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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Cha&#239;ma, d&#233;log&#233;e puis menac&#233;e de mort</title>
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		<dc:creator>Pierre Isnard-Dupuy</dc:creator>


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&lt;p&gt;Parce qu'elle d&#233;nonce l'insalubrit&#233; de son logement, dont elle a re&#231;u le plafond sur la figure, Cha&#239;ma Belkhiria est menac&#233;e de mort, de viol et agress&#233;e. De qui viennent ces pressions ? R&#233;guli&#232;rement, Maia, 7 ans, se confie &#224; sa m&#232;re : &#171; Quand je pars &#224; l'&#233;cole, j'ai peur que tu ne reviennes pas vivante &#224; la maison. &#187; &#192; l'&#233;cole, la petite n'y va plus tous les jours, depuis que sa maman et le reste de la famille font l'objet de menaces de mort. Ceux qui s'en prennent &#224; Cha&#239;ma Belkhiria, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Parce qu'elle d&#233;nonce l'insalubrit&#233; de son logement, dont elle a re&#231;u le plafond sur la figure, Cha&#239;ma Belkhiria est menac&#233;e de mort, de viol et agress&#233;e. De qui viennent ces pressions ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;R&lt;/span&gt;&#233;guli&#232;rement, Maia, 7 ans, se confie &#224; sa m&#232;re : &#171; &lt;i&gt;Quand je pars &#224; l'&#233;cole, j'ai peur que tu ne reviennes pas vivante &#224; la maison.&lt;/i&gt; &#187; &#192; l'&#233;cole, la petite n'y va plus tous les jours, depuis que sa maman et le reste de la famille font l'objet de menaces de mort. Ceux qui s'en prennent &#224; Cha&#239;ma Belkhiria, 41 ans, veulent la contraindre &#224; ne plus d&#233;noncer sa situation de victime du mal-logement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cha&#239;ma et sa famille font partie des pr&#232;s de 4 000 Marseillais &#233;vacu&#233;s en catastrophe de leur appartement, dans la foul&#233;e de l'effondrement de deux immeubles de la rue d'Aubagne, ayant caus&#233; huit morts le 5 novembre 2018. Le 9 d&#233;cembre 2018, Cha&#239;ma faisait la cuisine dans son appartement du 289 de l'avenue de la Capelette (10&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement), quand le plafond lui est tomb&#233; dessus.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; On viendra te br&#251;ler, toi et tes enfants &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comme trop de Marseillais, Cha&#239;ma, son oncle de 75 ans, son fils de 17 ans et Maia ont d'abord &#233;t&#233; h&#233;berg&#233;s &#224; l'h&#244;tel, avant d'obtenir un appartement provisoire. Au printemps, les services de la mairie ont lev&#233; l'arr&#234;t&#233; de p&#233;ril de l'immeuble de l'avenue de la Capelette, alors que les indispensables travaux de r&#233;habilitation n'avaient pas &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s. Le 1&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&lt;sup&gt;r&lt;/sup&gt; avril, refusant de r&#233;int&#233;grer leurs logements, Cha&#239;ma et une de ses voisines d&#233;butent une gr&#232;ve de la faim. Cha&#239;ma tiendra 68 jours, &#224; l'issue desquels, consid&#233;rablement affaiblie, elle aura perdu une vingtaine de kilos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'elle d&#233;nonce sa situation dans la presse, des menaces de mort et de viol r&#233;currentes arrivent sur sa messagerie vocale. Par exemple le 6 avril : &#171; &lt;i&gt;On viendra te br&#251;ler, toi et tes enfants, la sale Arabe. Si on perd notre logement, c'est &#224; cause de toi, hein, sale pute&lt;/i&gt; &lt;i&gt; !&lt;/i&gt; &#187; &#192; d'autres occasions, on l'accuse d'avoir &#233;t&#233; pay&#233;e par des journalistes et on lui ordonne de donner l'argent ainsi gagn&#233; au pr&#233;sident du syndic de son immeuble. Dans d'autres messages, on lui propose 15 000 &#8364; en &#233;change de son silence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 26 avril, alors qu'elle se rend au 289 de l'avenue de la Capelette avec des journalistes, son avocate et la d&#233;put&#233;e LREM Alexandra Louis venue s'enqu&#233;rir de sa situation, Cha&#239;ma est violemment agress&#233;e par une voisine. Trois jours plus tard, la m&#234;me voisine, Rachida K., laisse Cha&#239;ma pour morte sur le trottoir. Le parquet ne retiendra que la premi&#232;re agression, qu'il d&#233;f&#232;re devant le tribunal de police, comme s'il s'agissait d'une vulgaire querelle de voisinage &#8211; le tribunal de police s'occupe des petites affaires relevant de la contravention ; les d&#233;lits, plus graves, sont jug&#233;s par le tribunal correctionnel. Les s&#233;quelles physiques dont souffre Cha&#239;ma, touch&#233;e &#224; l'&#339;il et &#224; la m&#226;choire, sont pourtant irr&#233;m&#233;diables.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Une menace depuis une ligne t&#233;l&#233;phonique de la mairie&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les mois suivants, d'autres menaces de Madame K. et de ses proches se produisent &#224; l'encontre de la famille Belkhiria. &#192; chaque fois, Cha&#239;ma porte plainte. Le 14 octobre, l'agresseuse est condamn&#233;e pour son premier m&#233;fait &#224; 1 000 &#8364; d'amende avec sursis et 800 &#8364; de dommage moral. &#192; la sortie de l'audience, dans le couloir, &#171; &lt;i&gt;Madame K. et sa fille ont hurl&#233; en disant qu'elles allaient br&#251;ler Cha&#239;ma et sa famille&lt;/i&gt; &#187;, t&#233;moigne Pierre Legendarme, psychanalyste et pr&#233;sident de l'association Sant&#233; Sans Fronti&#232;re, qui soutient la d&#233;log&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 1&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&lt;sup&gt;r&lt;/sup&gt; novembre, une nouvelle menace t&#233;l&#233;phonique, &#233;trange : &#171; &lt;i&gt;Si tu refuses les 15 000 &#8364;, on va envoyer ton fils en Syrie, on va venir te violer et te tuer&lt;/i&gt; &#187;, dit une voix d'homme. Lorsque l'on rappelle le num&#233;ro, c'est le standard de la ville de Marseille qui r&#233;pond. Est-ce le fait de quelqu'un qui a acc&#232;s &#224; une ligne t&#233;l&#233;phonique municipale ? un piratage informatique ? Pour l'heure, le myst&#232;re reste entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une nouvelle fois, Cha&#239;ma part porter plainte au commissariat du 10&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement, cette fois-ci accompagn&#233;e de Pierre Legendarme. Alors qu'elle retourne au guichet d'accueil pour demander quand elle sera re&#231;ue, un agent surgit et lui intime de partir. Il lui fait une cl&#233; de bras en lui donnant des coups aux tibias. &#171; &lt;i&gt;Il me prend par le bras avec une grosse haine&lt;/i&gt; &#187;, se souvient-elle. Pierre Legendarme crie qu'ils porteront plainte pour violence. Le bruit de la pagaille fait descendre le commissaire, qui d&#233;cide de recevoir Cha&#239;ma dans son bureau afin qu'elle d&#233;pose sa plainte. Selon M&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &#201;ric M&#233;ry, l'avocat de Cha&#239;ma, Rachida K. aurait finalement &#233;t&#233; plac&#233;e sous contr&#244;le judiciaire en novembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses questions restent sans r&#233;ponse. Comment expliquer cette longue apathie polici&#232;re et judiciaire ? Qu'est-ce qui motive la violence de Rachida K. ? une peur sinc&#232;re de perdre son logement ? une personne tierce ? Qui sont les auteurs des menaces ? Des marchands de sommeil ? &#171; &lt;i&gt;Moi tout ce que je demande, c'est d'avoir mes droits, d'avoir la paix&lt;/i&gt; &#187;, dit Cha&#239;ma, qui n'oublie pas le sort des milliers de Marseillais d&#233;log&#233;s. Et de tacler plus g&#233;n&#233;ralement les responsables politiques de la crise du logement &#224; Marseille : &#171; &lt;i&gt;Pour eux, on n'est pas des humains. De Macron jusqu'&#224; la mairie : ils sont en train de nous enterrer vivants&lt;/i&gt; &lt;i&gt; !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Pierre Isnard-Dupuy (Collectif Presse-Papiers)&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#171; Razia, 34 ans : pour que sa mort ne soit pas class&#233;e sans suite &#187;</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Razia-34-ans-pour-que-sa-mort-ne</link>
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		<dc:date>2018-11-24T08:08:31Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Collectif Justice et V&#233;rit&#233; pour Razia</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Demandeuse d'asile afghane, Razia a &#233;t&#233; assassin&#233;e le 30 octobre &#224; Besan&#231;on. L'identit&#233; du meurtrier ne fait gu&#232;re de doute : il s'agirait du p&#232;re de ses enfants, un homme violent contre qui elle avait d&#233;pos&#233; plusieurs plaintes . Nous publions ci-dessous une tribune du collectif Justice et V&#233;rit&#233; pour Razia. Ses membres d&#233;noncent les graves manquements du syst&#232;me de protection des victimes de violences conjugales ayant conduit &#224; cette issue fatale. Leur analyse est que dans un contexte (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/enfants" rel="tag"&gt;enfants&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Marseille" rel="tag"&gt;Marseille&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Besancon" rel="tag"&gt;Besan&#231;on&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/plainte" rel="tag"&gt;plainte&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Demandeuse d'asile afghane, Razia a &#233;t&#233; assassin&#233;e le 30 octobre &#224; Besan&#231;on. L'identit&#233; du meurtrier ne fait gu&#232;re de doute : il s'agirait du p&#232;re de ses enfants, un homme violent contre qui elle avait d&#233;pos&#233; plusieurs plaintes&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Judiciairement parlant, tout individu reste pr&#233;sum&#233; innocent tant que sa (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Nous publions ci-dessous une tribune du collectif Justice et V&#233;rit&#233; pour Razia. Ses membres d&#233;noncent les graves manquements du syst&#232;me de protection des victimes de violences conjugales ayant conduit &#224; cette issue fatale. Leur analyse est que dans un contexte institutionnel raciste et sexiste, Razia a &#233;t&#233; victime d'une double peine : elle &#233;tait femme et en demande d'asile.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 30 octobre 2018&lt;/strong&gt;, Razia est finalement tomb&#233;e sous les coups de couteau de l'homme qu'elle essayait de fuir, Rashid Askari, p&#232;re de ses enfants. Les repr&#233;sentants de l'Etat fran&#231;ais d&#233;clarent aujourd'hui avoir manqu&#233; d'&#233;l&#233;ments pour agir &#224; temps. Des personnes qui l'ont soutenue pendant pr&#232;s de deux ans dans sa lutte pour sauver sa vie et celle de ses enfants d&#233;mentent cette version.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Etienne Manteaux&lt;/strong&gt;, procureur de la R&#233;publique, le 5 novembre : &#171; &lt;i&gt;Avant les faits, nous n'avions pas assez d'&#233;l&#233;ments. Nous n'avions aucun fait objectif.&lt;/i&gt; (...) &lt;i&gt;Il n'y avait jamais eu de plainte pour violence contre cet homme &#224; Besan&#231;on en tout cas. Ce n'est pas au mis en cause de pr&#233;senter son innocence, mais au parquet de prouver une culpabilit&#233;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Conf&#233;rence de presse du lundi 5 novembre 2018.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment un tel aveuglement&lt;/strong&gt; est-il possible ? L'assassinat de Razia par son ex-mari fait suite &#224; la longue s&#233;rie de menaces et d'agressions qui a &#233;t&#233; port&#233;e &#224; la connaissance des autorit&#233;s fran&#231;aises depuis deux ans. &#192; Paris, &#224; Toulon, &#224; Marseille et enfin &#224; Besan&#231;on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est dans cette derni&#232;re ville&lt;/strong&gt; qu'il y a quelques mois, Razia a fait parvenir &#171; &lt;i&gt;directement au procureur&lt;/i&gt; &#187; par le biais de son avocate &#171; &lt;i&gt;des certificats m&#233;dicaux de l'Unit&#233; de m&#233;decine l&#233;gale pr&#233;conisant dix jours d'ITT&lt;/i&gt; (incapacit&#233; totale de travail, NDLR) &lt;i&gt;pour elle, et 4 jours d'ITT pour chacun de ses deux jeunes enfants&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Selon Solidarit&#233; femmes 25, association de protection des femmes victimes de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. Encore auparavant, c'&#233;tait l'&#233;cole o&#249; sont scolaris&#233;s ses enfants qui avait pr&#233;venu la police de la pr&#233;sence mena&#231;ante de Rashid, entra&#238;nant l'intervention d'une patrouille.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des mots qui ne comptent pas&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Razia a d&#233;pos&#233; sept plaintes&lt;/strong&gt;, sept r&#233;cits aux d&#233;tails terrifiants. D&#232;s la premi&#232;re d&#233;position, &#224; Marseille, elle d&#233;nonce des faits et non pas des menaces. Razia dit les coups dans le ventre, les strangulations avec son foulard, les menaces avec le
couteau, la douleur des rapports sexuels forc&#233;s, tous les jours. Elle d&#233;nonce la violence exerc&#233;e sur les enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Question &lt;/strong&gt;de l'officier de police judiciaire : &#171; &lt;i&gt;Votre fils O. a &#233;t&#233; examin&#233; et pr&#233;sente des douleurs au niveau de l'&#233;paule droite, avec rougeur&lt;/i&gt; (...)&lt;i&gt;. Votre fils S. pr&#233;sente des traces de griffures &#224; l'avant-bras, pouvez-vous me dire ce qui s'est pass&#233; ?&lt;/i&gt; &#187; R&#233;ponse : &#171; &lt;i&gt;Leur p&#232;re les empoigne, pour les retirer de moi, il dit que ce sont ses enfants, il fait ce qu'il veut, il menace de se tuer si j'appelle la police, mais il essaiera d'abord de me tuer.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans la m&#234;me conf&#233;rence de presse&lt;/strong&gt;, le procureur insiste : &#171; &lt;i&gt;Des faits de menaces et d'intimidation ont &#233;t&#233; rapport&#233;s, mais pas de violence. Nous ne pouvions pas savoir.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les trois plaintes&lt;/strong&gt; d&#233;pos&#233;es &#224; Marseille - avec un courage inou&#239; au vu du contexte de terreur - ont &#233;t&#233; class&#233;es sans suite. On ne sait ni par qui ni pourquoi. Est-ce qu'il y aurait eu des suites si la police lui avait signifi&#233; la possibilit&#233; de porter plainte pour viol conjugal&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La pr&#233;somption de consentement dans le cadre du mariage a disparu avec la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; et pas seulement pour &#171; violences aggrav&#233;es &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; Besan&#231;on&lt;/strong&gt;, ces plaintes, comme les suivantes, sont jug&#233;es insuffisantes pour d&#233;clencher une mesure de protection. Pour &#171; &lt;i&gt;pouvoir savoir&lt;/i&gt; &#187;, les autorit&#233;s
demandent des &#171; &lt;i&gt;&#233;l&#233;ments objectifs&lt;/i&gt; &#187; non pas &#224; Razia mais aux personnes qui l'ont aid&#233;e pendant sa fuite plusieurs mois auparavant. Alors que l'agresseur est &#224; ce moment-l&#224; &#224; Besan&#231;on o&#249; il terrifie Razia d&#232;s qu'elle sort de l'appartement de Femmes Solidarit&#233;. Ses enfants finiront d&#233;scolaris&#233;s et elle enferm&#233;e jour et nuit pendant de longs mois, dans l'attente de la d&#233;cision de la mesure de protection.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une image qui ne correspond pas &#224; la norme victimaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On ne l'&#233;coute pas&lt;/strong&gt;, on ne la lit pas, mais on la regarde, en noir et blanc muet sur une vid&#233;o de surveillance devant l'&#233;cole. On interpr&#232;te son comportement, avec tous les biais sexistes et culturalistes : face &#224; son agresseur, sa gestuelle n'est pas celle d'une femme apeur&#233;e mais &#171; &lt;i&gt;v&#233;h&#233;mente&lt;/i&gt; &#187;, elle n'est donc pas consid&#233;r&#233;e en danger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; &lt;i&gt;Les exploitations vid&#233;o&lt;/strong&gt; laissaient appara&#238;tre une plaignante v&#233;h&#233;mente par rapport &#224; son mari. On ne dit pas que Madame &#233;tait agresseur, on avait le sentiment &#224; la lecture des vid&#233;os que la femme &#233;tait plus v&#233;h&#233;mente, on n'avait que l'image.&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;M&#234;me conf&#233;rence de presse du lundi 5 novembre 2018.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette sc&#232;ne a lieu&lt;/strong&gt; alors qu'une mesure de protection est enfin ordonn&#233;e et que l'agresseur a re&#231;u une interdiction d'approcher Razia, mais cela n'est absolument pas pris en compte par la police. Quand elle &#233;tait silencieuse, elle &#233;tait vue comme une &#233;pouse &#171; normalement domin&#233;e &#187; alors qu'elle &#233;tait terrifi&#233;e par les menaces de mort de son ex-mari. Appuy&#233; par des personnes influentes de la communaut&#233; afghane de Marseille, il avait r&#233;ussi &#224; lui faire quitter Toulon o&#249; elle &#233;tait &#224; l'abri, et &#224; lui faire d&#233;poser une demande d'asile avec lui &#224; Marseille.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Au nom du p&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; la Pada&lt;/strong&gt; (Plateforme d'accueil des demandeurs d'asile) de Marseille, aucune information n'ayant &#233;t&#233; transmise sur les raisons de la s&#233;paration administrative de Razia et M. Askari, la personne qui les accueille pour r&#233;diger le r&#233;cit pour
l'Ofpra (Office fran&#231;ais de protection des r&#233;fugi&#233;s et apatrides) accepte que le chef de famille dicte le r&#233;cit sans que Razia ne prononce un seul mot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plus tard&lt;/strong&gt;, c'est en toute connaissance du danger encouru par Razia que la S&#233;curit&#233; sociale n'a pas enregistr&#233; les enfants sous le num&#233;ro d'identification de leur m&#232;re. Le motif ? Les actes de naissances afghans ne mentionnant pas la m&#232;re, la
filiation n'est &#233;tablie qu'avec le p&#232;re. Apr&#232;s les soins, la CPAM (Caisse primaire d'assurance maladie) lui envoie donc les relev&#233;s, ce qui lui permet de localiser
Razia et les enfants &#224; Besan&#231;on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les traducteurs &lt;/strong&gt;et autres &#171; personnes de confiance &#187; des autorit&#233;s sont tous des alli&#233;s du mari. Le traducteur de la premi&#232;re plainte s'empresse de divulguer &#224; la communaut&#233; afghane de Marseille la d&#233;marche de Razia, ce qui lui vaudra encore plus de pressions pour la dissuader de porter plainte. Lors de la troisi&#232;me plainte, alors que Razia a chang&#233; plusieurs fois de num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone, celui qu'elle donne &#224; la police sera aussit&#244;t livr&#233; au mari.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des institutions peu ou pas r&#233;actives&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SOS Femmes&lt;/strong&gt; a mis trois mois &#224; trouver dans son r&#233;seau un h&#233;bergement hors de Marseille. Le principal frein est l'absence de financement Caf (Caisse d'allocations familiales) ou Ofii (Office fran&#231;ais de l'immigration et de l'int&#233;gration&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Qui glose ainsi sur son site internet : &#171; Fid&#232;le &#224; sa tradition d'accueil et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;), sans parler du manque de moyens humains, avec du personnel non remplac&#233; pendant les cong&#233;s. Il y avait bien une place libre dans un centre d'accueil pour femmes victimes de violence en Ard&#232;che, mais la commission des financeurs a refus&#233; de la lui attribuer car en tant que r&#233;fugi&#233;e, elle relevait de l'Ofii.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pendant l'&#233;t&#233; 2017&lt;/strong&gt;, Razia n'a pas trouv&#233; d'aide hors des r&#233;seaux alternatifs f&#233;ministes pour &#233;chapper &#224; son assassin. L'Ofii, saisi d'une demande d'h&#233;bergement hors Marseille pour &#233;loignement d'une personne en danger de mort depuis juillet 2017, n'a jamais daign&#233; r&#233;pondre, malgr&#233; plusieurs relances de la Pada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Ofpra a mis onze mois&lt;/strong&gt; - un d&#233;lai exceptionnellement long - pour r&#233;pondre &#224; la demande d'asile de Razia, apr&#232;s l'entretien o&#249; elle s'est expliqu&#233;e sur son authentique r&#233;cit de vie et a d&#233;nonc&#233; les menaces de mort. La r&#233;ponse, positive, a &#233;t&#233; post&#233;e trois jours apr&#232;s sa mort.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La double peine : femme et en demande d'asile&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; &lt;i&gt;J'entends l'incompr&#233;hension&lt;/strong&gt; et l'&#233;motion. La question qui se pose c'est : qu'est-ce qu'on peut faire ?&lt;/i&gt;, s'est interrog&#233; Monsieur le procureur. &lt;i&gt;Modestement, je n'ai pas la solution.&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Conf&#233;rence de presse pr&#233;cit&#233;e du lundi 5 novembre 2018.&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La mort &lt;/strong&gt; de Razia, femme d'exception qui a pu r&#233;sister pendant des ann&#233;es &#224; la domination patriarcale, ne doit surtout pas &#234;tre transform&#233;e en le&#231;on de fatalisme, f&#251;t-elle &#171; modeste &#187; comme celle du procureur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'assassinat &lt;/strong&gt;de Razia est un f&#233;minicide&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le f&#233;minicide n'est pas reconnu dans la loi fran&#231;aise ; la cat&#233;gorie &#171; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;, exactement comme les 200 autres commis en France chaque ann&#233;e, ind&#233;pendamment du contexte religieux ou culturel de chaque cas. Elle a &#233;t&#233; tu&#233;e par un homme qui pense avoir droit de vie ou de mort sur elle parce qu'elle est &#171; sa &#187; femme. Ceci est rendu possible par les actions et par les inactions institutionnelles d'un pays, la France, rong&#233; par le sexisme quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi le syst&#232;me de &#171; protection &#187;&lt;/strong&gt; de ce pays n'est-il qu'un leurre ? Est-ce &#224; cause du manque de moyens policiers ou judiciaires que g&#233;n&#233;ralement les deux premi&#232;res demandes de protection sont class&#233;es sans suite, qu'&#224; la troisi&#232;me plainte l'agresseur n'est convoqu&#233; qu'une petite heure, que la mise en route de l'ordonnance de protection prend toujours plusieurs mois ? Est-ce par modestie que le l&#233;gislateur appelle &#171; mesure de protection &#187; une simple injonction &#224; l'agresseur de ne pas approcher l'agress&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Menteuses, manipulatrices&lt;/strong&gt;, voleuses d'enfants... la parole des femmes victimes de violence n'est jamais l&#233;gitime. Les demandeuses d'asile sont, en plus, par racisme, soup&#231;onn&#233;es de faire ces d&#233;marches pour avoir des papiers ; elles ont rarement acc&#232;s &#224; des traductions ind&#233;pendantes de pression sociale ou politique. En situation pr&#233;caire, isol&#233;es, elles d&#233;pendent plus encore que d'autres des institutions de ce pays. Alors cessons le d&#233;ni : il y avait, et il y a des solutions.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Collectif V&#233;rit&#233; et Justice pour Razia&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;i&gt;(collectif-justice-et-verite-pour-razia@riseup.net)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Judiciairement parlant, tout individu reste pr&#233;sum&#233; innocent tant que sa culpabilit&#233; n'est pas formellement &#233;tablie.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Conf&#233;rence de presse du lundi 5 novembre 2018.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Selon Solidarit&#233; femmes 25, association de protection des femmes victimes de violences conjugales : &lt;a href=&#034;https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/doubs/besancon/meurtre-razia-besancon-combien-plaintes-razia-aurait-elle-du-deposer-encore-s-interroge-solidarite-femmes-1569760.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;lire l'article de France 3 Bourgogne-Franche-Comt&#233;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;La pr&#233;somption de consentement dans le cadre du mariage a disparu avec la loi du 9 juillet 2010. L'article 222-22 du code p&#233;nal pr&#233;voit d&#233;sormais : &#171; &lt;i&gt;Le viol et les autres agressions sexuelles sont constitu&#233;s lorsqu'ils ont &#233;t&#233; impos&#233;s &#224; la victime&lt;/i&gt; (...) &lt;i&gt;quelle que soit la nature des relations existant entre l'agresseur et sa victime, y compris s'ils sont unis par les liens du mariage.&lt;/i&gt; &#187; C'est aussi une circonstance aggravante de la peine, jusqu'&#224; 20 ans (au lieu de 15 ans)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;M&#234;me conf&#233;rence de presse du lundi 5 novembre 2018.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Qui glose ainsi sur son &lt;a href=&#034;http://www.ofii.fr/qui-sommes-nous&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;site internet&lt;/a&gt; : &#171; &lt;i&gt;Fid&#232;le &#224; sa tradition d'accueil et d'int&#233;gration, la France conduit, en mati&#232;re d'immigration, une politique faite de g&#233;n&#233;rosit&#233; et d'humanisme avec, comme ligne d'horizon, le d&#233;passement des valeurs d'origine et l'adh&#233;sion &#224; des valeurs communes qui sont celles de la R&#233;publique&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Conf&#233;rence de presse pr&#233;cit&#233;e du lundi 5 novembre 2018.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le f&#233;minicide n'est pas reconnu dans la loi fran&#231;aise ; la cat&#233;gorie &#171; homicide &#187; n'a que deux sous-cat&#233;gories : parricide et infanticide. La loi du 27 janvier 2017 permet d'aggraver les crimes ou d&#233;lits commis en raison du sexe de la victime.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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