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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Les vies de Ramiz</title>
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&lt;p&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es 1980, Ramiz a quitt&#233; l'Iran pour la France, la boh&#232;me et la gal&#232;re. Quinze ans plus tard, il est rentr&#233; au pays, tentant de vivre de son art, la sculpture, tout en blasph&#233;mant &#224; voix basse. Portrait. &#171; Je suis rentr&#233; en Iran pour les mollahs ! &#187; &#338;il rieur et sourire en coin, Ramiz ne croit pas un tra&#238;tre mot de ce qu'il dit. Nous non plus d'ailleurs. Il n'y a qu'&#224; l'&#233;couter pester sur le fondamentalisme religieux et raconter sa vie en France et ses folles vir&#233;es dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Eugene-Riousse" rel="tag"&gt;Eug&#232;ne Riousse&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es 1980, Ramiz a quitt&#233; l'Iran pour la France, la boh&#232;me et la gal&#232;re. Quinze ans plus tard, il est rentr&#233; au pays, tentant de vivre de son art, la sculpture, tout en blasph&#233;mant &#224; voix basse. Portrait.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3292 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH610/-1497-f2e0c.jpg?1768659319' width='400' height='610' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Eug&#232;ne Riousse
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;&#171; J&lt;/span&gt;&lt;i&gt;e suis rentr&#233; en Iran pour les mollahs&lt;/i&gt; &lt;i&gt; !&lt;/i&gt; &lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt; &#338;il rieur et sourire en coin, Ramiz ne croit pas un tra&#238;tre mot de ce qu'il dit. Nous non plus d'ailleurs. Il n'y a qu'&#224; l'&#233;couter pester sur le fondamentalisme religieux et raconter sa vie en France et ses folles vir&#233;es dans les bars gays de la capitale pour en &#234;tre persuad&#233;. Apr&#232;s quinze ann&#233;es dans l'Hexagone, Ramiz a fait son retour en Iran ; il passe d&#233;sormais le plus clair de son temps &#224; sculpter le fer dans son atelier ou &#224; travailler le bois dans une &#233;choppe foutraque, qui transpire un m&#233;lange capiteux d'essences bois&#233;es et de cardamome. Autant dire qu'entre les diff&#233;rentes p&#233;riodes de sa vie, c'est le jour et la nuit.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Grand huit et ring de catch&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Quand, au d&#233;but des ann&#233;es 1980, il part d'Iran pour apprendre le fran&#231;ais, Ramiz ne pense pas s'&#233;terniser sur place. Pendant un an, il fait tous les jours le trajet entre son foyer de Cergy-Pontoise (Val-d'Oise) et les salles de classe de l'Alliance fran&#231;aise. Puis il fait ses bagages : direction Nancy (Meurthe-et-Moselle). Apr&#232;s deux ann&#233;es sur les bancs de l'universit&#233;, le gouvernement iranien finit par lui sucrer la bourse avec laquelle il vivotait. Rat&#233; pour les &#233;tudes aux Beaux-Arts dont il r&#234;vait. Ramiz aurait bien travaill&#233; aussi, mais sans certificat de scolarit&#233;, plus de carte de s&#233;jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce moment-l&#224; c'est l'&#233;t&#233;, le temps des vacances et des cieux d&#233;gag&#233;s. Comme tous les ans, des forains viennent s'installer pour quelques jours aux abords de la ville. Quand Ramiz explique ses gal&#232;res au patron, le patriarche n'h&#233;site pas un instant : &#171; &lt;i&gt;Il m'a embarqu&#233; avec eux. M&#234;me sans les papiers. Il m'a pr&#234;t&#233; une caravane dans laquelle je dormais. La journ&#233;e je travaillais, je pr&#233;parais les man&#232;ges et le grand huit. Je bossais aussi sur le ring de catch.&lt;/i&gt; &#187; Ramiz &#233;voque cette p&#233;riode le sourire aux l&#232;vres : &#171; &lt;i&gt;Le soir c'&#233;tait la f&#234;te, on sortait beaucoup. Les copains, les femmes, l'alcool...&lt;/i&gt; &#187; Avec les forains, il passera six ann&#233;es &#224; regarder le paysage d&#233;filer. Une vie de bourlingue qui le conduit jusqu'au Luxembourg avant qu'il ne pose ses bagages &#224; Chamb&#233;ry (Savoie).&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Le tour des vide-greniers&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Tant&#244;t ouvrier clandestin dans une usine de fabrication de couteaux, tant&#244;t croupier dans une salle de jeux au sous-sol d'un vieux troquet, Ramiz aura tout fait. Quand les temps &#233;taient durs et que le travail venait &#224; manquer, avec un copain, il faisait le tour des vide-greniers. Sans rien d'autre dans les poches qu'un peu de monnaie, les deux amis d&#233;barquaient bien avant l'arriv&#233;e des premiers badauds, jetaient leur d&#233;volu sur, par exemple, un lot de pinces &#224; linge, puis louvoyaient de stand en stand &#224; la recherche du m&#234;me objet. Apr&#232;s avoir rafl&#233; toutes les pinces de la brocante, ils &#233;talaient leur collection sur une nappe. La tactique &#233;tait infaillible : une fois toute concurrence &#233;limin&#233;e, leur butin s'&#233;coulait sans le moindre effort. Ramiz conserve un souvenir amus&#233; de ces p&#233;riodes de vache maigre. En France, sa vie n'&#233;tait pas simple et le frigo rarement plein, mais rien &#224; voir avec ce qu'il vit aujourd'hui en Iran.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Des fins de mois difficiles&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;&#192; cause de l'embargo, le prix de la viande a quadrupl&#233; en quelques mois. Comme je bidouille &#224; droite &#224; gauche, j'arrive &#224; en manger un peu. Mais beaucoup de gens ne peuvent m&#234;me plus acheter de quoi se nourrir. Et ici, tu peux toujours chercher les colis alimentaires...&lt;/i&gt; &#187; La vente de ses sculptures permet &#224; Ramiz d'arrondir des fins de mois de plus en plus difficiles. Pas de quoi mettre du safran dans le rago&#251;t d'aubergines, mais &#231;a compl&#232;te sa maigre retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le compte en banque se vide un peu trop, Ramiz remet sa casquette de factotum et s'en va travailler quelque temps dans l'h&#244;tel le plus luxueux de la ville. &#192; soixante balais bien tap&#233;s, c'est le genre de job dont Ramiz se passerait bien : &#171; &lt;i&gt;Je pr&#233;f&#233;rerais &#234;tre dans mon atelier.&lt;/i&gt; &#187; Et pour cause : ses &#233;tranges personnages faits de boulons, de fil de fer et d'acier fondu sont avant tout des exutoires. Fils d'un p&#232;re forgeron qui ne lui a jamais transmis son savoir, Ramiz s'est mis &#224; sculpter le jour o&#249; il a arr&#234;t&#233; l'h&#233;ro&#239;ne. Dans son quartier, ce n'est pas pourtant pas la tentation qui manque : &#171; &lt;i&gt;Depuis la r&#233;volution, l'alcool a peut-&#234;tre disparu des commerces, mais en bas de chez moi, il est plus facile de trouver un gramme de came ou de crack qu'un paquet de cigarettes.&lt;/i&gt; &#187; Alors qu'importe si l'art ne paie pas &#8211; au moins, il permet de tenir.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Faire sortir les sculptures du pays &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ramiz &#233;voque avec &#233;motion les sculptures d'un copain, remis&#233;es depuis quarante ans dans une pi&#232;ce ferm&#233;e &#224; double tour. Dissimul&#233;s sous des draps &#233;pais, ces visages et ces corps taill&#233;s dans le bois sont jug&#233;s &lt;i&gt;haram&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Proscrits par la religion.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; : certaines des statues repr&#233;sentent des femmes nues. Ramiz se d&#233;sesp&#232;re : &#171; &lt;i&gt;On essaie de trouver des solutions pour les faire sortir du pays et qu'elles soient expos&#233;es ailleurs. Mais va exp&#233;dier des pi&#232;ces pareilles hors des fronti&#232;res ! On n'a plus qu'&#224; attendre le jour o&#249; l'on pourra les montrer ici.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me quand il s'agit de la sauvegarde d'un patrimoine mill&#233;naire, la poigne des mollahs ne faiblit pas : sur les fascicules qui font la promotion des nombreux vestiges arch&#233;ologiques que compte le pays, pas une trace des repr&#233;sentations f&#233;minines pourtant visibles sur les bas-reliefs de certaines cit&#233;s antiques. Passionn&#233; d'arch&#233;ologie, Ramiz a punais&#233; une grande affiche d'une de ces &#339;uvres sur un mur de la petite pi&#232;ce qui lui sert de bureau. Comme un pied de nez &#224; ceux qui voudraient refaire l'Histoire &#224; l'aune de leur interpr&#233;tation des lois divines.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Cracher sur Khomeini&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ramiz n'est pas croyant. Il a d'ailleurs d&#233;velopp&#233; un sacr&#233; penchant pour le blasph&#232;me. Ce qui ne manque pas de faire enrager Tarane, sa femme, qui prie plusieurs fois par jour. Dans ces moments-l&#224;, le sculpteur s'&#233;clipse et laisse son humour bravache de c&#244;t&#233;. Question de respect. En contrepartie, elle ne dit rien quand il se terre dans son atelier pour se d&#233;lecter de saucisson de contrebande &#224; l'abri des regards indiscrets. Mais la tol&#233;rance de Ramiz pour la bigoterie s'arr&#234;te aux fronti&#232;res du fondamentalisme. Pour en &#234;tre convaincu, il suffit de l'&#233;couter s'emporter au sujet de la fatwa prononc&#233;e par l'ayatollah Khomeini &lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Guide spirituel et politique de la r&#233;volution islamique de 1979.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &#224; l'encontre de Salman Rushdie &lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En 1989, sa t&#234;te &#233;tait mise &#224; prix par l'aya&#8202;tollah Khomeini.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;, l'auteur des tr&#232;s subversifs &lt;i&gt;Versets sataniques&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;complex&#233;, Ramiz &#233;voque l'affaire dans un des caf&#233;s de la ville dont les murs ne semblent pas avoir d'oreilles. &#192; l'int&#233;rieur du fumoir, le sculpteur est en terrain conquis : ici, on crache sur les billets &#224; l'effigie de Khomeini et on appelle les mollahs &#171; &lt;i&gt;les chiens&lt;/i&gt; &#187;. Dans ce bar nich&#233; entre une voli&#232;re &#224; pigeons de concours et un atelier de r&#233;paration de deux-roues, tout le monde en prend pour son grade. Y compris Shapur, qui sourit malgr&#233; les railleries. Il est le plus pieux des clients du lieu. En t&#233;moigne la trace de la &lt;i&gt;turbah&lt;/i&gt;, la pierre sur laquelle les chiites se prosternent, incrust&#233;e sur son front. Mais derri&#232;re ses airs de d&#233;vot, Shapur est aussi le plus grand arnaqueur du quartier. Vendeur de peinture, il coupe tous les pots qu'il re&#231;oit avec de l'eau. Une moralit&#233; &#224; g&#233;om&#233;trie variable qui ne manque pas de fait sourire Ramiz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il n'a pas de dieu, le vieux sculpteur a des ma&#238;tres, &#224; l'instar de BB King, L&#233;onard Cohen ou L&#233;o Ferr&#233;, dont il conna&#238;t encore certaines chansons par c&#339;ur. Dans un fran&#231;ais presque parfait, il d&#233;clame avec passion les premiers vers de &#171; La solitude &#187; : &#171; &lt;i&gt;Je suis d'un autre pays que le v&#244;tre, d'un autre quartier, d'une autre solitude&lt;/i&gt; &lt;i&gt;/&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Je m'invente aujourd'hui des chemins de traverse&lt;/i&gt; &lt;i&gt;/&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Je ne suis plus de chez vous&lt;/i&gt; &lt;i&gt;/&lt;/i&gt; &lt;i&gt;J'attends des mutants.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son dernier CD du po&#232;te anarchiste a &#233;t&#233; rafl&#233; par des &lt;i&gt;bassidjis&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Paramilitaires proches du pouvoir.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; lors d'une descente, il y a quelques ann&#233;es. Ramiz soupire : &#171; &lt;i&gt;Ce n'est plus tr&#232;s important.&lt;/i&gt; &#187; Avant de conclure : &#171; &lt;i&gt;Ils peuvent bien tout nous prendre, il nous restera toujours notre libert&#233; de penser.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Simone Sittwe&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;i&gt;En novembre dernier, quelques mois apr&#232;s notre rencontre avec Ramiz et quelques semaines avant la parution de cet article sur papier (CQFD n&#176;183, janvier 2020), un mouvement de contestation a &#233;merg&#233; en Iran, initialement pour protester contre une hausse du prix des carburants. La r&#233;pression a fait au bas mot plusieurs centaines de morts.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Proscrits par la religion.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Guide spirituel et politique de la r&#233;volution islamique de 1979.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;En 1989, sa t&#234;te &#233;tait mise &#224; prix par l'aya&#8202;tollah Khomeini.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Paramilitaires proches du pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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