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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Femmes du jazz</title>
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		<dc:creator>Ferdinand Cazalis</dc:creator>


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&lt;p&gt;La lecture, en tant qu'homme, de Femmes du jazz &#8211; Musicalit&#233;s, f&#233;minit&#233;s, marginalisations de la sociologue Marie Buscatto vous apprend des choses sur le milieu du jazz fran&#231;ais &#8211; aussi. On y apprend surtout sur soi, homme hors du jazz. Sur les barri&#232;res qu'on impose sans y penser, les violences qu'on exerce par habitude. *** &#171; Je l'ai dit souvent et je le r&#233;p&#232;te : &#8220;O&#249; sont mes s&#339;urs ?&#8221; &#187; Jo&#235;lle L&#233;andre, contrebassiste *** Le point de d&#233;part de Marie Buscatto pourrait suffire : dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La lecture, en tant qu'homme, de &lt;i&gt;Femmes du jazz &#8211; Musicalit&#233;s, f&#233;minit&#233;s, marginalisations&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Publi&#233; en 2008 aux &#233;ditions CNRS, puis r&#233;&#233;dit&#233; en 2018.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; de la sociologue Marie Buscatto vous apprend des choses sur le milieu du jazz fran&#231;ais &#8211; aussi. On y apprend surtout sur soi, homme hors du jazz. Sur les barri&#232;res qu'on impose sans y penser, les violences qu'on exerce par habitude.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2953 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH428/-1193-c4baa.jpg?1768650334' width='400' height='428' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Caroline Sury
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; &lt;i&gt;Je l'ai dit souvent et je le r&#233;p&#232;te : &#8220;O&#249; sont mes s&#339;urs ?&#8221;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;Jo&#235;lle L&#233;andre, contrebassiste&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#192; voix basse, entretiens avec Franck M&#233;dioni, &#233;d. MF, 2013.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;L&lt;/span&gt;e point de d&#233;part de Marie Buscatto pourrait suffire : dans le monde du jazz professionnel, de cette musique que l'on penserait plus libre que d'autres, seulement 8 % de femmes. Avec &#171; une double s&#233;gr&#233;gation &#187;. 1) horizontale &#8211; il y a des emplois masculins et des emplois f&#233;minins : les instrumentistes sont surtout des hommes (96 %), alors que les chanteur.se.s sont surtout des femmes (65 %). 2) verticale &#8211; ce sont les hommes qui font carri&#232;re, les femmes se dirigeant en majorit&#233; vers des emplois subalternes. Quand elles n'abandonnent pas le milieu, elles occupent finalement des r&#244;les de soutien (faire de la communication pour des artistes masculins, g&#233;rer les concerts et la carri&#232;re d'hommes, se charger des enfants). Si elles continuent &#224; jouer en amatrices, elles diversifient leurs revenus, en enseignant la musique ou en jouant dans d'autres registres &#8211; rock, vari&#233;t&#233;s, spectacles pour enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans un d&#233;tour&lt;/strong&gt; par la musique classique, Buscatto valide le terme de &#171; s&#233;gr&#233;gation &#187; : des diff&#233;rences fond&#233;es non pas sur la qualit&#233; de la musique jou&#233;e, mais sur le genre. Aux &#201;tats-Unis, le nombre de femmes recrut&#233;es dans les orchestres a augment&#233; de 30 % apr&#232;s les auditions en paravent &#8211; les musicien.ne.s jouent sans &#234;tre vu.e.s, et ne sont donc jug&#233;.e.s que pour leur performance technique et artistique. Dans &lt;i&gt;Femmes du jazz, &lt;/i&gt;ce qu'on apprend des logiques de domination, on le pressent d&#233;j&#224;, ailleurs. Un esprit de corps, bien masculin, qui n'aime pas &#234;tre entrav&#233;, bouscul&#233;. Qui ne fait rien, et qui donc fait tout pour que rien ne change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les jazzmen&lt;/strong&gt; reprochent aux chanteuses de rabaisser leur art. Loin de l'image mythologique des (rares) divas du jazz (Ella Fitzgerald, Billie Holiday, Sarah Vaughan, etc.), le chant reste m&#233;pris&#233; des instrumentistes. Malgr&#233; tout le travail qu'elle demande, malgr&#233; les &#233;tudes qui montrent qu'il s'agit bien d'un &lt;i&gt;&#171; instrument &#224; vents et &#224; cordes &#187;, &lt;/i&gt;d'une &lt;i&gt;&#171; machinerie complexe &#187; &lt;/i&gt;socialement et techniquement construite&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claire Gillie-Gilbert &#171; &#8220;Et la voix s'est faite chair&#8230;&#8221; Naissance, essence (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;, la voix reste rel&#233;gu&#233;e &#224; un don, d'une facilit&#233; toute instinctive. &lt;i&gt;&#171; La voix, c'est naturel &#187;&lt;/i&gt;, disent les jazzmen rencontr&#233;s par Marie Buscatto. Il suffirait pourtant d'&#233;couter les gammes d'une artiste jazz comme Youn Sun Nah pour r&#233;viser un tel jugement. Et ces messieurs de reprocher aux chanteuses de leur imposer une transposition des partitions, un changement de tonalit&#233; plus proche de celles de la voix que des vibrations d'un sax t&#233;nor ou d'une trompette. Comme un refus m&#226;le et obstin&#233; de s'adapter aux modalit&#233;s du chant, et donc des chanteuses. Un refus, au final, de c&#233;der sa place : on pourra s'effacer le temps d'un solo de batterie ou de trompette, on rechignera &#224; se caler sur la voix. La cour d'&#233;cole n'est pas si loin : on ne joue pas avec les filles. Le &#171; vrai &#187; jazz se joue ailleurs, entre instrumentistes. Entre mecs. Pour Buscatto, on retrouve ici la prolongation de st&#233;r&#233;otypes sociaux genr&#233;s dans la musique : le chant est du c&#244;t&#233; de la parole, de la relation, de la communication (femmes). L'instrument dans celui de la technique, de la cr&#233;ativit&#233;, de la virtuosit&#233; (hommes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plus avant&lt;/strong&gt;, la sociologue r&#233;v&#232;le des motifs ext&#233;rieurs &#224; la musique m&#234;me. Les musiciens ont en effet tendance &#224; imposer une injonction contradictoire aux femmes, comme c'est le cas ailleurs. Ne te mets pas trop en avant comme chanteuse, au centre de la sc&#232;ne, puisque tu n'es pas musicienne. Mais ne sois pas trop effac&#233;e comme chanteuse, sois plus musicienne. Paradoxe incapacitant et r&#233;pressif : elles se retrouvent &#224; &lt;i&gt;&#171; &#234;tre incit&#233;es &#224; s'exprimer de mani&#232;re &#8220;f&#233;minine&#8221; et se voir d&#233;nigr&#233;es professionnellement de ce fait ; se comporter de mani&#232;re &#8220;masculine&#8221; et se voir d&#233;valoris&#233;es pour leur manque de &#8220;f&#233;minit&#233;&#8221; &#187;&lt;/i&gt;. Au final, c'est au moins cela qui se confirme sur la place des femmes dans le monde (du jazz) : elles doivent en permanence se positionner par rapport aux d&#233;finitions fig&#233;es des conventions masculines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tandis que la musique&lt;/strong&gt; jou&#233;e par des hommes se veut universelle, pr&#233;tendument d&#233;nu&#233;e d'ambigu&#239;t&#233; genr&#233;e, de dimensions subjectives extra-artistiques ou de sensiblerie non technicienne, les notes jou&#233;es par une femme portent en elles le soup&#231;on. Celui de chercher &#224; envo&#251;ter le public, les programmateurs, les critiques &#8211; l'homme &#8211;, celui d'user de leurs charmes non musicaux pour briller. Dans les faits, observe la sociologue, les rapports de s&#233;duction sont tout autres. C'est bien plut&#244;t les hommes qui m&#233;langent pratique artistique et possibilit&#233; de drague, jeux de sc&#232;ne et &#233;rotisation des situations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les filles saxophonistes&lt;/strong&gt; que j'ai rencontr&#233;es apr&#232;s la lecture de &lt;i&gt;Femmes de jazz &lt;/i&gt;en ont fait l'exp&#233;rience. Camille : &lt;i&gt;&#171; Sans faire de g&#233;n&#233;ralit&#233;s, il arrive que les musiciens soient sympas, en sortant de jam par exemple, ils viennent te dire que tu joues bien. Au d&#233;but, t'es na&#239;ve, merci c'est cool, et puis parfois tu te rends compte que tout ce qui se joue l&#224;, c'est de la drague. Donc en grandissant, sans vraiment t'en rendre compte, tu mets des radars ! Je suis une personne avec un corps comme tout le monde, &#231;a fait partie de qui je suis, mais quand on m'appelle pour jouer, je n'ai pas envie que ce soit pour mes nibards, seulement pour la musique. Quand t'es un gars, il y a moins de doute : on t'appelle pour un concert, tu sais pourquoi t'y vas &#8211; jouer de la musique. &#187; &lt;/i&gt;Cathy : &lt;i&gt;&#171; Dans le programme d'un festival consacr&#233; aux femmes, tu trouvais par exemple des peintures de femmes d&#233;v&#234;tues face aux biographies des musiciennes. Pourquoi ? Quel rapport avec la musique ? Et pourquoi uniquement quand il s'agit de nanas ? &#187; &lt;/i&gt;L&#224; o&#249; les hommes, souvent n&#233;glig&#233;s, ne r&#233;fl&#233;chissent pas &#224; leur tenue lors de concerts ou des jams, les femmes s'interrogent sur leur fringues, trop, pas assez f&#233;minines&#8230; ? Camille : &lt;i&gt;&#171; Je me suis longtemps habill&#233;e sans mettre de jupe ! Ce n'est pas toujours &#233;vident quand on &#233;volue dans un milieu masculin de grandir et de s'&#233;panouir pleinement en tant que femme. Je voulais qu'on me voit comme saxophoniste, pas comme femme. De mani&#232;re inconsciente, s&#251;rement, tu essaies toujours de te mettre &#224; &#233;galit&#233;, tu veux &#234;tre comme les gars qui jouent &#224; c&#244;t&#233; de toi. M&#234;me si, &#233;videmment, la f&#233;minit&#233; ne se r&#233;sume pas aux jupes, c'est une invisibilisation de son corps de femme. On est oblig&#233;es de bien montrer qu'on &#8220;n'essaie pas&#8221; de s&#233;duire. &#187; &lt;/i&gt;&#192; tel point que pour toute femme qui cherche &#224; continuer son &#233;volution dans la musique, &lt;i&gt;&#171; quel que soit leur capital s&#233;duction et les usages plus ou moins &#8220;f&#233;minins&#8221; de leurs corps, un apprentissage fondamental se r&#233;alise ainsi au cours du temps : fermer la s&#233;duction &#187;&lt;/i&gt;, note Marie Buscatto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce que disent ces femmes &lt;/strong&gt;parle au-del&#224; du jazz, r&#233;sonne avec la vie de n'importe quel collectif, n'importe quelle situation sociale. C'est la puissance du travail de Marie Buscatto, et celle des instrumentistes rencontr&#233;es au cours de cette lecture. Camille : &lt;i&gt;&#171; Ceux qui persistent dans le jazz, homme ou femme, ont men&#233; leur barque, cr&#233;&#233; leur groupe, pouss&#233; leur art avec une passion qui ne fait pas de doute en bossant et en y croyant sans se d&#233;courager. Peut-&#234;tre malgr&#233; tout que, quand tu es une femme, tu dois encore plus prouver de choses pour y arriver ! &#187; &lt;/i&gt;De l&#224;, quelle marge d'action &#8211; ou d'inaction &#8211; pour les hommes ? Cathy : &lt;i&gt;&#171; Il s'agit d'h&#233;ritages. Des choses dont on ne se rend souvent pas compte au moment o&#249; on les vit. Pour aller contre, il faut &#234;tre vigilant tout le temps. Que les mecs apprennent &#224; &#233;couter et &#224; composer, autant entre eux qu'avec des femmes. Nous les femmes, on peut avoir tendance &#224; &#234;tre plus timides, &#224; moins l'ouvrir pour donner du poids &#224; ce qu'on fait. On nous a plus appris &#224; ne pas nous valoriser. Dans les formations que je donne, j'observe que les mecs sont g&#233;n&#233;ralement plus s&#251;rs d'eux, d&#232;s l'enfance. Ce qui m'int&#233;resse alors, c'est le moment o&#249; chacun.e va pouvoir prendre la parole, d&#233;cider d'un geste musical, d'un choix au sein du groupe. Faire que l'ensemble cr&#233;e une musique o&#249; chacun.e a sa place. Moi, je sers de m&#233;diatrice pour trouver une esp&#232;ce d'autor&#233;gulation dans le groupe. Faire &#233;merger l'&#233;coute au del&#224; des r&#233;partitions genr&#233;es, et que cela donne une cr&#233;ation commune. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Ferdinand Cazalis&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Publi&#233; en 2008 aux &#233;ditions CNRS, puis &lt;a href=&#034;http://www.cnrseditions.fr/sociologie/7604-femmes-du-jazz.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;r&#233;&#233;dit&#233;&lt;/a&gt; en 2018.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#192; voix basse&lt;/i&gt;, entretiens avec Franck M&#233;dioni, &#233;d. MF, 2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Claire Gillie-Gilbert &#171; &lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/ethnomusicologie/71&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#8220;Et la voix s'est faite chair&#8230;&#8221; Naissance, essence du geste vocal&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;Cahiers de musiques traditionnelles&lt;/i&gt;, 2001, cit&#233;e par Marie Buscatto.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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