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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Le troquet de la derni&#232;re chance</title>
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		<dc:creator>Mathieu L&#233;onard</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
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&lt;p&gt;&#171; La port&#233;e de vos analyses rel&#232;ve souvent d'un sympathique caf&#233; du commerce, cela dit sans aucun m&#233;pris de ma part vis-&#224;-vis des propos de comptoirs &#187;, nous &#233;crivait r&#233;cemment un aimable lecteur. Avec le dossier du mois, nous pouvons enfin pleinement assumer ce qui suscitait, hier encore, de terribles complexes et justifiait l'indiff&#233;rence ou l'embarras &#224; notre &#233;gard de la part de la presse s&#233;rieuse. Fin d'une civilisation Six mille d&#233;bits de boisson sous licence IV disparaissent chaque (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no148-novembre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;148 (novembre 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/cafes" rel="tag"&gt;caf&#233;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;La port&#233;e de vos analyses rel&#232;ve souvent d'un sympathique caf&#233; du commerce, cela dit sans aucun m&#233;pris de ma part vis-&#224;-vis des propos de comptoirs&lt;/i&gt; &#187;, nous &#233;crivait r&#233;cemment un aimable lecteur. Avec le dossier du mois, nous pouvons enfin pleinement assumer ce qui suscitait, hier encore, de terribles complexes et justifiait l'indiff&#233;rence ou l'embarras &#224; notre &#233;gard de la part de la presse s&#233;rieuse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1764 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH216/-78-e65b4.jpg?1779672672' width='500' height='216' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fin d'une civilisation&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Six mille d&#233;bits de boisson sous licence IV disparaissent chaque ann&#233;e en France. La fr&#233;quentation a m&#234;me chut&#233; de 50 % depuis 2006. Vers 1900, &#224; Roubaix, ville ouvri&#232;re par excellence, on trouvait plus de 3 000 estaminets pour 120 000 habitants, contre &#224; peine soixante bars recens&#233;s aujourd'hui pour moins de 100 000 Roubaisiens. 79 % des communes rurales ne poss&#232;dent plus aucun bistrot. Plus au nord, la situation des pubs britanniques n'est pas meilleure : pr&#232;s de trente pubs ferment chaque semaine et on est pass&#233; de 67 800 en 1982 &#224; 50 800 en 2015.
Les causes de la fermeture des caf&#233;s et de la chute de la fr&#233;quentation sont identifiables. D'un c&#244;t&#233;, les usages ont chang&#233; : la tendance au pantouflage devant sa t&#233;l&#233; et l'excitation sur le Net, la multiplication des loisirs, les caf&#233;t&#233;rias int&#233;gr&#233;es &#224; l'entreprise, etc. De l'autre, l'extension de la biopolitique : la lutte draconienne contre l'alcoolisme et le tabac (loi de 2007), la gentrification, la d&#233;sertification rurale, la d&#233;sindustrialisation, les restructurations urbaines, le harc&#232;lement pr&#233;fectoral, etc. Ou plus prosa&#239;quement, la baisse des revenus et l'augmentation du co&#251;t de la vie&#8230; La pratique des bistrots tend &#224; devenir un sport de riches !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant que les &#233;crans ne capturent les esprits, les bistrots &#233;taient le lieu de sociabilit&#233; le plus commun. Depuis les tavernes ch&#232;res &#224; Villon, on s'y retrouve pour conspirer (&#233;tymologiquement &#171; respirer ensemble &#187;) et maudire les figures de l'autorit&#233;, mais aussi pour rel&#226;cher la pression, comme c'est souvent le cas de le dire. &#192; la fin du XIXe si&#232;cle, &#224; Belleville, &#171; &lt;i&gt;le d&#233;bit de vin a si mauvaise presse&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;que ceux qui le fr&#233;quentent semblent constituer une soci&#233;t&#233; &#224; l'oppos&#233; des valeurs bourgeoises : mauvais maris et mauvais p&#232;res de famille, mauvais soldats et mauvais citoyens, mauvais producteurs mais bons r&#233;volutionnaires.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Fabien Th&#233;ofilakis, &#171; &#192; l'ombre du comptoir : d&#233;bitants et d&#233;bits de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#187; &#192; la maxime de Guizot, &#171; &lt;i&gt;Enrichissez-vous par le travail et l'&#233;pargne&lt;/i&gt; &#187;, les classes dangereuses parisiennes r&#233;torquaient : &#171; &lt;i&gt;Amusons-nous par le bal et le chahut !&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;ibid.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &#187; On est loin de la vision mis&#233;rabiliste du roman L'Assommoir, ressentie &#224; l'&#233;poque comme une v&#233;ritable insulte par le prol&#233;tariat du faubourg r&#233;duit &#224; sa soulographie par Zola.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la diff&#233;rence du distributeur automatique de boissons, le caf&#233; peut correspondre &#224; une affiliation territoriale, affinitaire, voire politique. Peu avant la Commune, &lt;i&gt;Le Caf&#233; de la Renaissance&lt;/i&gt;, boulevard Saint-Michel, fut un temps le rendez-vous des blanquistes et, &#224; deux pas, &#224; &lt;i&gt;La Salamandre&lt;/i&gt;, on croisait Jules Vall&#232;s et Vermorel. Le soir, toutes les tendances r&#233;volutionnaires se frottaient &#224; la brasserie &lt;i&gt;Glaser&lt;/i&gt;. Le r&#244;le des estaminets durant la Commune a d'ailleurs incit&#233; la bourgeoisie &#224; renforcer les mesures contre l'alcoolisme et pour le contr&#244;le des d&#233;bits de boisson. C'est aussi souvent au bistrot que les ouvriers s'organisent &#224; la fin du XIXe si&#232;cle. Dans le Nord, de nombreux ouvriers renvoy&#233;s de l'usine ou de la mine pour agitation se firent cabaretiers et accueillaient des groupes syndicaux, anticl&#233;ricaux ou socialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait d'autre part la place sociale que prend la brasserie ou le caf&#233; pour la boh&#232;me artistique et les avant-gardes. Toutes ces exp&#233;riences collectives auraient-elles &#233;t&#233; possibles sans le caf&#233; ? Dans les ann&#233;es 1920, &lt;i&gt;Le Cyrano&lt;/i&gt;, du c&#244;t&#233; de la place Blanche, fr&#233;quent&#233; par les filles et leurs souteneurs, les trafiquants de coco, les gens de th&#233;&#226;tre et toute la faune de Montmartre, a servi de premier QG aux surr&#233;alistes, qui pr&#233;f&#233;raient alors le m&#233;lange interlope &#224; l'endogamie socio-culturelle des brasseries de la Rive gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Quartier latin a connu aussi de belles heures nocturnes jusqu'&#224; la fin des ann&#233;es 1960. Au fond du boui-boui &lt;i&gt;Chez Moineau&lt;/i&gt; &#224; Mabillon, la clique lettriste s'assommait jusqu'&#224; tard dans la nuit en imaginant disperser les &#339;uvres des mus&#233;es dans les bars. Et c'est depuis les caf&#233;s arabes de la rue Xavier-Privat jusqu'aux rades de mariniers du canal d'Aubervilliers que les situationnistes exp&#233;rimentaient l'art de la d&#233;rive psychog&#233;ographique. Un ami bouquiniste &#233;voquait encore la fin des ann&#233;es 1970, &#233;poque d'&#171; argent facile &#187;, quand les voyous politis&#233;s et les radicaux flambaient au bar &lt;i&gt;L'Aveyronnaise&lt;/i&gt; dans le quartier des Halles, tenu par une ancienne prostitu&#233;e, lui prodiguant ainsi les capitaux n&#233;cessaires pour une retraite confortable.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1762 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;26&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/-76.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH750/-76-7b7ad.jpg?1779672673' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Alexis Berg, Paris, 2016
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;tro boulot bistrot&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Le bistrot est &#224; la fois espace de libert&#233;, poste d'observation sur le monde et th&#233;&#226;tre du pauvre, une respiration entre la contrainte du boulot et l'ennui domestique. &#171; &lt;i&gt;On s'y confie ses petits et grands soucis, que les copains auront vite fait de placer au diapason le plus juste&lt;/i&gt;, &#233;crit Jacques Yonnet. &lt;i&gt;On s'y raconte des choses &#8220;h&#233;naurmes&#8221;. En trois coups de cuiller &#224; pot, on y r&#233;sout des tas de probl&#232;mes, m&#234;me et surtout scabreux, sur lesquels se penchent &#8211; vainement &#8211; de malheureux bougres de savants souffrant de macroc&#233;phalite, de sociologues retranch&#233;s (volontairement) de l'immense confr&#233;rie des &#8220;gens de tous les jours&#8221;, de politicards de toutes ob&#233;diences, bard&#233;s de m&#233;pris &#224; l'&#233;gard de la tr&#232;s impertinente &#8220;pl&#232;be bistroti&#232;re&#8221;, sauf pendant le temps consacr&#233; &#224; solliciter leur mandat. En un mot : au comptoir, on FRATERNISE. Plus de hi&#233;rarchies, de classes sociales, de &#8220;complexes&#8221;, pas d'&#233;pate, pas d'esbrouffe : on est ce que l'on est, sans plus, mais on l'est pleinement&#8230;&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jacques Yonnet, Troquets de Paris, L'&#233;chapp&#233;e, 2016.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'ivresse joue le r&#244;le d'un puissant d&#233;sinhibiteur, on ne peut pour autant r&#233;duire le bistrot &#224; un simple espace d'ivrognerie. D'ailleurs, les boissons alcoolis&#233;es repr&#233;sentent moins du quart des boissons consomm&#233;es et le caf&#233; reste le roi ind&#233;tr&#244;nable du caf&#233;. Les multiples usages du bistrot rythment tout simplement le quotidien : le petit bruit de l'&#339;uf dur cass&#233; sur un comptoir d'&#233;tain, la lecture de la &lt;i&gt;Pravda&lt;/i&gt; locale quotidienne, les jeux (belote, dominos, jadis le flipper, le billard, le 421, les boules, le PMU, etc.), le rendez-vous du march&#233;, la r&#233;union politique, le match, le rencard amoureux, l'entretien d'embauche, l'ap&#233;ro de d&#233;bauche, les nouvelles du quartier, l'apr&#232;s-spectacle, le petit concert, le pot des anciens, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Serions-nous en train d'id&#233;aliser la centralit&#233; sociale du troquet qu'il a perdue vraisemblablement, et de le mythifier dans la nostalgie ? Bien &#233;videmment, tous les troquets ne m&#233;ritent pas d'&#233;loge, loin de l&#224;. On peut parfois y entendre les pires propos racistes ou sexistes. Ces bars-l&#224; sont &#233;videmment &#224; fuir (de pr&#233;f&#233;rence sans payer). Les troquets ne sont pas toujours des havres d'humanit&#233; et de solidarit&#233;, ils peuvent &#234;tre des lieux d'exploitation et de cupidit&#233;. Ce sont aussi des lieux d'&#233;chouage d'existences en panne s&#232;che, que des litres de bibine ne remettront pas &#224; flot. Bien souvent encore aujourd'hui, c'est une atmosph&#232;re masculine qui pr&#233;vaut. Signe de la rel&#233;gation sociale des femmes &#8211; &#224; l'exception du statut particulier de tauli&#232;re &#8211;, longtemps, le bistrot ne fut pas un lieu convenable pour elles, par crainte de passer pour des &#171; filles de mauvaise vie &#187; ou d'&#234;tre per&#231;ues comme des proies. Apr&#232;s 1968, les bistrots se sont largement ouverts aux jeunes et &#224; la mixit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qui est d&#233;plorable dans le temps pr&#233;sent, c'est l'avanc&#233;e du d&#233;sert et la perte des pratiques populaires. Face &#224; la prolif&#233;ration des lieux de non-vie labellis&#233;s et standardis&#233;s, un certain pessimisme nous incline &#224; penser que la perte du brassage social et du bavardage universel, li&#233;s aux bistrots, risque de rendre cette soci&#233;t&#233; encore plus invivable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puisque nous avons choisi de traiter du bistrot aussi sous un angle litt&#233;raire, affirmons d&#233;sormais qu'un rade qui ferme, c'est une biblioth&#232;que qui br&#251;le ! C'est bien ce sentiment qu'exprime un camarade Tr&#233;gorois, dans chaque bar o&#249; il observe le rayonnage des alcools : &#171; &lt;i&gt;Je vois que vous avez une bien belle biblioth&#232;que.&lt;/i&gt; &#187; Puis, portant son regard sur les sirops : &#171; &lt;i&gt;Il y a m&#234;me de la litt&#233;rature enfantine !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Fabien Th&#233;ofilakis, &#171; &#192; l'ombre du comptoir : d&#233;bitants et d&#233;bits de boissons &#224; Belleville (1860-1914) &#187;, &lt;i&gt;Revue d'histoire du XIXe si&#232;cle&lt;/i&gt;, n&#176;26/27, 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;ibid.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Jacques Yonnet, &lt;i&gt;Troquets de Paris&lt;/i&gt;, L'&#233;chapp&#233;e, 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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