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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Femmes sans enfant : le choix de passer son tour</title>
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		<dc:creator>Claire Feasson</dc:creator>


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&lt;p&gt;C'est un des nombreux aspects du contr&#244;le patriarcal sur le ventre des femmes : leur assignation au travail invisible et gratuit de la reproduction. R&#233;sistant &#224; une pression sociale persistante, certaines disent non. T&#233;moignages. Pass&#233; la trentaine, on n'y &#233;chappe pas : &#171; Et toi tu veux des enfants ? &#187; Sempiternelle question dont le sous-entendu implicite &#8211; &#171; Quand est-ce que tu t'y mets ? &#187; &#8211; ne laisse pas vraiment la possibilit&#233; de r&#233;pondre par la n&#233;gative. En 2019 en France, la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Nadia-Berz" rel="tag"&gt;Nadia Berz&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est un des nombreux aspects du contr&#244;le patriarcal sur le ventre des femmes : leur assignation au travail invisible et gratuit de la reproduction. R&#233;sistant &#224; une pression sociale persistante, certaines disent non. T&#233;moignages.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3163 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH674/-1382-1fc66.jpg?1768649327' width='400' height='674' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Nadia Berz
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;P&lt;/span&gt;ass&#233; la trentaine, on n'y &#233;chappe pas : &#171; &lt;i&gt;Et toi tu veux des enfants ?&lt;/i&gt; &#187; Sempiternelle question dont le sous-entendu implicite &#8211; &#171; &lt;i&gt;Quand est-ce que tu t'y mets ?&lt;/i&gt; &#187; &#8211; ne laisse pas vraiment la possibilit&#233; de r&#233;pondre par la n&#233;gative. En 2019 en France, la maternit&#233; demeure un passage oblig&#233;, et seule une extr&#234;me minorit&#233; de la population hexagonale d&#233;clare ne pas avoir d'enfant par choix&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;5 % de la population (hommes et femmes confondus), selon une enqu&#234;te de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment d&#233;m&#234;ler ce qui nous appartient pleinement dans un &#233;ventuel d&#233;sir de maternit&#233; et ce qui rel&#232;ve des injonctions de la soci&#233;t&#233;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Notons au passage que l'institution familiale est encore aujourd'hui un des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; ? Afin de questionner le fameux instinct maternel, la soi-disant &#233;vidence de devenir m&#232;re, la r&#233;duction essentialisante de la femme &#224; son appareil reproductif, la pr&#233;tendue horloge biologique... j'ai interview&#233; des femmes de mon entourage assumant et revendiquant leur statut de nullipare&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nullipare : n'ayant jamais accouch&#233;. La retranscription de ces &#233;changes a (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. De quoi contrer la doxa selon laquelle &#171; &lt;i&gt;une femme sans enfant est avant tout &#233;go&#239;ste, a forc&#233;ment rat&#233; sa vie et doit &#234;tre compl&#232;tement frustr&#233;e&lt;/i&gt; &#187;. Comme si elle ne pouvait pas s'&#233;panouir par ailleurs, et juste pour elle-m&#234;me...&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;La libert&#233; de l'impr&#233;vu&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D'aussi loin qu'elles se souviennent, certaines ont toujours eu le d&#233;sir de ne pas en avoir. Pour d'autres, les enjeux ont &#233;volu&#233; avec le temps. Mais comme la plupart vivent des histoires de couple plut&#244;t longues et stables, l'hypoth&#232;se selon laquelle ce ne serait juste pas &#171; le bon partenaire &#187; se r&#233;v&#232;le peu probable ; la peur de s'engager avec son compagnon sur la dur&#233;e non plus. Quant &#224; celles qui sont c&#233;libataires, peut-&#234;tre subjectivent-elles plus la situation comme un &#233;tat de fait, dont elles ne ma&#238;trisent pas toujours les param&#232;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors pourquoi ne pas faire d'enfant ? La priorit&#233; donn&#233;e &#224; la libert&#233;, le refus du compromis et l'allergie aux contraintes sont les raisons invoqu&#233;es le plus souvent. &#201;merge aussi ce qu'on pourrait nommer une &#171; revendication de la pr&#233;carit&#233; &#187;, o&#249; instabilit&#233; rime avec mobilit&#233; &#233;mancipatrice. C'est un peu ce que dit Lou : &#171; &lt;i&gt;L'id&#233;e d'un CDI m'angoisse, j'aurais l'impression d'&#234;tre encha&#238;n&#233;e. Ce serait s&#251;rement plus rassurant de r&#233;pondre &#224; la norme, mais la libert&#233; ne peut aller sans son lot d'incertitudes.&lt;/i&gt; &#187; Lucile va encore plus loin dans le parall&#232;le : &#171; &lt;i&gt;Je consid&#232;re la maternit&#233; comme un vrai travail, je refuse de porter la responsabilit&#233; de cet investissement &#224; vie.&lt;/i&gt; &#187; M&#233;fiance envers l'aspect irr&#233;versible de la chose et volont&#233; de privil&#233;gier un autre mode de vie o&#249;, par comparaison, tout est encore possible facilement et &#224; l'improviste : partir quelques jours ou plus sans &#234;tre coinc&#233;e par l'obligation de l'&#233;cole, sortir le soir, avoir du temps pour soi, passer ses week-ends sur des salons du livre engag&#233;, etc. Certaines d&#233;noncent clairement le contr&#244;le social limitant qu'incarnent les liens familiaux. Leila : &#171; &lt;i&gt;Je veux pouvoir &#234;tre disponible pour les rassemblements de derni&#232;re minute, les manifs, les r&#233;unions de militants. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Choisir sa famille&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Leurs r&#233;ticences vis-&#224;-vis du huis clos fusionnel de la cellule familiale nucl&#233;aire &#233;tant nombreuses, elles sont plusieurs &#224; &#233;voquer d'autres alternatives plus collectives : l'habitat partag&#233;, la colocation ou, avec un demi-sourire, le fantasme de la garde altern&#233;e &#8211; cette id&#233;e d'&#233;lever &#171; un enfant &#224; quatre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion de &#171; famille choisie &#187; fait son chemin, et certaines pensent &#224; des r&#233;seaux de solidarit&#233;s pour leurs vieux jours. Inspir&#233;es par le mod&#232;le des Babayagas de Montreuil, elles imaginent une maison de retraite libertaire et alternative. De toute fa&#231;on, comme le dit tr&#232;s justement Lucia : &#171; &lt;i&gt;Tu ne vas pas faire des gosses pour qu'ils te torchent le cul &#224; 80 ans. &#187;&lt;/i&gt; La question des possibles regrets ult&#233;rieurs ? Idem : &#171; &lt;i&gt;Faire quelque chose dont tu n'as pas envie maintenant afin d'anticiper d'&#233;ventuels regrets plus tard... &#231;a para&#238;t absurde, non ?&lt;/i&gt; &#187; Quant &#224; la perspective de laisser ou non des traces de son passage sur Terre, Lou tranche : &#171; &lt;i&gt;Avoir des enfants cr&#233;e une sorte de tampon, de d&#233;rivatif, qui permet de contourner les questionnements m&#233;taphysiques existentiels. C'est rassurant puisque &#231;a l&#233;gitime, &#231;a justifie ton existence, alors que nous, on doit trouver du sens dans nos vies par nous-m&#234;mes. &#187;&lt;/i&gt; Dans cette vision fantasm&#233;e et manich&#233;enne de la psych&#233; des parents, il y a certainement un fond de v&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; On est matraqu&#233;es dans ce but-l&#224;... &#187;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En &#233;coutant ces femmes, on per&#231;oit assez vite le poids de la norme procr&#233;ative. Rosa s'en &#233;nerve : &#171; &lt;i&gt;Si vraiment, pour devenir une femme accomplie, il faut avoir des enfants, alors qu'est-ce qu'on fait de celles qui ne peuvent pas en avoir ? T'es quoi si t'es pas une femme ?&lt;/i&gt; &#187; L'entourage proche met souvent la pression, m&#234;me de mani&#232;re diffuse et t&#233;nue. &#171; &lt;i&gt;T'as l'impression d'&#234;tre la paum&#233;e qui a pas pu faire de choix, &lt;/i&gt;confie Julie. &lt;i&gt;Tu d&#233;ranges, en tant que femme seule et ind&#233;pendante, voire m&#234;me tu apparais comme une rivale mena&#231;ante. Bonjour la sororit&#233;...&lt;/i&gt; &#187; Elle pr&#233;cise : &#171; &lt;i&gt;Cela dit, l'injonction est surtout int&#233;rioris&#233;e, t'as pas franchement besoin de piq&#251;res de rappels, tu le sais... On est conditionn&#233;es, matraqu&#233;es, programm&#233;es dans ce but-l&#224;. Et puis, le fait de ne pas en avoir &#224; soi ne signifie pas pour autant que tu n'entretiens pas des liens tr&#232;s profonds avec les enfants de tes potes.&lt;/i&gt; &#187; Plusieurs de nos interview&#233;es insistent aussi sur la n&#233;cessit&#233; et l'envie d'incarner un autre mod&#232;le, hors des r&#233;f&#233;rents parentaux, celui d' &#187; &lt;i&gt;une sorte de marraine, avec qui il est possible de transgresser les r&#232;gles&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'on questionne na&#239;vement l'&#233;ventuelle potentialit&#233; d'ascension sociale ou du moins l'implication plus forte dans un champ d'investissement b&#233;n&#233;vole que permettrait le fait de ne pas avoir d'enfant, certaines s'agacent : &#171; &lt;i&gt;En fait t'es pardonn&#233;e de ne pas avoir d'enfant si tu cr&#233;es. Y a pas d'alternative... tu ponds un livre ou tu ponds un gosse ! Mais j'ai le droit d'exister tout simplement ?&lt;/i&gt; &#187; Quoi qu'elles fassent, leurs faits et gestes seront toujours per&#231;us &#224; travers le prisme de leur non-maternit&#233;, comme une &#171; compensation &#187;. Ou bien l'on consid&#232;re que l'absence d'enfant est la preuve de leur &#171; incapacit&#233; &#187; &#224; assumer la double journ&#233;e&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les femmes, outre leur activit&#233; salari&#233;e, assurent les deux tiers des t&#226;ches (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;. Cela &#233;tant, si l'id&#233;e qu'une artiste cr&#233;e par n&#233;cessit&#233; et non par besoin de &#171; combler un manque &#187; est commun&#233;ment partag&#233;e, il est aussi &#233;vident que le faible pourcentage de femmes artistes, &#233;crivaines ou scientifiques est une cons&#233;quence directe, entre autres, de l'aspect chronophage de la maternit&#233;. Dans son essai &lt;i&gt;Sorci&#232;res&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sous-titr&#233; La puissance invaincue des femmes, &#233;d. Zones, 2018.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;, Mona Chollet illustre bien les in&#233;galit&#233;s de l'assignation genr&#233;e, notamment en termes de charge mentale et domestique.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Une charge &#233;ducative mal r&#233;partie&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour une partie de nos interview&#233;es, l'in&#233;galit&#233; genr&#233;e dans la prise en charge &#233;ducative est un &#233;l&#233;ment dissuasif compl&#233;mentaire, m&#234;me si elles auraient plut&#244;t confiance dans la r&#233;partition des t&#226;ches avec leur partenaire si jamais elles changeaient d'avis. D'autres, au contraire, y voient un vrai obstacle. Leila : &#171; &lt;i&gt;J'ai l'impression qu'on est forc&#233;ment prises au pi&#232;ge en tant que femme, la charge mentale est plus lourde, la maternit&#233; nous assigne &#224; notre r&#244;le genr&#233;.&lt;/i&gt; &#187; Lucile rejoint cette analyse : &#187; &lt;i&gt;La maternit&#233; ne m'a jamais fait r&#234;ver, peut-&#234;tre parce que j'ai toujours su que le prix &#224; payer &#233;tait hyper &#233;lev&#233; ; j'ai vu des m&#232;res manifester trop de d&#233;sarroi et d'inqui&#233;tude par rapport &#224; l'&#233;ducation de leur enfant.&lt;/i&gt; &#187; Sans parler des cas de s&#233;paration o&#249; les m&#232;res c&#233;libataires se retrouvent souvent seules &#224; g&#233;rer leur m&#244;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travaux de Fran&#231;oise H&#233;ritier, Christine Delphy et Silvia Federici l'ont clairement d&#233;montr&#233; : la domination masculine repose en grande partie sur le contr&#244;le des capacit&#233;s reproductrices des femmes. Si l'on d&#233;sirait vraiment l'&#233;galit&#233; entre les deux sexes, on ferait en sorte que la prise en charge de la maternit&#233; n'incombe plus exclusivement aux femmes.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Claire Feasson&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;5 % de la population (hommes et femmes confondus), selon une enqu&#234;te de l'Ined et de l'Inserm cit&#233;e dans &#171; Rester sans enfant : un choix de vie &#224; contre-courant &#187;, &lt;i&gt;Population et soci&#233;t&#233;&lt;/i&gt;, 2014.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Notons au passage que l'institution familiale est encore aujourd'hui un des moyens les plus efficaces de maintenir le patriarcat.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Nullipare : n'ayant jamais accouch&#233;. La retranscription de ces &#233;changes a donn&#233; lieu &#224; un premier article paru dans la revue &lt;i&gt;Panth&#232;re Premi&#232;re&lt;/i&gt; (n&#176; 4, &#233;t&#233; 2019).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Les femmes, outre leur activit&#233; salari&#233;e, assurent les deux tiers des t&#226;ches m&#233;nag&#232;res (enqu&#234;te Insee, 2011).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Sous-titr&#233; &lt;i&gt;La puissance invaincue des femmes&lt;/i&gt;, &#233;d. Zones, 2018.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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