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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Morts de la rue : la liste infinie</title>
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		<dc:creator>Francesco Nocera</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, &#224; l'arriv&#233;e du froid, les pouvoirs publics vantent leurs dispositifs d'h&#233;bergement d'urgence pour les sans-logis. Chaque ann&#233;e pourtant, les victimes mortelles de l'exclusion sociale se comptent par centaines, voire par milliers. Le collectif Les Morts de la rue se bat pour leur dignit&#233;. Tout en haut de la liste, il y a ces deux pr&#233;noms : Damian et Ladislav. Il y a leur &#226;ge, 38 et 37 ans, puis un lieu : le 10e arrondissement de Paris. Viennent ensuite Jeff, 34 ans, &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no181-novembre-2019" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;181 (novembre 2019)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, &#224; l'arriv&#233;e du froid, les pouvoirs publics vantent leurs dispositifs d'h&#233;bergement d'urgence pour les sans-logis. Chaque ann&#233;e pourtant, les victimes mortelles de l'exclusion sociale se comptent par centaines, voire par milliers. Le collectif Les Morts de la rue se bat pour leur dignit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3179 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH353/-1398-8b67d.jpg?1768731507' width='500' height='353' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Mortimer
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;T&lt;/span&gt;out en haut de la liste, il y a ces deux pr&#233;noms : Damian et Ladislav. Il y a leur &#226;ge, 38 et 37 ans, puis un lieu : le 10&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement de Paris. Viennent ensuite Jeff, 34 ans, &#224; Cavaillon (Vaucluse) ; Thibaut, 26 ans, &#224; Grenoble (Is&#232;re) ; et enfin Willy, 47 ans, au Kremlin-Bic&#234;tre (Val-de-Marne). Pour tous, la m&#234;me date : 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; janvier 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but octobre, le collectif Les Morts de la rue (CMDR) d&#233;comptait d&#233;j&#224; 317 d&#233;c&#232;s de personnes &#171; &lt;i&gt;sans chez-soi&lt;/i&gt; &#187; en 2019 dans l'Hexagone&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La liste est disponible sur le site du CMDR : Mortsdelarue.org.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Pour toute l'ann&#233;e 2018, il en avait recens&#233; 566. Le nombre r&#233;el est sans doute &#171; &lt;i&gt;trois ou quatre fois sup&#233;rieur&lt;/i&gt; &#187;, estime Guillaume Keller-Ruscher, de l'association strasbourgeoise Grain de Sable, relais alsacien du CMDR.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que les m&#233;dias n'en parlent qu'en hiver, la Grande Faucheuse ne prend pas de cong&#233;s avec le retour des hirondelles : dans la rue, on meurt toute l'ann&#233;e. Et on y meurt jeune : sur la p&#233;riode 2018-2019, le CMDR a calcul&#233; un &#226;ge moyen de d&#233;c&#232;s de 48 ans, l&#224; o&#249; le quidam moyen peut esp&#233;rer d&#233;passer les 82 ans...&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Manque de moyens&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ces constats accablants posent &#233;videmment la question de la prise en charge sociale de la grande pauvret&#233;, alors que le 115 &lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La plateforme t&#233;l&#233;phonique cens&#233;e proposer des h&#233;bergements d'urgence.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; est structurellement satur&#233;. &#171; &lt;i&gt;En hiver, l'h&#233;bergement d'urgence, c'est beaucoup de pub. Les pouvoirs publics disent qu'ils vont rajouter des structures d'h&#233;bergement, mais c'est toute l'ann&#233;e que le manque se fait sentir&lt;/i&gt; &#187;, recadre Guillaume Keller-Ruscher. Du reste, en 2018, le gouvernement a d&#233;cid&#233; de sabrer 57 millions d'euros en quatre ans aux centres d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS), un dispositif de prise en charge de moyen et long termes. Le raisonnement essentiel semble &#234;tre la r&#233;duction des co&#251;ts, la logique &#233;tant de &#171; &lt;i&gt;rogner sur les personnels&lt;/i&gt; &#187;, analyse Guillaume Keller-Ruscher. Un exemple ? &#171; &lt;i&gt;Les accueils de nuit, o&#249; il s'agit de passer par des veilleurs de nuit plut&#244;t que par des travailleurs sociaux. Une logique de l'&#8220;efficience&#8221; se met tout simplement en place.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre r&#233;alit&#233; piquante : d'apr&#232;s les donn&#233;es du CMDR, environ 30 % des morts de la rue sont des exil&#233;s. Pour les demandeurs d'asile, les places d'h&#233;bergement de droit manquent par dizaines de milliers. Et puis, &#171; &lt;i&gt;une fois qu'ils sont d&#233;bout&#233;s et qu'ils n'ont pas de titre de s&#233;jour, c'est comme s'ils n'existaient plus pour les institutions&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;plore Germain Mignot, de Caritas Strasbourg. Gageons que la circulaire &#233;mise cet &#233;t&#233; par le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur n'arrangera rien : elle demande que les Services int&#233;gr&#233;s de l'accueil et de l'orientation (SIAO) communiquent chaque mois &#224; l'Ofii (Office fran&#231;ais de l'immigration et l'int&#233;gration) la liste des personnes demandeuses d'asile ou r&#233;fugi&#233;es h&#233;berg&#233;es par le 115. De quoi en inciter plus d'un &#224; pr&#233;f&#233;rer la rue &#224; un foyer d'o&#249; il risquerait l'expulsion vers le pays qu'il a fui&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Contre l'oubli &#233;ternel&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, ce sont donc probablement plusieurs milliers de personnes qui meurent dans la rue, ou du moins &lt;i&gt;de&lt;/i&gt; la rue. Pour la plupart, on n'en saura jamais rien. Celles qui auront la &#171; chance &#187; d'&#234;tre identifi&#233;es auront droit &#224; leur nom sur une tombe &#8211; ou &#224; un simple surnom, &#224; d&#233;faut d'identit&#233; compl&#232;te. Les autres rejoindront la longue liste des morts &#224; la s&#233;pulture anonyme, avant d'&#234;tre exhum&#233;s &#224; la fin de la concession pour laisser la place &#224; d'autres, et se retrouver ainsi d&#233;finitivement effac&#233;s des m&#233;moires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est contre cette &#233;ternit&#233; de l'oubli que l'association Grain de Sable se bat. En coordination avec d'autres organisations locales (Caritas, M&#233;decins du Monde, le Secours populaire, etc.), elle tente de centraliser les informations, de recenser les d&#233;c&#232;s. Elle t&#226;che d'&#234;tre pr&#233;sente au moment des fun&#233;railles et d'y rassembler ceux qui ont connu la personne, mais aussi d'entretenir les s&#233;pultures. En r&#233;sum&#233; : veiller &#224; la m&#233;moire de ces hommes et de ces femmes abandonn&#233;s de tous &#8211; un &#233;chec collectif de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Strasbourg, dans la cour de l'&#233;glise Saint-Pierre-le-Vieux, les morts de la rue ont depuis 2017 leur plaque comm&#233;morative. &#171; &lt;i&gt;Une c&#233;r&#233;monie en leur nom y est organis&#233;e tous les premiers samedis de novembre depuis 2014&lt;/i&gt; &#187;, confie Guillaume Keller-Ruscher. Un tissu brun avec un arbre dessin&#233;, nomm&#233; l'arbre de vie, o&#249; figurent les pr&#233;noms des personnes mortes durant l'ann&#233;e (18 &#224; Strasbourg en 2018), orne pour l'occasion la grille de l'&#233;glise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette ann&#233;e, parmi les pr&#233;noms, il y aura sans doute celui de Habib. Le 25 mai, ce jeune Afghan d'une vingtaine d'ann&#233;es s'est pendu dans le parc du Glacis, &#224; Strasbourg. La veille, il avait vainement essay&#233; de joindre le 115 pour une place d'h&#233;bergement.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Francesco Nocera&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;La liste est disponible sur le site du CMDR : &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://mortsdelarue.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mortsdelarue.org&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;La plateforme t&#233;l&#233;phonique cens&#233;e proposer des h&#233;bergements d'urgence.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La num&#233;risation des SDF</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/La-numerisation-des-SDF</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/La-numerisation-des-SDF</guid>
		<dc:date>2012-04-21T05:15:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Momo Br&#252;cke</dc:creator>


		<dc:subject>XIXe si&#232;cle</dc:subject>
		<dc:subject>d'h&#233;bergement</dc:subject>
		<dc:subject>Michel</dc:subject>
		<dc:subject>Trouver</dc:subject>
		<dc:subject>L&#233;on Lef&#233;bure</dc:subject>
		<dc:subject>dit Michel</dc:subject>
		<dc:subject>lib&#233;ral L&#233;on</dc:subject>
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		<dc:subject>Office central</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Rationaliser le co&#251;t des pauvres, tel est l'objectif permanent de la gestion du social. Et pour ce faire, on peut compter sur la mise en place de machines &#224; gaz bureaucratiques et inefficaces. Un exemple nous est donn&#233; avec l'indigente prise en charge des sans-abri. Depuis la fin du XIXe si&#232;cle, la complainte des gestionnaires de la pauvret&#233; est toujours la m&#234;me. &#171; Que d'efforts perdus faute d'&#234;tre coordonn&#233;s, que de ressources &#233;parpill&#233;es sur des indignes ! &#187;, se plaignait d&#233;j&#224; le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no98-mars-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;98 (mars 2012)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/XIXe-siecle" rel="tag"&gt;XIXe si&#232;cle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/d-hebergement" rel="tag"&gt;d'h&#233;bergement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Michel-4528" rel="tag"&gt;Michel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Trouver" rel="tag"&gt;Trouver&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Leon-Lefebure" rel="tag"&gt;L&#233;on Lef&#233;bure&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/dit-Michel" rel="tag"&gt;dit Michel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/liberal-Leon" rel="tag"&gt;lib&#233;ral L&#233;on&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/SIAO" rel="tag"&gt;SIAO&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/d-un-Office" rel="tag"&gt;d'un Office&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Office-central" rel="tag"&gt;Office central&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Rationaliser le co&#251;t des pauvres, tel est l'objectif permanent de la gestion du social. Et pour ce faire, on peut compter sur la mise en place de machines &#224; gaz bureaucratiques et inefficaces. Un exemple nous est donn&#233; avec l'indigente prise en charge des sans-abri.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis la fin du XIXe si&#232;cle, la complainte des gestionnaires de la pauvret&#233; est toujours la m&#234;me. &lt;i&gt;&#171; Que d'efforts perdus faute d'&#234;tre coordonn&#233;s, que de ressources &#233;parpill&#233;es sur des indignes ! &#187;&lt;/i&gt;, se plaignait d&#233;j&#224; le politicien lib&#233;ral L&#233;on Lef&#233;bure en 1889. Lui pr&#233;conisait de cr&#233;er une multitude de p&#244;les de savoirs locaux, centralis&#233;s au sein d'un Office central des &#339;uvres de bienfaisance afin de cerner les &#233;volutions du paup&#233;risme et de trouver le meilleur moyen de les combattre. Quelque cent vingt ans plus tard, une nouvelle proposition de centralisation est faite &#224; grand renfort d'informatisation et de th&#233;orie manag&#233;riale : le Service int&#233;gr&#233; de l'accueil et de l'orientation (SIAO&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. B&#233;r&#233;nice Kalo, &#171; Les &#201;crans du social &#187;, revue Z n&#176;5, automne 2011.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;) et les Plans d&#233;partementaux accueil h&#233;bergement insertion (PDAHI). Ces deux outils visent &lt;i&gt;&#171; une meilleure ad&#233;quation entre l'offre et la demande d'h&#233;bergement &#187;&lt;/i&gt; &#224; destination des Sans domicile fixe (SDF). On centralise les informations avec l'id&#233;e de minimiser l'&#233;parpillement des d&#233;penses. Aux travailleurs sociaux agissant &#224; la base de se soumettre &#224; ces nouveaux outils que leur propose la Direction g&#233;n&#233;rale de la coh&#233;sion sociale et de les nourrir d'une masse d'informations concernant les individus dans le besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concr&#232;tement, ce nouveau dispositif fonctionne de la mani&#232;re suivante : l'&#233;duc doit faire des pr&#233;conisations au SIAO pour chaque cas particulier afin qu'une des quatre commissions hebdomadaires &#8211; r&#233;unissant la plupart des associations d&#233;partementales s'occupant d'h&#233;bergement et d'insertion &#8211; examine la demande. Il s'agit d'abord de remplir une fiche-questionnaire. &lt;i&gt;&#171; Si tu suis toutes les questions&lt;/i&gt;, dit Michel, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; dans un centre d'h&#233;bergement d'urgence durant cet hiver, &lt;i&gt;cette fiche donne une impression de prise en charge. Tu en as pas mal qui ont envie d'y croire. &#187; &lt;/i&gt; C'est ce que la novlangue technocratique nomme : &lt;i&gt;&#171; convier les usagers aux r&#233;flexions strat&#233;giques pour &#233;valuer les nouvelles orientations publiques. &#187;&lt;/i&gt; Mais comme le pr&#233;cise l'&#233;ducateur, un certain nombre de questions sont aberrantes : &lt;i&gt;&#171; &#199;a n'a aucun sens de demander &#224; quelqu'un qui ne peut m&#234;me pas trouver un lieu fixe chaque soir : alors, votre logement, plut&#244;t &#224; Paris intra-muros ou plut&#244;t en &#206;le-de-France ? &#187;&lt;/i&gt; Les SDF sont rarement en mesure de trouver autre chose que des structures d'h&#233;bergement. Un certain nombre de cases, ne servant &#224; rien, sont donc &lt;i&gt;&#171; remplies pour la forme &#187;&lt;/i&gt;. Manifestement, l'essentiel est de donner l'apparence d'une r&#233;elle activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En deux mois, Michel n'a r&#233;ussi qu'&#224; obtenir une seule orientation effective sur les trente-neuf fichiers envoy&#233;s, qui transitent exclusivement par le SIAO. Michel a pourtant essay&#233; d'appeler directement des structures d'accueil qu'il connaissait afin de trouver des solutions rapides. Invariablement, il a re&#231;u la m&#234;me r&#233;ponse : &lt;i&gt;&#171; Il faut passer par le SIAO. &#187;&lt;/i&gt; Mais, paradoxalement, la pression qu'il a pu exercer sur celui-ci &#224; travers ses multiples appels a abouti &#224; trois propositions &#8211; &#233;videmment bancales. Comme quoi les coups de pressions fonctionnent toujours. Comme celle que le SIAO a mis d&#233;but janvier : &lt;i&gt;&#171; Ils nous disaient : &#8220;Envoyez des fiches, envoyez des fiches !&#8221;, parce qu'ils recevaient tr&#232;s peu de fiches. Et ils se sont dit que si personne ne le faisait, c'&#233;tait la merde ! &#187;&lt;/i&gt; Mais, apr&#232;s tout, dit Michel, &lt;i&gt;&#171; tu pourrais clairement les envoyer se faire foutre, vu ce qu'ils proposent. Le probl&#232;me, c'est que t'es face &#224; des mecs qui ont rien, qui sont &#224; la rue... Faut trouver un truc quoi ! Alors&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Cf. B&#233;r&#233;nice Kalo, &#171; Les &#201;crans du social &#187;, revue &lt;a href=&#034;https://www.zite.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Z&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; n&#176;5, automne 2011.&lt;/p&gt;
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