but d'octobre, Istanbul para&#238;t insouciante&lt;/strong&gt;. En fl&#226;nant &#224; proximit&#233; de la place Taksim, il y a toujours foule dans les rues : les bars, les restaurants sont pleins malgr&#233; la s&#233;v&#232;re crise &#233;conomique. Pas d'affiches, pas de graffitis protestataires. On n'imagine pas que trois des plus importants journalistes du pays (Ahmet Altan, Mehmet Altan et Nazli Ilicak) viennent d'&#234;tre condamn&#233;s &#224; la prison &#224; vie. Depuis l'&#233;t&#233; 2016, la vague r&#233;pressive a &#233;t&#233; tellement large et impitoyable qu'il semble que les gens rentrent la t&#234;te dans les &#233;paules et g&#232;rent les probl&#232;mes du quotidien sans chercher d'histoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; sont ces milliers de personnes &#233;vinc&#233;es de leur emploi, priv&#233;es de passeport, interdites de compte en banque ? M&#233;decins faisant le taxi clandestin, enseignants vendeurs de salades, il faut avoir l'&#339;il pour les reconna&#238;tre &#8211; tel ce vendeur de lunettes de soleil, d'&#226;ge m&#251;r, &#224; la t&#234;te d'intello bien mise, qui n'a certainement pas pass&#233; sa vie &#224; colporter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'insouciance apparente ne masque pas l'omnipr&#233;sence de la police, elle en est peut-&#234;tre la cons&#233;quence... Tr&#232;s visibles avec leurs canons &#224; eau et leurs blind&#233;s, qui bloquent les passages et occupent l'espace, pr&#234;ts &#224; intervenir, les agents contr&#244;lent : les mendiants, les jeunes et les groupes un peu trop nombreux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce samedi 6 octobre, il s'agit d'emp&#234;cher le &lt;i&gt;sit-in&lt;/i&gt; hebdomadaire des m&#232;res et proches des personnes &#171; disparues &#187; qui se tenait depuis mai 1995 devant le lyc&#233;e de Galatasaray. Protestation silencieuse, assise, qui par l'exhibition de leurs portraits maintenait vivante la m&#233;moire des disparus, et questionnait les passants et le pouvoir sur leur sort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait la plus ancienne, la plus obstin&#233;e des protestations. Mais le 25 ao&#251;t dernier, les autorit&#233;s ont d&#233;cid&#233; d'en finir. Les manifestants ont &#233;t&#233; gaz&#233;s, y compris Emine Ocak, 82 ans, initiatrice du mouvement. Depuis la tentative du 29 septembre, la police met en place son dispositif par avance, chaque samedi, et l'acc&#232;s au lieu du &lt;i&gt;sit-in&lt;/i&gt; est impossible : le 13 octobre, la 707&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; manifestation n'aura pas lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On cherche &#224; enterrer la m&#233;moire de ces centaines de disparus, comme a &#233;t&#233; enterr&#233;e la m&#233;moire de tous les &#233;v&#233;nements survenus sur Taksim, et dans le quartier attenant de Beyoglu.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Retour en arri&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jusque dans les ann&#233;es 1920&lt;/strong&gt;, &#171; Taksim &#187; &#233;tait le territoire de casernes et de champs de man&#339;uvre. C'&#233;tait aussi le plus grand quartier &#171; grec &#187;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Grec &#187; d&#233;signe ici une population de religion orthodoxe et de langue (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; de la ville, Pera (aujourd'hui Beyoglu), o&#249; vivaient &#233;galement de tr&#232;s nombreux Arm&#233;niens. Leurs &#233;glises pars&#232;ment encore le quartier. L&#224; se trouvait aussi le cimeti&#232;re arm&#233;nien de Surp Agop, o&#249; les Arm&#233;niens de la ville avaient projet&#233; d'&#233;riger un monument comm&#233;moratif de ce qu'on n'appelait pas encore le g&#233;nocide. En 1939, le cimeti&#232;re a &#233;t&#233; expropri&#233;, puis le terrain utilis&#233; pour la construction de la Maison de la Radio et de grands h&#244;tels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sur ce terrain vague, et en bordure imm&#233;diate du quartier grec, qu'on a choisi de construire, en 1927, le monument de la R&#233;publique. L'emplacement est &#233;trange puisqu'il ne s'agit nullement, &#224; l'&#233;poque, du centre de la ville. Mais en 1923, la r&#233;publique a &#233;t&#233; fond&#233;e &#224; la suite de la victoire sur l'arm&#233;e grecque : &#224; la limite de Pera, entre un cimeti&#232;re arm&#233;nien et la grande &#233;glise de la Sainte-Trinit&#233;, il vise &#224; rappeler &#224; ces deux &#171; minorit&#233;s &#187; qui est ma&#238;tre du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La proximit&#233; du monument et du quartier grec est explosive. En septembre 1955, en pleine crise de Chypre, une foule manipul&#233;e par l'extr&#234;me droite se rassemble autour du monument, puis investit le quartier, frappe, viole, incendie, pille et saccage les magasins, les &#233;glises, les habitations. &#192; la suite de cet immense pogrom, la population grecque de la ville passe de 100 000 &#224; quelques milliers. Apr&#232;s le g&#233;nocide de 1915, c'est la seconde grande phase du nettoyage ethnique. La place et le quartier sont devenus &#171; turcs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'immense place devient un lieu id&#233;al de manifestation, et son contr&#244;le un enjeu entre les forces politiques. C'est l&#224; qu'en 1976 se d&#233;roule le premier meeting syndical du 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; Mai. &#192; nouveau, en 1977, une foule immense se rassemble sur la place, o&#249; la fa&#231;ade du centre culturel est recouverte d'une gigantesque toile repr&#233;sentant un ouvrier se lib&#233;rant de ses cha&#238;nes. Mais le meeting tourne au drame : des snipers tirent sur les manifestants. La foule s'engouffre dans la petite rue Kazanc&#305; qui descend en pente raide vers le Bosphore ; 32 personnes d&#233;c&#232;dent &#233;touff&#233;es ou &#233;cras&#233;es, en plus de cinq morts par balles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune plaque comm&#233;morative ne rappelle ce drame de l'histoire de la gauche turque. La fonction m&#234;me de la place, lieu de rassemblement, a &#233;t&#233; gomm&#233;e : jusqu'en 2010, son acc&#232;s est ferm&#233; aux manifestations autres que patriotiques.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Effacer Gezi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Enfin, en 2013, le mouvement de Gezi&lt;/strong&gt;, du nom du jardin public attenant &#224; la place, est d&#233;clench&#233; par la volont&#233; des autorit&#233;s d'y construire un centre commercial. D&#232;s la premi&#232;re tentative de couper les arbres, une foule se r&#233;unit, monte la garde. La protestation se r&#233;pand et s'&#233;largit en un mouvement social et politique qui va toucher toute la Turquie au cours du mois de juin. Un mouvement in&#233;dit par son ampleur et son autonomie par rapport &#224; la vie politique traditionnelle. Le jardin, la place et le centre culturel sont occup&#233;s par une &#171; commune &#187; o&#249; tout est gratuit. Durant trois semaines, la fa&#231;ade du Centre culturel Atat&#252;rk, occup&#233;, devient un immense panneau d'affichage r&#233;volutionnaire. Mais le 15 juin, la police a &#171; nettoy&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant quelques ann&#233;es, les murs du quartier furent des pages sur lesquelles se perp&#233;tua la m&#233;moire de Gezi, et celle des victimes de la police : &#171; R&#233;siste, Istanbul ! Boucle-la, Tayyip [Erdo&#287;an] ! &#187; ; &#171; Turcs, Kurdes, Arm&#233;niens, tous en r&#233;volte ! Ne pliez pas ! &#187; Puis le r&#233;gime s'est durci, sans cesse &#8211; et particuli&#232;rement apr&#232;s le coup d'&#201;tat manqu&#233; du 15 juillet 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s les premi&#232;res heures qui suivent cette tentative, la place est investie par les manifestations de soutien &#224; Erdo&#287;an, dans une atmosph&#232;re de reconqu&#234;te, avec des slogans de revanche explicites sur le mouvement de Gezi : &#171; &lt;i&gt;Ne laissons pas cette place &#224; une poign&#233;e de vandales&lt;/i&gt; &lt;i&gt; !&lt;/i&gt; &#187; Un portrait d'Erdogan est suspendu &#224; la fa&#231;ade du centre culturel, la presse pro-gouvernement commente : &#171; &lt;i&gt;Ceux de Gezi pr&#233;tendaient&lt;/i&gt; &#8220;Taksim est notre forteresse&#8221;&lt;i&gt;, voil&#224; qui va les rendre fous !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; Avons-nous r&#234;v&#233; ?&lt;/i&gt; &#187;, doivent se demander les personnes qui ont v&#233;cu la r&#233;volte du parc Gezi. Aujourd'hui, plus rien n'&#233;voque cet &#233;pisode. Le jardin est toujours l&#224;, il est m&#234;me mieux entretenu qu'avant. Le Centre culturel Atat&#252;rk, premier op&#233;ra et plus belle salle de spectacle de Turquie, a &#233;t&#233; d&#233;moli. En face, un th&#233;&#226;tre historique, la &#171; Sc&#232;ne de Taksim &#187;, avait &#233;t&#233; ferm&#233; en 2007 et d&#233;truit en 2008 pour laisser place &#224; un centre commercial. Ainsi il n'y a plus rien de culturel sur Taksim.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La place &#233;tait devenue turque, il fallait qu'elle soit musulmane. Le pouvoir, s'il a sembl&#233; reculer pour le jardin, a impos&#233; la construction d'une immense mosqu&#233;e. D&#233;sormais, elle domine la place, et, si elle n'est encore qu'&#224; l'&#233;tat de chantier, les haut-parleurs sont d&#233;j&#224; install&#233;s ; l'espace sonore de Taksim, lieu embl&#233;matique de la r&#233;publique &#171; la&#239;que &#187; et de la gauche, est &#233;cras&#233; par de tonitruants appels &#224; la pri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les flux de circulation sont d&#233;sormais souterrains : la place, qui &#233;tait jadis un enfer de bruit et de gaz d'&#233;chappement, a &#233;t&#233; recouverte d'une dalle de b&#233;ton. Elle est calme, mais sans caract&#232;re. Le monument de la R&#233;publique, ridiculement petit par rapport &#224; la nouvelle mosqu&#233;e toute proche, reste le seul vestige comm&#233;moratif. Tout le reste, tout ce qui s'est pass&#233; ici, a &#233;t&#233; &#233;cras&#233;, &#233;touff&#233;, recouvert.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#201;tienne Copeaux&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;
&lt;strong&gt;Pour aller plus loin&lt;/strong&gt; sur Istanbul et Gezi, voir le blog &lt;a href=&#034;http://www.susam-sokak.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Susam-sokak&lt;/a&gt;. Du m&#234;me auteur, lire aussi &#171; Taksim, lieu de rien, lieu &#224; conqu&#233;rir &#187;, &lt;/i&gt;in&lt;i&gt; Magali Boumaza, &lt;/i&gt;Faire m&#233;moire : regards crois&#233;s sur les mobilisations m&#233;morielles (France, Allemagne, Ukraine, Turquie, &#201;gypte)&lt;i&gt;, L'Harmattan, 2018.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Grec &#187; d&#233;signe ici une population de religion orthodoxe et de langue grecque, reliquat de l'ancienne population de Constantinople, prise par les Turcs en 1453. Ces &#171; Grecs &#187; sont citoyens de la r&#233;publique de Turquie.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
