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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Les communes en d&#233;sintox</title>
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		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


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&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; l'on d&#233;p&#232;ce Dexia, banque sp&#233;cialis&#233;e dans &#171; l'aide &#187; financi&#232;re aux collectivit&#233;s territoriales, ces derni&#232;res montent &#224; l'assaut de leurs emprunts toxiques aux taux d'int&#233;r&#234;t exorbitants. Leur alli&#233; ? L'association Un autre monde est possible. C'est la guerre ! D'un c&#244;t&#233;, &#224; grands coups d'emprunts toxiques, les grandes banques se livrent &#224; des tirs d'artillerie sur les mairies, communaut&#233;s de communes, conseils g&#233;n&#233;raux et r&#233;gionaux, syndicats intercommunaux &#224; qui elles ont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no93-octobre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;93 (octobre 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Jiho" rel="tag"&gt;Jiho&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/banques" rel="tag"&gt;banques&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/credit" rel="tag"&gt;cr&#233;dit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/collectivites-locales" rel="tag"&gt;collectivit&#233;s locales&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/possible" rel="tag"&gt;possible&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; l'on d&#233;p&#232;ce Dexia, banque sp&#233;cialis&#233;e dans &#171; l'aide &#187; financi&#232;re aux collectivit&#233;s territoriales, ces derni&#232;res montent &#224; l'assaut de leurs emprunts toxiques aux taux d'int&#233;r&#234;t exorbitants. Leur alli&#233; ? L'association Un autre monde est possible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_211 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH360/93_jiho_emprunts_toxiques-4853f.png?1768658537' width='400' height='360' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Jiho
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est la guerre !&lt;/strong&gt; D'un c&#244;t&#233;, &#224; grands coups d'emprunts toxiques, les grandes banques se livrent &#224; des tirs d'artillerie sur les mairies, communaut&#233;s de communes, conseils g&#233;n&#233;raux et r&#233;gionaux, syndicats intercommunaux &#224; qui elles ont pr&#234;t&#233; de l'argent sans annoncer clairement les variations extravagantes des taux d'int&#233;r&#234;t. En face, dans les tranch&#233;es, sous la direction de l'association Un autre monde est possible, une troupe d'experts financiers et d'avocats pr&#233;pare la contre-offensive. Depuis un an, cette association install&#233;e dans l'Essonne fourbit ses armes et passe &#224; l'attaque quand ses comp&#233;tences sont requises. Un ex-conseiller financier, autrefois concepteur de produits bancaires et aujourd'hui farouche militant de la nationalisation des banques, fait office de chef d'&#233;tat-major. Depuis quatorze ans, et avec succ&#232;s, Laurent Rispoli v&#233;rifie et d&#233;monte les contrats et les engagements abusifs avec lesquels les &#233;tablissements de cr&#233;dit ferrent leurs cr&#233;anciers. Le boulot de son cabinet d'experts : d&#233;tricoter les tripatouillages contractuels et les labyrinthes s&#233;mantiques minutieusement concoct&#233;s par tous ces orf&#232;vres en circonvolutions bancaires. L'objectif ? Que les collectivit&#233;s se d&#233;barrassent de leurs emprunts &#224; risque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Une des premi&#232;res actions de Un autre monde est possible, cr&#233;&#233;e en 2008, a &#233;t&#233; de mettre en place une coop&#233;rative d'achat solidaire, consacr&#233;e &#224; la redistribution et la r&#233;cup&#233;ration de biens alimentaires, par et pour les militants qui sont dans le besoin&lt;/i&gt;, dit Guy, l'un des responsables. &lt;i&gt;En 2010, notre rencontre avec le cabinet d'experts de Laurent Rispoli nous a ouvert de nouvelles opportunit&#233;s. Puisque, depuis tant d'ann&#233;es, ils r&#233;ussissent &#224; faire &#233;conomiser de l'argent &#224; des emprunteurs abus&#233;s, peut-&#234;tre &#233;tait-il possible qu'une telle activit&#233; favorise le d&#233;veloppement d'activit&#233;s associatives. Nous sommes alors devenus l'interface entre les victimes des banques et les banques elles-m&#234;mes. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sollicit&#233;s par des collectivit&#233;s locales gravement emp&#234;tr&#233;es dans le jeu inextricable des cr&#233;dits contract&#233;s aupr&#232;s de banques telles que Dexia, la Soci&#233;t&#233; G&#233;n&#233;rale, BNP, le Cr&#233;dit Agricole ou encore le Cr&#233;dit Coop&#233;ratif&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Organisme bancaire sp&#233;cialis&#233; dans l'accompagnement des structures de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, ces experts proposent gratuitement un diagnostic sur l'&#233;tat g&#233;n&#233;ral de leur dette, puis exposent diverses pistes pour s'en sortir. Si les collectivit&#233;s locales souhaitent poursuivre l'analyse, elles d&#233;livrent tous les contrats, historiques et actes de ren&#233;gociations&#8230; &lt;i&gt;&#171; Cet audit approfondi fait remonter &#224; la surface tous les tripatouillages, continue le militant de l'association, le caract&#232;re l&#233;onin des contrats appara&#238;t en pleine lumi&#232;re. &#187;&lt;/i&gt; Une fois le caract&#232;re vicieux des pr&#234;ts toxiques d&#233;montr&#233; de fa&#231;on irr&#233;futable, les experts tentent de n&#233;gocier avec les banques. Deux possibilit&#233;s s'offrent alors &#224; ces derni&#232;res : elles peuvent s'ent&#234;ter et affirmer que le d&#233;biteur doit respecter son engagement, ou elles admettent leur &#171; d&#233;faite &#187; et, afin de ne pas faire de vague, reviennent &#224; un taux d'escompte correspondant au cours du march&#233;. &lt;i&gt;&#171; Si les collectivit&#233;s endett&#233;es partent bille en t&#234;te et les mains vides contre les banques, soit dans des d&#233;p&#244;ts de plaintes, soit dans des tentatives pr&#233;matur&#233;es de n&#233;gociation, elles vont forc&#233;ment dans le mur. En face, l'ennemi est pr&#234;t &#224; riposter. Les proc&#233;dures sont longues, et c'est autant de temps pendant lequel il faudra continuer de payer. Cela exige donc un travail d'une tr&#232;s grande pr&#233;cision. &#187;&lt;/i&gt; Sur les bons conseils de cette association, la commune de Rosny-sur-Seine (Yvelines) a d&#233;pos&#233; une plainte au p&#233;nal contre Dexia, la communaut&#233; de communes des Grands Lacs (Landes) poursuit la Caisse d'&#201;pargne et Dexia devant une juridiction civile, et d'autres devraient suivre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois les emprunts &#224; risques &#233;cart&#233;s et la dette &#233;pur&#233;e, l'association propose &#224; la collectivit&#233; de d&#233;finir pr&#233;cis&#233;ment ses besoins r&#233;els, puis con&#231;oit un nouvel emprunt adapt&#233;. Elle se charge alors de lancer un appel d'offres aupr&#232;s de l'ensemble des banques selon les desiderata de l'emprunteur, et non ceux du banquier. &lt;i&gt;&#171; Une fois la ma&#238;trise des finances locales r&#233;tablie, la collectivit&#233; r&#233;mun&#232;re les experts au prorata des sommes non d&#233;pens&#233;es suite &#224; la ren&#233;gociation de la dette. Ils reversent &#224; leur tour un pourcentage &#224; notre association. &#187;&lt;/i&gt; Car cette derni&#232;re, en ces temps de r&#233;ductions des subventions, d&#233;borde de projets : renforcer la coop&#233;rative de r&#233;cup&#233;ration et de distribution alimentaire, payer quelques permanents, acheter un terrain agricole, monter un hameau o&#249; l'on pourrait vivre d'une mani&#232;re autonome. Une fa&#231;on de remettre les choses &#224; l'endroit, pour le bien du plus grand nombre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Organisme bancaire sp&#233;cialis&#233; dans l'accompagnement des structures de l'&#233;conomie sociale et solidaire, et des particuliers qui en sont proches.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une du suppl&#233;ment BD de CQFD n&#176;91</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Une-du-supplement-BD-de-CQFD-no91</link>
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		<dc:subject>une2_dessin</dc:subject>
		<dc:subject>Suppl&#233;ment</dc:subject>
		<dc:subject>Jiho</dc:subject>

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-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no91-juillet-aout-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;91 (juillet-ao&#251;t 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/une2_dessin" rel="tag"&gt;une2_dessin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Supplement" rel="tag"&gt;Suppl&#233;ment&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Jiho" rel="tag"&gt;Jiho&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_173 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L350xH534/Une-supp-91-b8c36.jpg?1768656337' width='350' height='534' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Loppsi II : Va falloir se serrer la ceinture de s&#233;curit&#233; !</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Loppsi-II-Va-falloir-se-serrer-la</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anatole Istria</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Depuis dix ans, &#224; mesure que nos droits sociaux se font d&#233;tricoter, ce sont plus d'une trentaine de lois et d&#233;crets s&#233;curitaires qui sont venus renforcer l'arsenal r&#233;pressif du grand commissariat de police qu'est la France. Si bien qu'&#224; chaque durcissement au gr&#233; fr&#233;n&#233;tique des faits divers, on se dit qu'au prochain, en plus d'abolir la pr&#233;somption d'innocence &#8211; ce qui est partiellement fait avec la loi Dati sur la r&#233;cidive &#8211;, nos adorateurs de la libert&#233; vont r&#233;tablir les ch&#226;timents (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no85-janvier-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;85 (janvier 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Soulcie-34" rel="tag"&gt;Soulci&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Felder" rel="tag"&gt;Felder&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Berth" rel="tag"&gt;Berth&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Lindingre" rel="tag"&gt;Lindingre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Popay" rel="tag"&gt;Popay&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Jiho" rel="tag"&gt;Jiho&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Diego-Aranega" rel="tag"&gt;Diego Aranega&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/ans" rel="tag"&gt;ans&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/loi" rel="tag"&gt;loi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/droits-sociaux" rel="tag"&gt;droits sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/venus-renforcer" rel="tag"&gt;venus renforcer&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/l-arsenal-repressif" rel="tag"&gt;l'arsenal r&#233;pressif&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/grand-commissariat" rel="tag"&gt;grand commissariat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Flash-Balls" rel="tag"&gt;Flash Balls&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/loi-Dati" rel="tag"&gt;loi Dati&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/decrets-securitaires" rel="tag"&gt;d&#233;crets s&#233;curitaires&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis dix ans, &#224; mesure que nos droits sociaux se font d&#233;tricoter, ce sont plus d'une trentaine de lois et d&#233;crets s&#233;curitaires qui sont venus renforcer l'arsenal r&#233;pressif du grand commissariat de police qu'est la France. Si bien qu'&#224; chaque durcissement au gr&#233; fr&#233;n&#233;tique des faits divers, on se dit qu'au prochain, en plus d'abolir la pr&#233;somption d'innocence &#8211; ce qui est partiellement fait avec la loi Dati sur la r&#233;cidive &#8211;, nos adorateurs de la libert&#233; vont r&#233;tablir les ch&#226;timents corporels sur la place publique, les lettres de cachet, le permis de tuer pour les cond&#233;s, le bagne et la peine de mort&#8230; Sans compter les possibilit&#233;s infinies qu'offrent les nouvelles technologies, soit en &#233;quipement (Flash Balls, Tasers, armes soniques), soit en surveillance (pu&#231;age, bracelets &#233;lectroniques, vid&#233;osurveillance, biom&#233;trie, fichages, mouchards Internet, etc.) contre les b&#234;tes fauves que nous sommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi d'orientation et de programmation pour la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure deux (LOPPSI II, le retour) est le dernier bazar s&#233;curitaire concoct&#233; par le z&#233;l&#233; Hortefeuer. Elle a &#233;t&#233; adopt&#233;e par l'Assembl&#233;e le 21 d&#233;cembre dernier. Elle augmente consid&#233;rablement le pouvoir de l'&#201;tat au d&#233;triment de celui de la Justice. P&#234;le-m&#234;le, on y trouve la chasse aux p&#233;do-internautes, pr&#233;texte &#224; un flicage g&#233;n&#233;ral d'Internet sans contr&#244;le judiciaire ; la g&#233;n&#233;ralisation de la vid&#233;osurveillance (sur laquelle semblent revenir m&#234;me les compatriotes d'Orwell) ; le couvre-feu pour les mineurs qui devient une pr&#233;rogative laiss&#233;e au bon vouloir du pr&#233;fet ; la cr&#233;ation d'un d&#233;lit pour les vendeurs &#224; la sauvette (ils n'auront qu'&#224; s'immoler comme en Tunisie) ; la possibilit&#233; accrue pour les policiers municipaux de se prendre pour Starsky &amp; Hutch, et pour les vigiles de jouer aux cow-boys ; la double peine qui revient par la fen&#234;tre (&lt;i&gt;&#171; Quand un Fran&#231;ais croisera un &#233;tranger dans la rue, il saura que ce n'est pas un criminel, puisque ceux-l&#224; seront interdits de territoire &#187;&lt;/i&gt;, explique dans &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; du 15 d&#233;cembre 2010 le lumineux Jean-Paul Garraud, d&#233;put&#233; UMP de la Gironde qui avoue avoir eu l'id&#233;e de l'amendement, un matin, en se rasant)&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans oublier ce fameux article 32 ter A, v&#233;ritable d&#233;claration de guerre ouverte contre les pauvres, qui donne au pr&#233;fet la possibilit&#233; d'expulsions exp&#233;ditives des habitats &lt;i&gt;&#171; non conformes au code de l'urbanisme &#187;&lt;/i&gt;. Les campements de Roms et de sans-papiers sont cibl&#233;s en premier lieu, mais aussi, plus largement, les nomades en roulotte, les SDF en Quechua rouge, les squatters, les yourtes avec des morceaux de vrais gens dedans, les cabanes pas au Canada, les Indiens dans les tipis et Tarzan dans son arbre. Bref, tous ceux qui, par choix ou par n&#233;cessit&#233;, n'habitent pas dans des cages &#224; lapin avec digicode et loyer impossible. Voil&#224; de quoi rendre l'ignominie de moins en moins supportable. Et pis, c'est pas bient&#244;t fini.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_60 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH282/Berth-DoublePeine-8692d.jpg?1768651125' width='400' height='282' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Berth
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le retour de la double peine. &lt;/strong&gt; Un amendement vise &#224; introduire la possibilit&#233; en assises de prononcer une peine compl&#233;mentaire d'interdiction du territoire &#224; l'encontre d'un &lt;i&gt;&#171; criminel de nationalit&#233; &#233;trang&#232;re &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_61 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH367/Felder-videosurveillance-0f8d2.png?1768701338' width='400' height='367' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Felder
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La vid&#233;osurveillance renforc&#233;e.&lt;/strong&gt; La vid&#233;osurveillance relook&#233;e en &lt;i&gt;&#171; vid&#233;o protection &#187;&lt;/i&gt; doit &lt;i&gt;&#171; mailler &#187;&lt;/i&gt; tout le territoire selon le d&#233;sir du pr&#233;fet, notamment &#224; l'occasion de manifestations publiques. Et ce m&#234;me si les communes sont contre. 60 000 cam&#233;ras doivent fleurir d'ici fin 2012. La CNIL peut vaguement &lt;i&gt;&#171; exercer un contr&#244;le visant &#224; s'assurer que le syst&#232;me est utilis&#233; conform&#233;ment. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_62 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH517/Lindingre85-65138.jpg?1768701338' width='400' height='517' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Lindingre
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Renforcement du contr&#244;le sur Internet.&lt;/strong&gt; La loi instaure un d&#233;lit d'usurpation d'identit&#233; sur Internet, &#233;tendu aux pratiques de &lt;i&gt;&#171; hame&#231;onnage &#187;&lt;/i&gt;, qui seront passibles de deux ans de prison et 20 000 euros d'amende. Des sites Web publiant des contenus p&#233;do-pornographiques pourront se faire bloquer par l'autorit&#233; administrative sans d&#233;cision judiciaire. En gros, c'est la possibilit&#233; pour la police de constituer sa petite liste noire de sites ind&#233;sirables.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_63 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH336/popayLOUP-dabb6.png?1768701338' width='400' height='336' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Popay
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Logement.&lt;/strong&gt; La loi pr&#233;voit l'&#233;vacuation forc&#233;e par d&#233;cision du pr&#233;fet et la destruction des campements illicites en cas de &lt;i&gt;&#171; graves risques pour la salubrit&#233;, la s&#233;curit&#233; ou la tranquillit&#233; publique &#187;&lt;/i&gt;. Le fait de ne pas se conformer &#224; l'arr&#234;t&#233; pris est
puni de 3 750 euros d'amende. Les squats pourront &#234;tre expuls&#233;s sous 48 heures
sur d&#233;cision du pr&#233;fet, et sans passer par un juge.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_64 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH338/Jiho_tazer-99a2e.jpg?1768701338' width='400' height='338' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Jiho
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;pression des mineurs.&lt;/strong&gt; Les pr&#233;fets pourront instaurer un couvre-feu pour les mineurs de moins de treize ans entre 23 heures et 6 heures du matin, dans les cas o&#249; ils jugeraient que &lt;i&gt;&#171; leur pr&#233;sence sur la voie publique durant la nuit [...] les exposerait &#224; un risque manifeste pour leur sant&#233;, leur s&#233;curit&#233;, leur &#233;ducation ou leur moralit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, tandis que leurs parents encourront une amende allant jusqu'&#224; 450 euros.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_66 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH302/Soulcie85-49449.png?1768701338' width='400' height='302' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Soulci&#233;
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Peines plancher.&lt;/strong&gt; Les peines minimales ne pourront &#234;tre inf&#233;rieures &#224; la fourchette de six mois et deux ans pour des violences aggrav&#233;es passibles l&#233;galement de trois &#224; dix ans de prison. Le texte aggrave aussi les peines pour les vols commis &#224; l'encontre des personnes vuln&#233;rables, peines qui passeront de cinq &#224; sept ans d'emprisonnement, et jusqu'&#224; 100 000 euros d'amende. Peine de s&#251;ret&#233; de trente ans incompressible en cas de meurtre d'une personne d&#233;positaire de l'autorit&#233; publique &#8211; au choix flic, magistrat ou maton &#8211;, soit le m&#234;me tarif que pour des actes de barbarie sur enfant. Le texte pr&#233;voit &#233;galement des extensions de la surveillance par bracelet &#233;lectronique, et pour la premi&#232;re fois l'instauration de peines plancher pour des d&#233;linquants non r&#233;cidivistes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_65 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH281/diegoaranga85-5e7a5.jpg?1768701338' width='400' height='281' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Diego Aranga
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Police municipale, s&#233;curit&#233; priv&#233;e et milice.&lt;/strong&gt; De nouvelles missions pourront &#234;tre attribu&#233;es aux policiers municipaux, telles que des fouilles, des contr&#244;les d'identit&#233; ou encore des contr&#244;les d'alcool&#233;mie. De plus, le r&#244;le et le statut des soci&#233;t&#233;s priv&#233;es de s&#233;curit&#233; sont renforc&#233;s. Les effectifs de personnels de s&#233;curit&#233; priv&#233;e pourraient &#234;tre d'ici quelques ann&#233;es sup&#233;rieurs &#224; ceux de la police et de la gendarmerie. Elle pr&#233;voit, de plus, la cr&#233;ation d'une milice dite de &lt;i&gt;&#171; r&#233;serve civile &#187;&lt;/i&gt; compos&#233;e de 200 000 gendarmes et policiers &#224; la retraite, et d'&#233;tudiants, r&#233;mun&#233;r&#233;s...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ni bonne ni conne... et en lutte chez Disney</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Ni-bonne-ni-conne-et-en-lutte-chez</link>
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		<dc:date>2003-06-05T16:17:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M&#233;lissa Tomas</dc:creator>


		<dc:subject>Jiho</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Depuis 1998, Doroth&#233;e travaille comme agent d'entretien dans les h&#244;tels du parc Eurodisney. R&#233;volt&#233;e par les contrats frauduleux, les conditions de travail et la trouille inflig&#233;e au personnel, elle apprend sur le tas, non sans jubilation parfois, &#224; organiser une lutte, &#224; r&#233;diger des tracts et &#224; diss&#233;quer le droit du travail, allant jusqu'&#224; faire subir &#224; Mickey sa toute premi&#232;re gr&#232;ve du personnel de nettoyage. En retour, rien ne sera &#233;pargn&#233; &#224; cette immigr&#233;e camerounaise de 55 ans prise (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no2-juin-2003" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;2 (juin 2003)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Jiho" rel="tag"&gt;Jiho&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/j-ai" rel="tag"&gt;j'ai&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/C-etait" rel="tag"&gt;C'&#233;tait&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CGT" rel="tag"&gt;CGT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/patron" rel="tag"&gt;patron&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Direction" rel="tag"&gt;Direction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/secretaire" rel="tag"&gt;secr&#233;taire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/secretaire-general" rel="tag"&gt;secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Disney" rel="tag"&gt;Disney&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/secretaire-CGT" rel="tag"&gt;secr&#233;taire CGT&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis 1998, Doroth&#233;e travaille comme agent d'entretien dans les h&#244;tels du parc Eurodisney. R&#233;volt&#233;e par les contrats frauduleux, les conditions de travail et la trouille inflig&#233;e au personnel, elle apprend sur le tas, non sans jubilation parfois, &#224; organiser une lutte, &#224; r&#233;diger des tracts et &#224; diss&#233;quer le droit du travail, allant jusqu'&#224; faire subir &#224; Mickey sa toute premi&#232;re gr&#232;ve du personnel de nettoyage. En retour, rien ne sera &#233;pargn&#233; &#224; cette immigr&#233;e camerounaise de 55 ans prise dans une lutte acharn&#233;e : harc&#232;lement, mises &#224; pied, non-versement du salaire, tentatives de corruption&#8230; Rien, pas m&#234;me sa radiation par son propre syndicat, la CGT.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi es-tu entr&#233;e chez Disney ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'avais vu que des soci&#233;t&#233;s de nettoyage cherchaient des gouvernantes g&#233;n&#233;rales pour travailler dans des h&#244;tels. J'ai donc suivi la formation, qui a dur&#233; six mois, et j'ai &#233;t&#233; tout de suite embauch&#233;e &#224; Eurodisney par ISS, une soci&#233;t&#233; de sous-traitance. En d&#233;couvrant le secteur du nettoyage, je me suis demand&#233;e si on &#233;tait encore en France et si l'esclavage &#233;tait bien aboli. Je me suis dit que ce n'&#233;tait pas possible d'accepter &#231;a. Au d&#233;part, j'ai men&#233; des luttes sans &#234;tre syndiqu&#233;e, c'est un peu plus tard que j'ai adh&#233;r&#233; &#224; la CGT et que je suis devenue d&#233;l&#233;gu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_767 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L291xH443/arbeit-0a13d.gif?1768650113' width='291' height='443' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Jiho
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle a &#233;t&#233; ta premi&#232;re action ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a port&#233; sur les contrats de travail des femmes de chambres. C'&#233;tait n'importe quoi ! Le nombre d'heures variait d'un contrat &#224; l'autre, le nombre de chambres &#233;tait excessif, certaines femmes &#233;taient pay&#233;es 800 francs, d'autres 1000 ou 2000, pour 6 ou 7 heures de travail effectif par jour. La plupart des personnes qui travaillent dans ce secteur sont immigr&#233;es, souvent africaines, et beaucoup ne savent ni lire ni &#233;crire. Les patrons en profitent pour leur faire signer des contrats ill&#233;gaux. On a donc lanc&#233; une p&#233;tition, qu'on a envoy&#233;e &#224; la direction. Mais c&#244;t&#233; salari&#233;s, il n'y avait personne pour parler, tout le monde avait peur. J'ai pris la parole sur les bulletins de salaires, les heures qui n'&#233;taient pas compt&#233;es&#8230; Je n'avais jamais fait de syndicalisme de ma vie et, bien s&#251;r, je n'avais pas de mandat. Quand la direction a commenc&#233; &#224; me cr&#233;er des probl&#232;mes, je suis all&#233;e voir la CGT, qui m'a nomm&#233;e d&#233;l&#233;gu&#233;e, et j'ai commenc&#233; &#224; n&#233;gocier avec le patron sur les contrats, les salaires et m&#234;me l'hygi&#232;ne : les produits qu'on nous faisait utiliser &#233;taient nocifs pour la peau. Le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du syndicat CGT du nettoyage, suivait tout &#231;a, et c'est l&#224; que j'ai d&#233;couvert qu'au lieu de soutenir les salari&#233;s, il soutenait le patron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De quelle mani&#232;re ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je venais d'&#233;crire un tract annon&#231;ant une gr&#232;ve pour le dimanche suivant. C'&#233;tait mon premier tract, je n'avais aucune exp&#233;rience de ce genre de choses. Je prends mon texte, je vais &#224; l'Union locale et je le tire &#224; un millier d'exemplaires. J'arrive &#224; la gare le lendemain matin &#224; 4 heures et j'en distribue partout ! La gr&#232;ve &#233;tait lanc&#233;e ! A la direction, c'&#233;tait la panique. Mon patron me convoque en urgence, j'appelle mon secr&#233;taire CGT, on va ensemble &#224; la r&#233;union, et l&#224;, au lieu de me d&#233;fendre, il se met avec mon patron pour me taper dessus. J'ai dit que je ne savais pas qui &#233;tait l'auteur du tract, mais que cette personne avait bien fait, et que si on n'essayait pas de r&#233;soudre le probl&#232;me, il y aurait effectivement gr&#232;ve le dimanche. Au cours de la n&#233;gociation, le secr&#233;taire CGT a demand&#233; au patron d'augmenter le salaire des trois d&#233;l&#233;gu&#233;s, en assurant qu'on s'en tiendrait l&#224;. J'ai refus&#233; de marcher l&#224;-dedans et j'ai maintenu la gr&#232;ve. C'&#233;tait la premi&#232;re fois que des femmes de chambre se mettaient en gr&#232;ve chez Disney. Le mouvement a &#233;t&#233; bien suivi, d'ailleurs, m&#234;me le gars du Parisien est venu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment a r&#233;agi la direction ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En essayant de me virer. J'&#233;tais en train de travailler quand le gars de la s&#233;curit&#233; est venu me dire : &#171; Madame, vous devez partir de l'enceinte de Disney, vous n'avez plus le droit de rester l&#224; &#187;. Je descends, je trouve une de mes patronnes qui me demande de signer un papier et je refuse. Du coup, plusieurs gars de la s&#233;curit&#233; ont essay&#233; de me faire sortir. Mais comme on a le droit de manger sur place, j'ai r&#233;torqu&#233; que je n'avais rien aval&#233; depuis le matin et que j'allais donc d&#233;jeuner d'abord. Mon repas a dur&#233; presque deux heures ! Je les regardais en mangeant, pendant qu'ils &#233;taient l&#224; &#224; m'entourer&#8230; Apr&#232;s, ils m'ont escort&#233;e jusqu'&#224; la porte, comme si j'&#233;tais une voleuse, c'est quelque chose que je n'oublierai jamais&#8230; J'ai aussit&#244;t couru &#224; l'inspection du travail, qui m'a indiqu&#233; un conseiller juridique pour les Prud'hommes. R&#233;sultat, le tribunal a condamn&#233; la soci&#233;t&#233; et ordonn&#233; ma r&#233;int&#233;gration. Alors je suis revenue&#8230; Une autre fois, la direction a forc&#233; des salari&#233;s &#224; &#233;crire des lettres contre moi, pour s'en servir devant l'inspection du travail. Mais ces salari&#233;s ne savaient ni lire, ni &#233;crire, et &#231;a, c'&#233;tait facile &#224; prouver. La direction a &#233;t&#233; oblig&#233;e d'avouer la manipulation et de me r&#233;int&#233;grer. Tu vois jusqu'o&#249; ils sont pr&#234;ts &#224; aller&#8230; Aujourd'hui, j'en suis &#224; ma cinqui&#232;me mise &#224; pied conservatoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu &#233;tais donc aussi en lutte contre ton propre syndicat&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#231;a. La direction a tent&#233; de diviser pour mieux r&#233;gner. Ils ont tout fait pour m'isoler. Mon patron a corrompu tout le monde, FO, la CFTC, la CFDT, j'&#233;tais seule &#224; me battre, et heureusement que j'avais le personnel avec moi. Malgr&#233; tout, le mouvement a pris corps. On a obtenu la baisse des cadences, la r&#233;gularit&#233; des contrats&#8230; Ce n'&#233;tait pas tout &#224; fait ce qu'on demandait, mais c'&#233;tait d&#233;j&#224; &#231;a. Or, pendant que la direction faisait de moi sa b&#234;te noire, mon secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral suivait ses instructions en essayant de me retirer mon mandat. Mes patrons - celui de Disney et celui de la CGT - ont &#233;t&#233; jusqu'&#224; me convoquer ensemble dans un caf&#233;, pour me convaincre d'accepter ma mutation. Non seulement j'ai refus&#233;, mais j'ai &#233;crit au secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT, Bernard Thibault, pour lui expliquer ce qui se passait. J'ai fait valoir que j'avais &#233;t&#233; &#233;lue d&#233;l&#233;gu&#233;e pour d&#233;fendre les salari&#233;s, pas pour m'aligner sur le patron. Finalement, mon mandat a &#233;t&#233; maintenu, mais il n'y a pas eu de suites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu as fait de nombreuses all&#233;es et venues entre les tribunaux et Disney. Comment t'accueillait la direction &#224; chaque retour ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mal. Une fois, la soci&#233;t&#233; a voulu me muter dans un autre h&#244;tel. Imagine : moi, une Africaine, travaillant au Castel, l'h&#244;tel des VIP, des stars ! Normalement, tu n'y vois jamais de femmes de chambre noires. Du coup, ils ont refus&#233; que j'y retourne et on est repartis aux Prud'hommes ! Le Tribunal a ordonn&#233; que je r&#233;int&#232;gre mon poste au Castel, sous peine de 2000 F d'astreinte par jour pour la direction. L&#224;, ils ont encore eu peur. Avant que je r&#233;int&#232;gre le Castel, mon patron m'a reconvoqu&#233; pour un entretien : cette fois, il me demandait qu'on se s&#233;pare &#224; l'amiable. J'ai dit oui, pas de probl&#232;me, si vous me donnez de l'argent, je m'en vais. Il me propose 60 000 F, je dis d'accord, quand est-ce que je passe prendre mon ch&#232;que ? Tout content, il appelle ses sup&#233;rieurs pour leur annoncer la bonne nouvelle. Le lendemain matin, j'arrive bien habill&#233;e, avec des bijoux et tout, je demande mon ch&#232;que, il me le tend &#8230; et l&#224; je lui dis : &#171; non mais, vous vous moquez de moi, je suis venue tout simplement vous dire que demain matin je reprends le travail, voil&#224; votre dossier &#187; et je lui balance le ch&#232;que ! [fou rire] Il s'est dit : mais elle est folle ! Il a rappel&#233; Disney, pour leur dire &#171; elle revient demain ! &#187;. Et le lendemain, je re&#231;ois encore une lettre de licenciement. L'inspecteur du travail me voit revenir, je suis encore mise &#224; pied trois mois, et c'est reparti pour un tour au tribunal&#8230; J'ai fait tous les tribunaux : Meaux, Paris, Aulnay, Cr&#233;teil&#8230; Le tribunal, c'est ma deuxi&#232;me maison !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_768 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L376xH367/coton-a799b.gif?1768656525' width='376' height='367' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Jiho
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ta bo&#238;te de sous-traitance doit se mordre les doigts de t'avoir recrut&#233;e ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a chang&#233; trois fois ! Comme Disney ne veut surtout pas de gr&#232;ve, ils se trouvent une nouvelle bo&#238;te chaque fois qu'il y a un probl&#232;me. En 2000, la direction a r&#233;sili&#233; son contrat avec ISS, et on a eu droit &#224; un nouvel employeur, Sin &amp; Stes. Ils m'ont imm&#233;diatement demand&#233; de rester chez moi. Ils ne me connaissaient pas, je n'avais pas encore travaill&#233; une seule journ&#233;e avec eux. J'ai cru au d&#233;part que c'&#233;tait pour une question d'organisation, mais au bout d'un moment, j'ai quand m&#234;me compris qu'il y avait un probl&#232;me, et on est all&#233;s au Prud'hommes. La soci&#233;t&#233; s'est d&#233;fendue en disant que j'avais fait partir ISS, &#224; cause des gr&#232;ves. Il a fallu leur rappeler que c'&#233;tait un droit ! Aujourd'hui, la soci&#233;t&#233; de sous-traitance a encore chang&#233;. Elle s'appelle Prop'h&#244;tel. Cette fois-ci, j'ai pris les devants. Avant m&#234;me l'arriv&#233;e de la soci&#233;t&#233;, j'ai consult&#233; le personnel et la liste des revendications &#233;tait pr&#234;te. Tout le monde devait avoir vingt-huit chambres &#224; faire en six heures, avec des chariots, des &#233;quipiers, etc. On est tomb&#233;s d'accord. Mais d&#232;s la deuxi&#232;me semaine, mon nom n'&#233;tait d&#233;j&#224; plus sur le planning. J'ai annonc&#233; au personnel qu'on m'affectait au Newport, un autre h&#244;tel, et l&#224;, le personnel a d&#233;cid&#233; de me suivre. On &#233;tait &#224; nouveau en gr&#232;ve. Et moi en mise &#224; pied ! C'&#233;tait le 12 juillet 2002, et je n'ai pas &#233;t&#233; pay&#233;e jusqu'au 3 octobre, jour de ma reprise de travail. J'&#233;l&#232;ve seule mes enfants, donc l&#224; c'&#233;tait vraiment la catastrophe. Et le 7 octobre, &#224; la suite d'un conflit avec une femme de chambre qui faisait travailler sa ni&#232;ce de seize ans avec la complicit&#233; de la soci&#233;t&#233;, j'ai &#233;t&#233; &#224; nouveau mise &#224; pied. Jusqu'&#224; maintenant. Tu vois, ils ont tout essay&#233; pour me faire d&#233;missionner, mais j'ai tenu bon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce qui te fait tenir, justement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis d&#233;l&#233;gu&#233;e, et le r&#244;le du d&#233;l&#233;gu&#233;, c'est de tenir bon devant le patron. Et puis, le secteur commence &#224; bouger. Dans le nettoyage, on respecte d'autant moins les salari&#233;s qu'ils connaissent rarement leurs droits. C'est notre r&#244;le de les porter &#224; leur connaissance et de faire en sorte que les patrons s'y plient. Mais on a un syndicat du nettoyage qui est totalement&#8230; qui est soumis aux patrons. Je prends un exemple : en 2002, le syndicat s'est abstenu de diffuser ne serait-ce qu'un seul tract revendicatif. Les n&#233;gociations des 35h, quand le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du syndicat s'en charge, se font au profit des patrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi rester &#224; la CGT, alors ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon syndicat m'a radi&#233;, comme d'autres d&#233;l&#233;gu&#233;s. Ce sont les Unions locales qui nous soutiennent. Aux &#233;lections, je suis oblig&#233;e de faire une liste de candidature libre soutenue par l'Union locale. C'est comme &#231;a que je conserve mon mandat. De plus, je suis soutenue par le personnel, qui sait que je ne me laisse pas corrompre. Si j'avais dit oui chaque fois qu'on a voulu acheter mon silence, je serais riche aujourd'hui ! Mais c'est aussi un combat pour la dignit&#233;. Pour travailler dans ces conditions, il faut vraiment en avoir besoin. Les femmes qui tiennent dans ces emplois ont des familles &#224; nourrir et trouvent difficilement du travail ailleurs. Pour une femme venue d'Afrique, 3000 F est une somme &#233;norme ! Ce n'est pas si simple d'expliquer ce qu'est le SMIC et de parler des conditions de travail, surtout aujourd'hui, avec la g&#233;n&#233;ralisation des contrats pr&#233;caires. Quand on voit le mouvement des femmes d'Arcade, il faut les f&#233;liciter : elles ont obtenu gain de cause en restant solidaires, et sans le soutien des grandes conf&#233;d&#233;rations. C'est un exemple qui peut permettre d'&#233;tendre les luttes dans d'autres soci&#233;t&#233;s du secteur.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_769 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L347xH309/rats-29e7b.gif?1768656525' width='347' height='309' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Jiho
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous &#234;tes all&#233;s au congr&#232;s de la CGT qui s'est d&#233;roul&#233; du 24 au 28 mars derniers ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, en organisant une collecte pour payer les billets de trains. Nous y sommes all&#233;s sans mandat, sans invitation, pour d&#233;noncer ce qui se passe. Le syndicat des agents de propret&#233; est affili&#233; aux Ports et Docks, c'est la sous-traitance du secteur du nettoyage qui fait vivre la f&#233;d&#233;ration. Le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du nettoyage n&#233;gocie avec les patrons en &#233;change de sa bonne conduite, avec l'accord de la f&#233;d&#233;ration, qui le prot&#232;ge. Pour lutter contre ce fonctionnement et la dictature du secr&#233;taire, on a cr&#233;&#233; un collectif. Nous avons constitu&#233; des dossiers que nous avons envoy&#233;s &#224; la f&#233;d&#233;ration et &#224; la conf&#233;d&#233;ration, sans jamais obtenir de r&#233;ponses. Quand nous avons distribu&#233; nos tracts au congr&#232;s, &#224; Montpellier, le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de Ports et Docks est devenu fou. Notre secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral s'y est mis aussi, il a donn&#233; un coup de poing &#224; l'un de nos camarades et lui a cass&#233; ses lunettes, en public. Pourtant, le tract n'insultait personne, il disait juste que nous voulions un syndicat d&#233;mocratique, un syndicat qui se bat pour le personnel. C'&#233;tait &#231;a, notre message. Chez nous, il y a un dicton qui dit : &#171; une seule main n'attache pas le paquet &#187;. Il faut &#234;tre plusieurs pour se battre. Nous avons des droits, et le droit de les revendiquer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>CFDT : vingt ans de trahisons</title>
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&lt;p&gt;En signant la r&#233;forme Fillon des retraites, la CFDT a su au moins faire preuve de coh&#233;rence : depuis vingt ans, ses dirigeants successifs se placent syst&#233;matiquement du bon c&#244;t&#233; du manche. Celui du Medef, des gros sous et des bas salaires. On n'en attendait pas moins du patron de la CFDT : le 15 mai, deux jours apr&#232;s que deux millions de gr&#233;vistes eurent montr&#233; ce qu'ils pensaient de la r&#233;forme des retraites, Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que acceptait, sans m&#234;me consulter le bureau national, un accord (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no2-juin-2003" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;2 (juin 2003)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Jiho" rel="tag"&gt;Jiho&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CFDT" rel="tag"&gt;CFDT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/pieuse-CFTC" rel="tag"&gt;pieuse CFTC&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CFTC-l-a" rel="tag"&gt;CFTC l'a&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Francois-Chereque" rel="tag"&gt;Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/bureau-national" rel="tag"&gt;bureau national&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/n-en-attendait" rel="tag"&gt;n'en attendait&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/l-a-refoule" rel="tag"&gt;l'a refoul&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Chereque-acceptait" rel="tag"&gt;Ch&#233;r&#232;que acceptait&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En signant la r&#233;forme Fillon des retraites, la CFDT a su au moins faire preuve de coh&#233;rence : depuis vingt ans, ses dirigeants successifs se placent syst&#233;matiquement du bon c&#244;t&#233; du manche. Celui du Medef, des gros sous et des bas salaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On n'en attendait pas moins du patron de la CFDT : le 15 mai, deux jours apr&#232;s que deux millions de gr&#233;vistes eurent montr&#233; ce qu'ils pensaient de la r&#233;forme des retraites, Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que acceptait, sans m&#234;me consulter le bureau national, un accord tellement minable que m&#234;me la pieuse CFTC l'a refoul&#233; du pied. Chacun aura tenu son r&#244;le : le ministre Fillon, en saluant le &#171; courage &#187; de Ch&#233;r&#232;que, et les protestataires, en protestant une fois de plus. Il est vrai que, cette fois, les r&#233;calcitrants traditionnels (Auvergne, f&#233;d&#233;ration des transports et de l'&#233;quipement) ont &#233;t&#233; rejoints par des structures habituellement plus dociles, comme les unions de Caen, Tarbes, Lyon, Marseille ou Limoges, dont les troupes ont d&#233;fil&#233; sous une banderole o&#249; le sigle CFDT avait &#233;t&#233; rageusement barr&#233;. On pr&#233;sumait qu'&#224; force d'avaler des couleuvres, les militants auraient le ventre trop lourd pour manifester. On a toujours des surprises. Mais la tra&#238;trise de Ch&#233;r&#232;que, elle, n'aura &#233;tonn&#233; que les na&#239;fs ou les amn&#233;siques. Car s'il est bien une chose qu'il faut mettre au cr&#233;dit du leader de la CFDT, c'est d'&#234;tre, lui, &#171; dans la ligne &#187; de son organisation. Une ligne qui consiste &#224; liquider les acquis au nom de la &#171; solidarit&#233; &#187;, de l'emploi et de la &#171; lutte contre l'exclusion &#187;. Quand les fonctionnaires revendiquent, on les traite de nantis en leur opposant ceux du priv&#233; ; quand ceux du priv&#233; manifestent, on leur fait honte avec ceux qui sont en contrat &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e ; quand ces derniers se r&#233;voltent, on leur montre les jeunes en contrat pr&#233;caire, qui n'ont eux-m&#234;mes rien &#224; dire puisqu'il y a les ch&#244;meurs. Qui n'ont qu'&#224; regarder en direction des affam&#233;s du tiers-monde&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour m&#233;moire, citons Edmond Maire acceptant le plan de rigueur de 1982 depuis les marches de Matignon, quand la CGT, &#224; peine plus glorieuse, se contentait de maugr&#233;er dans son coin. La m&#234;me ann&#233;e, la CFDT ent&#233;rinait les lois Auroux permettant &#224; des syndicats minoritaires de signer - et d'imposer - des accords d&#233;rogatoires au code du travail et aux conventions collectives. Apr&#232;s le d&#233;part d'Edmond Maire, il reviendra au path&#233;tique Kaspar puis &#224; la m&#233;tallique Notat d'approuver les coups de massue ass&#233;n&#233;s alternativement par la droite et par la gauche. En vrac : les Contrats emploi-solidarit&#233;, le salariat &#224; temps partiel, l'explosion de l'int&#233;rim, l'annualisation du temps de travail, la lev&#233;e de l'interdiction du travail de nuit pour les femmes dans l'industrie&#8230; Autant d'&#171; avanc&#233;es &#187; qui finiront par ranger le contrat &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e au mus&#233;e des antiquit&#233;s (le Smic devenant un id&#233;al de fin de carri&#232;re pour des millions d'hommes et surtout de femmes) et les horaires normaux parmi les produits de luxe. Un laminage tranquillement assum&#233; par Notat, qui d&#233;clare en 1997 : &#171; Un syndicaliste est &#224; c&#244;t&#233; de ses pompes quand il combat les horaires variables &#187;. Mais il est bien dans ses bottes quand il encaisse le gros lot.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_766 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L273xH349/cfdt-dcb67.gif?1768651755' width='273' height='349' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Jiho
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Avec la d&#233;gressivit&#233; des allocations ch&#244;mage, la CFDT obtient ainsi l'appui du patronat pour &#233;jecter FO de la t&#234;te de l'Unedic, avant de lui ravir celle de la CNAM - et s'assurer une rente juteuse, sur le dos des ch&#244;meurs. Bien s&#251;r, les militants de base n'appr&#233;cient pas toujours de servir de suppl&#233;tifs au Medef. D'o&#249; la cr&#233;ation de SUD, qui &#233;chouera cependant &#224; faire pi&#232;ce &#224; la domination c&#233;d&#233;tiste. Le r&#233;flexe de loyaut&#233; (ou de confort) l'emporte sur les vell&#233;it&#233;s de dissidence. En 1995, chose rarissime, le congr&#232;s de Montpellier refuse le quitus financier &#224; la direction &#171; putschiste &#187; Notat-Trorglic-Spaeth. Dans la foul&#233;e, les d&#233;l&#233;gu&#233;s enhardis votent une motion imposant &#224; la future direction de promouvoir la semaine de 32 heures. Mais, quelques heures apr&#232;s, la direction notatiste est reconduite en bloc. Certains s'interrogeront sur une myst&#233;rieuse panne d'ordinateur au d&#233;but du scrutin, qui a contraint les d&#233;l&#233;gu&#233;s &#224; voter &#224; main lev&#233;e, ainsi que du chiffre exceptionnellement faible des abstentions. Mais l&#224; encore, la couleuvre sera finalement dig&#233;r&#233;e. On conna&#238;t la suite : l'acceptation par Notat du plan Jupp&#233;, qui lui vaut l'ex&#233;cration des ouvriers, mais une popularit&#233; record chez les commer&#231;ants, les agriculteurs, les cadres et les patrons. Depuis, la dame d'acier s'est reconvertie &#224; la t&#234;te d'une grotesque mais r&#233;mun&#233;ratrice agence de notation &#171; &#233;thique &#187; des entreprises, Vigeo. Laquelle compte pour sponsor, entre autres, le groupe h&#244;telier Accor, bien connu pour sa fa&#231;on &#171; &#233;thique &#187; de traiter, maltraiter et sous-traiter les femmes de m&#233;nage. Parmi ses charg&#233;s de mission, on trouve aussi un certain Jean Gandois, ex-patron des patrons. Edmond Maire le disait d&#233;j&#224; en 1971 : &#171; C'est une paresse d'esprit dangereuse qui pousse certains &#224; consid&#233;rer que rien n'est possible sans un changement des lois, de pouvoir politique et de syst&#232;me social &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cet &#233;gard, Ch&#233;r&#232;que est tout sauf un paresseux. Nul doute que convenablement encadr&#233;, le bonhomme n'&#233;tant pas encombr&#233; par une intelligence trop vive, ce fils &#224; son p&#232;re (Ch&#233;r&#232;que senior fut un haut responsable de la CFDT, et contribua &#224; la liquidation de l'industrie lorraine au d&#233;but des ann&#233;es 1980) ferait, un jour ou l'autre, un excellent ministre des Affaires sociales. Mais pas des Transports. Ce poste strat&#233;gique requiert un titulaire un peu plus pr&#233;sentable. Un dirigeant de la CGT, par exemple. Ce syndicat aujourd'hui tr&#232;s en vogue au PS &#171; joue gros &#187; dans l'affaire des retraites (dixit Thibault), &#233;cartel&#233; entre son d&#233;sir ardent de concurrencer la CFDT dans le &#171; syndicalisme de proposition &#187; (et de trahison), et l'instinct de survie qui lui commande de ne pas dilapider le peu de confiance qu'il d&#233;tient encore parmi les travailleurs et les pauvres. Une CFDT de gauche, en quelque sorte&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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