<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=4463&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1768648935</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Les campagnes ne sont pas des gisements de vent</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Les-campagnes-ne-sont-pas-des</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Les-campagnes-ne-sont-pas-des</guid>
		<dc:date>2019-05-27T03:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Eug&#232;ne Riousse</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>politique</dc:subject>
		<dc:subject>n'est</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;oliennes</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;olienne</dc:subject>
		<dc:subject>l'&#233;olien</dc:subject>
		<dc:subject>L'&#233;nergie &#233;olienne</dc:subject>
		<dc:subject>paysage</dc:subject>
		<dc:subject>l'&#233;nergie</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;olienne n'est</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; chaque &#233;poque ses symboles &#224; d&#233;caniller. Don Quichotte avait ses moulins &#224; vent, nous devons faire avec les &#233;oliennes. Le journaliste Gr&#233;goire Souchay a publi&#233; Les Mirages de l'&#233;olien (Seuil, 2018). Un d&#233;piautage minutieux et politique de ces machines &#224; courants d'air. Interview. Comment s'installe un parc &#233;olien ? &#171; Il faut faire des &#233;tudes de vent, savoir s'il y a de la ressource &#233;olienne ; des &#233;tudes de paysage, sur la faune (oiseaux, chauves-souris). Puis il y a un dossier (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no173-fevrier-2019" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;173 (f&#233;vrier 2019)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Eugene-Riousse" rel="tag"&gt;Eug&#232;ne Riousse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/politique" rel="tag"&gt;politique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/n-est" rel="tag"&gt;n'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/eoliennes" rel="tag"&gt;&#233;oliennes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/eolienne" rel="tag"&gt;&#233;olienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/l-eolien" rel="tag"&gt;l'&#233;olien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/L-energie-eolienne" rel="tag"&gt;L'&#233;nergie &#233;olienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/paysage" rel="tag"&gt;paysage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/l-energie" rel="tag"&gt;l'&#233;nergie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/eolienne-n-est" rel="tag"&gt;&#233;olienne n'est&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; chaque &#233;poque ses symboles &#224; d&#233;caniller. Don Quichotte avait ses moulins &#224; vent, nous devons faire avec les &#233;oliennes. Le journaliste Gr&#233;goire Souchay a publi&#233; &lt;i&gt;Les Mirages de l'&#233;olien&lt;/i&gt; (Seuil, 2018). Un d&#233;piautage minutieux et politique de ces machines &#224; courants d'air. Interview.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2935 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH593/-1178-93d34.jpg?1768649517' width='400' height='593' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Eug&#232;ne Riousse
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;petitelettrine&gt;C&lt;/petitelettrine&gt;&lt;strong&gt;omment s'installe un parc &#233;olien ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il faut faire des &#233;tudes de vent, savoir s'il y a de la ressource &#233;olienne ; des &#233;tudes de paysage, sur la faune (oiseaux, chauves-souris). Puis il y a un dossier administratif &#224; d&#233;poser en tant qu' Installation class&#233;e pour la protection de l'environnement (ICPE). En sachant que pour pouvoir &#233;riger des &#233;oliennes, il faut qu'elles soient &#224; plus de 500 m&#232;tres des habitations et qu'elles ne rentrent pas dans les zones d'exclusion des radars militaires ou de M&#233;t&#233;o France. C'est ce qui fait dire &#224; des pro-&#233;oliens que 80 &#224; 90 % du territoire est exclu d'&#233;oliennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique pro-renouvelables s'est intensifi&#233;e depuis la loi de transition &#233;nerg&#233;tique de 2015 avec comme objectif 30 % de la consommation d'&#233;nergie &#224; l'horizon 2030. Mais cette politique suit une logique de march&#233; priv&#233;. Pour les grands projets, cela passe par un appel d'offres et pour les parcs de cinq ou six &#233;oliennes, c'est le promoteur qui fait une proposition aux communes. D&#233;but 2017, les dossiers administratifs ont &#233;t&#233; fusionn&#233;s au sein d'une &lt;i&gt;&#8220;autorisation environnementale unique&#8221;&lt;/i&gt;. Ironie du sort : depuis que le pr&#233;fet est hors jeu pour valider les autorisations d'implantation, on ne sait toujours pas qui est comp&#233;tent, ce qui bloque administrativement tous les nouveaux dossiers depuis un an. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans quel sens a &#233;volu&#233; la r&#233;glementation ces derni&#232;res ann&#233;es ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les programmes &#233;oliens ont &#233;t&#233; massivement lanc&#233;s &#224; la suite de la vague de lib&#233;ralisation des ann&#233;es 2000. Le mod&#232;le mis en place pr&#233;voyait alors un soutien public &lt;i&gt;via un &lt;/i&gt;tarif d'achat garanti fixe assez &#233;lev&#233; pour les producteurs. Au d&#233;part, les producteurs vendaient l'&#233;nergie &#224; EDF et l'&#201;tat compl&#233;tait le prix. Un processus classique lorsque na&#238;t une industrie &#8211; combien de milliards ont &#233;t&#233; inject&#233;s pour le nucl&#233;aire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2016-2017, on observe un basculement encore plus lib&#233;ral : pour les installations de moins de six m&#226;ts, on n'est plus sur un tarif garanti mais sur un compl&#233;ment de revenus. Les producteurs &#233;changent leur &#233;lectricit&#233; sur la bourse de l'&#233;nergie : l'&#201;tat ne compl&#232;te plus que jusqu'&#224; un certain palier (entre 40 et 72 &#8364;/MWh produit selon la taille des machines). Il y a toujours un soutien public mais il est moindre. En revanche, comme on construit plus d'&#233;oliennes le volume mon&#233;taire investi continue d'&#234;tre important. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un des arguments des anti-&#233;oliens est que l'&#233;nergie produite serait intermittente &#187; ; ils pointent une rentabilit&#233; m&#233;diocre...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Sur le plan technique, on est vite pi&#233;g&#233;s par les mots et les modes de mesure. Quand tu parles d' &#8220;intermittence&#8221;, tu reprends le terme des anti-&#233;oliens. Alors que les pro-&#233;oliens parlent d'&#233;nergie &#8220;variable&#8221;. L'&#233;nergie &#233;olienne n'est pas intermittente parce qu'une &#233;olienne fonctionnelle tourne, selon les producteurs, 80 &#224; 90 % du temps. Elle est variable au sens o&#249; elle ne produit pas tout le temps &#224; pleine puissance. Le mot &#8220;intermittence&#8221; est pi&#233;geux et a &#233;t&#233; souvent utilis&#233; par des anti-&#233;oliens pro-nucl&#233;aires qui vantaient la &#8220;constance&#8221; des centrales &#8211; m&#234;me si en r&#233;alit&#233;, c'est loin d'&#234;tre vrai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains opposants disent parfois que les &#233;oliennes tournent un tiers du temps. Ce qui est faux. Elles ont un rendement &#233;quivalent &#224; ce qu'elles produiraient 25 &#224; 30 % du temps total d'une ann&#233;e &#224; pleine puissance. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justement, qui sont les opposants aux &#233;oliennes ? Les &#233;colos seraient pour car c'est une &#233;nergie renouvelable, les pro-nucl&#233;aire contre. Mais on sait que les lignes de front sont plus complexes&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les premiers opposants n'&#233;taient pas sp&#233;cialement &#8220;politis&#233;s&#8221; : des agriculteurs et des riverains qui n'en voulaient pas pr&#232;s de chez eux. Les &#233;oliennes arrivaient de mani&#232;re brutale, sans un semblant de concertation. Les gens disaient : &#8220;&lt;i&gt;Ils les ont foutues l&#224;, sans demander notre avis ; les d&#233;veloppeurs ont arros&#233; un voisin qui les accueille au bout de son champ alors qu'on n'en voulait pas. &lt;/i&gt;&#8221; Ces premi&#232;res exp&#233;riences n&#233;gatives se sont largement diffus&#233;es, notamment sur le plateau du L&#233;v&#233;zou, en Aveyron. L'association Vent de col&#232;re est n&#233;e des mobilisations du sud de la France. Leurs arguments : l'&#233;nergie &#233;olienne n'est pas assez rentable et les m&#226;ts bousillent nos paysages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis est n&#233;e la F&#233;d&#233;ration environnement durable (FED) dont le discours est : les &#233;oliennes ne doivent pas d&#233;figurer nos jolies campagnes, il faut les concentrer dans des centres de production ou les mettre en mer. La FED a re&#231;u un gros soutien d'historiques du nucl&#233;aire comme Giscard d'Estaing ou Christian Gerondeau, ex-pr&#233;sident de la F&#233;d&#233;ration fran&#231;aise des Automobiles clubs qui dirige aujourd'hui un &lt;i&gt;think-tank &lt;/i&gt;climato-sceptique. Fondamentalement, leur discours, assez droitier, postule que l'&#233;olien est une &#8220;arnaque&#8221; et campe sur des arguments tr&#232;s techniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es, on observe l'irruption d'une critique libertaire dont la pens&#233;e s'articule autour du double rejet de l'&#233;olien et du nucl&#233;aire. En Ari&#232;ge, dans la bien nomm&#233;e commune de Camarade, des militants ont travaill&#233; profond&#233;ment la question &#233;nerg&#233;tique, s'alliant pour l'occasion avec des chasseurs, des n&#233;oruraux et des villageois. Comme on le voit un peu avec les Gilets jaunes, une coagulation politique h&#233;t&#233;roclite s'est nou&#233;e contre l'&#233;olien. Avec comme point d'orgue la lutte contre le projet de transformateur de Saint-Victor-et-Melvieu (Aveyron) o&#249; a &#233;merg&#233; une large critique du syst&#232;me &#233;nerg&#233;tique : &#8220;&lt;i&gt;Vous voulez construire des autoroutes de l'&#233;nergie, nous imposer un transformateur, eh bien on s'y oppose, ainsi qu'&#224; votre monde. &lt;/i&gt;&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin r&#233;cemment, on a vu se raidir certains &#233;colos. L'accumulation d'&#233;oliennes un peu partout, des proc&#233;-dures pas toujours raccord avec les &#8220; canons &#8221; de la d&#233;mocratie repr&#233;sentative ont provoqu&#233; une volte-face des &#233;colos ruraux : &#8220;&lt;i&gt;On y croyait, aux &#233;oliennes, mais c'est du &lt;/i&gt;bull-shit &lt;i&gt;ce que vous nous vendez. C'est pas &#233;colo. Vous bousillez la montagne ! Vous en avez mis dix, puis quinze, trente, cinquante et maintenant cent ! Vous vous arr&#234;tez quand ? &lt;/i&gt;&#8221; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quid des d&#233;g&#226;ts caus&#233;s aux oiseaux ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il faut &#234;tre clair : par rapport aux pesticides et aux lignes &#233;lectriques, les &#233;oliennes ne sont pas le dispositif qui leur est le plus nuisible. Mais il s'ajoute aux pr&#233;c&#233;dents. Une &#233;tude de 2017 de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) a &#233;tudi&#233; l'impact de l'&#233;olien sur l'avifaune (oiseaux et chauves-souris). Bilan : l'impact est particuli&#232;rement notable dans les zones de protection sp&#233;ciale (ZPS) o&#249; se trouvent les oiseaux les plus rares : vautour percnopt&#232;re, gypa&#232;te barbu, aigle royal... Des esp&#232;ces prot&#233;g&#233;es ou en voie d'extinction. Dans l'H&#233;rault, un aigle royal a m&#234;me &#233;t&#233; retrouv&#233; mort au pied d'un m&#226;t d'&#233;olienne. On pourrait relativiser la chose, mais un ou deux aigles royaux tu&#233;s chaque ann&#233;e, c'est &#233;norme par rapport &#224; la population de cette esp&#232;ce. Si la LPO a accompagn&#233; un temps l'installation d'&#233;oliennes, elle ne soutient d&#233;sormais plus les projets dans les ZPS. Dans l'Aude, la section locale a intent&#233; des recours sur des projets tr&#232;s probl&#233;matiques. Un d&#233;veloppeur d'&#233;olien l'a assign&#233;e en justice fin 2018 pour recours abusifs. Il r&#233;clame un million d'euros pour le retard pris dans les chantiers. Il y a de fortes chances qu'ils se fassent d&#233;bouter mais &#231;a montre l'&#233;tat d'esprit des d&#233;veloppeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre exemple &#224; Bouri&#232;ge, dans la haute vall&#233;e de l'Aude, trois ou quatre d&#233;veloppeurs se sont acharn&#233;s successivement malgr&#233; le refus de la population. Le dernier a r&#233;ussi &#224; faire passer des camions de trois m&#232;tres de large sur des routes normalement limit&#233;es &#224; deux m&#232;tres. Face &#224; des risques majeurs pour l'environnement, les d&#233;veloppeurs les plus vertueux remballent leur projet. Mais comme le gisement a &#233;t&#233; identifi&#233;, des soci&#233;t&#233;s moins scrupuleuses tentent leur chance. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En fait, on ne peut construire une critique des &#233;oliennes qu'en prenant du champ et en portant un regard sur la soci&#233;t&#233; &#233;nergivore dans laquelle nous vivons...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Macron a dit que l'objectif de l'&#233;olien devait &#234;tre d&#233;connect&#233; de la fermeture des centrales nucl&#233;aires. L'argument massue des antinucl&#233;aires depuis 30 ans, &#224; savoir &lt;i&gt;&#8220;Faites de l'&#233;olien et du solaire pour fermer les centrales&#8221;&lt;/i&gt; vole en &#233;clat. La question &#8220;pour ou contre les &#233;oliennes ?&#8221; nous enferme dans un d&#233;bat sur une technologie en particulier. Or la question est : que change l'&#233;olien en mati&#232;re &#233;cologique, sociale et &#233;conomique par rapport aux &#233;nergies du pass&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les aspects positifs, une fois construite, une &#233;olienne produit sans &#233;mettre de CO&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt;. Et son infrastructure est r&#233;versible : on peut d&#233;monter un m&#226;t, le b&#233;ton et les c&#226;bles. &#192; terme, le paysage peut &#234;tre &#8220;restaur&#233;&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, d'un point de vue &#233;cologique, on reste dans une &#233;conomie extractiviste (n&#233;cessit&#233; de mati&#232;res premi&#232;res), pas forc&#233;ment la pire mais qui s'imbrique avec les autres. &#192; celles du nucl&#233;aire par exemple. D'ailleurs les fondateurs de la branche &#8220;renouvelables&#8221; chez EDF soutiennent qu'il n'y a pas d'opposition entre les deux &#233;nergies, qu'elles sont compl&#233;mentaires. M&#234;me chez Total, des gens m'ont dit avoir des int&#233;r&#234;ts convergents avec l'&#233;olien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, pour l'instant, nous ne sommes pas dans une transition vers des renouvelables, mais sur une mutation du mix &#233;nerg&#233;tique. Actuellement, 50 % de l'&#233;nergie est &#233;lectrique via le nucl&#233;aire, l'hydraulique et l'&#233;olien. La production thermique reste essentiellement fossile. L'objectif actuel semble d'augmenter la part de l'&#233;lectrique pour qu'il remplace le thermique. Sachant qu'il n'y a pas de volont&#233; politique de diminution de consommation d'&#233;nergie globale et collective. Et surtout, on ne sort pas de la logique d'une industrie priv&#233;e faisant des profits priv&#233;s avec un soutien public. Il n'y a l&#224; aucun virage par rapport aux industries du pass&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une partie de ton travail s'attache &#224; ancrer la notion de &#171; paysage &#187; dans le champ politique. &#192; ce sujet, tu reprends l'expression du collectif de l'Amassada&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Collectif actif depuis quatre ans contre un projet de super transformateur (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; (Aveyron) qui parle des &#171; campagnes colonis&#233;es par les villes &#187;. Quelques mots l&#224;-dessus ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'ai interrog&#233; des g&#233;ographes et des techniciens de bureaux d'&#233;tude paysagers pour comprendre leur vision de l'&#233;olien. Pour eux, la France a un rapport au paysage qualifi&#233; de &#8220;patrimonial&#8221;, soit un ensemble d'objets fixes et p&#233;rennes, faisant r&#233;f&#233;rence &#224; une histoire commune. Il suffit de penser &#224; l'affiche de Mitterrand lors de sa campagne de 1981 : &#8220;La force tranquille&#8221;. On y voit un clocher, un champ, des arbres. En Allemagne du nord par contre, le paysage est plut&#244;t vu comme un espace de ressources communes. D'ailleurs, les discus-sions entre paysagistes fran&#231;ais et allemands sont lunaires. Bien souvent, ces derniers n'imaginent pas qu'on puisse trouver une &#233;olienne &#8220;moche&#8221; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail critique de l'Amassada r&#233;sume le pi&#232;ge dans lequel sont enferm&#233;es les campagnes. Une face touristique o&#249; elles sont per&#231;ues comme des centres de loisirs pour urbains en mal de nature, avec ses parcs r&#233;gionaux, ses marques territoriales, et une face industrielle o&#249; elles deviennent des zones de production &#233;nerg&#233;tique de l'&#233;lectricit&#233; qui va alimenter les villes. Ce qui n'est que partiellement vrai parce que l'&#233;lectricit&#233; est aussi consomm&#233;e sur les lieux de sa production. Mais comme on ne stocke pas l'&#233;lectricit&#233;, elle approvisionne surtout les grandes villes et plus loin m&#234;me puisque le r&#233;seau s'&#233;tend des Pays-Bas jusqu'&#224; l'Espagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'insiste : on ne peut pas cantonner l'esth&#233;tique paysag&#232;re &#224; un simple go&#251;t subjectif. La pr&#233;sence d'une &#233;olienne change la nature du paysage. Elle n'est pas comme le tracteur qui rentre au hangar la nuit tomb&#233;e. Elle est toujours l&#224;. La nuit elle clignote et le jour elle tourne. L'absence de paysage non artificialis&#233; nous pose un vrai probl&#232;me politique : on a cr&#233;&#233; de la ville, du p&#233;riurbain, des grands axes routiers et entre les deux, on rajoute aujourd'hui des &#233;oliennes sur les collines ou les cr&#234;tes des campagnes montagneuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette continuit&#233; de l'espace industriel participe selon moi d'une vision productiviste o&#249; la Nature n'est per&#231;ue que comme un stock &#224; exploiter. Or, au regard de l'&#233;puisement des ressources et de la crise &#233;cologique, il y a un discours politique &#224; construire. La Nature est un commun qui n'est pas illimit&#233; et les espaces consid&#233;r&#233;s comme naturels voire sauvages doivent &#234;tre conserv&#233;s. Si des gens refusent des &#233;oliennes parce qu'ils veulent pr&#233;server leur paysage, je ne vois pas de raison de leur opposer que leur avis est purement subjectif. C'est important pour eux, &#231;a participe &#224; leur identit&#233; et construction sociales. Et puis, quand les &#233;oliennes sont implant&#233;es contre l'avis des populations, c'est aussi toute une violence rurale contenue qui ressurgit. La question esth&#233;tique li&#233;e &#224; la Nature est absente des grilles de lecture d'une &#8220;gauche&#8221; empreinte du mat&#233;rialisme marxiste. Or ne pas construire, ne pas am&#233;nager, c'est un choix politique. On peut dire : &#8220;Stop, on arr&#234;te et on r&#233;fl&#233;chit.&#8221; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par S&#233;bastien Navarro&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Collectif actif depuis quatre ans contre un projet de super transformateur &#233;lectrique &#224; Saint-Victor-et-Melvieu (&lt;i&gt;cit&#233; pr&#233;c&#233;demment&lt;/i&gt;). Le campement militant est sous le coup d'une menace d'expulsion depuis le 19 d&#233;cembre 2018.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le cadre se rebiffe</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Le-cadre-se-rebiffe</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Le-cadre-se-rebiffe</guid>
		<dc:date>2010-04-20T09:06:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe Goby</dc:creator>


		<dc:subject>paysage</dc:subject>
		<dc:subject>cadres</dc:subject>
		<dc:subject>Christian Estrosi</dc:subject>
		<dc:subject>SEMBLE &#201;PINGL&#201;</dc:subject>
		<dc:subject>SAINT-CHAMOND SEMBLE</dc:subject>
		<dc:subject>SEMBLE</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;PINGL&#201;</dc:subject>
		<dc:subject>Siemens</dc:subject>
		<dc:subject>Estrosi menace</dc:subject>
		<dc:subject>Siemens Singers</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Saint-Chamond, dans la vall&#233;e du Gier, est une ville du pass&#233;. La sid&#233;rurgie y vit ses derniers jours, provoquant une r&#233;volte de plus. &#192; une diff&#233;rence pr&#232;s : ici, ce sont des cadres qui s&#233;questrent leur hi&#233;rarchie. Le 1er mars, nous &#233;tions sur le site de Siemens dans la Loire. SAINT-CHAMOND SEMBLE &#201;PINGL&#201; par cette autoroute qui cingle le paysage. &#192; la radio, Christian Estrosi menace : &#171; Il ne peut pas y avoir de n&#233;gociation dans la violence. Partout o&#249; nous avons trouv&#233; des solutions, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no76-mars-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;76 (mars 2010)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/paysage" rel="tag"&gt;paysage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/cadres" rel="tag"&gt;cadres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Christian-Estrosi" rel="tag"&gt;Christian Estrosi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/SEMBLE-EPINGLE" rel="tag"&gt;SEMBLE &#201;PINGL&#201;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/SAINT-CHAMOND-SEMBLE" rel="tag"&gt;SAINT-CHAMOND SEMBLE&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/SEMBLE" rel="tag"&gt;SEMBLE&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/EPINGLE" rel="tag"&gt;&#201;PINGL&#201;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Siemens" rel="tag"&gt;Siemens&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Estrosi-menace" rel="tag"&gt;Estrosi menace&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Siemens-Singers" rel="tag"&gt;Siemens Singers&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Saint-Chamond, dans la vall&#233;e du Gier, est une ville du pass&#233;. La sid&#233;rurgie y vit ses derniers jours, provoquant une r&#233;volte de plus. &#192; une diff&#233;rence pr&#232;s : ici, ce sont des cadres qui s&#233;questrent leur hi&#233;rarchie. Le 1er mars, nous &#233;tions sur le site de Siemens dans la Loire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;SAINT-CHAMOND SEMBLE &#201;PINGL&#201; par cette autoroute qui cingle le paysage. &#192; la radio, Christian Estrosi menace : &lt;i&gt;&#171; Il ne peut pas y avoir de n&#233;gociation dans la violence. Partout o&#249; nous avons trouv&#233; des solutions, c'est parce qu'on n'a pas utilis&#233; la violence. &#187;&lt;/i&gt; Le centre du bourg conserve encore quelques troquets serr&#233;s autour de l'&#233;glise. Ici, c'&#233;tait &lt;i&gt;&#171; les laminoirs, les lignes, la t&#244;le &#187;&lt;/i&gt;, tout ce qui fait la fiert&#233; de David, qui nous offre un caf&#233;. Le b&#226;timent est comme l'&#233;poque : d'avant. En face, il y a ceux de Giat industries, ferm&#233;s depuis quatre ans. Reste le goudron cloqu&#233; par les flammes de quelques pneus cram&#233;s et une centaine d'hommes qui tiennent le pav&#233; et retiennent deux dirigeants de l'entreprise depuis hier, depuis que &lt;i&gt;&#171; le patron n'est m&#234;me pas venu &#224; la derni&#232;re r&#233;union &#187;&lt;/i&gt;. Une discourtoisie qui contredit les slogans publicitaires de Siemens. Alors ces Couramiauds &#8211;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_387 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L243xH258/Img_art_2225-db5fc.jpg?1768654902' width='243' height='258' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;habitants de Saint-Chamond &#8211;, qui ont para&#238;t-il pour tradition de br&#251;ler un chat pendant le carnaval, ont commenc&#233; cette ann&#233;e par des palettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;David, responsable de propositions &#224; Siemens &#8211; &lt;i&gt;&#171; Je fais les devis, quoi ! &#187;&lt;/i&gt; &#8211;, rappelle &#224; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; que le mouvement a commenc&#233; en ao&#251;t 2009 avec des happenings pacifiques &#224; Paris, &#224; Lyon et ici, o&#249; ils se sont affubl&#233;s de masques. La chorale des Siemens Singers interpr&#232;te &#171; Paroles, paroles &#187; sur son blog. Lass&#233;s, ils se sont r&#233;solus &#224; frapper plus fort, mais &#224; regret :&lt;i&gt; &#171; Comment retravailler avec des gens que vous avez s&#233;questr&#233;s, la DRH et le directeur administratif et financier ? &#187;&lt;/i&gt; Ceux-l&#224; n'ont pas trop souffert, dit-on. Ce soir, ils sont libres. &#192; croire que les multinationales les forment &#224; ce genre de situation, d&#233;sormais. Apr&#232;s le saut &#224; l'&#233;lastique, &lt;i&gt;&#171; la n&#233;go s&#233;questr&#233;e &#187;&lt;/i&gt;. Andr&#233; Moulin, endimanch&#233; d'un bonnet rouge &#224; la commandant Cousteau, se jette sur un huissier pour le faire d&#233;guerpir. Pour ce conseiller municipal et militant de Lutte ouvri&#232;re, &lt;i&gt;&#171; la population est fataliste, il nous reste l'h&#244;pital et la mairie comme employeurs. &#187;&lt;/i&gt; Andr&#233; a subi dix restructurations dans sa vie et, &lt;i&gt;&#171; apr&#232;s les grandes bagarres de Longwy, on a obtenu le d&#233;part &#224; 50 ans &#187;&lt;/i&gt;. Longwy, en 1979, ne fut pas un conflit pacifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entreprise a beaucoup embauch&#233; les quatre derni&#232;res ann&#233;es et les cols blancs sont venus de Lyon ou Saint-&#201;tienne pour bosser dans ce bureau d'&#233;tudes. Si certains jeunes sont d&#233;j&#224; partis en Chine, Bastien est encore l&#224;, c'est son premier conflit social, et il d&#233;nonce &lt;i&gt;&#171; une direction sourde &#187;&lt;/i&gt;. Le m&#234;me jour, on peut lire sur lefigaro.fr : &lt;i&gt;&#171; La direction se f&#233;licite que le dialogue ait repris entre les deux parties &#187;&lt;/i&gt; Un conseiller g&#233;n&#233;ral socialiste, habill&#233; comme un marquis, s'insurge &#224; l'&#233;coute d'Estrosi : &lt;i&gt;&#171; Licencier 300 personnes, ce n'est pas de la violence ? &#187;&lt;/i&gt; et ajoute&lt;i&gt; &#171; qu'avec les plans de l'&#201;tat, ce sont les gens qui financent leur propre travail, c'est scandaleux ! &#187;&lt;/i&gt; Il proph&#233;tise que la direction reculera sur les primes, mais pas sur la p&#233;rennisation du site. Un incident &#233;maille les discussions, assez vives : un des salari&#233;s vient de lire sur le site du &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt; qu'on leur proposerait 83 000 euros ! Hors de lui, il se pr&#233;cipite sur l'attach&#233;e de presse de Siemens, accus&#233;e d'appartenir au journal de Serge Dassault. Les cadres fustigent la donzelle, qui doit s'enfuir sous les quolibets. Toujours sur le site dudit journal, la Bourse de Francfort se r&#233;jouit des r&#233;sultats du groupe, &lt;i&gt;&#171; gr&#226;ce &#224; une bonne gestion des co&#251;ts &#187;&lt;/i&gt;. Le groupe restructure, comme toutes les multinationales, sans se soucier des cons&#233;quences humaines. Il y a un mois, c'&#233;tait la vall&#233;e de l'Ondaine qui connaissait une s&#233;questration de cadres chez Akers. Aujourd'hui, ce sont les cadres qui s&#233;questrent, pour obtenir un rel&#232;vement de leur prime supra-l&#233;gale, un dividende exig&#233; d&#233;sormais par une main-d'&#339;uvre &#233;chaud&#233;e. Romain, un jeune prof venu soutenir les bloqueurs, conclut joyeusement : &lt;i&gt;&#171; Les cadres sont parfois les plus enrag&#233;s, on leur en a tant fait croire ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
