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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Alger, ses bars et ses caf&#233;s</title>
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		<dc:creator>Nedjib Sidi Moussa</dc:creator>


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&lt;p&gt;Dans le centre d'Alger, on trouve un grand nombre de bars et de caf&#233;s. Mais n'allez surtout pas confondre les premiers avec les derniers... Dans le centre d'Alger, on trouve un grand nombre de bars et de caf&#233;s. Mais n'allez pas confondre les premiers avec les derniers. Car cela vous exposerait &#224; quelques d&#233;convenues. Surtout si vous cherchez &#224; entretenir l'image d'un fils ou d'une fille de bonne famille. Consid&#233;rations de base pour &#233;ternels exil&#233;s et &#171; touristes r&#233;volutionnaires &#187;, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/d-un" rel="tag"&gt;d'un&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le centre d'Alger, on trouve un grand nombre de bars et de caf&#233;s. Mais n'allez surtout pas confondre les premiers avec les derniers...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;D&lt;/span&gt;ans le centre d'Alger, on trouve un grand nombre de bars et de caf&#233;s. Mais n'allez pas confondre les premiers avec les derniers. Car cela vous exposerait &#224; quelques d&#233;convenues. Surtout si vous cherchez &#224; entretenir l'image d'un fils ou d'une fille de bonne famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Consid&#233;rations de base&lt;/strong&gt; pour &#233;ternels exil&#233;s et &#171; &lt;i&gt;touristes r&#233;volutionnaires&lt;/i&gt; &#187;, comme on nomme par ici les manifestants arriv&#233;s par voie a&#233;rienne : le bar est un endroit clos, toujours enfum&#233;, essentiellement masculin, o&#249; l'on sert de la bi&#232;re froide en bouteille ; le caf&#233; est un lieu ouvert, souvent enfum&#233;, parfois mixte, o&#249; l'on verse du lait chaud dans un verre. Mais l'int&#233;r&#234;t r&#233;side moins dans ce que l'on peut consommer dans ces espaces de sociabilit&#233; que dans ce que l'on y exp&#233;rimente en soci&#233;t&#233;. Les cinq sens toujours en &#233;veil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ceux qui, le doigt sur la sonnette&lt;/strong&gt;, franchissent la porte m&#233;tallique d'un &#233;tablissement sombre, partagent le sentiment de transgresser une norme, en p&#233;n&#233;trant dans une zone r&#233;serv&#233;e, &#224; l'abri du regard des badauds. &#192; l'int&#233;rieur, les murs exposent ici ou l&#224; des affiches publicitaires des produits mis en vente. Les slogans, tels que &#171; &lt;i&gt;la bi&#232;re de l'homme fort&lt;/i&gt; &#187;, ont de quoi faire bl&#234;mir les f&#233;ministes de toute ob&#233;dience qui s'aventureraient dans ces places fortes de la virilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ceux qui, les mains dans les poches&lt;/strong&gt;, s'approchent d'un comptoir illumin&#233; pour avaler un caf&#233; bien serr&#233; ou du th&#233; maison, ont de grandes chances d'appr&#233;cier au passage un mot d'esprit ou un trait d'humour propres aux vieux citadins. Tandis que les jeunes employ&#233;s s'acharnent sur des percolateurs hors d'&#226;ge, les simples citoyens engloutissent croissants et croquets, en s'abreuvant de Vichy ou de Martinazzi, termes g&#233;n&#233;riques d&#233;signant de l'eau gazeuse et une boisson am&#232;re de couleur rouge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On observe r&#233;guli&#232;rement un jeu&lt;/strong&gt; qui consiste &#224; feinter son groupe pour payer l'addition, en grand seigneur, m&#234;me quand les moyens viennent &#224; manquer. On apprend aussi &#224; esquiver la climatisation trop forte, &#224; reconna&#238;tre les amis, &#224; distinguer les flics en civil, &#224; &#233;viter de parler de n'importe quoi &#224; n'importe qui, &#224; s'&#233;pargner rumeurs ou th&#233;ories fumeuses, cons&#233;quences de l'endogamie et de la confusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D'apr&#232;s les textes en vigueur&lt;/strong&gt;, les d&#233;bits de boissons ne peuvent &#234;tre ouverts que par les titulaires d'une licence de moudjahidine, litt&#233;ralement &#171; combattants de la foi &#187;, &#224; savoir les combattants ou militants ind&#233;pendantistes du Front de lib&#233;ration nationale (FLN), ainsi que leurs ayants droit. Une client&#232;le du r&#233;gime. Une ordonnance de 1975 interdit &#224; ces lieux d'employer des femmes, &#171; &lt;i&gt;&#224; l'exception de l'&#233;pouse du d&#233;bitant&lt;/i&gt; &#187;. Un d&#233;cret de 1975 fixe la limite d'un d&#233;bit pour mille habitants. Tel est le legs de feu le pr&#233;sident Houari Boum&#233;di&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis f&#233;vrier&lt;/strong&gt;, les professionnels de la politique, sans oublier les permanents de la contestation, y compris de gauche, obs&#233;d&#233;s par le prisme &#233;lectoral et (l'impasse de) la repr&#233;sentation, s'&#233;puisent &#224; &#233;chafauder des sc&#233;narios destin&#233;s &#224; maintenir leur tutelle sur le peuple. L'essentiel &#233;tant d'&#233;viter les questions s&#233;rieuses comme la pr&#233;sence de dangereux conservateurs dans les breuvages, l'incorporation excessive de sucre dans le caf&#233; par les torr&#233;facteurs eux-m&#234;mes ou l'impossibilit&#233; de boire un jaune sur une terrasse de la ville, &#224; l'air libre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Se sont-ils inqui&#233;t&#233;s&lt;/strong&gt; de la prolif&#233;ration des capsules de caf&#233; qui multiplient le prix de la consommation par trois ou quatre, acc&#233;l&#233;rant davantage la s&#233;paration entre les d&#233;bits accessibles majoritairement fr&#233;quent&#233;s par les prol&#233;taires et les lieux pris&#233;s par les familles petites bourgeoises ? Quiconque pr&#233;tend chasser le syst&#232;me, son FLN et son personnel, sans toutefois vouloir remettre en cause l'ordre existant, ne m&#233;rite pas que l'on trinque en sa compagnie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quant aux autres&lt;/strong&gt;, marcheurs du mardi (comme les &#233;tudiants) ou du vendredi, r&#233;fractaires du dimanche au samedi, ils sauront pr&#233;server ce qui doit encore l'&#234;tre et transformer tout le reste, en refaisant le monde &#224; l'image de leurs d&#233;sirs lib&#233;r&#233;s. Une boisson chaude ou fra&#238;che entre les doigts.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Nedjib Sidi Moussa&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>El Djaza&#239;r</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/El-Djazair</link>
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		<dc:date>2013-02-10T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathieu L&#233;onard</dc:creator>


		<dc:subject>Culture</dc:subject>
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		<dc:subject>alg&#233;riens</dc:subject>
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		<dc:subject>Djaza&#239;r</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 1978, les Espagnols Luis Garcia (dessinateur), Felipe Hernandez Cava (dessinateur) et Adolfo Usero (sc&#233;nariste) r&#233;pondent &#224; une commande de l'&#201;tat alg&#233;rien pour r&#233;aliser une bande dessin&#233;e &#233;voquant l'histoire des r&#233;sistances alg&#233;riennes depuis la conqu&#234;te jusqu'au matin de la Toussaint rouge. Omar, myst&#233;rieux &#233;missaire du gouvernement d'Alger, fournit la documentation et l'encadrement politique. Cette chronique au crayon-mine, intitul&#233;e El Djaza&#239;r, se voulait un compl&#233;ment graphique au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no106-decembre-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;106 (d&#233;cembre 2012)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/d-Alger" rel="tag"&gt;d'Alger&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Djazair" rel="tag"&gt;Djaza&#239;r&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 1978, les Espagnols Luis Garcia (dessinateur), Felipe Hernandez Cava (dessinateur) et Adolfo Usero (sc&#233;nariste) r&#233;pondent &#224; une commande de l'&#201;tat alg&#233;rien pour r&#233;aliser une bande dessin&#233;e &#233;voquant l'histoire des r&#233;sistances alg&#233;riennes depuis la conqu&#234;te jusqu'au matin de la Toussaint rouge&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le 1 er novembre 1954 voit na&#238;tre le d&#233;but de l'insurrection organis&#233;e par (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_510 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;28&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH551/106-serigrafia-garcia-11a2f.png?1768661026' width='400' height='551' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;s&#233;rigraphie de Luis Garcia
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Omar, myst&#233;rieux &#233;missaire du gouvernement d'Alger, fournit la documentation et l'encadrement politique. Cette chronique au crayon-mine, intitul&#233;e El Djaza&#239;r, se voulait un compl&#233;ment graphique au fameux film de Gillo Pontecorvo de 1965, La Bataille d'Alger. Apr&#232;s la mort de Boum&#233;di&#232;ne, les Alg&#233;riens se d&#233;sint&#233;ressent du projet et l'album est finalement publi&#233; en 1981 chez Ikusager, un petit &#233;diteur basque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#338;uvre de propagande ? Oui mais n&#233;anmoins, en faisant le choix de traiter d'une p&#233;riode ant&#233;rieure &#224; l'h&#233;g&#233;monie du FLN, le r&#233;cit restitue avant tout le quotidien de la violence coloniale : humiliation de l'envahisseur fran&#231;ais vis-&#224;-vis des populations, statut d'indig&#233;nat, recrutement obligatoire durant les deux guerres mondiales, r&#233;pressions impitoyables, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; les discours nostalgico-revanchards autour de l'Alg&#233;rie fran&#231;aise continuent &#224; fleurir sous couvert du mot d'ordre &#171; la repentance, &#231;a suffit ! &#187;, ce sont les sources de la r&#233;volte des colonis&#233;s qu'ont voulu comm&#233;morer les prometteuses &#233;ditions Ici m&#234;me, en collaboration avec la librairie d'Ivry Envie de lire, &#224; travers cet album jusqu'alors in&#233;dit en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le note l'&#233;crivain Abdel Hafed Benotman dans la postface : &lt;i&gt;&#171; Contrairement &#224; ce que d'autres Arabes, souvent des artistes francophones, ont mis en avant comme pour le film Indig&#232;nes, qui est un film de mendicit&#233; : &#8220;On a souffert, on s'est battus et on est morts pour la France par trois fois &#8211; 1914-18 et 1939-40 puis apr&#232;s pour la lib&#233;ration en 1945 jusqu'en Indochine alors aimez-nous !&#8221; Non, la bande dessin&#233;e n'a rien d'une histoire de soumission ou d'ingratitude. [&#8230;] Bien s&#251;r les torts sont partag&#233;s des deux cot&#233;s, la cruaut&#233; fran&#231;aise et la violence alg&#233;rienne, les rafles d'un c&#244;t&#233; et le terrorisme de r&#233;sistance de l'autre&#8230; Mais voil&#224;, encore et toujours des clich&#233;s, comment peut-on partager les torts l&#224; o&#249; il y a une occupation contre une r&#233;sistance ? L'&#233;tranget&#233; de ce passif est l'amour que les Alg&#233;riens ont &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_509 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH524/106_couv-el_djazair-09960.png?1768661026' width='400' height='524' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;couverture d'El Djaza&#239;r
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;quand m&#234;me pour la France, cet amour que l'islamisation radicale tue dans l'&#339;uf&#8230; peut-&#234;tre, et je veux le croire, est-il n&#233; dans le bagne de Nouvelle-Cal&#233;donie lorsque les Alg&#233;riens et les Communards parisiens purent fraternise&lt;/i&gt;r&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Suite &#224; la r&#233;pression de la grande r&#233;volte de Kabylie de mars 1871, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;i&gt;. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El Djaza&#239;r se termine sur un extrait de la plate-forme de la Soummam&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lors du congr&#232;s de la Soummam, le 20 ao&#251;t 1956, en petite Kabylie, les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; qui, cinquante ans apr&#232;s les lendemains d&#233;senchant&#233;s de l'ind&#233;pendance, ne manquera de laisser un sentiment d'amertume et de rendez-vous manqu&#233;s : &lt;i&gt;&#171; La ligne de d&#233;marcation de la r&#233;volution ne passe pas entre les communaut&#233;s religieuses qui peuplent l'Alg&#233;rie mais entre, d'une part, les partisans de la libert&#233;, de la justice et de la dignit&#233; humaine, et d'autre part, les colonialistes et leurs soutiens, quelles que soient leur religion ou condition sociale. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le 1 er novembre 1954 voit na&#238;tre le d&#233;but de l'insurrection organis&#233;e par le F. L. N. contre la puissance coloniale fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Suite &#224; la r&#233;pression de la grande r&#233;volte de Kabylie de mars 1871, concomitante &#224; la Commune de Paris, plus d'une centaine d'insurg&#233;s alg&#233;riens furent d&#233;port&#233;s en Nouvelle-Cal&#233;donie o&#249; ils partag&#232;rent la peine des communards. Lire : &lt;i&gt;Kabyles du Pacifique&lt;/i&gt; de Mehdi Lallaoui (&#201;d. Au nom de la m&#233;moire, 1994).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Lors du congr&#232;s de la Soummam, le 20 ao&#251;t 1956, en petite Kabylie, les dirigeants du F. L. N. adoptent une plate-forme, consid&#233;r&#233;e depuis comme l'acte fondateur de l'&#201;tat alg&#233;rien.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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