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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Quand le b&#226;timent va &#224; tout-va</title>
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		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


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&lt;p&gt;L'on entend pas toujours tr&#232;s bien lorsqu'un vent de libert&#233; vous souffle &#224; l'oreille. Au Maroc, les habitants de la r&#233;gion d'Agadir ont cru comprendre que le roi autorisait temporairement toutes sortes de constructions. Une rumeur qui a d&#233;cha&#238;n&#233; les truelles&#8230; C'est au sud d'Agadir, ville c&#244;ti&#232;re et touristique du Maroc, qu'est apparue pour la premi&#232;re fois, en mars 2011, l'incroyable rumeur : &#171; Le roi autorise pendant trois mois toutes les constructions ! &#187; Tr&#232;s vite, dans la r&#233;gion (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no92-septembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;92 (septembre 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Mric" rel="tag"&gt;Mric&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Sidi-Bibi" rel="tag"&gt;Sidi Bibi&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Bibi" rel="tag"&gt;Bibi&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L150xH100/zz_92mric-171e8-23515.jpg?1779669750' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'on entend pas toujours tr&#232;s bien lorsqu'un vent de libert&#233; vous souffle &#224; l'oreille. Au Maroc, les habitants de la r&#233;gion d'Agadir ont cru comprendre que le roi autorisait temporairement toutes sortes de constructions. Une rumeur qui a d&#233;cha&#238;n&#233; les truelles&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_193 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH426/92mric-171e8.png?1779650676' width='400' height='426' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Mric
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est au sud d'Agadir, ville c&#244;ti&#232;re et touristique du Maroc, qu'est apparue pour la premi&#232;re fois, en mars 2011, l'incroyable rumeur : &lt;i&gt;&#171; Le roi autorise pendant trois mois toutes les constructions ! &#187;&lt;/i&gt; Tr&#232;s vite, dans la r&#233;gion agricole et pauvre d'A&#239;t Bahia, Sidi Bibi et Massa, les habitants ent&#233;rinent cette &#8211; suppos&#233;e ! &#8211; d&#233;cision royale permettant &#224; chacun d'avoir enfin un toit sans passer par le labyrinthe des administrations, souvent synonyme de corruption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En ce mois de mars&lt;/strong&gt;, cela fait d&#233;j&#224; quelque temps que le Royaume Ch&#233;rifien conna&#238;t une vague d'agitation sociale inspir&#233;e des soul&#232;vements que connaissent les pays du Maghreb. Le 14 janvier, le Tunisien Zine el-Abidine Ben Ali avait pris la tangente. D&#233;but f&#233;vrier, des manifestants avaient d&#233;fil&#233; dans plusieurs villes alg&#233;riennes. Le 11 f&#233;vrier, c'&#233;tait au tour d'Hosni Moubarak de l&#226;cher le pouvoir. Le 20 du m&#234;me mois, au Maroc, des manifestations r&#233;unissent pr&#232;s de 40 000 personnes pour r&#233;clamer la fin de la monarchie absolue, de la corruption et la cr&#233;ation d'une nouvelle constitution. &#192; Tanger, Larache, T&#233;touan ou encore Marrakech, les forces de s&#233;curit&#233; interviennent violemment. Des b&#226;timents officiels, des si&#232;ges de multinationales, des banques, des gendarmeries sont incendi&#233;s&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cinq personnes sont retrouv&#233;es mortes dans une agence bancaire saccag&#233;e &#224; Al (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; . Le 9 mars, le roi Mohammed VI annonce : &lt;i&gt;&#171; Nous avons d&#233;cid&#233; d'entreprendre une r&#233;forme constitutionnelle globale [&#8230;] dans les domaines politique, &#233;conomique, social, culturel et de d&#233;veloppement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s sa premi&#232;re apparition&lt;/strong&gt; au sud, la rumeur contourne Agadir par le nord. Aourir, village connu pour ses fameuses bananes guadeloup&#233;ennes, se transforme en vaste chantier. Tamgarht et deux villages du littoral, Tamaouanza et Aghoud, sont &#224; leur tour touch&#233;s. On trace, on creuse et on b&#226;tit.&lt;i&gt; &#171; Des convois de camions transportant parpaings, ferrailles, ciment, approvisionnent des milliers de ma&#231;ons improvis&#233;s&lt;/i&gt;, nous explique Kenza, une habitante. &lt;i&gt;Au bord des routes, des jeunes vendent des pierres devenues, en quelques semaines, tr&#232;s ch&#232;res dans la r&#233;gion. &#187; &lt;/i&gt; On se pr&#233;cipite pour passer outre les bureaucrates charg&#233;s des plans d'occupation des sols, &#233;vitant ainsi la case corruption. Dans les rues, l'on dit que cette autorisation royale court jusqu'au r&#233;f&#233;rendum&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le 1er juillet, 98 % des &#233;lecteurs auraient vot&#233; pour le changement de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. D'autres affirment que l'&#233;ch&#233;ance est fix&#233;e aux l&#233;gislatives&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Elles auront lieu le 25 novembre.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;, sans que jamais aucun texte officiel ne vienne confirmer cette ouverture de droits. Rapidement, alors que les plus pauvres ont &#233;t&#233; les premiers &#224; b&#226;tir et &#224; arr&#234;ter les chantiers faute d'argent, des b&#226;tisseurs plus fortun&#233;s se lancent fr&#233;n&#233;tiquement dans la ma&#231;onnerie. &lt;i&gt;&#171; Beaucoup de ceux qui construisent parient sur la revente de leurs maisons &#224; des &#233;trangers qui viennent profiter de la beaut&#233; des lieux et des vastes plages d&#233;sertes&lt;/i&gt;, souligne Kenza. &lt;i&gt;C'est aberrant. Ils jouent contre eux-m&#234;mes. Qui voudra venir dans ces villages d&#233;figur&#233;s par ces nouvelles habitations sans &#233;lectricit&#233;, ni eau, ni syst&#232;me d'assainissement ? &#187;&lt;/i&gt; &#192; Tamaouanza, le terrain destin&#233; &#224; la cr&#233;ation d'un nouveau coll&#232;ge se couvrirait de constructions sauvages, pendant que le projet de gendarmerie serait mis &#224; mal par l'apparition de nouvelles maisons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ici, les actes de propri&#233;t&#233;&lt;/strong&gt; sont une denr&#233;e rare. &lt;i&gt;&#171; Le tremblement de terre de 1960 a tu&#233; plus de 12 000 personnes dans la r&#233;gion d'Agadir. Beaucoup de survivants ont &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;s et ont d&#251; abandonner leurs terrains qui sont donc rest&#233;s sans propri&#233;taire&lt;/i&gt;, poursuit Kenza. &lt;i&gt;Des murs improbables se montent &#224; la va-vite. Le trac&#233; des rues, sans cesse mouvant, dispara&#238;t puis r&#233;appara&#238;t ailleurs. Des maisons existantes se voient d'un coup priv&#233;es d'acc&#232;s et de lumi&#232;re. Les lits et les bords des oueds erratiques et dangereux s'emplissent d'habitations. Ceux qui s'affirment propri&#233;taires d'un terrain, o&#249; s'activent dor&#233;navant des ma&#231;ons travaillant jour et nuit, exhibent de vagues documents sans valeur. Et quand il n'y a plus d'argument, les gens se tapent dessus. Les familles s'en m&#234;lent. Les jeunes rappliquent&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 18 juillet&lt;/strong&gt;, les autorit&#233;s d'Aourir, encadr&#233;es par des forces de police, d&#233;cident de d&#233;truire pour l'exemple trois constructions r&#233;alis&#233;es par&#8230; des conseillers municipaux ! La r&#233;sistance se transforme en &#233;meute et, le soir m&#234;me, le b&#226;timent du Ca&#239;dat est en partie saccag&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Folie collective ?&lt;/strong&gt; Le roi ne s'est-il pas adress&#233; au peuple en affirmant qu'il consid&#233;rait avec attention ses revendications ? Pris pour argent comptant, ses propos semblent avoir lib&#233;r&#233; la pression impos&#233;e par la corruption, jusqu'&#224; donner &#224; de paisibles villages l'air de ces camps o&#249; les r&#233;fugi&#233;s occupent chaque m&#232;tre carr&#233;. La ville est le lieu d'une identit&#233; collective, dit-on. Ici, c'est plut&#244;t la course &#224; l'acquisition d'espaces priv&#233;s&#8230; Une anomie, caricature et copie des pratiques et calculs que subit la population.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Cinq personnes sont retrouv&#233;es mortes dans une agence bancaire saccag&#233;e &#224; Al Hoceima.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le 1er juillet, 98 % des &#233;lecteurs auraient vot&#233; pour le changement de constitution&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Elles auront lieu le 25 novembre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Perenco chez les Mayas</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Perenco-chez-les-Mayas</link>
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		<dc:date>2011-10-03T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Gr&#233;gory Lassalle</dc:creator>


		<dc:subject>Mric</dc:subject>
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		<dc:subject>Didier Lechartier</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;&#192; part quelques compagnies nationales dans les pays producteurs, le p&#233;trole est aux mains d'une poign&#233;e de multinationales. Exception &#224; la r&#232;gle : Perenco, entreprise familiale franco-anglaise fond&#233;e par un ancien d'Elf Angola, Hubert Perrodo, et aujourd'hui dirig&#233;e par son fils a&#238;n&#233;, Fran&#231;ois Perrodo. Petite enqu&#234;te. Lors du sommet international du p&#233;trole du 6 avril 2011, &#224; Paris, Didier Lechartier, un des directeur de Perenco, vante son d&#233;veloppement : &#171; C'est un mod&#232;le simple, bas&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no91-juillet-aout-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;91 (juillet-ao&#251;t 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Didier-Lechartier" rel="tag"&gt;Didier Lechartier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Perenco" rel="tag"&gt;Perenco&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/modele-simple" rel="tag"&gt;mod&#232;le simple&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/vie-juges" rel="tag"&gt;vie jug&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Quai-Branly" rel="tag"&gt;Quai Branly&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Didier" rel="tag"&gt;Didier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Lechartier" rel="tag"&gt;Lechartier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; part quelques compagnies nationales dans les pays producteurs, le p&#233;trole est aux mains d'une poign&#233;e de multinationales. Exception &#224; la r&#232;gle : Perenco, entreprise familiale franco-anglaise fond&#233;e par un ancien d'Elf Angola, Hubert Perrodo, et aujourd'hui dirig&#233;e par son fils a&#238;n&#233;, Fran&#231;ois Perrodo. Petite enqu&#234;te.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_182 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L350xH382/mric_mayas-e1388.png?1779604959' width='350' height='382' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Mric
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lors du sommet&lt;/strong&gt; international du p&#233;trole du 6 avril 2011, &#224; Paris, Didier Lechartier, un des directeur de Perenco, vante son d&#233;veloppement : &lt;i&gt;&#171; C'est un mod&#232;le simple, bas&#233; sur le rachat de puits en fin de vie jug&#233;s non rentables par les autres compagnies. &#187;&lt;/i&gt; Perenco, qui a construit sa comp&#233;tence en recrutant dans les grosses bo&#238;tes, a ainsi trouv&#233; sa &#171; niche &#187;. En ratiboisant les co&#251;ts d'exploitation et en optimisant les r&#233;serves disponibles, elle ralentit le d&#233;clin des puits brad&#233;s et parvient m&#234;me &#224; augmenter la production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, Perenco revendique 250 000 barils par jour, des r&#233;serves d&#233;passant le milliard de barils et une croissance flamboyante : en 2009, ses recettes s'&#233;levaient &#224; 2,7 milliards de dollars. Une si belle r&#233;ussite m&#233;riterait une couverture m&#233;diatique &#224; la hauteur des b&#233;n&#233;fices enregistr&#233;s, mais, dans un secteur o&#249; la transparence n'est pas la r&#232;gle primordiale, Perenco est connue pour son extr&#234;me discr&#233;tion. Ind&#233;pendante car non cot&#233;e en Bourse, elle n'a ni le besoin, ni l'envie de communiquer. Elle pr&#233;f&#232;re au contraire que personne ne s'int&#233;resse &#224; la fa&#231;on dont elle se comporte l&#224; o&#249; elle est implant&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, Perenco est accus&#233;e de pollution au Congo, d'intimidation d'opposants en &#201;quateur et de violation des droits des populations autochtones au P&#233;rou. Au Guat&#233;mala, on parle de trafic d'influence. Le gouvernement guat&#233;malt&#232;que a concoct&#233; une loi sur mesure pour l'entreprise, afin qu'elle puisse renouveler le contrat 2-85, dans la plus grande zone humide d'Am&#233;rique centrale, o&#249; l'extraction du p&#233;trole est l&#233;galement interdite depuis 1989. Perenco y exploite 95 % du cru national &#224; des conditions fiscales d&#233;savantageuses pour l'&#201;tat guat&#233;malt&#232;que. Les populations voisines de l'exploitation, qui pr&#233;f&#232;rent t&#233;moigner anonymement par peur des repr&#233;sailles, expliquent pour leur part que&lt;i&gt; &#171; l'entreprise ne leur demande pas leur avis avant de perforer de nouveaux puits &#187; &lt;/i&gt; et qu'elle ne respecte pas ses engagements : &lt;i&gt;&#171; Perenco n'ouvre le poste de sant&#233;, une baraque en bois, qu'une fois par semaine&#8230; Leurs docteurs croient s&#251;rement que nous avons tous la m&#234;me maladie, car ils nous prescrivent toujours le m&#234;me m&#233;dicament, du parac&#233;tamol. &#187;&lt;/i&gt; Ces communaut&#233;s sont intimid&#233;es par la pr&#233;sence de six d&#233;tachements militaires, que Perenco finance officiellement pour lutter contre le narcotrafic&#8230; &lt;i&gt;&#171; Les militaires sont l&#224; pour d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts de l'entreprise. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'en pense la principale int&#233;ress&#233;e ? Elle refuse les interviews, que ce soit au Guat&#233;mala ou en France. En avril, au sommet du p&#233;trole, Nicolas de Blanpr&#233;, le charg&#233; de communication, justifie le mutisme de l'entreprise : &lt;i&gt;&#171; Nous n'en distribuons pas en France. Nous le vendons &#224; d'autres pour qu'ils la raffinent. Nous n'avons donc pas besoin de contact direct avec le public. &#187;&lt;/i&gt; Mais des comptes &#224; rendre aux populations locales affect&#233;es ou, le cas &#233;ch&#233;ant, &#224; la justice ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un affichage public lors de l'exposition &#171; Mayas, de l'aube au cr&#233;puscule &#187;, au mus&#233;e du Quai Branly, qui va obliger Perenco &#224; se d&#233;voiler. D&#232;s 2010, la direction du mus&#233;e, conseill&#233;e par l'ambassade de France au Guat&#233;mala, fait appel &#224; Perenco afin de boucler le montage financier de l'exposition. Le producteur d'or noir, qui n'aime pas &#234;tre mis en avant, rechigne mais donne finalement 125 000 euros. En contrepartie, il aura son logo sur les affiches et sera exon&#233;r&#233; d'imp&#244;t &#224; hauteur de 60 %. Engagement pourtant paradoxal, au vu du traitement inflig&#233; aux descendants de ces Mayas. Perenco aurait-elle un faible pour les Mayas empaill&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 28 juin vers midi, le personnel du Quai Branly apprend qu'une r&#233;ception en l'honneur de Perenco est convoqu&#233;e le soir m&#234;me. Un m&#233;c&#232;ne a bien le droit de se payer un pince-fesse au milieu des pi&#232;ces arch&#233;ologiques mayas, quand m&#234;me !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pourquoi faire des myst&#232;res jusqu'au dernier moment, alors que la soir&#233;e Emma&#252;s est annonc&#233;e plusieurs mois &#224; l'avance ? Sans doute pour que personne ne vienne troubler les discours de gratitude d'arch&#233;ologues financ&#233;s par l'entreprise : &lt;i&gt;&#171; Merci Perenco ! Votre engagement en faveur de la culture est un exemple pour le monde entier ! &#187;&lt;/i&gt; Malgr&#233; les applaudissements des convives, les dirigeants de Perenco restent sur la d&#233;fensive. Un journaliste pr&#233;sent subit des intimidations : &lt;i&gt;&#171; Si tes images sont diffus&#233;es, nous te retrouverons. &#187;&lt;/i&gt; Apr&#232;s l'exportation du p&#233;trole guat&#233;malt&#232;que, voil&#224; que Perenco souhaite exporter les m&#233;thodes de gestion des risques&#8230; Le 20 juin, jour de l'inauguration, le collectif Guatemala, la coordination Une Seule plan&#232;te et le d&#233;put&#233; guat&#233;malt&#232;que Anibal Garc&#237;a &#233;pinglent l'entreprise lors d'une conf&#233;rence de presse. Ils d&#233;noncent l'hypocrisie du m&#233;c&#233;nat p&#233;trolier, preuves vid&#233;os &#224; l'appui, et pr&#233;sentent le rapport Perenco, exploiter co&#251;te que co&#251;te. L'information circule et cette publi-cit&#233; ind&#233;sirable oblige Perenco et la direction du mus&#233;e &#224; contre-attaquer. La bo&#238;te de Fran&#231;ois Perrodo r&#233;pond par deux communiqu&#233;s de presse &#224; l'AFP &#8211; l'un d'eux titr&#233; &#171; Perenco d&#233;fend son bilan au Guat&#233;mala &#187; &#8211;, mais refuse toujours de r&#233;pondre aux journalistes. Le directeur du mus&#233;e, St&#233;phane Martin, justifie ce m&#233;c&#233;nat dans la matinale de France Culture du 24 juin : &lt;i&gt;&#171; Nous faisons attention dans le choix des m&#233;c&#232;nes. Les arch&#233;ologues et l'ambassade de France nous ont dit que c'&#233;tait une entreprise qui faisait travailler les Mayas. &#187;&lt;/i&gt; La directrice de communication du mus&#233;e ajoutera m&#234;me que &#171; cette pol&#233;mique sur Perenco n'a rien &#224; voir avec l'exposition &#187;. On reprochait au mus&#233;e du Quai Branly de d&#233;connecter ses collections de la r&#233;alit&#233; politique et sociale des populations actuelles. En voici un bel exemple. Toujours est-il que l'entreprise a retir&#233; de son site Internet l'affiche de l'exposition et semble revenir aux bonnes vieilles m&#233;thodes : le domicile de l'assistant d'Anibal Garc&#237;a, le d&#233;put&#233; guat&#233;malt&#232;que venu t&#233;moigner en France, a &#233;t&#233; cambriol&#233; et un ordinateur rempli d'informations a disparu. Discr&#233;tion avant tout.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#171; Vous changez les volets en 2050, c'est &#231;a ? &#187;</title>
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		<dc:date>2011-06-28T05:33:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


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&lt;p&gt;CQFD a assist&#233; &#224; une rencontre entre urbanistes pleins de &#171; r&#233;novation et de r&#233;habilitation &#187;, et les habitants d'un quartier populaire de Marseille. L'occasion pour ces derniers d'exiger une v&#233;ritable am&#233;lioration de leurs conditions de vie. Quelle ingratitude ! Reportage. La petite foule remplit lentement la salle de l'Espace culturel de La Busserine, dans les quartiers Nord de Marseille. La raison d'une telle effervescence, en ce 5 mai 2011 ? Des responsables et techniciens de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no89-mai-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;89 (mai 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Mric" rel="tag"&gt;Mric&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; a assist&#233; &#224; une rencontre entre urbanistes pleins de &#171; r&#233;novation et de r&#233;habilitation &#187;, et les habitants d'un quartier populaire de Marseille. L'occasion pour ces derniers d'exiger une v&#233;ritable am&#233;lioration de leurs conditions de vie. Quelle ingratitude ! Reportage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_131 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH515/Mric_Busserine89-b10a4.png?1779603028' width='400' height='515' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Mric
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La petite foule &lt;/strong&gt; remplit lentement la salle de l'Espace culturel de La Busserine, dans les quartiers Nord de Marseille. La raison d'une telle effervescence, en ce 5 mai 2011 ? Des responsables et techniciens de la ville viennent faire le point sur l'ambitieux plan de &#171; r&#233;habilitation &#187; du quartier. Au c&#339;ur du sujet : le recouvrement par une dalle de b&#233;ton de l'avenue Salvador-Allende, axe routier &#224; quatre voies longeant La Busserine et destin&#233; &#224; devenir un tron&#231;on de l'autoroute de contournement de Marseille. Cons&#233;quences d'un tel r&#233;am&#233;nagement, deux b&#226;timents et une tour doivent &#234;tre d&#233;truits. Mais les urbanistes promettent en contrepartie une nouvelle &#233;cole et de nouveaux logements, des aire de jeux et de promenades, des rues transform&#233;es en lieux de vie et de convivialit&#233;, et un relogement pour les habitants d&#233;plac&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur sc&#232;ne, un pool de techniciens s'appr&#234;te &#224; lancer l'in&#233;vitable Powerpoint. Val&#233;rie Boyer, d&#233;put&#233;e UMP des beaux quartiers et pr&#233;sidente du Grand projet de ville, d&#233;boule en s'excusant de son retard d&#251; aux embouteillages provoqu&#233;s par le passage en ville du ministre de l'Int&#233;rieur Claude Gu&#233;ant. Elle prend la parole : &lt;i&gt;&#171; Ce projet est le plus grand de Marseille. C'est de l'argent public qui est mis dans nos quartiers. Tous n'ont pas la chance d'avoir ces r&#233;novations&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Sans tarder, les privil&#233;gi&#233;s commencent &#224; manifester leur ingratitude. Une voix venue du fond de la salle : &lt;i&gt;&#171; Les appartements, on les veut aujourd'hui ! &#187;&lt;/i&gt; Tumulte. La d&#233;put&#233;e r&#233;torque : &lt;i&gt;&#171; Adressez-vous &#224; vos bailleurs. Si nous sommes ici, c'est pour que les gens vivent mieux dans leur quartier, et pour cela il faut de la culture, des &#233;quipements sportifs, de l'emploi et de la voirie. Des appartements, vous en avez, vous en aurez et il y en aura&#8230; &#187; &#171; Ils n'ont rien fait depuis quarante-cinq ans ! On s'en fout de vos histoires ! Adressez-vous &#224; eux ! &#187;&lt;/i&gt;, dit un homme en d&#233;signant les repr&#233;sentants de la Logirem et d'Habitat Provence Marseille (HPM), les bailleurs du quartier. Sur sc&#232;ne, un des techniciens intervient : &lt;i&gt;&#171; Laissez parler Mme Boyer &#187;&lt;/i&gt;. De la salle, une femme lance : &lt;i&gt;&#171; On a le droit de parler. On n'est pas des chiens. Vous volez l'argent des locataires ! &#187;&lt;/i&gt; Val&#233;rie Boyer : &lt;i&gt;&#171; Dans ce quartier, cent trente-deux millions d'euros d'argent public sont investis pour am&#233;liorer les conditions de vie d'ici quelques ann&#233;es&#8230; &#187; &#171; Et en 2050, vous changez les volets, c'est &#231;a ? &#187;&lt;/i&gt;, l&#226;che quelqu'un au fond de la salle. Aux techniciens de reprendre la situation en main en donnant quelques chiffres et en rappelant la tr&#232;s d&#233;mocratique &lt;i&gt;&#171; concertation permanente avec les habitants du quartier &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'imam intervient : &lt;i&gt;&#171; Il n'y a pas de place pour la mosqu&#233;e. Donnez-nous un terrain et on la construira avec notre propre argent. On ne veut plus prier dans la rue. Quand le chantier sera lanc&#233;, ce sera dans la boue que nous ferons la pri&#232;re ! &#187;&lt;/i&gt; Applaudissements dans la salle. Une m&#232;re de famille : &lt;i&gt;&#171; Il faut nous respecter ! &#187;&lt;/i&gt; Une autre reprend, demi-conciliante, &#224; l'intention du directeur de HPM : &lt;i&gt;&#171; Je ne suis pas contre ce projet s'il ouvre le quartier en supprimant cette cicatrice qu'est l'avenue Salvador-Allende qui isole un quartier comme Fontvert. Mais le quotidien des gens, l&#224;, aujourd'hui, c'est &#231;a l'essentiel&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Le directeur l'interrompt : &lt;i&gt;&#171; Je vous connais depuis longtemps, madame. Et je connais bien votre discours. &#187;&lt;/i&gt; Discours ? Toll&#233; dans la salle : &lt;i&gt;&#171; Mais ce n'est pas un discours ! C'est la v&#233;rit&#233; ! &#187; &lt;/i&gt; Confus, le directeur balbutie : &lt;i&gt;&#171; C'est la v&#233;rit&#233;&#8230; &#187;&lt;/i&gt; La salle reprend : &lt;i&gt;&#171; Alors qu'est-ce que vous attendez, puisque c'est la v&#233;rit&#233; ? &#187;&lt;/i&gt; Silence de l'homme en cravate alors que l'on &#233;change des clins d'&#339;il complices. Une d&#233;l&#233;gu&#233;e du quartier prend la parole : &lt;i&gt;&#171; Vous &#234;tes un bailleur d&#233;faillant. On est en droit de s'inqui&#233;ter sur ce projet de r&#233;novation urbaine quand on voit comment vous traitez aujourd'hui les habitants, et ce que vous faites avec les logements. &#187;&lt;/i&gt; Sur sc&#232;ne Val&#233;rie Boyer bavarde avec un technicien, t&#233;l&#233;phone et envoie sarkoziennement quelques SMS, face &#224; l'assembl&#233;e qui profite de la br&#232;che offerte par cette r&#233;union pour d&#233;verser son trop-plein de col&#232;re. Dans la salle, les conversations vont bon train. Un des techniciens s'empare du micro pour tenter de clore la r&#233;union. La d&#233;put&#233;e tr&#233;pigne. Peut-&#234;tre craint-elle de ne trouver que du champagne &#233;vent&#233; &#224; son arriv&#233;e au cocktail c&#233;l&#233;brant le passage du ministre de l'Int&#233;rieur &#224; Marseille ? Ce jour-l&#224;, Claude Gu&#233;ant a promis le renfort prochain de cent trente-neuf policiers, la cr&#233;ation d'un nouveau centre &#233;ducatif ferm&#233;, l'installation et le renforcement de la vid&#233;osurveillance&#8230; Enfin du concret, et tout de suite !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Juda&#239;sation &#187; &#224; marche forc&#233;e</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Judaisation-a-marche-forcee</link>
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		<dc:date>2011-03-04T06:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre Stambul</dc:creator>


		<dc:subject>Mric</dc:subject>
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		<dc:subject>palestinienne d'Isra&#235;l</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Netanyahou et ses sbires poursuivent la r&#233;alisation du programme du Likoud visant &#224; construire un Grand Isra&#235;l en d&#233;truisant la Palestine. Tel est le constat des infatigables militants bourlingueurs de la 166e mission civile tout juste rentr&#233;s de l'&#201;tat h&#233;breu. R&#233;cit. Premi&#232;re &#233;tape de ce p&#233;riple au sein de la machine isra&#233;lienne &#224; laver plus casher, Taybeh, petite ville palestinienne d'Isra&#235;l coinc&#233;e sur la ligne verte. Fin octobre 2010, la 166e mission civile &#171; jud&#233;o-arabe &#187;, regroupant (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no86-fevrier-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;86 (f&#233;vrier 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Mric" rel="tag"&gt;Mric&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Palestiniens" rel="tag"&gt;Palestiniens&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/David" rel="tag"&gt;David&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/roi-David" rel="tag"&gt;roi David&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/d-Israel-coincee" rel="tag"&gt;d'Isra&#235;l coinc&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Taybeh" rel="tag"&gt;Taybeh&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Taybeh-alors" rel="tag"&gt;Taybeh alors&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Azmi-Bishara" rel="tag"&gt;Azmi Bishara&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Bible-16075" rel="tag"&gt;Bible&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/machine-israelienne" rel="tag"&gt;machine isra&#233;lienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/palestinienne-d-Israel" rel="tag"&gt;palestinienne d'Isra&#235;l&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Netanyahou et ses sbires poursuivent la r&#233;alisation du programme du Likoud visant &#224; construire un Grand Isra&#235;l en d&#233;truisant la Palestine. Tel est le constat des infatigables militants bourlingueurs de la 166e mission civile tout juste rentr&#233;s de l'&#201;tat h&#233;breu. R&#233;cit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_76 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH437/86_Mric-b748b.png?1779605268' width='400' height='437' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Mric
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Premi&#232;re &#233;tape de ce p&#233;riple&lt;/strong&gt; au sein de la machine isra&#233;lienne &#224; laver plus casher, Taybeh, petite ville palestinienne d'Isra&#235;l coinc&#233;e sur la ligne verte&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En r&#233;f&#233;rence &#224; la ligne d'armistice de 1949 entre Isra&#235;l et ses voisins (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Fin octobre 2010, la 166e mission civile &#171; jud&#233;o-arabe &#187;, regroupant notamment des militants de l'Union juive fran&#231;aise pour la paix et de l'Association des travailleurs maghr&#233;bins de France, y est re&#231;ue par les dirigeants du parti Balad&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Parti des Palestiniens d'Isra&#235;l &#187; dont le projet est de transformer l'&#201;tat (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, majoritaire &#224; Taybeh. Le fondateur du Balad, Azmi Bishara, s'est exil&#233; pour &#233;viter la prison. Une de ses d&#233;put&#233;es, Haneen Zoabi, pr&#233;sente &#224; bord du Mavi Marmara, bateau qui souhaitait briser le blocus de Gaza et sur lequel neuf personnes ont &#233;t&#233; tu&#233;es le 31 mai 2010, a &#233;t&#233; agress&#233;e par l'extr&#234;me droite en plein parlement. La famille qui nous accueille a une particularit&#233;. Lui est de Taybeh alors qu'elle est originaire de Cisjordanie. Comment ont-ils pu se rencontrer alors que toutes les zones palestiniennes sont isol&#233;es les unes des autres ? En prison ! Ils ont pu communiquer par signes d'une fen&#234;tre &#224; l'autre. Depuis 1967, 700 000 Palestiniens ont effectu&#233; des s&#233;jours en prison, soit un quart de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre d&#233;put&#233; du Balad, Jamal Zahalka nous explique les discriminations quotidiennes subies par les &#171; Palestiniens de 48 &#187;, ceux qui ont th&#233;oriquement la nationalit&#233; isra&#233;lienne. Discriminations au logement, au travail, &#224; l'&#233;ducation. Il parle aussi des villages non reconnus qui vivent sans eau ni &#233;lectricit&#233;. Parmi les revendications du Balad, il &#233;voque &lt;i&gt;&#171; l'autonomie culturelle &#187;&lt;/i&gt;. Paradoxe historique ! Sait-il que l'autonomie culturelle &#233;tait la revendication principale d'un parti r&#233;volutionnaire juif antisioniste, le Bund, sous l'empire tsariste ? &lt;i&gt;&#171; Je sais, &lt;/i&gt; r&#233;pond Jamal. &lt;i&gt;La situation des Palestiniens en Isra&#235;l ressemble &#224; celle des Juifs autrefois en Europe &#187;&lt;/i&gt;. Il y a m&#234;me eu des pogroms contre les Palestiniens &#224; Nazareth et Saint-Jean d'Acre. Et le Grand Rabbin de Safed, ville isra&#233;lienne jumel&#233;e avec Lille, ne vient-il pas d'expliquer que la Torah interdit aux Juifs de louer des appartements &#224; des Arabes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seconde &#233;tape de notre plong&#233;e au c&#339;ur de l'apartheid isra&#233;lien, un quartier palestinien de J&#233;rusalem-est, Silwan, situ&#233; juste en dessous de la vieille ville. Ici, la &#171; juda&#239;sation &#187; se fait &#224; marche forc&#233;e : quatre-vingt-dix maisons ont &#233;t&#233; confisqu&#233;es et quelques centaines de colons s'y sont install&#233;s. L'outil de cette expropriation ? La Bible ! Car les Isra&#233;liens affirment que le roi David a v&#233;cu &#224; Silwan. On y trouve donc la &#171; maison du roi David &#187;, le &#171; parc du roi David &#187;&#8230; En Isra&#235;l, les fondateurs du sionisme &#233;taient agnostiques et consid&#233;raient les rabbins comme des arri&#233;r&#233;s. L'ouvrage La Bible d&#233;voil&#233;e, best-seller de Finkelstein et Silberman, les plus grands arch&#233;ologues du pays, explique qu'&#224; l'&#233;poque pr&#233;sum&#233;e de David et Salomon, J&#233;rusalem n'&#233;tait qu'un petit village. Qu'importe ! La Bible sert de pr&#233;texte &#224; la colonisation, dans ce pays o&#249; un &#233;tudiant qui voudrait faire une th&#232;se sur la v&#233;racit&#233; historique du r&#232;gne de David serait consid&#233;r&#233; comme un charlatan&#8230; Et pourtant, des milliers de Palestiniens sont chass&#233;s de chez eux au nom de la Bible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; quelques kilom&#232;tres de l&#224;, sur une colline dominant Bethl&#233;em, H&#233;rodion, site de l'ancien palais du roi H&#233;rode, est devenu un &#171; parc national isra&#233;lien &#187;, &#224; l'instar de quantit&#233; d'autres sites arch&#233;ologiques palestiniens. Les touristes isra&#233;liens qui s'y d&#233;versent n'ont pas un regard sur ce qui se joue autour d'H&#233;rodion o&#249;, juste en dessous, la colonie de Tekoa est en train de s'agrandir pour continuer &#224; y accueillir les colons les plus fous de Gaza. Un peu plus loin, c'est dans la colonie Nokdim que vit le ministre des Affaires &#233;trang&#232;res, le fameux Avigdor Lieberman. Sur la colline d'en face, les villageois palestiniens d'Al Masara sont organis&#233;s en comit&#233; populaire contre le mur, les confiscations de terres et les destructions d'oliviers. Ils sont pacifistes comme ceux de Bil'in ou de Tulkarem. Et pourtant ces manifestants pacifistes ont eu leur trenti&#232;me victime le 2 janvier 2011, tu&#233;e par une grenade lacrymog&#232;ne tir&#233;e &#224; bout portant. C'&#233;tait la s&#339;ur d'un manifestant tu&#233; en 2009. L'arm&#233;e isra&#233;lienne n'a pas besoin du &#171; savoir-faire &#187; de Mich&#232;le Alliot-Marie, elle se d&#233;brouille tr&#232;s bien toute seule.
En Cisjordanie, les colons sont dix fois moins nombreux que les Palestiniens. Pourtant, ce sont eux qui les encerclent. Partout surgissent des zones industrielles ou des stations-service. Il y a 500 000 Isra&#233;liens &#233;tablis au-del&#224; de la fronti&#232;re de 1949. Tout est fait pour que les Palestiniens deviennent &#224; terme, comme les Aborig&#232;nes d'Australie, de gentils indig&#232;nes enferm&#233;s dans leurs r&#233;serves mis en situation de ne plus pouvoir r&#233;clamer leurs droits&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la liste des ignominies produites par les autorit&#233;s isra&#233;liennes est loin d'&#234;tre close. Pourtant, encore et toujours, des anticolonialistes isra&#233;liens r&#233;sistent et lancent l'appel &#171; Boycottez-nous &#187;, en soutien aux Palestiniens qui m&#232;nent la campagne &lt;a href=&#034;http://www.bdsfrance.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Boycott-d&#233;sinvestissement-sanctions&lt;/a&gt;&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;En r&#233;f&#233;rence &#224; la ligne d'armistice de 1949 entre Isra&#235;l et ses voisins arabes, qui servit de base pour d&#233;finir les fronti&#232;res internationalement reconnues de l'&#201;tat h&#233;breu, lesquelles seront viol&#233;es en permanence par l'implantation agressive des colonies juives en Cisjordanie et &#224; Gaza ainsi que par la construction du mur de s&#233;paration.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Parti des Palestiniens d'Isra&#235;l &#187; dont le projet est de transformer l'&#201;tat d'Isra&#235;l en une d&#233;mocratie pour tous ses citoyens, ind&#233;pendamment de l'identit&#233; nationale ou ethnique. C'est un des trois partis palestiniens repr&#233;sent&#233;s au Parlement isra&#233;lien.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Temps de cerveau embastill&#233;</title>
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		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


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&lt;p&gt;Quand, sans s'en vanter, TF1 fait rejouer une arrestation &#224; Marseille, l'incarc&#233;ration s'en trouve facilit&#233;e. C'est la th&#233;orie de l'avocate du figurant-malgr&#233;-lui qui pointe la responsabilit&#233; des autorit&#233;s et des m&#233;dias. Lundi 22 novembre, au soir. &#192; proximit&#233; du stade V&#233;lodrome, dans les beaux quartiers de Marseille, des douaniers contr&#244;lent les v&#233;hicules. Ce barrage fait partie de la &#171; th&#233;rapie de choc &#187; annonc&#233;e deux jours auparavant par Hortefeuer. Le ministre de l'Int&#233;rieur venait de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no84-decembre-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;84 (d&#233;cembre 2010)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quand, sans s'en vanter, TF1 fait rejouer une arrestation &#224; Marseille, l'incarc&#233;ration s'en trouve facilit&#233;e. C'est la th&#233;orie de l'avocate du figurant-malgr&#233;-lui qui pointe la responsabilit&#233; des autorit&#233;s et des m&#233;dias.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_44 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH339/84-Mric-Kalach-79b4c.png?1779603633' width='400' height='339' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Mric
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lundi 22 novembre&lt;/strong&gt;, au soir. &#192; proximit&#233; du stade V&#233;lodrome, dans les beaux quartiers de Marseille, des douaniers contr&#244;lent les v&#233;hicules. Ce barrage fait partie de la &#171; th&#233;rapie de choc &#187; annonc&#233;e deux jours auparavant par Hortefeuer. Le ministre de l'Int&#233;rieur venait de sauter sur la ville alors qu'un jeune de 16 ans avait &#233;t&#233; tu&#233; et un gamin de 11 ans gri&#232;vement bless&#233; lors d'une fusillade dans un quartier populaire du nord de la cit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fonctionnaires arr&#234;tent une Porsche Cayenne : dans le coffre une kalachnikov. Bingo ! Arrestation du conducteur et de sa compagne et en route vers le bureau des douanes. Dans sa livraison du 1er d&#233;cembre, Le Canard encha&#238;n&#233; raconte l'affaire. En chemin, un coup de fil ordonne aux fonctionnaires de revenir sur le lieu de l'interpellation : TF1 souhaite filmer la d&#233;couverte de l'arme. Et sous les projos, on rejoue la sc&#232;ne. On replace la kalach, un douanier soul&#232;ve une pi&#232;ce de tissu dans le coffre arri&#232;re de la Porsche, d&#233;couvre l'arme et la montre aux cam&#233;ras de TF1 et aux journalistes arriv&#233;s entre temps sur place. La s&#233;quence sera diffus&#233;e, sans la mention &#171; reconstitution &#187;, lors du JT de Jean-Pierre Pernaud ainsi que dans celui du soir. Et reprise par France 3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le fait que mon client soit aujourd'hui incarc&#233;r&#233; est en partie le r&#233;sultat de la m&#233;diatisation de cette affaire. La sc&#233;narisation n'a pas sa place dans une proc&#233;dure judiciaire&lt;/i&gt;, affirme Sophie Bottai, avocate du d&#233;tenteur de l'arme. &lt;i&gt;Lorsqu'il a &#233;t&#233; contr&#244;l&#233;, il a imm&#233;diatement d&#233;clar&#233; au fonctionnaire qu'il avait fait une b&#234;tise. C'est lui qui a indiqu&#233; qu'il d&#233;tenait une arme interdite. Il n'y avait ni chargeur, ni munitions. La s&#233;quence montrant un douanier d&#233;couvrant la kalachnikov dans le coffre de la voiture est un faux. &#187;&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le CSA a d&#233;cid&#233; le 8 d&#233;cembre de &#171; mener l'enqu&#234;te &#187; sur un hypoth&#233;tique &#171; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; L'homme confiera le lendemain &#224; son d&#233;fenseur sa surprise et son incompr&#233;hension lorsque la voiture des douanes a fait demi-tour pour revenir sur le lieu de l'interpellation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Poursuivi pour&lt;/strong&gt; transport, d&#233;tention et contrebande d'arme de guerre, il est, selon les crit&#232;res policiers et m&#233;diatiques en usage, &#171; inconnu des services de police &#187;, dispose d'un travail et offre des garanties de repr&#233;sentation. &lt;i&gt;&#171; Il n'a rien d'un malfrat&lt;/i&gt;, poursuit l'avocate, &lt;i&gt;il fait commerce de voitures de luxe. Il s'&#233;tait procur&#233; cette arme pour se prot&#233;ger. L'ann&#233;e derni&#232;re, un marchand de voitures avait &#233;t&#233; abattu lors d'un braquage &#224; La Valentine, dans un quartier est de la ville. Mon client &#233;tait inquiet. Il voulait impressionner d'&#233;ventuels agresseurs sans pour autant mettre leur vie en p&#233;ril. La preuve, l'arme n'avait pas de munitions et &#233;tait donc impropre &#224; tout usage. &#187;&lt;/i&gt; Cette sc&#233;narisation de l'arrestation peut-elle constituer un vice de proc&#233;dure ? R&#233;ponse de ma&#238;tre Bottai : &lt;i&gt;&#171; D'un point de vue &#233;thique, le fait que des fonctionnaires, policiers ou douaniers, et de hautes autorit&#233;s de l'&#201;tat se pr&#234;tent &#224; ce genre de mise en sc&#232;ne est gravement dommageable. Je me r&#233;serve la possibilit&#233; de d&#233;poser une plainte contre ceux qui ont organis&#233; une telle situation et contre les m&#233;dias qui s'en sont rendus complices. Pour l'heure, je vais d&#233;poser au plus t&#244;t une demande de mise en libert&#233;. &#187;&lt;/i&gt; L'accusation ne risque-t-elle pas de s'appuyer sur la reconstitution de l'arrestation plut&#244;t que sur ce qui s'est r&#233;ellement pass&#233; ? &lt;i&gt;&#171; Les images laissent entendre que mon client dissimulait l'arme. Ce n'est absolument pas le cas. Elle &#233;tait simplement pos&#233;e dans son coffre. C'est vrai que je n'ai pas &#233;t&#233; sans penser &#224; l'affaire de Florence Cassez, cette jeune fille emprisonn&#233;e au Mexique pour enl&#232;vement. Son arrestation sc&#233;naris&#233;e et massivement diffus&#233;e par les m&#233;dias a lourdement pes&#233; sur sa condamnation. &#187;&lt;/i&gt; Et l'avocate d'insister : &lt;i&gt;&#171; S'il n'y avait pas ce contexte politico-m&#233;diatique, mon client aurait pu &#234;tre rel&#226;ch&#233; apr&#232;s sa mise en examen. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est dans le m&#234;me sac&lt;/strong&gt; que sont mis cet homme arr&#234;t&#233; en possession d'une kalachnikov sans munitions et le bazar d&#233;couvert dans quelques caves ou parkings : pi&#232;ces de voitures (capots, porti&#232;res, moteurs), v&#233;hicules et scooters vol&#233;s, ou encore mat&#233;riel de fabrication de plaques d'immatriculation. Quant au fusil d'assaut M 16 et &#224; la kalachnikov pr&#233;sent&#233;s comme des prises d'importance, La Provence &#233;voque des &#171; armes lourdes &#187;, plusieurs m&#233;dias &#8211; tels que &lt;i&gt;Le Parisien&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;20 Minutes&lt;/i&gt; du 28 novembre &#8211; pr&#233;cisent qu'il s'agit de r&#233;pliques, sans indiquer si ces derni&#232;res seraient ces copies en plastique que l'on trouve chez le commer&#231;ant du coin&#8230; Les drames sanglants qui endeuillent les quartiers Nord sont, contrairement &#224; la mis&#232;re quotidienne, l'occasion pour les journalistes de faire le plein de sensationnalisme et pour les politiciens de camper de bonnes vieilles postures &#233;lectoralistes. M&#234;me la bouche de Rachida Dati le reconna&#238;t (Les &#201;chos du 1er d&#233;cembre) : &lt;i&gt;&#171; Les op&#233;rations coups de poing, comme celles annonc&#233;es &#224; Marseille, sont souvent plus spectaculaires qu'efficaces&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Et TF1 est un partenaire de choix pour assurer un show r&#233;ussi, n'oubliez pas de l'appeler la prochaine fois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le CSA a d&#233;cid&#233; le 8 d&#233;cembre de &lt;i&gt;&#171; mener l'enqu&#234;te &#187;&lt;/i&gt; sur un hypoth&#233;tique &lt;i&gt;&#171; manque de rigueur &#187;&lt;/i&gt; de TF1. Les investigations devraient durer deux mois avant que les conclusions ne soient pr&#233;sent&#233;es en assembl&#233;e pl&#233;ni&#232;re. En cas de faute, la sanction pourrait aller de la simple mise en garde &#224;, carr&#233;ment, la mise en demeure. Autant dire que &#231;a flippe grave chez TF1 !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Chien m&#233;chant du 78</title>
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		<dc:date>2010-06-17T17:49:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Chien m&#233;chant</dc:subject>
		<dc:subject>Mric</dc:subject>

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no78-mai-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;78 (mai 2010)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Chien-mechant-7" rel="tag"&gt;Chien m&#233;chant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Mric" rel="tag"&gt;Mric&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_373 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L270xH261/78mric-53520.jpg?1779604479' width='270' height='261' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Mric
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