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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>La kryptonite, c'est politique</title>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


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&lt;p&gt;William Blanc est un super-historien. Carr&#233;ment surprenant. Apr&#232;s avoir d&#233;soss&#233; la figure de Charles Martel , le voil&#224; qui essaie de concilier critique sociale et comic book. Son livre Super-h&#233;ros, une histoire politique (&#233;ditions Libertalia) rameute le minot qui sommeille en nous. En juin 1938, sur la couverture d'Action Comics, on peut voir un mastard &#224; cape soulever &#224; bras nus une bagnole. Au premier plan, un citoyen s'enfuit, la t&#234;te entre les mains, &#224; la fois terrifi&#233; et fascin&#233; par (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;William Blanc est un super-historien. Carr&#233;ment surprenant. Apr&#232;s avoir d&#233;soss&#233; la figure de Charles Martel&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Charles Martel et la bataille de Poitiers. De l'histoire au mythe (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; , le voil&#224; qui essaie de concilier critique sociale et &lt;i&gt;comic book&lt;/i&gt;. Son livre &lt;i&gt;Super-h&#233;ros, une histoire politique&lt;/i&gt; (&#233;ditions Libertalia) rameute le minot qui sommeille en nous.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2842 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;63&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L180xH263/-1094-b1fa4.jpg?1779602728' width='180' height='263' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;La couverture du livre &#034;Super-h&#233;ros, une histoire politique&#034;.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;E&lt;/span&gt;n juin 1938, sur la couverture d'&lt;i&gt;Action Comics&lt;/i&gt;, on peut voir un mastard &#224; cape soulever &#224; bras nus une bagnole. Au premier plan, un citoyen s'enfuit, la t&#234;te entre les mains, &#224; la fois terrifi&#233; et fascin&#233; par l'irruption soudaine de cet hercule &#224; force de taureau. Non seulement l'humano&#239;de en collant fait montre d'une force surhumaine, mais il d&#233;fie aussi les lois de la gravit&#233;. De quoi coller berlue et infarctus. La condition humaine en prend pour son grade : nous ne sommes pas seuls dans l'univers. Juste avant son effondrement, la plan&#232;te Krypton nous envoie un de ses rejetons : Superman d&#233;boule sur les &#233;tals des kiosquiers amerloques. Et il fait un carton. Plus de 80 ans apr&#232;s, l'alien aux maxillaires carr&#233;s et &#224; gomina extra-forte continue de fasciner les foules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Kryptonien&lt;/strong&gt; reste cependant une exception. S'il ouvre le chemin &#224; une multitude de suivistes bodybuild&#233;s et costum&#233;s, la cohorte grandissante des super-h&#233;ros sera en grande majorit&#233; issue du s&#233;rail humain. Tant&#244;t &#233;quip&#233;s d'armures et de gadgets, tant&#244;t &#171; augment&#233;s &#187; lors d'exp&#233;riences scientifiques, ces justiciers hors-normes n'auront de cesse de sauver l'humanit&#233; des in&#233;puisables menaces ourdies par leurs avatars maudits : les super-vilains. Combats a&#233;riens, explosions hom&#233;riques, sauvetages chevaleresques : on pourrait r&#233;duire les&lt;i&gt; comics&lt;/i&gt; &#224; une simple expression pu&#233;rile, celle d'un combat binaire entre le bien et le mal. Ce n'est pas le pari que fait William Blanc, historien m&#233;di&#233;viste sp&#233;cialis&#233; dans les cultures populaires, bien d&#233;cid&#233; &#224; tracer les jalons d'une histoire politique des super-h&#233;ros.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Super-meufs sur le ring&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; &lt;i&gt;D&#232;s la fin des ann&#233;es 1930&lt;/strong&gt;, se voulant membres actifs d'une d&#233;mocratie moderne, les auteurs de comics se sont servis de leur m&#233;dium &#8211; art populaire m&#233;pris&#233; par la culture dominante &#8211; pour donner leur point de vue sur le monde.&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;R&#233;alis&#233;s pour des masses urbaines par des auteurs venus &#8211; pour beaucoup &#8211; de milieux d&#233;favoris&#233;s, les &lt;/i&gt;comic books&lt;i&gt; ont souvent &#233;t&#233; perm&#233;ables aux d&#233;bats agitant les soci&#233;t&#233;s qui les ont vu na&#238;tre. &lt;/i&gt; &#187; L'entre-deux-guerres baigne en pleine id&#233;ologie du progr&#232;s &#8211; technique, social, politique. D&#233;barquant des &#233;toiles et bard&#233; d'une morale et de muscles d'acier, Superman est l&#224; pour nous montrer la voie &#8211; pas toujours lact&#233;e malheureusement. William Blanc insiste sur cette contradiction dont le surhumain ne peut jamais se d&#233;partir : &#171; &lt;i&gt;&#201;mancip&#233; des contraintes de la condition humaine, il peut &#234;tre &#224; la fois force b&#233;n&#233;fique, respectant les individus sans capacit&#233;s sup&#233;rieures, ou bien un sur-&#234;tre oppressant et destructeur.&lt;/i&gt; &#187; Plac&#233;s hors-champ du commun des mortels, les super-h&#233;ros soumettent les soci&#233;t&#233;s humaines &#224; une tension permanente. Adul&#233;s ou craints, ils portent en eux l'ambigu&#239;t&#233; de germes tout autant &#233;mancipateurs que destructeurs. Le trombinoscope offert par William Blanc nous permet ainsi d'approcher les figures de Captain America, patriote US r&#233;tameur de nazis ; du Punisher, v&#233;t&#233;ran du Vi&#234;tnam aux n&#233;vroses homicides ; Wonder Woman, &#233;g&#233;rie f&#233;ministe hyper-sexualis&#233;e ; Luke Cage, cogneur du ghetto insensible aux balles, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il faut avoir grandi avec ces figures virevoltantes&lt;/strong&gt; et hautes en couleur pour en saisir les nombreux arcanes et niveaux de lecture. Les super-h&#233;ros sont des &#233;ponges : au fil des d&#233;cennies, on les voit m&#233;taboliser les enjeux sociaux du moment. Porte-parole du f&#233;minisme des ann&#233;es 1930, Wonder-Woman doit faire avec la r&#233;action patriarcale d'apr&#232;s-guerre. Accusant les comics de pervertir la jeunesse, le psychologue Fredric Wertham voit dans la &lt;i&gt;wonder-meuf&lt;/i&gt; l'&#233;quivalent lesbien du p&#233;d&#233;raste Batman : &#171; [Les femmes dans les comics] &lt;i&gt;ne travaillent pas. Elles ne b&#226;tissent pas de foyer. Elles n'&#233;l&#232;vent pas de famille. L'amour maternel est totalement absent. &lt;/i&gt; &#187; Wertham est l'auteur de &lt;i&gt;Seduction of the Innocent&lt;/i&gt; (1954), bouquin dans lequel il livre une charge v&#233;h&#233;mente contre les b&#233;d&#233;s populaires. La &lt;i&gt;Comics Code Authority&lt;/i&gt; est cr&#233;&#233;e dans la foul&#233;e : les auteurs doivent composer dor&#233;navant avec un comit&#233; de censure, v&#233;ritable lessiveuse puritaine. Wonder Woman, elle, devra attendre la seconde vague du f&#233;minisme des ann&#233;es 1960 pour sortir de la naphtaline et jouer du biceps au milieu des super-mecs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quant &#224; Wolverine&lt;/strong&gt;, il incarne une des figures les plus &#233;quivoques du bestiaire super-h&#233;ro&#239;que. Celle d'un cow-boy griffu et myst&#233;rieux ayant servi de cobaye &#224; l'arm&#233;e. Le squelette rehauss&#233; par une structure en adamantium (m&#233;tal imaginaire indestructible), c'est comme si une partie de son humanit&#233; s'&#233;tait lentement &#233;miett&#233;e. Autrefois par&#233;e de toutes les vertus, la science accouche &#224; pr&#233;sent de monstres tourment&#233;s. Infaillibles au dehors et tout ab&#238;m&#233;s dedans. Pr&#233;monitoire.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;S&#233;bastien Navarro&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Charles Martel et la bataille de Poitiers. De l'histoire au mythe identitaire&lt;/i&gt;, en collaboration avec Christophe Naudin, Libertalia, 2015.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>F&#234;te tes morts !</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aristide Bostan</dc:creator>


		<dc:subject>Ma cabane pas au Canada</dc:subject>
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&lt;p&gt;On n'allait pas laisser les morts au petit J&#233;sus, si ? Sur l'&#238;le des Pendus, au &#171; large &#187; de Marseille, une bande de zigues vendus au diable a d&#233;barqu&#233; en cano&#235; pour br&#251;ler l'ennui, le rance, et un totem mortuaire. Au son de l'orgue de barbarie. Avant m&#234;me que la f&#234;te ne commence, les quelques mots &#233;chang&#233;s avec une passante avaient donn&#233; le ton : &#171; Mais c'est le diable que vous c&#233;l&#233;brez ! Pourquoi ne f&#234;tez-vous pas plut&#244;t J&#233;sus, le prince de la vie ? &#187; Intrigu&#233;e par les masques pendus au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no94-novembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;94 (novembre 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Ma-cabane-pas-au-Canada" rel="tag"&gt;Ma cabane pas au Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/fete" rel="tag"&gt;f&#234;te&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/morts" rel="tag"&gt;morts&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/masques-pendus" rel="tag"&gt;masques pendus&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On n'allait pas laisser les morts au petit J&#233;sus, si ? Sur l'&#238;le des Pendus, au &#171; large &#187; de Marseille, une bande de zigues vendus au diable a d&#233;barqu&#233; en cano&#235; pour br&#251;ler l'ennui, le rance, et un totem mortuaire. Au son de l'orgue de barbarie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avant m&#234;me que la f&#234;te ne commence, les quelques mots &#233;chang&#233;s avec une passante avaient donn&#233; le ton : &lt;i&gt;&#171; Mais c'est le diable que vous c&#233;l&#233;brez ! Pourquoi ne f&#234;tez-vous pas plut&#244;t J&#233;sus, le prince de la vie ? &#187;&lt;/i&gt; Intrigu&#233;e par les masques pendus au fil &#224; linge, par les fl&#232;ches de scotch blanc coll&#233;es avec parcimonie dans les rues du quartier pour s'assurer que les curieux arrivent &#224; bon port, et peut-&#234;tre aussi par les dizaines de morceaux de bois peints en blanc accumul&#233;s sur les rochers, elle avait commenc&#233; par s'enqu&#233;rir poliment du motif de ce qui se tramait ici. &lt;i&gt;&#171; C'est la f&#234;te des morts, madame ! &#187;&lt;/i&gt;, lui avait-on r&#233;pondu avec entrain, sans se douter un instant de la tournure que la conversation allait prendre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dix heures plus tard, malgr&#233; la fatigue, personne ne regrettait vraiment d'avoir d&#233;fi&#233; le diable. La c&#233;l&#233;bration de la f&#234;te des morts eut lieu sur la bien-nomm&#233;e &#238;le des Pendus, au large de l'ancien village de p&#234;cheurs de Malmousque, &#224; Marseille. Au large, c'est beaucoup dire : &#224; tout le mieux, une grosse centaine de m&#232;tres s&#233;parent l'&#238;le de la c&#244;te &#8211; juste assez pour une travers&#233;e du Styx. Les f&#234;tards masqu&#233;s &#233;taient invit&#233;s &#224; choisir un morceau de bois et &#224; l'associer &#224; un mort de leur connaissance, avant de rejoindre l'&#238;le pour l'ajouter aux autres et faire ainsi grossir une sculpture-totem improvis&#233;e. Du milieu de l'apr&#232;s-midi jusqu'&#224; minuit, les passages r&#233;guliers du cano&#235; rythm&#232;rent la f&#234;te en d&#233;posant au compte-goutte de nouveaux participants sur l'&#238;le. La nuit tombant, les explosions orageuses se mirent &#224; &#233;clairer la mer. Il fallait voir l'ambiance qui s'installait petit &#224; petit sur notre bout de rocher, &#224; la lumi&#232;re des torches artisanales et au fil des &lt;i&gt;&#171; Accostaaage ! &#187;&lt;/i&gt;, lanc&#233;s par les valeureux rameurs-passeurs&#8230; qui lutt&#232;rent de leur mieux contre l'obscurit&#233; marine &#224; grand renfort de lampes frontales. Lorsque le totem finit par s'enflammer, au son de l'orgue de barbarie ou de la scie musicale, les sourires et les regards disaient bien le plaisir d'&#234;tre l&#224;, &#224; la pirate, sans enjeu ni cadre formel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La joyeuse bande &#224; l'origine de la f&#234;te avait en effet d&#233;cid&#233; de ne pas s'encombrer de demandes de financements ou d'autorisations. Peut-&#234;tre pour se d&#233;tendre un peu en ces temps de rigidit&#233; marseillaise ; certainement, aussi, pour vivre la situation sans en anticiper le d&#233;roulement, sans se fixer d'objectifs et sans attendre de r&#233;sultats. Qu'importe &#8211; ou tant mieux &#8211; qu'il n'y e&#251;t pas grand chose de pr&#233;vu pour cette f&#234;te des morts : inventer des rituels incongrus au fur et &#224; mesure d'une vraie fausse c&#233;r&#233;monie, et se prendre &#224; y croire sans trop de s&#233;rieux, voil&#224; ce qui comptait aux yeux des participants. Personne, d'ailleurs, ne songea &#224; poser la question du pourquoi de tout &#231;a&#8230;
Alors oui, la chaleur tranquille de ce premier novembre orageux mais toujours propice &#224; la baignade sentait le bonheur simple et le d&#233;fi rigolard. Et le sentiment &#233;tait largement partag&#233; d'avoir fait, en bons pa&#239;ens, un joyeux pied de nez aux bigots et aux &#233;triqu&#233;s de tous bords.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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