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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Marseille : chasser les vautours de la ville</title>
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		<dc:date>2024-04-04T09:56:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;milien Bernard, Victor Collet</dc:creator>


		<dc:subject>Arthur Plateau</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Avec Du taudis au Airbnb, l'ami Victor Collet signe un ouvrage qui retrace cinq ann&#233;es de luttes marseillaises contre le mal-logement et la d&#233;possession urbaine. Entre gabegies municipales menant au drame de la rue d'Aubagne et envahissement par une multinationale am&#233;ricaine tentaculaire, il pointe les poisons qui min&#233;ralisent nos villes, esquissant des pistes pour s'y opposer. Morceaux choisis. Vivre dans l'hypercentre de Marseille, c'est mouvement&#233;. Surtout ces derni&#232;res ann&#233;es. Le 5 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no229-avril-2024" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;229 (avril 2024)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Arthur-Plateau" rel="tag"&gt;Arthur Plateau&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec &lt;i&gt;Du taudis au Airbnb&lt;/i&gt;, l'ami Victor Collet signe un ouvrage qui retrace cinq ann&#233;es de luttes marseillaises contre le mal-logement et la d&#233;possession urbaine. Entre gabegies municipales menant au drame de la rue d'Aubagne et envahissement par une multinationale am&#233;ricaine tentaculaire, il pointe les poisons qui min&#233;ralisent nos villes, esquissant des pistes pour s'y opposer. Morceaux choisis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_5576 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/web_229_26_gentri_aplateau_1200px.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH418/web_229_26_gentri_aplateau_1200px-6f90f.jpg?1779925293' width='500' height='418' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Arthur Plateau
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;V&lt;/span&gt;ivre dans l'hypercentre de Marseille, c'est mouvement&#233;. Surtout ces derni&#232;res ann&#233;es. Le 5 novembre 2018, alors que l'on &#233;tait occup&#233; &#224; lutter contre la &#171; requalification &#187; (mont&#233;e en gamme) de la place Jean-Jaur&#232;s, dite La Plaine, deux immeubles mitoyens s'&#233;croulaient &#224; deux pas, quartier de Noailles, aux 63 et 65 rue d'Aubagne. Bilan : huit morts, et un traumatisme durable pour une population marseillaise abonn&#233;e aux taudis regorgeant de fissures. S'ensuivirent des manifestations m&#233;morables aux cris de &#171; &lt;i&gt;Gaudin assassin &lt;/i&gt; &#187;, une r&#233;pression terrible et meurtri&#232;re&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;. Elle causa notamment la mort de Zineb Redouane. Lire &#171; Zineb Redouane, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, une vague confuse de &#171; mises en p&#233;ril &#187; avec des milliers de personnes expuls&#233;es. Puis le confinement, une &#233;lection qui porta au pouvoir le Printemps r&#233;publicain sous la houlette de Mich&#232;le Rubirola, la reprise en main par le PS de Beno&#238;t Payan, la vague Airbnb qui accentua le mal-logement&#8230; Pfiou ! C'est l'un des grands m&#233;rites de&lt;i&gt; Du taudis au Airbnb ; petite histoire des luttes urbaines &#224; Marseille, 2018-2023&lt;/i&gt; (Agone, 2024) : il permet de remettre en contexte ces &#233;v&#233;nements qui se sont enchev&#234;tr&#233;s dans l'urgence, essorant plus d'un militant marseillais, fracturant la ville, malmenant ses habitants les plus pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se voulant &#224; la fois pav&#233; dans la mare et incitation &#224; l'&#233;tincelle, &lt;i&gt;Du Taudis au Airbnb &lt;/i&gt;est aussi une histoire orale, vivante et pugnace, o&#249; d&#233;log&#233;s, militants et habitants&lt;i&gt; &lt;/i&gt;de longue date t&#233;moignent des soubresauts de la p&#233;riode. Quand les requins de l'immobilier profitent des traumas pour faire de la &#171; renta &#187;, d'autres s'accrochent &#224; l'id&#233;e d'une ville qui ne soit pas un d&#233;sert urbain pour touristes et f&#234;tards en goguette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'extrait ci-dessous ne livre qu'une facette du livre, abord&#233;e en fin d'ouvrage, le d&#233;ferlement d'Airbnb sur Marseille et les premi&#232;res luttes que cela a suscit&#233;. &#171; &lt;i&gt;Paradis du pari sp&#233;culatif &lt;/i&gt; &#187;, s'enflammait sur les r&#233;seaux un multipropri&#233;taire accro au Airbnb. C'est heureusement pas encore gagn&#233;. Morceaux choisis.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Par E.B&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; L'&#233;lection n'est souvent que l'&#233;cume politique de vagues sociales plus profondes. Pour cruciale que soit l'arriv&#233;e du Printemps marseillais &#224; la t&#234;te de la deuxi&#232;me ville de France [fin juin 2020], et si bouleversante que soit la fin de l'&#232;re Gaudin, la mairie semble vite r&#233;duite &#224; la portion congrue devant une acc&#233;l&#233;ration sans pr&#233;c&#233;dent. Dans la ville effondr&#233;e, l'explosion du march&#233; de la location saisonni&#232;re est un revirement brutal. La possibilit&#233; d'enregistrer des taux de rentabilit&#233; astronomiques compar&#233;s &#224; ceux de la location ordinaire, dite &#8220;de longue dur&#233;e&#8221;, fa&#231;onne la airbnbisation d'une partie de Marseille. Dans l'apr&#232;s-Gaudin, alors que les loyers s'affolent, la perspective d'une vie s&#233;dentaire et d'une certaine tranquillit&#233; s'&#233;loigne. Entre 2016 et 2022, le march&#233; locatif change radicalement. Quelques semaines apr&#232;s la victoire municipale, la sortie du confinement consomme ce basculement. Le nombre de touristes pass&#233;s &#224; Marseille d&#233;passe les 3 millions, avec un taux d'occupation record. Certaines agences immobili&#232;res alertent d&#233;j&#224; sur la brutale contraction de logements disponibles, pass&#233;s de 13 000 en 2016 &#224; moins de 3 000 en 2020. Sans que soit fait un parall&#232;le pourtant &#233;vident : on comptait 4 500 annonces sur Airbnb en 2016, d&#233;j&#224; plus de 9 000 cet &#233;t&#233;-l&#224;&#8230;
La transition transforme le centre-ville, de l'int&#233;rieur cette fois. Plus question ni besoin de &#8220;d&#233;truire-reconstruire&#8221;. La ville-b&#233;ton et Euromed' c&#232;dent place &#224; la ville-taudis, qui voisine d&#233;sormais avec la ville-Airbnb. [&#8230;]
Bien s&#251;r, la conversion du taudis au Airbnb n'est pas l'unique facteur dans la crise du mal-logement qui s'acc&#233;l&#232;re &#224; Marseille. Elle n'est pas la plus d&#233;terminante ou la seule raison de l'implantation forcen&#233;e de la plateforme non plus. Mais la crise des effondrements et du confinement conjugu&#233;s a offert un terreau particuli&#232;rement fertile &#224; une plateforme qui affectionne tant les crises, et qui acc&#233;l&#232;re voire d&#233;multiplie en retour le mal-logement qui en facilitait l'essor. Boucle vertueuse et sp&#233;culatrice pour les uns, boucle maligne et infernale pour les habitants. L'explosion du juteux march&#233; du meubl&#233; et la reconversion de l'insalubrit&#233; lui donnent une saveur toute particuli&#232;re, &#224; la fois am&#232;re et franchement sordide.
Imaginez : des mois, des ann&#233;es durant, tant de Marseillais contemplaient leurs fissures, moisissaient dans l'humidit&#233;, composaient avec une peur panique de l'effondrement ou de l'&#233;vacuation. Et voil&#224; que, pile au moment o&#249; l'&#201;tat et la pr&#233;fecture, les services des p&#233;rils et la municipalit&#233; auscultent enfin l'indignit&#233; et contr&#244;lent certains exc&#232;s&#8230; ce changement profite &#224; d'autres. Dans certains quartiers d&#233;labr&#233;s o&#249; de nombreux locataires rechignaient parfois &#224; s'installer, les cohortes de passagers arpentent d&#233;sormais gaiement le Marseille populaire et immigr&#233;, suppl&#233;ment culturel et exotique pour touristes combl&#233;s.
Loin d'&#234;tre achev&#233;e, l'&#232;re du mal-logement se nourrit de cet antagonisme social et r&#233;sidentiel. Car, en apparaissant en plein boom immobilier, le tourisme de masse, qui colonise les rues de Marseille, participe &#224; faire chuter le nombre de logements disponibles. Finis les bons plans d'hier, se loger et se reloger devient un enfer. Attrayant pour les uns, invivable pour d'autres. Dans un centre o&#249; la mis&#232;re gangr&#232;ne le quotidien, avec un taux de pauvret&#233; touchant 40 % des locataires, l'explosion des prix et la raret&#233; des locations mettent la vie des Marseillais encore un peu plus sous pression. Ces transformations bousculent les sociabilit&#233;s, superposent des &#233;conomies, des r&#233;alit&#233;s et des populations tr&#232;s &#233;loign&#233;es, inqui&#232;tent ou &#233;puisent le voisinage, menacent les solidarit&#233;s. Au milieu des fuites, des d&#233;placements contraints, des files d'attente, certains s'organisent, documentent, affichent, pi&#233;tinent, ralentissent ou r&#233;glementent &#224; leur mani&#232;re le concentr&#233; de contradictions qui s'empare de Marseille. [&#8230;]&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#192; l'&#233;t&#233; 2021, des [militants] relancent la machine gripp&#233;e en cr&#233;ant un &#8220;Observatoire de la gentrification&#8221;. L'id&#233;e : documenter avec indices, preuves, l'&#233;volution des prix, des sociabilit&#233;s, des commerces, l'explosion des terrasses, la privatisation des espaces. [&#8230;] Les cartes r&#233;v&#233;l&#233;es lors des soir&#233;es de d&#233;bat sur l'implantation des Airbnb choquent m&#234;me les plus habitu&#233;s. R&#233;alis&#233;es &#224; partir de captures des donn&#233;es de la plateforme, elles bousculent les repr&#233;sentations tant l'invasion est tangible sur un p&#233;rim&#232;tre pourtant tr&#232;s restreint. [&#8230;]
Le pic de l'&#233;t&#233; 2022 et la fr&#233;n&#233;sie touristique &#224; La Plaine mettent d'ailleurs un terme &#224; la sid&#233;ration. Les perturbations de bo&#238;tiers &#224; cl&#233;s se multiplient. Devenus les symboles les plus ostensibles de la d&#233;r&#233;gulation (sans le moindre interm&#233;diaire), ils sont aussi les &#8220;membres&#8221; les plus accessibles d'une hydre qui se tient &#224; distance et cach&#233;e. Repeints, ab&#238;m&#233;s, coll&#233;s, d&#233;grad&#233;s, d&#233;cor&#233;s, vol&#233;s ou mis hors service, ils font les frais de l'exasp&#233;ration des habitants. [&#8230;]
D&#232;s la rentr&#233;e, une coordination des actions anti-gentrification (CAAG) est cr&#233;&#233;e, qui prend acte que le logement et les prix inabordables sont devenus un enfer partag&#233;. Deux fronts prioritaires occupent vite le regroupement : la depuis longtemps d&#233;cri&#233;e gentrification, ses sympt&#244;mes les plus visibles de privatisation des espaces et de transformation des quartiers ; la airbnbisation, qui d&#233;cuple la premi&#232;re en d&#233;truisant m&#233;thodiquement un nombre consid&#233;rable de logements pour les habitants et en faisant exploser les prix. [&#8230;]
Des d&#233;ambulations en centre-ville rassemblent quelques centaines puis pr&#232;s d'un millier de personnes. Ces charivaris reprennent les traditionnelles descentes bruyantes sous les fen&#234;tres de voisins pour les remettre &#224; leur place ou les chasser de la communaut&#233;. D&#233;guis&#233;s en touristes, munis de valises &#224; roulettes, les charivaristes rendent visibles le long des parcours les vitrines de la gentrification et de la airbnbisation. De fa&#231;on festive, bruyante ou mena&#231;ante, la d&#233;ambulation chante, s'arr&#234;te, cible des enseignes du bas de la rue d'Aubagne, les concept stores du cours Julien, repeignent la conciergerie Airbnb du cours Lieutaud, passent un bonjour inamical ou peintur&#233; aux agences immobili&#232;res adeptes du c&#244;t&#233; &#8220;boh&#232;me&#8221; pour asseoir leur rentabilit&#233;&#8230; &lt;i&gt;(to be continued). &#187; &lt;/i&gt;&#171; Dans la ville effondr&#233;e, l'explosion du march&#233; de la location saisonni&#232;re est un revirement brutal &#187; &lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Par Victor Collet&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;. Elle causa notamment la mort de Zineb Redouane. Lire &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/Zineb-Redouane-notre-d-r-ame' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; Zineb Redouane, notre d(r)ame &#187;,&lt;/a&gt; &lt;i&gt;CQFD &lt;/i&gt;n&#176;176 (mai 2019).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Saboter tout, m&#234;me nous </title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Saboter-tout-meme-nous</link>
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		<dc:date>2023-05-05T10:15:13Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


		<dc:subject>Arthur Plateau</dc:subject>
		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On va pas vous mentir, pas notre genre. Pour ce dossier qui nous tient m&#233;chamment &#224; c&#339;ur et sur lequel on a su&#233; sang et eau, on avait pr&#233;vu de ciseler ici m&#234;me une super introduction, &#224; m&#234;me de faire sangloter dans les chaumi&#232;res et de convaincre le monde entier de s'abonner au Chien rouge. Sauf que... Lecteur ch&#233;ri, lectrice ador&#233;e, On va pas te mentir, pas notre genre. Pour ce dossier qui nous tient m&#233;chamment &#224; c&#339;ur et sur lequel on a su&#233; sang et eau, on avait pr&#233;vu de ciseler ici (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no220-mai-2023" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;220 (mai 2023)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Arthur-Plateau" rel="tag"&gt;Arthur Plateau&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L150xH100/web_couv_v5_exports_v_ad_modhd_logo-d148b.jpg?1779925293' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On va pas vous mentir, pas notre genre. Pour ce dossier qui nous tient m&#233;chamment &#224; c&#339;ur et sur lequel on a su&#233; sang et eau, on avait pr&#233;vu de ciseler ici m&#234;me une super introduction, &#224; m&#234;me de faire sangloter dans les chaumi&#232;res et de convaincre le monde entier de s'abonner au Chien rouge. Sauf que...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_5137 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/web_couv_v5_exports_v_ad_modhd.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH723/web_couv_v5_exports_v_ad_modhd-2adc7.jpg?1779831279' width='500' height='723' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Par Arthur Plateau
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;L&lt;/span&gt;ecteur ch&#233;ri, lectrice ador&#233;e,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On va pas te mentir, pas notre genre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce dossier qui nous tient m&#233;chamment &#224; c&#339;ur et sur lequel on a su&#233; sang et eau, on avait pr&#233;vu de ciseler ici m&#234;me une super introduction, &#224; m&#234;me de faire sangloter dans les chaumi&#232;res et de convaincre le monde entier de s'abonner au Chien rouge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a donc commenc&#233; par empiler de belles phrases poignantes, d&#233;taillant les raisons pour lesquelles on se bat depuis vingt ans pile-poil pour &#234;tre pr&#233;sent tous les mois en kiosque et causant passionn&#233;ment de la &#171; presse pas pareille &#187; &#224; laquelle on s'affilie fi&#232;rement. De jour en jour, &#231;a progressait comme un travail d'orf&#232;vre, &#233;tincelant, &#224; la hauteur du taf abattu pour ce dossier.
Alors qu'on soupesait le r&#233;sultat obtenu, 27 pages (ratures comprises) hautes en couleur, quelque chose s'est mis en travers de notre studieuse d&#233;termination. Appelons ce curieux ph&#233;nom&#232;ne : &#171; &lt;i&gt; Retard critique en fin de bouclage &#187;. Ou, plus pr&#233;cis&#233;ment : &#171; Ah tiens, notre graphiste menace de nous d&#233;couper &#224; la tron&#231;onneuse rouill&#233;e si on lui balance pas l'intro dans trente minutes pour qu'il puisse envoyer le bousin &#224; l'imprimeur et aller mettre sa viande dans le torchon. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; &#231;a, on avait deux solutions. Admettre notre d&#233;faite et se passer d'intro, ou la jouer punk.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s vote &#224; main lev&#233;e, on a choisi le punk.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;mocratie directe oblige, le plus envap&#233; des camarades pr&#233;sents s'est vu arbitrairement d&#233;sign&#233; et charg&#233; de r&#233;sumer en trois minutes les tenants et aboutissants des pages qui suivent. Chancelant au milieu du local, il a balbuti&#233; un r&#233;sum&#233; bancal, mais finalement assez fid&#232;le de ce dossier balayant deux furieuses d&#233;cennies d'agitation :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Euh&#8230; &#199;a commence par six pages o&#249; on cause entre nous en mangeant du saucisson. Apr&#232;s on parle de pourquoi on fait un journal en papier (pas en carton, LOL), puis de comment on a gagn&#233; presque tous nos proc&#232;s. Y a aussi un moment o&#249; on dit qu'on n'a pas de ligne &#233;ditorialo-politique mais en fait si. Et il y a un nombre incroyable de chroniques concoct&#233;es par des stars &#233;patantes que personne conna&#238;t. Sinon, on offre aux gens plein de super posters, histoire de justifier les cinq balles de ce num&#233;ro sp&#233;cial. Ah et aussi on &#233;voque la continuation du journal en 2053, quand on aura tout br&#251;l&#233; et que le Chien rouge gambadera en terre d&#233;capitalis&#233;e ; d&#233;merdez-vous avec &#231;a les historiens du futur. Je peux encore ajouter un truc sur le chat chelou mais adorable qui ces derniers temps se pointe tous les soirs au local en miaulant comme un d&#233;rat&#233; ? Nan ? Bon, ben poutous les lectrices et lecteurs. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224;, tout est dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce journal et son dossier filent donc &#224; l'impression (et nous au bar).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On esp&#232;re qu'ils vous plairont parce que, bordel ! on s'est donn&#233;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BISOUS&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Artistes au travail ? Artistes en gr&#232;ve </title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Artistes-au-travail-Artistes-en</link>
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		<dc:date>2023-04-20T14:44:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Laurent Perez</dc:creator>


		<dc:subject>Arthur Plateau</dc:subject>
		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis quelque temps, les artistes-auteurs &#8211; plasticiens, &#233;crivains, traducteurs &#8211; descendent de leur tour d'ivoire et commencent &#224; revendiquer le statut de travailleurs et &#224; lutter contre la pr&#233;carit&#233;. La leur comme celle des autres. Cette ann&#233;e, ils participent en nombre au mouvement social. Isol&#233;s par nature, souvent solitaires de caract&#232;re, les artistes-auteurs ne font g&#233;n&#233;ralement pas beaucoup plus de bruit que celui du clavier d'un ordi, ou du frottement d'un pinceau sur la toile. Du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no219-avril-2023" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;219 (avril 2023)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Arthur-Plateau" rel="tag"&gt;Arthur Plateau&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis quelque temps, les artistes-auteurs &#8211; plasticiens, &#233;crivains, traducteurs &#8211; descendent de leur tour d'ivoire et commencent &#224; revendiquer le statut de travailleurs et &#224; lutter contre la pr&#233;carit&#233;. La leur comme celle des autres. Cette ann&#233;e, ils participent en nombre au mouvement social.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_5113 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/web_219_aplateau_auteurs_1200px.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH549/web_219_aplateau_auteurs_1200px-0bd41.jpg?1779925294' width='500' height='549' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Par Arthur Plateau
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;I&lt;/span&gt;sol&#233;s par nature, souvent solitaires de caract&#232;re, les artistes-auteurs ne font g&#233;n&#233;ralement pas beaucoup plus de bruit que celui du clavier d'un ordi, ou du frottement d'un pinceau sur la toile. Du 19 au 23 mars dernier, l'occupation du mus&#233;e des Beaux-Arts de Lyon a pourtant mis en lumi&#232;re la mobilisation des travailleurs relevant de ce statut pr&#233;caire et mal connu&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le statut d'artiste-auteur concerne les auteurs d'&#339;uvres litt&#233;raires (y (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Car, sous les paillettes des vernissages et le papier glac&#233; des couvertures, il a toujours sembl&#233; aller de soi que la culture reposait sur une part de travail gratuit : au contraire des autres professionnels du secteur, les cr&#233;ateurs ne sont pas forc&#233;ment suppos&#233;s vivre de leur travail. Le rapport Racine, command&#233; par le minist&#232;re de la Culture et publi&#233; en 2020, citait ainsi le chiffre de 36 % d'auteurs de bande dessin&#233;e sous le seuil de pauvret&#233;. &#192; l'initiative notamment de ces derniers, une partie des artistes-auteurs est en phase de r&#233;veil : structur&#233;s en collectifs (La Buse, le Massicot&#8230;) et en syndicats, actifs lors du mouvement retraites de 2019, ils rejoignent aujourd'hui le mouvement social. Un super petit texte de Julia Burtin Zortea, &lt;i&gt;Aujourd'hui, on dit travailleur&#183;ses de l'art&lt;/i&gt; (369 &#233;ditions, 2023), raconte ce cheminement.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;Vivre d&#233;cemment de son travail et jouir des m&#234;mes droits sociaux que les autres travailleurs&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les revendications sont vari&#233;es, mais peuvent se r&#233;sumer ainsi : vivre d&#233;cemment de son travail et jouir des m&#234;mes droits sociaux que les autres travailleurs. Car, si le statut d'artiste-auteur garantit une couverture sant&#233;, l'obtention d'arr&#234;ts maladie rel&#232;ve du parcours du combattant. C&#244;t&#233; retraites, c'est encore pire. En 2020, on s'avisa que pr&#232;s de 190 000 artistes-auteurs &#8211; ceux dont les revenus annuels &#233;taient inf&#233;rieurs &#224; 900 fois le Smic horaire (soit environ 9 000 euros par an) &#8211; ne toucheraient&#8230; rien&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire &#171; L'Agessa a amput&#233; la retraite de dizaines de milliers d'auteurs &#187;, Le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. La pension des plus chanceux est le reflet du niveau de r&#233;mun&#233;ration : 600 euros en moyenne. L'organisme g&#233;rant la retraite compl&#233;mentaire obligatoire, l'Ircec, est quant &#224; lui redout&#233; pour ses m&#233;thodes d'extorsion, dignes du banditisme de grand chemin ; mobilis&#233;es, ses victimes s'efforcent actuellement de lui faire rendre gorge&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Face aux dysfonctionnements de l'Ircec, une action collective &#187;, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Rassembler sans se regarder le nombril &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En voie de radicalisation acc&#233;l&#233;r&#233;e, un nombre croissant d'artistes-auteurs r&#233;clament aujourd'hui un revenu de remplacement, &#233;quivalant aux indemnit&#233;s des intermittents du spectacle, permettant de survivre entre deux commandes. Ce combat est en particulier le cheval de bataille du Syndicat des travailleur&#183;ses artistes-auteur&#183;ices (Staa), cr&#233;&#233; en 2020 et affili&#233; au syndicat anarchiste CNT-SO, qui s'inspire notamment des r&#233;flexions d'Aur&#233;lien Catin dans son petit ouvrage &lt;i&gt;Notre condition &#8211; Essai sur le salaire au travail artistique&lt;/i&gt; (Riot &#233;ditions). Le Staa s'inscrit ainsi en faux contre les organisations professionnelles, corporatistes de tradition, qui tendent &#224; r&#233;clamer pour les artistes-auteurs des aides sp&#233;cifiques afin qu'ils puissent d&#233;gager le temps n&#233;cessaire pour cr&#233;er. &#171; &lt;i&gt; Nous voulons avoir droit au ch&#244;mage, non pas parce que nous sommes des artistes mais parce que nous faisons partie d'une industrie&lt;/i&gt; &#187;, insiste la traductrice Marie Causse, co-fondatrice du Staa. Et d'une industrie o&#249; le fric ne manque pas, c'est le moins qu'on puisse dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez les artistes-auteurs, le mouvement contre la r&#233;forme des retraites rebat les cartes. En assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale comme dans les manifs, &#171; &lt;i&gt;c'est sans doute une des premi&#232;res fois que le monde de la culture rassemble des gens de toutes les disciplines sans se regarder le nombril &lt;/i&gt; &#187;, observe Marie. Car, explique une des fondatrices de La Buse, cit&#233;e dans l'ouvrage de Julia Burtin Zortea, &#171; &lt;i&gt; si l'art est contemporain de quelque chose, c'est, entre autres, des Gilets jaunes et de la casse des retraites et de l'h&#244;pital public &lt;/i&gt; &#187;. Tonton Marx aurait pu d&#233;crire la dynamique qui voit des artistes-auteurs en cours de prol&#233;tarisation se politiser et acqu&#233;rir une conscience de classe d&#233;passant les int&#233;r&#234;ts de leur seul secteur d'activit&#233;s. Bienvenue dans la lutte finale, camarades !&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Laurent Perez&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le statut d'artiste-auteur concerne les auteurs d'&#339;uvres litt&#233;raires (y compris les traducteurs), plastiques, chor&#233;graphiques, cin&#233;matographiques ou musicales. Qu'ils soient pay&#233;s en droits d'auteur ou par la vente de leurs &#339;uvres, ils jouissent de taux de cotisation r&#233;duits et de droits sociaux limit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Lire &#171; L'Agessa a amput&#233; la retraite de dizaines de milliers d'auteurs &#187;, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; (15/02/2020).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Face aux dysfonctionnements de l'Ircec, une action collective &#187;, &lt;i&gt;ActuaLitt&#233;&lt;/i&gt; (02/03/2023).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le rap, c'&#233;tait pas mieux avant</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Le-rap-c-etait-pas-mieux-avant</link>
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		<dc:date>2019-07-12T03:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>C&#233;cile Kiefer, Mathieu Kiefer</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Arthur Plateau</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>politique</dc:subject>
		<dc:subject>discours</dc:subject>
		<dc:subject>Aujourd'hui</dc:subject>
		<dc:subject>sens</dc:subject>
		<dc:subject>rap</dc:subject>
		<dc:subject>rappeurs</dc:subject>
		<dc:subject>discours politique</dc:subject>
		<dc:subject>succ&#232;s</dc:subject>
		<dc:subject>parfois</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le magasine en ligne L'Abcdr du son, v&#233;ritable bible du monde du rap, avec ses entretiens, ses playlists, ses chroniques et ses &#233;missions radios est un t&#233;moin majeur des &#233;volutions de la sc&#232;ne rap depuis plus de vingt ans. Entretien avec l'un de ses r&#233;dacteurs. Que pensez-vous de l'apparente d&#233;politisation des rappeurs mainstream par rapport aux succ&#232;s pass&#233;s de groupes qui se positionnaient davantage politiquement ? &#171; Avant de parler &#8220;d'apparente d&#233;politisation&#8221;, il faudrait d&#233;j&#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no176-mai-2019" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;176 (mai 2019)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/discours" rel="tag"&gt;discours&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Aujourd-hui" rel="tag"&gt;Aujourd'hui&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/sens" rel="tag"&gt;sens&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/rap" rel="tag"&gt;rap&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/rappeurs" rel="tag"&gt;rappeurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/discours-politique" rel="tag"&gt;discours politique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/succes" rel="tag"&gt;succ&#232;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/parfois" rel="tag"&gt;parfois&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le magasine en ligne &lt;a href=&#034;http://www.abcdrduson.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;L'Abcdr du son&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, v&#233;ritable bible du monde du rap, avec ses entretiens, ses playlists, ses chroniques et ses &#233;missions radios est un t&#233;moin majeur des &#233;volutions de la sc&#232;ne rap depuis plus de vingt ans. Entretien avec l'un de ses r&#233;dacteurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2979 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L410xH400/-1218-1ec51.jpg?1779603817' width='410' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Arthur Plateau
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que pensez-vous de l'apparente d&#233;politisation des rappeurs mainstream par rapport aux succ&#232;s pass&#233;s de groupes qui se positionnaient davantage politiquement ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Avant de parler &#8220;d'apparente d&#233;politisation&#8221;, il faudrait d&#233;j&#224; r&#233;pondre &#224; cette question : &#8220;Qu'est-ce qui est politique ?&#8221; Et l&#224; on s'aventure plut&#244;t vers la philosophie. Certains pensent que tout est politique, y compris simplement t&#233;moigner publiquement d'une r&#233;alit&#233;. D'autres pensent que la prise de parole politique doit respecter certaines th&#233;matiques, certains codes et surtout toujours servir une finalit&#233;, une action, voire une conqu&#234;te, qu'il faut d&#233;passer la description et le t&#233;moignage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La musique est souvent le reflet d'une &#233;poque et le rap n'&#233;chappe pas &#224; la r&#232;gle. L'action politique aujourd'hui, qu'elle soit port&#233;e au pouvoir ou alternative, s'&#233;chappe de plus en plus des partis, des structures politiques et des corps interm&#233;diaires. C'est une &#233;volution de la sph&#232;re politique au XXI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, et le rap &#233;tant tout sauf d&#233;connect&#233; de la soci&#233;t&#233;, il est &#224; mettre en parall&#232;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, appeler au vote ou &#224; l'antiracisme universaliste &#233;tait la norme chez les rappeurs des ann&#233;es 1990. Leur discours sonnait &#8220;conscient&#8221;, adjectif qui en est finalement venu &#224; caract&#233;riser tout un pan de la sc&#232;ne rap hexagonale. Les codes &#233;taient ceux d'une lutte politique contre la mont&#233;e du Front national mais aussi contre les lois Debr&#233; ou Pasqua &lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lois anti-immigration vot&#233;es entre 1986 et 1997.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Si on veut sch&#233;matiser, aujourd'hui encore plus qu'hier, le rap est abstentionniste, dans le sens o&#249; il ne croit plus &#224; la politique &#8220;structurelle&#8221;. La d&#233;sillusion s'est accentu&#233;e ces vingt derni&#232;res ann&#233;es. Les personnes qui prennent la parole &#224; travers le rap ne comptent plus que sur elles-m&#234;mes et leur entourage. Mais est-ce qu'&#234;tre abstentionniste et d&#233;sabus&#233; tout en &#233;tant proche des siens revient &#224; &#234;tre d&#233;politis&#233; ? S&#251;rement pas. Est-ce que chanter une r&#233;alit&#233; froide, clinique, en voulant parfois faire danser les gens, emp&#234;che de lire un constat social entre les lignes, sous pr&#233;texte que les a&#238;n&#233;s ont eu des mots et des th&#232;mes tr&#232;s formalis&#233;s, parfois digne de la culture &#8220;tract&#8221; de la politique fa&#231;on ann&#233;es 1980 et 1990 ? Je ne crois pas. C'est simplement &#224; l'image de la soci&#233;t&#233; : se recentrer autour des siens et contourner les barri&#232;res de plus en plus nombreuses en refusant les chemins &#233;tablis, en renvoyant la d&#233;sillusion sociale et politique dans la figure de ceux qui tiennent de grands discours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, il y a aussi toute une sc&#232;ne ind&#233;pendante, et pas forc&#233;ment &#226;g&#233;e, qui est tout autant la parole des sans-voix que les rappeurs &lt;i&gt;mainstream &lt;/i&gt;d'aujourd'hui. Voil&#224; pourquoi je suis g&#234;n&#233; par cette question : parce qu'elle semble partir du postulat que pour &#234;tre politique en 2019, il faudrait r&#233;p&#233;ter les codes du discours politique de 1997. On n'est plus en 1997, le monde a chang&#233; et la fa&#231;on d'exprimer sa politisation a chang&#233; avec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, un petit rappel historique : n'id&#233;alisez pas trop le rap d'il y a vingt ou trente ans. Qu'est-ce qui &#233;tait &lt;i&gt;mainstream&lt;/i&gt; en 1995 ou 1998 ? Les v&#233;ritables hits des deux derniers albums de NTM sont respectivement &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://youtu.be/kp1QxuX1nPI&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Fi&#232;vre&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://youtu.be/0sqNqbfCGIo&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ma Benz&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, qui ne parlent pas de grand-chose. Le titre &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://youtu.be/0N1kpukwybg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Voix du Mellow&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; de Mellowman &#233;tait tabass&#233; &#224; la radio pour faire danser. Le seul tube d'IAM, au sens multi-diffus&#233;, est &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://youtu.be/7ceNf9qJjgc&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Je danse le MIA&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, le seul succ&#232;s public de Fabe est &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://youtu.be/6TTmVnm-HJ4&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#199;a fait partie de mon pass&#233;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. Certes, ces morceaux ne parlent pas de&lt;i&gt; success stories&lt;/i&gt;, mais il ne faut pas faire croire que le rap qui a un jour march&#233; de fa&#231;on massive &#233;tait politis&#233;. M&#234;me si Fabe, NTM ou IAM ont d&#233;fendu une v&#233;ritable conscience politique dans leur &#339;uvre, il n'a jamais &#233;t&#233; question d'avoir un rap politis&#233;, revendicatif et vindicatif qui soit diffus&#233; par les m&#233;dias de masse. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On a pourtant l'impression que le culte de sa propre &lt;i&gt;success story&lt;/i&gt; s'inscrit en plein dans une certaine vanit&#233; de l'&#233;poque et acte des impasses politiques profondes li&#233;es &#224; l'abandon des quartiers...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'ego trip &lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Exercice de style o&#249; le rappeur d&#233;clame ses propres louanges.&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; a toujours fait partie de cette musique. C'est juste sa forme qui a chang&#233;, et avec elle son objectif. De l'&#233;mulation entre rappeurs, on est pass&#233; en partie &#224; une comp&#233;tition contre la soci&#233;t&#233;, une envie de revanche sociale, &#224; mon sens bien l&#233;gitime. Pour beaucoup de gens, on na&#238;t dans une classe sociale et on y reste assign&#233; &#224; vie. D&#233;construire cela &#224; travers son propre succ&#232;s me semble tout &#224; fait normal, m&#234;me si esth&#233;tiquement, &#231;a manque parfois un peu d'exigence. Apr&#232;s, ce qui peut sembler vain est ce d&#233;sir d'argent, de mat&#233;rialit&#233;, peut-&#234;tre plus pr&#233;sent aujourd'hui qu'il y a quinze ans ou vingt-cinq ans. Mais on ne peut pas d&#233;cr&#233;ter qu'&#234;tre politique revient &#224; &#234;tre altermondialiste et faire du rap &#224; la Keny Arkana, aussi appr&#233;ciable soit-il. Enfin, les rappeurs ne sont pas tous dupes quant au succ&#232;s. Aujourd'hui, la plupart de ceux qui ont connu la gloire ces derni&#232;res ann&#233;es en rappent aussi les mauvais c&#244;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si je regrette la perte de la culture du &lt;i&gt;freestyle &lt;/i&gt;et de la joute verbale, il faut reconna&#238;tre aux rappeurs la facult&#233; &#224; en dire plus en quelques mots que certains longs tracts politiques ou discours militants. On est aujourd'hui simplement dans quelque chose de plus &#8220;sensible&#8221;, au sens de l'&#233;motion directe, du regard froid et clinique sur certaines r&#233;alit&#233;s, un peu comme une photo sans commentaire. Tr&#232;s peu de rappeurs ressentent aujourd'hui le besoin de th&#233;oriser formellement leur discours politique. &#192; leur sens, leur r&#233;alit&#233; en dit d&#233;j&#224; assez. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tandis que sur les plateaux t&#233;l&#233; on continue &#224; globalement m&#233;priser les rappeurs, leur musique s'impose comme le courant musical le plus actif, rentable et novateur aujourd'hui en France...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est une culture qui appartient &#224; ceux qui la vivent et la font vivre, pas &#224; des gens qui la commentent juste parce qu'elle marche et qui y voient en plus un moyen d'illustrer des th&#233;ories souvent naus&#233;abondes. Beaucoup de confr&#232;res ont refus&#233; les invitations m&#233;dias lors de la bagarre entre Kaaris et Booba &#224; Orly et, &#224; mon sens, c'est une r&#233;action tr&#232;s saine. Le rap, d'o&#249; qu'il vienne, n'a jamais attendu personne pour exister et produire, ni institution, ni radio, ni plateau t&#233;l&#233;. Il en a profit&#233; &#224; certains moments et tant mieux pour lui. Il les a subis plus souvent et c'est malheureux. Mais le &lt;i&gt;by us and for us&lt;/i&gt; ainsi que le&lt;i&gt; do it yourself&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Litt&#233;ralement &#171; Par nous et pour nous &#187; et &#171; Fais le toi-m&#234;me &#187;.&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; restent totalement dans son ADN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De toute fa&#231;on, les gens qui ont grandi avec le rap arrivent dans la population active. Pour eux, c'est un genre musical comme un autre. Le jour o&#249; la t&#233;l&#233;vision apprendra &#224; ne plus inviter les quinze m&#234;me analystes sur tous les plateaux, qu'elle int&#233;grera dans ses r&#233;dactions des gens qui ont grandi sans fantasmes autour de ce genre musical, ce sera un grand pas. Aujourd'hui, le rap attire car il est extr&#234;mement visible et que des rappeurs cassant les codes propres aux genres suscitent la curiosit&#233;, souvent malsaine ou d&#233;plac&#233;e quand il s'agit de la t&#233;l&#233;vision ou de m&#233;dias g&#233;n&#233;ralistes. Cette musique fait encore partie des &#233;pouvantails dans une soci&#233;t&#233; fran&#231;aise qui a des comptes &#224; r&#233;gler avec elle-m&#234;me. Et encore, je n'&#233;voque m&#234;me pas son exotisation. Mais le jour o&#249; des rappeurs seront interrog&#233;s sur leur musique avant d'&#234;tre interrog&#233;s sur les fantasmes sociaux qu'ils sont suppos&#233;s incarner, on aura avanc&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'en est-il des r&#233;seaux ind&#233;pendants et autres productions moins visibles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les ind&#233;pendants savent se rencontrer entre eux, &#233;changer, monter des choses, m&#234;me si c'est parfois un peu rock'n'roll et artisanal. Ils n'en vivent pas dans leur immense majorit&#233;. C'est un public de niche, une sc&#232;ne vivante et plurielle avec de l'audace et de l'innovation. Il y a de super initiatives, notamment &lt;i&gt;live&lt;/i&gt;, comme le Scred Festival ou Le Demi Festival, qui connaissent un r&#233;el succ&#232;s. Quant &#224; la politisation, elle est parfois plus formelle que chez les t&#234;tes d'affiches actuelles, mais il y a aussi tout un pan de ce rap ind&#233;pendant qui fait des chansons pour se sentir bien ou simplement raconter des gal&#232;res ou des fa&#231;ons de faire la f&#234;te. Je retiens de ces productions moins visibles une v&#233;ritable envie de rester fid&#232;le &#224; des lignes de conduite, m&#234;me si pour certains, le peu d'&#233;cho est parfois tr&#232;s d&#233;courageant. Enfin, on assiste aussi &#224; des succ&#232;s ind&#233;pendants d'une ampleur &#233;norme. Jul ou PNL le sont, sans major, sans label. Que &#231;a plaise ou non, c'est une r&#233;alit&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par C&#233;cile et Mathieu Kiefer&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Lois anti-immigration vot&#233;es entre 1986 et 1997.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Exercice de style o&#249; le rappeur d&#233;clame ses propres louanges.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Litt&#233;ralement &#171; Par nous et pour nous &#187; et &#171; Fais le toi-m&#234;me &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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