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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>&#171; Encore aujourd'hui, la violence des femmes surprend, d&#233;range, choque &#187;</title>
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		<dc:creator>Tiphaine Gu&#233;ret</dc:creator>


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&lt;p&gt;Avec &#192; armes &#233;gales, les femmes arm&#233;es dans les romans policiers (&#201;ditions Ressouvenances), Caroline Granier interroge la place des figures f&#233;minines dans le polar, leur puissance et leur force de frappe quand il s'agit de d&#233;construire les st&#233;r&#233;otypes de genre. Entretien. Les violences faites aux femmes sont un peu au polar ce que les histoires d'amour sont au roman Harlequin. Inspir&#233;.es des chroniques judiciaires les plus sordides, les auteur.es de romans noirs font souvent du f&#233;minicide (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec &lt;i&gt;&#192; armes &#233;gales, les femmes arm&#233;es dans les romans policiers&lt;/i&gt; (&#201;ditions Ressouvenances), Caroline Granier interroge la place des figures f&#233;minines dans le polar, leur puissance et leur force de frappe quand il s'agit de d&#233;construire les st&#233;r&#233;otypes de genre. Entretien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2803 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH344/-1058-b843e.jpg?1768731346' width='500' height='344' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Emilie Seto
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;L&lt;/span&gt;es violences faites aux femmes sont un peu au polar ce que les histoires d'amour sont au roman Harlequin. Inspir&#233;.es des chroniques judiciaires les plus sordides, les auteur.es de romans noirs font souvent du f&#233;minicide la cl&#233; de vo&#251;te de leurs intrigues. Plus qu'un miroir grossissant de ce qui se joue dans la r&#233;alit&#233;, ce genre, explique Caroline Granier, peut aussi devenir un support de choix quand il s'agit de penser la critique sociale. Interview.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi les auteures de polars sont-elles plus attendues au tournant que leurs homologues masculins ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Prenons l'exemple d'un &lt;i&gt;&#233;t&#233; pourri &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;J'ai lu, 2000.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, de Maud Tabachnik. L'intrigue repose sur des violences commises envers des pr&#233;dateurs sexuels qui se retrouvent agress&#233;s &#224; leur tour. &#192; la sortie du livre, beaucoup de critiques ont r&#233;agi vivement en demandant &#224; l'auteure : &#8220;&lt;i&gt;Dans votre livre, des hommes sont &#233;mascul&#233;s. Est-ce une forme de vengeance ou n'aimez-vous pas les hommes ?&lt;/i&gt;&#8221; une question qu'on ne poserait pas &#224; un auteur masculin qui raconterait une sc&#232;ne de crime sexuel. En fait, cela renvoie &#224; la question de la violence exerc&#233;e par les femmes. Encore aujourd'hui, cette violence surprend, d&#233;range, choque. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est ce qui explique cette approche genr&#233;e de la violence ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; D'un point de vue historique, sociologique, anthropologique, la violence des femmes reste un tabou qui puise ses origines dans notre construction sociale. Dans l'id&#233;e selon laquelle les hommes, de par leur pr&#233;sence dans la sph&#232;re publique, seraient naturellement m&#234;l&#233;s &#224; la guerre, au pouvoir. Leur violence serait en partie l&#233;gitime. L'image de la femme a &#233;t&#233; construite comme plus passive, plus soumise. Comme si c'&#233;tait une donn&#233;e naturelle. Sauf que les anthropologues ont clairement d&#233;montr&#233; comment la soci&#233;t&#233; avait confisqu&#233; aux femmes les outils de cette violence. Par exemple, alors que les femmes avaient pris une grande part &#224; la R&#233;volution fran&#231;aise, la Constitution de l'an I fait de tous les hommes des citoyens et des soldats, tandis que les femmes sont exclues des arm&#233;es en 1793. Finalement on leur a interdit de se d&#233;fendre, comme l'explique Elsa Dorlin dans &lt;i&gt;Se d&#233;fendre, une philosophie de la violence &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#201;ditions Zones, 2017.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il existe une id&#233;e &#233;cul&#233;e selon laquelle une lectrice peut facilement s'identifier &#224; un personnage masculin&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce qu'il y a d'int&#233;ressant dans les romans policiers utilisant des personnages f&#233;minins pour mener l'enqu&#234;te, c'est qu'ils permettent aux femmes de ne pas s'identifier qu'au personnage de victime. Avoir des mod&#232;les identificatoires sur lesquels s'appuyer, sur lesquels se projeter me semble extr&#234;mement pr&#233;cieux pour la construction de soi. Quand bien m&#234;me cela reste du domaine du fantasme. Le fait pour une femme d'admirer des h&#233;ros essentiellement masculins n'est pas sans effet sur sa construction. Ce que j'ai voulu d&#233;montrer, c'est l'importance de ces images de femmes puissantes qui ont un pouvoir sur leur propre vie. Des femmes qui ne sont pas celles mises en avant dans le polar traditionnellement et qui rompent avec les clich&#233;s de femmes fatales, pr&#233;sent&#233;es comme nocives, ou de victimes en attente du secours d'un homme. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les enqu&#234;trices &lt;i&gt;hard-boiled&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Litt&#233;ralement &#171; dures &#224; cuire &#187;. Le terme fait r&#233;f&#233;rence &#224; un sous-genre du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; reprennent souvent &#224; leur compte des codes tr&#232;s masculins. Que penser de cette virilisation des personnages f&#233;minins ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En d&#233;tournant les codes virilistes, on ne remet pas forc&#233;ment en cause l'ordre patriarcal. Les d&#233;tectives construites sur le mod&#232;le des enqu&#234;teurs masculins ne modifient pas fondamentalement l'ordre des choses : elles parviennent &#224; se faire une place au sein d'un univers masculin en partie parce qu'elles mettent de c&#244;t&#233; tout un pan de leur vie, amoureuse et familiale. Cela v&#233;hicule encore une fois l'id&#233;e selon laquelle une femme, si elle ne se travestit pas, doit rester bien &#224; sa place dans la sph&#232;re priv&#233;e. La division est tenace entre d'un c&#244;t&#233;, les femmes &#8220; libres &#8221; dans la sph&#232;re publique et de l'autre, les &#233;pouses et m&#232;res, cantonn&#233;es &#224; la sph&#232;re priv&#233;e. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand elle n'est pas virilis&#233;e, l'image de ces enqu&#234;trices flirte parfois avec le ridicule. Comme quand l'h&#233;ro&#239;ne de la s&#233;rie &lt;i&gt;Hannah Wolfe&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#201;ditions Scribner.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;, de Sarah Dunant, s'approprie des st&#233;r&#233;otypes sexistes en affirmant au sujet de son sac &#224; main : &#171; &lt;i&gt;Le poids de tout le bazar que j'y transporte est suffisant pour mettre KO n'importe quel assaillant&lt;/i&gt; &#187;&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pour moi, &#224; ce moment-l&#224;, on est &#233;galement dans le d&#233;tournement. De m&#234;me que les talons, qui peuvent aussi &#234;tre une entrave abominable, le sac &#224; main peut &#224; un moment devenir une arme extr&#234;mement efficace entre les mains d'une enqu&#234;trice ! &#192; ce moment-l&#224; ce qui &#233;tait un outil de domination devient une force. En revanche, ce genre d'h&#233;ro&#239;ne peut aussi tr&#232;s vite tomber dans une sorte de &#8220;&lt;i&gt;girl power&lt;/i&gt;&#8221; assez affligeant. On voit de nombreux polars avec des h&#233;ro&#239;nes qui ne remettent pas en cause les attributs st&#233;r&#233;otyp&#233;s de la f&#233;minit&#233; ni leur statut d'objet sexuel. C'est par exemple le cas d'un roman de Carolina Garcia-Aguilera, &lt;i&gt;Bloody Waters &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#201;ditions Bourgois, 1997.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;, dans lequel l'enqu&#234;trice Lupe Solano disserte sur les armes &#224; feu : &#8220;&lt;i&gt;Si c'&#233;tait une femme qui avait con&#231;u le premier revolver, elle aurait bien trouver le moyen de le recharger sans ab&#238;mer son vernis &#224; ongles. &lt;/i&gt;&#8221; Cela devient ridicule. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi estimes-tu qu'il &#171; &lt;i&gt;ne suffit pas de se trouver du bon c&#244;t&#233; du couteau pour s'affranchir des rapports de domination&lt;/i&gt; &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'ai voulu nuancer un peu mon enthousiasme pour ces romans f&#233;ministes, en montrant que j'&#233;tais consciente que certains ne remettent pas fondamentalement en cause la structure du pouvoir. Parfois on est face &#224; des enqu&#234;trices qui deviennent aussi violentes et dominatrices que les hommes. Ce qui, certes, est int&#233;ressant d'un point de vue f&#233;ministe, mais qui a des limites d'un point de vue politique. Certains personnages f&#233;minins font une critique plus radicale de la soci&#233;t&#233; en se servant de leur position sociale pour critiquer toute forme de rapport de pouvoir. Je pense par exemple &#224; des justici&#232;res qui agissent en dehors de toute institution, comme par exemple les amazones dans le roman &lt;i&gt;Les Carnassi&#232;res&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#201;ditions Baleine, 1999.&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt; de Catherine Fradier. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Tiphaine Gu&#233;ret&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;J'ai lu, 2000.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#201;ditions Zones, 2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Litt&#233;ralement &#171; dures &#224; cuire &#187;. Le terme fait r&#233;f&#233;rence &#224; un sous-genre du roman noir particuli&#232;rement violent.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#201;ditions Scribner.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#201;ditions Bourgois, 1997.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#201;ditions Baleine, 1999.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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