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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>La crise sanitaire, pr&#233;texte pour ne plus secourir les exil&#233;&#183;es en mer</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathilde Offroy</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Histoires de saute-fronti&#232;res</dc:subject>
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&lt;p&gt;Alors que le monde se confine, des centaines de milliers d'exil&#233;&#183;es sont toujours pris au pi&#232;ge en Libye, o&#249; la guerre s'est intensifi&#233;e en avril. Pour fuir cet enfer, les travers&#233;es se poursuivent en M&#233;diterran&#233;e centrale. Mais Malte et l'Italie ont ferm&#233; leurs ports sous pr&#233;texte sanitaire, et les secours restent &#224; quai. Entre le 5 et le 11 avril, plus de 1 000 personnes ont tent&#233; de fuir la Libye par la mer. Pour celles et ceux qui s'entassent sur des esquifs surcharg&#233;s, l'Europe est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no187-mai-2020" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;187 (mai 2020)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/bateau" rel="tag"&gt;bateau&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Alarm-Phone" rel="tag"&gt;Alarm Phone&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/avril" rel="tag"&gt;avril&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/maltaises" rel="tag"&gt;maltaises&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/secours" rel="tag"&gt;secours&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/forces-armees" rel="tag"&gt;forces arm&#233;es&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que le monde se confine, des centaines de milliers d'exil&#233;&#183;es sont toujours pris au pi&#232;ge en Libye, o&#249; la guerre s'est intensifi&#233;e en avril. Pour fuir cet enfer, les travers&#233;es se poursuivent en M&#233;diterran&#233;e centrale. Mais Malte et l'Italie ont ferm&#233; leurs ports sous pr&#233;texte sanitaire, et les secours restent &#224; quai.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3352 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L464xH400/-1540-cf0e7.jpg?1782641148' width='464' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Mortimer
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Entre le 5 et le 11 avril, plus de 1 000 personnes ont tent&#233; de fuir la Libye par la mer. Pour celles et ceux qui s'entassent sur des esquifs surcharg&#233;s, l'Europe est encore loin. Il faut plusieurs jours pour atteindre Malte ou Lampedusa (Italie), &#224; quelque 300 km des c&#244;tes libyennes. Une travers&#233;e extr&#234;mement dangereuse : en 2019, pr&#232;s de 10 % des personnes qui l'ont tent&#233;e seraient d&#233;c&#233;d&#233;es ou port&#233;es disparues&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Chiffres OIM et UNHCR. Il ne s'agit que d'une estimation, nombre de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Beaucoup sont &#233;galement intercept&#233;es par les &#171; gardes-c&#244;tes &#187; libyens, aux m&#233;thodes violentes et mafieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Malgr&#233; les risques&lt;/strong&gt;, les d&#233;parts s'encha&#238;nent en ce d&#233;but de week-end de P&#226;ques. Le 10 avril, un bateau contacte Alarm Phone (AP)&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Alarm Phone propose une assistance t&#233;l&#233;phonique aux personnes en d&#233;tresse en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; : il n'a plus d'essence et d&#233;rive. Puisqu'il se trouve dans les eaux maltaises, AP informe imm&#233;diatement les forces arm&#233;es, tenues de lui pr&#234;ter assistance. Pourtant, malgr&#233; la pr&#233;sence d'un h&#233;licopt&#232;re militaire sur place, les heures filent, et toujours aucune trace des secours. Tandis que la m&#233;t&#233;o se d&#233;t&#233;riore, l'&#233;tat des passagers se d&#233;grade. Au bout de quatre jours pass&#233;s en mer, ils souffrent de d&#233;shydratation et certains sont inconscients. &#171; &lt;i&gt;Nous ne savons pas s'ils sont vivants ou morts&lt;/i&gt; &#187;, disent les personnes &#224; bord. &#171; &lt;i&gt;Le bateau a perdu tellement d'air, l'eau rentre &#224; l'int&#233;rieur mais nous n'avons plus la force de l'enlever. Nous sommes proches de la mort.&lt;/i&gt; &#187; Sans r&#233;action des autorit&#233;s, c'est finalement l'&lt;i&gt;Aita Mari&lt;/i&gt;, bateau de l'ONG espagnole SMH, qui se d&#233;routera pour leur porter assistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que les secours maltais mettent du temps&lt;/strong&gt; &#224; intervenir n'est une d&#233;couverte pour personne. D'apr&#232;s &lt;i&gt;Times of Malta&lt;/i&gt;, principal quotidien de l'&#238;le : &#171; &lt;i&gt;C'est un secret de Polichinelle que les forces arm&#233;es maltaises ont re&#231;u l'ordre d'adopter des tactiques dilatoires lorsque des migrants sont rep&#233;r&#233;s en mer, dans l'espoir qu'ils atterrissent en Italie ou soient renvoy&#233;s de force dans un pays qu'ils fuient.&lt;/i&gt; &#187; D'apr&#232;s AP, on assiste &#224; une normalisation de ces pratiques de non-assistance, voire de sabotage. Dans un enregistrement partag&#233; avec le &lt;i&gt;New York Times &lt;/i&gt;(09/04/2020), un homme &lt;a href=&#034;https://www.nytimes.com/2020/04/09/world/europe/malta-migrant-boat.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;raconte&lt;/a&gt; : &#171; &lt;i&gt;Les militaires sont venus et ont coup&#233; le c&#226;ble du moteur. L'arm&#233;e maltaise a dit : &#8220;Je vous laisse mourir dans l'eau. Personne ne viendra &#224; Malte.&#8221;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Effectivement&lt;/strong&gt;. Le 11 avril, AP est contact&#233; par un autre bateau en d&#233;tresse et exhorte les autorit&#233;s maltaises et italiennes &#224; intervenir, sans r&#233;sultat. Alors que le contact est perdu avec les passagers &#233;puis&#233;s s'appr&#234;tant &#224; passer leur cinqui&#232;me nuit en mer, Malte finit par envoyer des avions de recherche et &#224; appeler les bateaux proches &#224; pr&#234;ter assistance &#224; l'embarcation. Puis plus rien. Deux jours plus tard, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) annonce le d&#233;barquement &#224; Tripoli de migrants ayant &#233;t&#233; intercept&#233;s dans les eaux maltaises par un navire marchand. Aux c&#244;t&#233;s des 51 survivants, 5 cadavres. Ce qui s'est pass&#233;, les rescap&#233;s l'ont racont&#233; &#224; AP. Dans la nuit, alors qu'ils &#233;taient survol&#233;s par un avion, un cargo a stopp&#233; pr&#232;s d'eux, avant de s'&#233;loigner. Trois personnes ont alors tent&#233; de nager jusqu'&#224; lui et se sont noy&#233;es. Quatre autres se seraient jet&#233;es &#224; la mer par d&#233;sespoir. Peu de temps apr&#232;s, un autre bateau sorti de nulle part les a pris &#224; bord. Pendant le voyage, cinq personnes sont mortes de soif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mise en accusation&lt;/strong&gt;, Malte se d&#233;fend de toute n&#233;gligence et assure avoir coordonn&#233; une op&#233;ration de secours d&#232;s l'arriv&#233;e du bateau dans sa zone de recherche. La chronologie des faits &#233;tablie par AP&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Douze d&#233;c&#232;s et un refoulement secret vers la Libye &#187;, Alarmphone.org (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; d&#233;montre qu'elle a au contraire sciemment refus&#233; de secourir les personnes en d&#233;tresse et orchestr&#233; leur refoulement ill&#233;gal vers la Libye. Bilan de cette op&#233;ration criminelle : douze morts. Et les survivants renvoy&#233;s en centres de d&#233;tention, entre bombardements et traitements inhumains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour Alarm Phone&lt;/strong&gt;, Malte et l'Union europ&#233;enne sont responsables de ce carnage et utilisent la pand&#233;mie comme pr&#233;texte pour ne pas intervenir : les &#201;tats pr&#233;sents en M&#233;diterran&#233;e centrale ont annonc&#233; suspendre leurs op&#233;rations de secours pour raison sanitaire. Cela faisait d&#233;j&#224; plusieurs mois que la plupart des sauvetages &#233;taient effectu&#233;s par des navires humanitaires ; fin avril, ces derniers ont tous fini par se retrouver bloqu&#233;s au port, en quarantaine. Pour le moment, il n'y a plus personne pour porter assistance aux embarcations en d&#233;tresse.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Mathilde Offroy&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Chiffres OIM et UNHCR. Il ne s'agit que d'une estimation, nombre de naufrages restant invisibles.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Alarm Phone propose une assistance t&#233;l&#233;phonique aux personnes en d&#233;tresse en M&#233;diterran&#233;e. Lire &#171; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/En-mer-Egee-Le-bateau-a-un-trou' class=&#034;spip_in&#034;&gt;En mer &#201;g&#233;e : &#8220;Le bateau a un trou mais les gardes-c&#244;tes ne nous aident pas&#8221;&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176; 186 (avril 2020).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;a href=&#034;https://alarmphone.org/fr/2020/04/17/douze-deces-et-un-refoulement-secret-vers-la-libye-2/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Douze d&#233;c&#232;s et un refoulement secret vers la Libye&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;Alarmphone.org &lt;/i&gt;(17/04/2020).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La prison sans attestation</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/La-prison-sans-attestation</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/La-prison-sans-attestation</guid>
		<dc:date>2020-05-04T05:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Clara Martot</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Vincent Croguennec</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
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		<dc:subject>prison</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;&#171; Violation habituelle des r&#232;gles de confinement &#187; : les tribunaux sont devenus familiers de ce nouveau d&#233;lit passible de six mois de prison. Tour de France de ces incarc&#233;rations contest&#233;es. &#171; Les faits sont simples mais extr&#234;mement r&#233;p&#233;titifs. &#187; D&#233;but avril dans un tribunal du Pas-de-Calais, une juge souffle ces mots au pr&#233;venu post&#233; devant elle. Cet habitant de Lens a &#233;t&#233; contr&#244;l&#233; quatre fois sans attestation de d&#233;placement. Pass&#233; trois fois en trente jours, la contravention devient (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no187-mai-2020" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;187 (mai 2020)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Vincent-Croguennec" rel="tag"&gt;Vincent Croguennec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/France" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/n-est" rel="tag"&gt;n'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/prison" rel="tag"&gt;prison&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/debut" rel="tag"&gt;d&#233;but&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/confinement" rel="tag"&gt;confinement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/avril" rel="tag"&gt;avril&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Debut-avril" rel="tag"&gt;D&#233;but avril&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/violation" rel="tag"&gt;violation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/delit" rel="tag"&gt;d&#233;lit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/prison-ferme" rel="tag"&gt;prison ferme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Violation habituelle des r&#232;gles de confinement &#187; : les tribunaux sont devenus familiers de ce nouveau d&#233;lit passible de six mois de prison. Tour de France de ces incarc&#233;rations contest&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3333 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;24&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH387/-1526-832e0.jpg?1782651842' width='500' height='387' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Vincent Croguennec
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les faits sont simples mais extr&#234;mement r&#233;p&#233;titifs.&lt;/i&gt; &#187; D&#233;but avril dans un tribunal du Pas-de-Calais, une juge souffle ces mots au pr&#233;venu post&#233; devant elle. Cet habitant de Lens a &#233;t&#233; contr&#244;l&#233; quatre fois sans attestation de d&#233;placement. Pass&#233; trois fois en trente jours, la contravention devient d&#233;lit. Ceux qui le commettent peuvent &#234;tre condamn&#233;s &#224; six mois de prison pour &#171; violation habituelle des r&#232;gles de confinement &#187;&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Loi n&#176; 2020-290 du 23 mars 2020.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Et &#224; en croire les statistiques, la disposition n'est pas simplement dissuasive mais bien r&#233;elle puisqu'&#224; la mi-avril, au moins 138 mois de prison ferme avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; distribu&#233;s en France sur ce motif&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Recensement effectu&#233; par la newsletter d'actualit&#233; police-justice &#171; Le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce nombre n'est qu'une estimation basse, puisqu'il inclut uniquement les affaires rapport&#233;es dans la presse. Et la somme de tous les articles sur le sujet peine &#224; r&#233;pondre &#224; une question centrale : quelles sont les motivations des magistrats qui prononcent des peines de prison ferme, alors m&#234;me que le gouvernement a donn&#233; pour consigne de limiter les incarc&#233;rations pendant la crise sanitaire ? Apr&#232;s un petit tour de France de ces centaines de faits divers, noircissant les colonnes des journaux de Lens &#224; Ajaccio et de Nantes &#224; Grenoble, on peut conclure une chose : &lt;i&gt;les faits sont simples et extr&#234;mement r&#233;p&#233;titifs&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Le mur des jugements&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En l'espace d'un mois, une quarantaine de personnes ont &#233;t&#233; incarc&#233;r&#233;es avec mandat de d&#233;p&#244;t, donc sans am&#233;nagement possible. Ce chiffre ne concerne que les personnes condamn&#233;es. Pour d&#233;terminer combien de personnes dorment en prison suite &#224; des violations du confinement, il faudrait disposer d'une autre donn&#233;e, bien plus d&#233;licate &#224; obtenir au niveau national : le nombre de d&#233;tentions provisoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;chelle de Marseille, il est possible d'aller v&#233;rifier ce qu'il en est par soi-m&#234;me. Crise sanitaire oblige, nul ne peut acc&#233;der au tribunal sans autorisation ; mais pour garantir la publicit&#233; des jugements (&#224; d&#233;faut de celle des audiences), un dispositif in&#233;dit a &#233;t&#233; mis en place. Dans l'entr&#233;e, juste avant les portiques de s&#233;curit&#233;, les d&#233;cisions de justice sont placard&#233;es au mur. Entre les affaires de trafic de stup&#233;fiants, les violences conjugales et les vols aggrav&#233;s, il faudrait une bonne heure pour tout lire. En traquant uniquement les violations du confinement, on peut dresser rapidement un premier bilan local.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au 23 avril, quinze Marseillais avaient &#233;t&#233; d&#233;f&#233;r&#233;s pour ce d&#233;lit. Parmi eux, une personne avait &#233;t&#233; condamn&#233;e &#224; deux mois ferme et cinq autres &#233;taient en d&#233;tention provisoire. Ces derni&#232;res seront jug&#233;es en mai ou en juin, le temps de trouver un avocat pour les repr&#233;senter. En attendant, elles sont incarc&#233;r&#233;es &#224; la maison d'arr&#234;t des Baumettes.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Des ant&#233;c&#233;dents et du soleil&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Certains tribunaux se montrent plus s&#233;v&#232;res que d'autres. B&#233;ziers (H&#233;rault) se situe dans le haut du palmar&#232;s. Sur la seule audience du 9 avril, trois hommes y ont &#233;t&#233; condamn&#233;s pour violation du confinement. M&#234;me peine pour tous : trois mois de prison avec mandat de d&#233;p&#244;t. M&#234;mes profils aussi. &#192; chaque fois, &#171; &lt;i&gt;de nombreux ant&#233;c&#233;dents judiciaires&lt;/i&gt; &#187;, note &lt;i&gt;Midi Libre&lt;/i&gt;. Nous n'en saurons pas plus. D'ailleurs, la d&#233;fense des pr&#233;venus n'est que rarement rapport&#233;e par la presse. Le confinement ne facilite pas le travail des journalistes judiciaires, puisque la plupart des tribunaux ont d&#233;cr&#233;t&#233; le huis clos des audiences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut donc bien souvent se contenter d'explications lacunaires. &#171; &lt;i&gt;Il fait beau, il y a du soleil&lt;/i&gt; &#187;, aurait expliqu&#233; un homme interpell&#233; sans attestation pr&#232;s de Montb&#233;liard (Doubs), selon &lt;i&gt;L'Est r&#233;publicain&lt;/i&gt;. Autre justification, dans le Var : &#171; &lt;i&gt;Il a affirm&#233; ne pas pouvoir se passer de sa copine&lt;/i&gt; &#187;, explique bri&#232;vement le quotidien &lt;i&gt;Var Matin&lt;/i&gt; apr&#232;s l'arrestation d'un premier suspect dans le d&#233;partement. Cela ne date pas d'hier, la l&#233;g&#232;ret&#233; s'invite r&#233;guli&#232;rement &#224; la rubrique &#171; Faits divers &#187; des journaux. Mais la mis&#232;re humaine n'est jamais tr&#232;s loin.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Errer sur la voie publique&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comme le rapporte le site de France 3 C&#244;te d'Azur : &#171; &lt;i&gt;Il n'existe pas de profil type de contrevenant. Parmi eux, un mineur de 16 ans pr&#233;sentait des probl&#232;mes d'&#233;quilibre psychique et ne semblait pas conscient de ses actes. Il y avait &#233;galement une personne a priori sous tutelle qui errait sur la voie publique sans se rendre compte de la situation dans laquelle elle se trouvait.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 14 avril, un homme est rep&#233;r&#233; en train de nager au large de Nice. Apr&#232;s quatre verbalisations pour violation du confinement, il est condamn&#233; &#224; deux mois de prison am&#233;nageables. &#171; &lt;i&gt;Vous avez remarqu&#233; que les r&#232;gles de vie ont chang&#233; depuis quelque temps&lt;/i&gt; &#187;, lance le juge, cit&#233; dans &lt;i&gt;Nice Matin&lt;/i&gt;. R&#233;ponse du pr&#233;venu : &#171; &lt;i&gt;J'ai des crises d'angoisse.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; d'Annecy (Haute-Savoie), un habitant est jug&#233; le 15 avril apr&#232;s huit verbalisations. Il s'en explique &#224; l'audience : &#171; &lt;i&gt;Je suis d&#233;connect&#233;, j'ai des probl&#232;mes d'alcool et de bipolarit&#233;&lt;/i&gt; &#187;, retranscrit l'hebdomadaire &lt;i&gt;Le Messager&lt;/i&gt;. Le pr&#233;venu est chauffeur poids lourd au ch&#244;mage et a d&#233;j&#224; connu la prison six fois. Son avocat d&#233;crit &#171; &lt;i&gt;un homme malade, dans son monde, d&#233;connect&#233; de la r&#233;alit&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Il est condamn&#233; &#224; un mois avec sursis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 20 avril, le drame survient au tribunal correctionnel de Nantes. Isma&#235;l, Palestinien en fauteuil roulant, sans domicile et sans argent, est jug&#233; pour violation du confinement et vol de chaussures. Il est condamn&#233; &#224; deux mois de prison avec mandat de d&#233;p&#244;t. &#192; l'annonce du jugement, Isma&#235;l tente de s'ouvrir les veines avec une lame de rasoir. L'histoire est rapport&#233;e par &lt;i&gt;Ouest-France&lt;/i&gt; et l'article s'ouvre ainsi : &#171; &lt;i&gt;La Justice p&#233;nale ne serait-elle pas, elle aussi, d&#233;stabilis&#233;e par la crise sanitaire&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ?&lt;/i&gt; &#187; Une journaliste &#233;tait pr&#233;sente &#224; l'audience ce jour-l&#224; : la sinistre sc&#232;ne a pu nous parvenir. Mais rien n'indique que d'autres drames ne se sont pas jou&#233;s dans l'ombre, ailleurs, dissimul&#233;s par le huis clos qui maintient la justice au secret.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Clara Martot&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Il y a une vraie hypocrisie de la part des procureurs et des juges &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Trois questions &#224; Ari&#233; Alimi, avocat.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Convaincus que le d&#233;lit de violation de confinement n'est pas conforme &#224; la Constitution, des avocats de diff&#233;rents barreaux ont d&#233;pos&#233; des QPC (questions prioritaires de constitutionnalit&#233;). Apr&#232;s examen le 12 mai, la Cour de cassation d&#233;cidera si elle saisit (ou non) le Conseil constitutionnel. Le cas &#233;ch&#233;ant, ce dernier tranchera la question. De nombreux avocats sont solidaires de la d&#233;marche : c'est le cas d'Ari&#233; Alimi, qui exerce au barreau de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi estimez-vous que le d&#233;lit de violation du confinement (plus de trois contraventions en trente jours) est ill&#233;gal ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La loi pr&#233;voit qu'une contravention peut &#234;tre contest&#233;e dans un d&#233;lai de 45 jours. Donc je ne vois pas comment on peut poursuivre quelqu'un pour plusieurs contraventions, alors m&#234;me qu'elles ne sont pas d&#233;finitives puisque le d&#233;lai de contestation court toujours ! Ensuite, un d&#233;lit doit &#234;tre clair. Il doit exprimer des limites pr&#233;cises, pour que les citoyens sachent exactement quel comportement est sanctionn&#233;. L&#224;, on a un probl&#232;me de d&#233;finition : le d&#233;cret&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D&#233;cret n&#176;2020-293 du 23 mars 2020.&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; indique simplement qu'il faut &#234;tre muni d'un &#8220;&lt;i&gt;document&lt;/i&gt;&#8221; pour justifier sa sortie&#8230; Mais rien n'indique clairement ce qu'il doit comporter ou si on peut le remplir au crayon, par exemple. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a donc un souci d&#232;s la premi&#232;re contravention ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Selon moi, c'est m&#234;me le probl&#232;me le plus important. Il faut bien comprendre que &#8220;&lt;i&gt;l'attestation&lt;/i&gt;&#8221; dont tout le monde parle n'existe pas dans la loi. Pourtant, des gens ont &#233;t&#233; verbalis&#233;s sur la base de cette attestation, parce que le policier a estim&#233; qu'elle &#233;tait mal remplie. Surtout, ce document entra&#238;ne des contr&#244;les d'identit&#233; ill&#233;gaux, car les contr&#244;les d'identit&#233; sont encadr&#233;s par une loi, au sein du code de proc&#233;dure p&#233;nale. Or, dans le cadre de l'&#233;tat d'urgence sanitaire, le gouvernement a cr&#233;&#233; une nouvelle forme de contr&#244;le d'identit&#233; sans voter de loi, mais par le biais d'un simple d&#233;cret. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment se comportent les juridictions face &#224; ce d&#233;lit tr&#232;s contest&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il y a une vraie hypocrisie de la part des procureurs et des juges. Plusieurs avocats ont r&#233;ussi &#224; obtenir la relaxe de leurs clients. Certains tribunaux en France partagent notre avis et n'incarc&#232;rent pas sur ce motif, mais ils condamnent &#224; des peines alternatives comme le travail d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral&#8230; C'est un comportement l&#226;che car selon moi, tout le monde le sait : ce d&#233;lit ne tiendra pas deux secondes devant le Conseil constitutionnel. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041746313&amp;categorieLien=id&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Loi n&#176; 2020-290 du 23 mars 2020&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Recensement effectu&#233; par la newsletter d'actualit&#233; police-justice &#171; &lt;a href=&#034;http://lepanierasalade.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Panier &#224; salade &lt;/a&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041746694&amp;categorieLien=id&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D&#233;cret n&#176;2020-293 du 23 mars 2020.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les br&#232;ves du n&#176;164</title>
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		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Tous ensembleuh ! Tous ensembleuh ! Une BASF dans ta gueule En novembre 2016, une soixantaine de faucheurs volontaires mettaient la pagaille dans des parcelles de colza g&#233;n&#233;tiquement modifi&#233; en C&#244;te-d'Or. Il s'agit de plants qui avaient subi une sympathique mutagen&#232;se pour r&#233;sister &#224; un nouvel herbicide de chez BASF. Or, si la culture de colza transg&#233;nique est interdite en France, son avatar mutag&#232;ne est autoris&#233;. Pas content de s'&#234;tre fait bousiller son colza canc&#233;rig&#232;ne, Dijon-C&#233;r&#233;ales (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no164-avril-2018" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;164 (avril 2018)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Chien-mechant-7" rel="tag"&gt;Chien m&#233;chant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/En-bref" rel="tag"&gt;En bref&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Soulcie-34" rel="tag"&gt;Soulci&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Aurel" rel="tag"&gt;Aurel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Nicolas-de-la-Casiniere-95" rel="tag"&gt;Nicolas de la Casini&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Fritz" rel="tag"&gt;Fritz&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/France" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/politique" rel="tag"&gt;politique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/mars" rel="tag"&gt;mars&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Chien-Rouge" rel="tag"&gt;Chien Rouge&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/avril" rel="tag"&gt;avril&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/colza" rel="tag"&gt;colza&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Tous ensembleuh ! Tous ensembleuh !&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_2403 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH440/-670-8cd52.jpg?1782651842' width='500' height='440' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Fritz.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une BASF dans ta gueule&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En novembre 2016, une soixantaine de faucheurs volontaires mettaient la pagaille dans des parcelles de colza g&#233;n&#233;tiquement modifi&#233; en C&#244;te-d'Or. Il s'agit de plants qui avaient subi une sympathique mutagen&#232;se pour r&#233;sister &#224; un nouvel herbicide de chez BASF. Or, si la culture de colza transg&#233;nique est interdite en France, son avatar mutag&#232;ne est autoris&#233;. Pas content de s'&#234;tre fait bousiller son colza canc&#233;rig&#232;ne, Dijon-C&#233;r&#233;ales a port&#233; plainte. Les 5 et 6 avril, les d&#233;linquants r&#233;tifs au progr&#232;s passent en proc&#232;s &#224; Dijon. Comme le dit le tract &#171; &lt;i&gt;Ils d&#233;noncent la pr&#233;sence de ces OGM cach&#233;s dans les champs et les assiettes et demandent l'arr&#234;t de ces cultures g&#233;n&#233;tiquement modifi&#233;es.&lt;/i&gt; &#187; Et si BASF nous l&#226;chait la graine pour retourner &#224; ses cassettes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'autre ParcourSup&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_2401 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH452/-668-6349e.jpg?1782639935' width='500' height='452' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Soulci&#233;.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;On nous &#233;crit de Montpellier&lt;/h3&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Le Chien rouge a re&#231;u une chouette missive, envoy&#233;e de la facult&#233; de droits et de science politique de Montpellier. Forc&#233;ment, on a eu envie de la partager avec vous.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Face aux nervis du doyen&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 22 mars, dans l'amphi A Urbain V. Des fascistes chics, agents perturbateurs de l'AG inter-luttes, lancent invectives, menaces, vaines tentatives de g&#226;cher la f&#234;te. Nous &#233;tions belles et beaux, ils &#233;taient moches et cons. Ils interpr&#233;taient notre joie et notre d&#233;sinvolture comme autant de faiblesses &#224; &#233;craser. Au milieu de la nuit, ils s'enhardirent. Le doyen Philippe P&#233;tel, qui petit r&#234;vait sans doute d'&#234;tre mar&#233;chal, guida les troupes. Cagoules, lattes tranchantes et Taser pour une brutale expulsion. Ils ferm&#232;rent m&#234;me les grilles sur les jambes de l'une d'entre nous. De l'autre c&#244;t&#233;, ils s'applaudirent entre eux, fiers d'avoir fait couler le sang. La police arrivant vite sur les lieux &#233;carta les bless&#233;s et couvrit la fuite des agresseurs. Se demander pourquoi, c'est d&#233;j&#224; faire scandale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils voulaient semer la terreur, ils r&#233;colt&#232;rent l'union et un go&#251;t encore plus prononc&#233; pour la r&#233;volte. &#171; &lt;i&gt;P&#233;tel d&#233;mission !&lt;/i&gt; &#187; Et il se fit d&#233;missionner, moins de vingt-quatre heures apr&#232;s les faits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mardi 27 mars, alors que l'ex-doyen factieux &#233;tait plac&#233; en garde &#224; vue, l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale fut magique. Nous &#233;tions plus de deux mille, en plein air, sur le campus de la fac de lettres et de sciences humaines. Vote du blocage illimit&#233; tant que les revendications pos&#233;es par l'assembl&#233;e ne seraient pas respect&#233;es. Parmi lesquelles que justice soit faite, mais aussi retrait de la loi Vidal, am&#233;lioration des acc&#232;s pour les personnes &#224; mobilit&#233; r&#233;duite, blocages &#233;conomiques, non-reconnaissance de l'autorit&#233; du pr&#233;sident de l'universit&#233; et&#8230; D&#233;mission d'Emmanuel Macron. Wesh !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bises &#224; toutes les lectrices et lecteurs de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des (ex)occupant.e.s de la facult&#233; de droit et de science politique de Montpellier &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Mortimer Noire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le talentueux Mortimer, qui signe r&#233;guli&#232;rement de belles illustrations pour le Chien rouge, est en toutes sortes de choses un homme de go&#251;t. La preuve, il adore le &lt;i&gt;blues&lt;/i&gt;. Et a consacr&#233; nombre d'illustrations et de gravures &#224; son univers. Joie dans les chaumi&#232;res : il les expose &#224; Montpellier, au centre Ascaso-Durutti (6, rue Henri Ren&#233;), du 13 avril (vernissage &#224; 18 h 30) au 5 mai.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;A la bonne heure !&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_2404 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH566/-671-0d662.jpg?1782651842' width='400' height='566' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Aurel.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Chou se r&#233;fugie l&#224; chez les parigots&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'amie et camarade CQFDienne Margo Chou est l'auteure d'un chouette spectacle, &lt;i&gt;Je me suis r&#233;fugi&#233;e l&#224; l&#224; l&#224;&lt;/i&gt;, collection de fragments po&#233;tiques et personnels envo&#251;tants. Les 10 et 11 avril, &#224; 20h, elle le pr&#233;sente au Caf&#233; de Paris, 158 rue Oberkampf, dans le 11e arrondissement, Paname-City. Venez : on y est bien.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Traincognito&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_2402 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH267/-669-ea82b.jpg?1782651842' width='500' height='267' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Nicolas de la Casini&#232;re.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;ADNiqu&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ce n'est pas une tribune politique, ici&lt;/i&gt; &#187;, s'est &#233;nerv&#233;e la pr&#233;sidente du tribunal. Jeudi 1er mars, Fabien, l'&#233;go&#239;ste qui ne voulait pas partager son ADN avec la poulaille (lire &#171; &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Fichage-ADN-Vous-n-aurez-pas-ma-2019&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nous n'aurez pas ma fleur&lt;/a&gt; &#187;, article paru dans n &#176; 162 de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;) passait en correctionnelle au tribunal de Saint-Gaudens. Un peu emmerd&#233;e, la proc' n'a pas prononc&#233; de r&#233;quisition &#8211; la France &#233;tant dans le collimateur de la Cour europ&#233;enne pour son z&#232;le en mati&#232;re de fichage. Aux abords du tribunal, les soutiens offraient une ripaille solidaire. &#192; l'int&#233;rieur, le bavard de Fabien rappelait l'engagement du Syndicat des avocats de France aux c&#244;t&#233;s de militants harcel&#233;s pour filer leur bagage g&#233;n&#233;tique. R&#233;sultat du d&#233;lib&#233;r&#233; : relaxe totale. Le slogan des mobilis&#233;s a &#233;t&#233; entendu. &#171; &lt;i&gt;Qu'on nous fiche ? Fichez-nous d'abord la paix !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Universit&#233; : &#199;a va P&#233;tel !</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Universite-Ca-va-Petel</link>
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		<dc:date>2018-06-05T08:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Courrier des lecteurs</dc:subject>
		<dc:subject>Bobika</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>policiers</dc:subject>
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		<dc:subject>avril</dc:subject>
		<dc:subject>Montpellier</dc:subject>
		<dc:subject>P&#233;tel</dc:subject>
		<dc:subject>Philippe P&#233;tel</dc:subject>
		<dc:subject>CQFD publiait</dc:subject>
		<dc:subject>P&#233;tel n'est</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Hardi, camarades &#233;tudiants ! L'universit&#233; de droit et de science politique de Montpellier n'en finit pas de ruer dans les brancards. Le mois pass&#233;, quelques occupants de la fac avaient &#233;crit &#224; CQFD pour raconter l'attaque de gros bras subie le 22 mars et la belle r&#233;action qui avait suivi . Voil&#224; qu'ils reprennent la plume pour d&#233;crire un mois de joyeuse agitation et de convergence des luttes. Il y a un mois, CQFD publiait notre petite lettre consacr&#233;e aux derni&#232;res nouvelles du front (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no165-mai-2018" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;165 (mai 2018)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Courrier-des-lecteurs" rel="tag"&gt;Courrier des lecteurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Bobika" rel="tag"&gt;Bobika&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/policiers" rel="tag"&gt;policiers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/lutte" rel="tag"&gt;lutte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/tard" rel="tag"&gt;tard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/avril" rel="tag"&gt;avril&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Montpellier" rel="tag"&gt;Montpellier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Petel" rel="tag"&gt;P&#233;tel&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Petel-n-est" rel="tag"&gt;P&#233;tel n'est&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Hardi, camarades &#233;tudiants ! L'universit&#233; de droit et de science politique de Montpellier n'en finit pas de ruer dans les brancards. Le mois pass&#233;, quelques occupants de la fac avaient &#233;crit &#224; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; pour raconter l'attaque de gros bras subie le 22 mars et la belle r&#233;action qui avait suivi&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Face aux nervis du doyen &#187;, billet publi&#233; dans le n&#176;164 de CQFD (mars 2018).&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; . Voil&#224; qu'ils reprennent la plume pour d&#233;crire un mois de joyeuse agitation et de convergence des luttes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2432 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH315/-698-fad49.jpg?1782643266' width='400' height='315' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Bobika.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il y a un mois, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; publiait notre petite lettre consacr&#233;e aux derni&#232;res nouvelles du front montpelli&#233;rain. On y parlait du commando cagoul&#233; qui a d&#233;barqu&#233; dans la nuit du 22 au 23 mars &#224; la facult&#233; de droit pour casser le mouvement social et de l'&#233;chec pr&#233;visible de cette brise de terreur. Quelques heures plus tard, le doyen Philippe P&#233;tel d&#233;missionnait. Victoire ? Pas encore : on en voulait plus. Bien plus. L'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du 27 mars en fut une belle et folle illustration, les tr&#232;s nombreux pr&#233;sents votant le blocage illimit&#233; de la facult&#233;. Le doyen et ses gros bras avaient finalement r&#233;ussi &#224; &#233;largir la mobilisation au-del&#224; de toute esp&#233;rance. &#171; &lt;i&gt;C'est &#224; se demander si P&#233;tel n'est pas un lambertiste cach&#233;&lt;/i&gt; &#187;, en rigolait un &#233;tudiant. &#171; &lt;i&gt;Pour l'unit&#233;, faut des ennemis communs. La r&#233;volution en marche de P&#233;tel en P&#233;tel&lt;/i&gt; &#187;, pouvait-on lire par la suite sur un mur de l'Universit&#233; Paul-Val&#233;ry. Sous-entendu : jusqu'&#224; obtenir la t&#234;te de Macron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre pr&#233;c&#233;dente missive en restait l&#224;. Un mois plus tard, il est d&#233;sormais temps de reprendre la plume pour raconter la suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La riposte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 11 avril, nouveau coup d'&#233;clat. Les serveurs de la fac sont sabot&#233;s en pleine journ&#233;e, pour emp&#234;cher la tenue annonc&#233;e d'examens en ligne. Encore une fois, les m&#233;dias nationaux tournent leurs viseurs sur Montpellier. Et une pleine charrette de menaces s'abat sur les &#233;tudiants : pressions diverses, visite de la police scientifique, enqu&#234;te approfondie. Pas de quoi, pourtant, g&#226;cher la magique f&#234;te qui se tient le lendemain &#8211; le gala inter-luttes et intergalactique de la fac de droit et de science politique de Montpellier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une soir&#233;e r&#233;jouissante, ax&#233;e sur la convergence des luttes. &#192; la tribune, des avocats, des paysans, des ch&#244;meurs ou encore des cheminots en lutte. Le comit&#233; de mobilisation &#233;tudiant sert du punch. Deux caves coop&#233;ratives de l'H&#233;rault solidaires fournissent &#224; petits prix les vins pour la soir&#233;e. Et il y a m&#234;me de la bolognaise de sanglier c&#233;venol &#8211; petits plats dans les grands. De quoi inspirer les travailleurs du b&#226;timent qui livrent au micro un discours offensif : &#171; &lt;i&gt;En moyenne, un ouvrier du b&#226;timent meurt chaque jour (travaill&#233;) sur un chantier. Et pourtant, le ma&#231;on part &#224; la retraite bien plus tard que le policier.&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Nous sommes de ceux qui n'auraient sans doute pas &#233;t&#233; s&#233;lectionn&#233;s dans la &#8220; nouvelle '' et d&#233;j&#224; si vieille universit&#233;. Pourtant, nous avons des savoirs &#224; transmettre, &#224; partager. Et nous sommes friands d'en acqu&#233;rir de nouveaux. Ce n'est pas parce qu'on est travailleur du b&#226;timent qu'on ne peut pas aussi &#234;tre passionn&#233; d'histoire, de chimie ou de cin&#233;ma ! Il n'y a que les gouvernants et leur sbires pour vouloir nous enfermer dans notre travail, nous faire vivre pour travailler et nous faire travailler pour mourir.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une intervention suivie d'une ubuesque remise des prix. Il y en a pour tous les go&#251;ts : &#171; meilleur blocage &#233;conomique &#187;, &#171; meilleurs casseurs &#187;, &#171; meilleurs communicants &#187;, etc. Tous les nomin&#233;s viennent r&#233;cup&#233;rer leur oignon jaune, et m&#234;me les &#171; meilleurs anti-bloqueurs &#187;, qui s'affichent bons perdants. Puis, place &#224; l'&#233;lection (presque officielle) d'un nouveau doyen pour remplacer le d&#233;missionnaire. Enfin... un seul ? Est-ce suffisant ? &#192; l'&#233;vidence, non, puisqu'elles sont finalement sept &#224; prendre la place de P&#233;tel. C'est bien connu : plus on a de doyennes, plus on lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;#OccupyComico&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux jours plus tard, manifestation nationale du 14 avril. D&#232;s le d&#233;part, pr&#232;s de la place du Peyrou, un groupe de robocops se positionne au plus pr&#232;s du cort&#232;ge afin de le provoquer. Ils re&#231;oivent quelques &#339;ufs de peinture et ne tardent pas &#224; r&#233;pondre par une pluie de grenades lacrymog&#232;nes. Un harc&#232;lement qui ne cesse pas de toute la manif, au b&#234;te pr&#233;texte que quelques vieilles vitrines de banques, assurances et grandes enseignes p&#226;tissent du passage de la jeunesse. En retour, la flicaille n'essaye pas de nous disperser, pr&#233;f&#233;rant attendre le bon moment pour choper le maximum de personnes. Objectif atteint avant notre retour &#224; l'universit&#233; : 51 manifestants sont interpell&#233;s, dans un v&#233;ritable d&#233;cha&#238;nement de violence. Coups, gicl&#233;es de gaz en plein visage, personnes tra&#238;n&#233;es au sol, insultes, menaces&#8230; Le prix &#224; payer pour lutter dans une monde o&#249; tout se vend et s'ach&#232;te, comme la force de travail du tonfa. Sauf que gouverner par la peur est une tactique qui a ses limites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la nuit du 22 mars, nous avions d&#233;cid&#233; de retenir la le&#231;on : plus jamais des gros bras ne g&#226;cheraient l'une de nos occupations. Les multiples arrestations du 14 avril nous permettent de mettre en &#339;uvre cette nouvelle r&#233;solution. Ce ne sont pas les policiers qui nous placent en garde-&#224;-vue, mais nous qui occupons le commissariat central de la ville. Surprise ! De la cellule 3, face aux toilettes, d&#233;boule ainsi le mot d'ordre &#171; #occupycomico &#187;, &#233;crit sur une serviette de papier avec un reste de sauce curry. Dans ce cachot rebelle, normalement pr&#233;vu pour une personne, est regroup&#233;e une &#233;trange ligue de justes huissiers : quatre d&#233;tenus aux capes dor&#233;es (des couvertures de survie) sur le dos, dont un en fauteuil roulant. Les voil&#224; qui donnent de la voix : &#171; &lt;i&gt;Le comico, il est &#224; qui ? Il est &#224; nous !&lt;/i&gt; &#187; Et les d&#233;tenus de faire conna&#238;tre leurs revendications : &#171; &lt;i&gt;Monsieur le gardien, nous exigeons de sortir d'ici. Tant que cette revendication ne sera pas satisfaite, nous occuperons et bloquerons les lieux !&lt;/i&gt; &#187; En attendant, et au d&#233;sespoir de l'OPJ, la grande majorit&#233; des 51 interpell&#233;s refuse le pr&#233;l&#232;vement ADN. Les d&#233;tenus sont rel&#226;ch&#233;s 24 h apr&#232;s, sauf une jeune fille retenue quelques heures par pure vengeance, ainsi que deux autres camarades promis &#224; une comparution imm&#233;diate.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La semaine qui suit s'av&#232;re fort charg&#233;e. Lundi : condamnation d'un des deux derniers d&#233;tenus &#224; trois mois ferme. Mardi : nouvelle garde &#224; vue de six personnes pour &#171; vol de barri&#232;res en r&#233;union &#187; (ils ont tent&#233; de bloquer l'entr&#233;e du rectorat). Mercredi : meeting-concerts &#224; la fac, avec le renfort de cheminots en lutte. Jeudi : manifestation calme lors de laquelle les policiers tentent d'interpeller deux personnes, avant de l&#226;cher l'affaire sous la pression du reste du cort&#232;ge, notamment des syndicats. En parall&#232;le, cinq personnes improvisent une mini manifestation au zoo du Lunaret, s'arr&#234;tant devant chaque enclos pour clamer : &#171; &lt;i&gt;Lib&#233;rez nos camarades !&lt;/i&gt; &#187; Cette fois, c'est s&#251;r : la convergence des luttes est en marche !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Repli strat&#233;gique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cette fin de mois d'avril, nous nous replions quelques jours dans les montagnes, l&#224; o&#249; se sont battus nos anc&#234;tres camisards puis maquisards. L'occasion d'acter cette &#233;vidente r&#233;alit&#233; : la lutte ne s'arr&#234;te pas aux portes des amphith&#233;&#226;tres. Avoir un coup d'avance implique parfois de d&#233;serter, de savoir s'en aller, pour mieux revenir. C'est ce que nous d&#233;cidons d'appliquer pour l'occupation de la facult&#233;. Quand une cinquantaine de policiers d&#233;barque au matin du 23 avril, ils trouvent ainsi place nette et vide. Plus un chat, ni bloqueur ni insurg&#233;. Des lieux d&#233;serts. Les uniformes en seront quittes pour la peine. Mais peuvent, pour une fois, affirmer sans mentir que l'&#233;vacuation s'est d&#233;roul&#233;e dans le plus grand calme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien de rien, nous ne regrettons rien. Si ce n'est de n'avoir pu assister &#224; la d&#233;ception des policiers. Nous leur souhaitons bon courage pour relever des empreintes dans une facult&#233; comptant quelques vingt mille &#233;tudiants. &#192; bient&#244;t pour de nouvelles aventures !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par des (es)occupants du commissariat central de Montpellier.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Face aux nervis du doyen &#187;, billet publi&#233; dans le n&#176;164 de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; (mars 2018).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Zad : l'usage de la farce</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Zad-l-usage-de-la-farce</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Zad-l-usage-de-la-farce</guid>
		<dc:date>2018-05-25T07:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;milien Bernard</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Lise Lacombe</dc:subject>
		<dc:subject>d'un</dc:subject>
		<dc:subject>faire</dc:subject>
		<dc:subject>gendarmes</dc:subject>
		<dc:subject>Groupe</dc:subject>
		<dc:subject>avril</dc:subject>
		<dc:subject>Zad</dc:subject>
		<dc:subject>force</dc:subject>
		<dc:subject>barricade</dc:subject>
		<dc:subject>grenades</dc:subject>
		<dc:subject>Lama F&#226;ch&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce devait &#234;tre la fin de la Zad, son chant du cygne. 2 500 robocops contre quelques centaines de pel&#233;s divis&#233;s &#8212; le combat semblait perdu d'avance. Sauf que non. Au fil des jours, la r&#233;sistance s'est organis&#233;e et les forces vives ont afflu&#233; sur la zone. R&#233;cit subjectif de quelques jours pass&#233;s sur place, entre barricades et popote. Dimanche 15 avril. La nuit tombe sur la Zad apr&#232;s une journ&#233;e de mobilisation tr&#232;s charg&#233;e, parfois violente, souvent joyeuse. Passant devant l'imposante (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Lise-Lacombe" rel="tag"&gt;Lise Lacombe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/d-un" rel="tag"&gt;d'un&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/faire" rel="tag"&gt;faire&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/avril" rel="tag"&gt;avril&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Zad" rel="tag"&gt;Zad&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/barricade" rel="tag"&gt;barricade&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/grenades" rel="tag"&gt;grenades&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Lama-Fache" rel="tag"&gt;Lama F&#226;ch&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce devait &#234;tre la fin de la Zad, son chant du cygne. 2 500 robocops contre quelques centaines de pel&#233;s divis&#233;s &#8212; le combat semblait perdu d'avance. Sauf que non. Au fil des jours, la r&#233;sistance s'est organis&#233;e et les forces vives ont afflu&#233; sur la zone. R&#233;cit subjectif de quelques jours pass&#233;s sur place, entre barricades et popote.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2409 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;24&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH600/-676-8c256.jpg?1782641352' width='400' height='600' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo de Lise Lacombe.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dimanche 15 avril. La nuit tombe sur la Zad apr&#232;s une journ&#233;e de mobilisation tr&#232;s charg&#233;e, parfois violente, souvent joyeuse. Passant devant l'imposante barricade dite des Lascars, d&#233;truite au matin et reconstruite dans la foul&#233;e, trois camarades de lutte constatent qu'elle n'est pas dot&#233;e de tranch&#233;e anti-blind&#233;s. La seule d&#233;fense v&#233;ritablement efficace quand les forces de l'ordre mettent le paquet. Une pioche fatigu&#233;e tra&#238;ne aux environs ? C'est un signe. Ils se mettent donc au turbin, se refilant l'outil &#224; tour de r&#244;le, ahanant dans la nuit. Projet &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; absurde, tant la t&#226;che semble colossale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques heures plus tard, alert&#233;s par le bouche-&#224;-oreille nocturne, une bonne quinzaine d'opposants les ont rejoints &#224; travers champs, munis de pelles, pioches et b&#226;tons.Tous s'&#233;chinent &#224; la lueur des frontales, s'encourageant de chants ou de blagues, fouaillant joyeusement dans la boue. Malgr&#233; les ampoules et la fatigue, pas une plainte. Union sacr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au petit matin, quand des affrontements &#233;clatent &#224; proximit&#233;, au carrefour de la Saulce, la tranch&#233;e est pr&#234;te : plusieurs m&#232;tres de largeur, un bon m&#232;tre de profondeur. Deux acharn&#233;s s'&#233;chinent toujours pioche &#224; la main, macul&#233;s de boue. &#192; c&#244;t&#233;, quelques quidams tout de noir v&#234;tus se brossent les dents avant d'enfiler leur masque &#224; gaz. &lt;i&gt;Another day in the&lt;/i&gt; &lt;i&gt;bocage.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Retour de grenades&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;pression qui s'est abattue sur la Zad depuis le 9 avril a parfois pris des allures d'impitoyable rouleau compresseur. Voire de guerre en bonne et due forme. Recours immod&#233;r&#233; aux grenades assourdissantes Gli F4, utilisation de blind&#233;s, d'h&#233;licopt&#232;res et de drones de surveillance, gazage tous azimuts, tirs tendus de Flash-Ball, ciblage des journalistes, etc. Un &#233;talage de force impressionnant, sinon flippant. Pr&#232;s des zones de tension, un cri retentit &#224; intervalles r&#233;guliers : &#171; &lt;i&gt;M&#233;diiiic !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chiffres sont connus : plus de 2 500 gendarmes d&#233;ploy&#233;s, des milliers de grenades balanc&#233;es&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire notamment &#171; ZAD, 4 000 grenades tir&#233;es &#187;, tr&#232;s bon article publi&#233; sur (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, pr&#232;s de trois cents bless&#233;s plus ou moins graves dans les rangs zadistes, quatre gendarmes auto-mutil&#233;s par leur propre connerie armement, etc. Sinistre &#233;num&#233;ration, tant bien que mal camoufl&#233;e par les responsables. Au milieu des crat&#232;res d'explosion, environn&#233;s de bless&#233;s livides, face aux blind&#233;s et aux sommations balanc&#233;es d'une voix m&#233;tallique au m&#233;gaphone &#8211; &#171; &lt;i&gt;Dernier avertissement, nous allons faire usage de la force&lt;/i&gt; &#187; &#8211;, les d&#233;clarations faites la veille par Nicolas Hulot, ministre de la Transition &#233;nerg&#233;tique, prennent une dimension irr&#233;elle. &#171; &lt;i&gt;Rien ne justifie la moindre blessure.&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;Les gendarmes ont proc&#233;d&#233; &#224; l'expulsion avec, j'ose le croire, le plus de pr&#233;cautions possibles.&lt;/i&gt; &#187; t'as qu'&#224; croire...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car les gendarmes sont bien l&#224; pour faire mal, sans pr&#233;cautions. Pour briser les cr&#226;nes, lac&#233;rer les jambes, perforer les tympans, cribler les corps. Bref : traumatiser. &#171; &lt;i&gt;Je n'ai jamais vu &#231;a, les keufs sont en roue libre...&lt;/i&gt; &#187;, t&#233;moigne un membre de l'&#233;quipe m&#233;dicale, occup&#233; &#224; panser les blessures aux bras d'un quadrag&#233;naire bedonnant. Ne sont pas vis&#233;s uniquement les &#171; &lt;i&gt;combattants de premi&#232;re ligne&lt;/i&gt; &#187;, mais &#233;galement toutes les personnes pr&#233;sentes aux alentours, qu'elles semblent pacifiques ou non. Jusqu'&#224; choquer deux journalistes de TF1, repartant blancs comme des linges apr&#232;s avoir assist&#233; &#224; de tr&#232;s violents affrontements : &#171; &lt;i&gt;Putain, mais c'est la guerre, en fait !&lt;/i&gt; &#187; Que m&#234;me les envoy&#233;s du groupe Bouygues s'indignent de la r&#233;pression souligne combien celle-ci ne prend pas de pincettes. &#171; &lt;i&gt;Es la guerra, de verdad&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; C'est la guerre, en v&#233;rit&#233;. &#187;&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, confirme un groupe d'Espagnols choqu&#233;s, l'un exhibant sa jambe cribl&#233;e d'&#233;clats de grenade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;voyants, les opposants se sont organis&#233;s en cons&#233;quence. Masques &#224; gaz, raquettes de tennis pour renvoyer les projectiles, clubs de golf, cagettes de pierres, fus&#233;es diverses, cocktails Molotov, boucliers improvis&#233;s (voire piqu&#233;s aux gendarmes), etc. Certains rigolent en &#233;voquant le recours aux diaboliques &#171; Popo Molotov &#187;, bombes &#224; la merde &#224; l'effet psychologique redoutable. Mais pas autant que la plus puissante des armes zadistes, capable de retourner des bocages : la d&#233;termination enthousiaste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux abords des barricades, l'humour r&#232;gne ainsi en force, comme pour conjurer les coups. &#171; &lt;i&gt;Derni&#232;re sommation, nous allons faire usage de la farce&lt;/i&gt; &#187;, s'&#233;poumonent les mutins en r&#233;ponse aux avertissements gendarmesques. Et quand un projectile se r&#233;v&#232;le d&#233;fectueux, les lazzis pleuvent illico : &#171; &lt;i&gt;Elle a pas fait boum !&lt;/i&gt; &#187; Pour peu qu'une grenade explose &#224; proximit&#233; d'un coin thermos, les protestations prennent un ton bravache : &#171; &lt;i&gt;&#199;a nique le petit-d&#233;j' des gens et &#231;a s'&#233;tonne qu'ils soient v&#233;n&#232;res !&lt;/i&gt; &#187; Rayon boissons chaudes encore, il y a ce petit homme &#233;trange coiff&#233; d'un &#233;l&#233;gant chapeau, qui passe de groupe en groupe avec sa th&#233;i&#232;re improvis&#233;e et son Butagaz. Entre deux explosions, il demande poliment : &#171; &lt;i&gt;Tu veux combien de sucres ?&lt;/i&gt; &#187; Du th&#233; pour arme ? L'id&#233;e se tient. &#171; &lt;i&gt;Je ne sais pas me battre, alors je me suis rabattu sur &#231;a&lt;/i&gt; &#187;, confie-t- il, comme une &#233;vidence. Lors de la manif nantaise du 14 avril, un petit groupe op&#232;re dans le m&#234;me esprit, distribuant des cr&#234;pes &#224; la confiture (maison) au milieu des nuages de lacrymo. Son mantra : &#171; &lt;i&gt;Des cr&#234;pes pour le front !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cri de ralliement bocagier, le hurlement du loup : &#171; &lt;i&gt;Ahoooouuuu !&lt;/i&gt; &#187; Il jaillit en ch&#339;ur quand une phase offensive est enclench&#233;e, repris par les joyeux drilles &#233;parpill&#233;s dans les bois environnants. La meute hurle &#224; la lutte &#8211; de quoi redonner courage dans la tourmente. Et m&#234;me &#224; ceux qui n'en manquent pas. &#192; l'image de cette dizaine de pr&#233;pos&#233;s aux boucliers du premier rang de la barricade de Lama F&#226;ch&#233;, qui endurent une pluie continue de lacrymos et de grenades assourdissantes sans reculer d'un pouce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on s'&#233;loigne des &#233;chauffour&#233;es, ce sont les inscriptions appos&#233;es &#224; chaque d&#233;tour de chemin qui sautent aux yeux rougis. Ici, un mignon &#171; Ci-g&#238;t Valls &#187;, appos&#233; sur une sorte de tombe orn&#233;e d'une croix fun&#233;raire. L&#224;, un conseil m&#233;dical en forme d'ordonnance politique : &#171; Colomb irritable ? Changez de r&#233;gime &#187;. Un peu plus loin, la lutte affiche sa sant&#233; : &#171; Tirez-moi dessus, j'ai la CMU &#187;. Et aux abords d'une barricade, enfin, cette inscription &#224; l'intention des responsables du d&#233;sastre : &#171; Vous vous attendiez &#224; quoi ? &#187; Bonne question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Les Cabanes repoussent d&#233;ter' &#187; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la force des choses, l'insurrection du bocage d&#233;gage parfois une tonalit&#233; tr&#232;s martiale, n&#233;cessaire mais usante (d'autant qu'elle est l'unique aspect trait&#233; par les m&#233;dias, versant pr&#233;fecture). Reste que le combat men&#233; flancherait vite sans une organisation mitonn&#233;e aux petits oignons. Et nul besoin d'&#234;tre va-t-en-guerre pour y trouver sa place. &#192; la Wardine, l'un des lieux de vie embl&#233;matiques de la Zad, les volontaires turbinent sans rel&#226;che. Dans un hangar orn&#233; du slogan &#171; Vivre libre et nourrir &#187;, ils pr&#233;parent les repas collectifs, entre pyramides d'oignon &#224; d&#233;pecer et montagnes de semoule. Un b&#226;timent voisin accueille l'&#233;quipe m&#233;dicale le jour et des dizaines de ronfleurs le soir. Et juste &#224; c&#244;t&#233;, un &lt;i&gt;free shop&lt;/i&gt; permet &#224; l'apprenti barricadiste de s'&#233;quiper pour une journ&#233;e sportive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me topo aux Fosses Noires ou &#224; la ferme de Bellevue, dont les habitants ne se laissent pas d&#233;border par l'afflux d'opposants. Repas, v&#234;tements, m&#233;dicaments, sacs de couchage, tout s'&#233;change simplement. En lieu et place des rapports marchands, un esprit collectif fait de fraternit&#233; et de d&#233;termination. Qui se trouve joliment r&#233;sum&#233; par une inscription appos&#233;e sur un mur nantais : &#171; Les cabanes repoussent d&#233;ter' &#187;. Les mots ont un sens. L'impressionnante charpente transport&#233;e &#224; travers pr&#233;s dimanche 15 avril, puis saccag&#233;e par les bleus, en valait parfait symbole. Vous d&#233;truisez ? On reconstruit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'arri&#232;re aussi, l'organisation est millim&#233;tr&#233;e. Dans le grand local nantais B17, lieu militant fond&#233; dans les ann&#233;es 1980 autour d'un garage participatif, on donne &#224; l'arrivant toutes les informations indispensables &#224; son d&#233;part pour la zone. Des piles de m&#233;dicaments, de chaussettes ou de tablettes de chocolat sont entass&#233;es dans un coin, en attente d'un convoi. La petite salle qui sert de QG est occup&#233;e par quelques personnes viss&#233;es &#224; leur t&#233;l&#233;phone, collectant les emplacements des contr&#244;les de gendarmes et les mouvements de gardes mobiles. Au mur, une carte actualis&#233;e en temps r&#233;el, stri&#233;e de punaises color&#233;es indiquant les barricades, les barrages, les lieux o&#249; &#231;a castagne, etc.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2408 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;24&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH267/-675-00746.jpg?1782651843' width='400' height='267' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo de Lise Lacombe.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Avec Radio Klaxon, qui assure en direct le relais des derni&#232;res nouvelles, l'information circule rapidement, permettant de d&#233;jouer les contr&#244;les et les tentatives de blocage. &#171; &lt;i&gt;The revolution will not be televised&lt;/i&gt; &#187;, chantait Gil Scott-Heron. Il n'avait pas tort : tout se joue sur les ondes et les r&#233;seaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vigie &amp; Pirates&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'aube, le caf&#233; r&#232;gne en ma&#238;tre. Des &#233;quipes se pr&#233;parent pour aller relever ceux qui ont pass&#233; la nuit de garde sur les barricades. &#199;a ronchonne un chou&#239;a en s'&#233;tirant : cernes partout, courbatures aussi. Peu importe, l'humeur reste globalement joyeuse. Quelques pr&#233;cieuses clopes partag&#233;es, puis la petite troupe empaquette des provisions, pr&#233;pare des Thermos et communique par talkie-walkie. Avant de se mettre en route pour une barricade situ&#233;e &#224; quelques encablures de Lama F&#226;ch&#233;. Au long du chemin s'affichent les restes de combat de la veille, grenades et capsules lacrymo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arriv&#233;e sur place avant le lever du soleil, la rel&#232;ve est salu&#233;e. &#201;change d'infos, puis les nouveaux s'installent pour leur mission vigie. La manifestation nantaise de l'apr&#232;s-midi est le sujet de discussion principal. Beaucoup ne se sentent pas d'abandonner leur poste pour un cort&#232;ge urbain en ville et sur-fliqu&#233;. &#171; &lt;i&gt;Franchement, je n'ai plus du tout envie d'aller faire le k&#233;k&#233; avec les flics dans les manifs urbaines&lt;/i&gt;, r&#233;sume Camille. &lt;i&gt;&#199;a se passe &#224; chaque fois de la m&#234;me fa&#231;on : ils nous nassent et nous manipulent. Ici, ils ne peuvent pas faire de m&#234;me. C'est notre terrain &#8211; pas moyen de nous balader. Et puis, on d&#233;fend quelque chose de concret, un territoire magique. &#199;a donne du c&#339;ur &#224; l'ouvrage.&lt;/i&gt; &#187; La suite lui donnera raison : quelques heures plus tard, la gent polici&#232;re transforme le joyeux cort&#232;ge offensif en course &#233;perdue sous les nuages de lacrymos (heureusement suivie de quelques manif' sauvages).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vu sous cet angle, il y a loin des rues de Nantes &#224; Notre-Dame-des-Landes. En ce mois d'avril, la Zad se trouve comme travers&#233;e par un souffle. Une impression de renouveau, qui se donne &#224; lire dans les combats acharn&#233;s comme dans les petits d&#233;tails du quotidien. Alors que l'ambiance &#233;tait plut&#244;t morose au d&#233;but de l'intervention gendarmesque, l'encha&#238;nement d'&#233;pisodes r&#233;pressifs, dont l'expulsion de la ferme des 100-Noms&lt;a href=&#034;#nb4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dont les occupants appartenaient &#224; la frange la plus &#171; citoyenniste &#187; de la ZAD.&#034; id=&#034;nh4-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; le 9 avril et l'attaque du pique-nique de soutien deux jours plus tard, a renvers&#233; la donne. Soud&#233; les pr&#233;sents. Et suscit&#233; l'arriv&#233;e massive de bellig&#233;rants en renfort. Une strat&#233;gie si contre-productive qu'elle interroge. Ceux qui nous gouvernent sont-ils idiots &#224; ce point ? &#192; moins que l'efficacit&#233; du maintien de l'ordre &#224; la fran&#231;aise ne soit surestim&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Historique de la lutte, pas vraiment &#233;meuti&#232;re, Marylis explique que sa pr&#233;sence sur place tient grandement &#224; la violence des interventions : &#171; &lt;i&gt;Je ne serais pas venue s'ils n'avaient pas attaqu&#233; les 100-Noms. Ils auraient pu jouer la carte de la division, une tactique qui aurait pu &#234;tre efficace. Alors que l&#224;, ils ont r&#233;ussi &#224; ressouder tout le monde.&lt;/i&gt; &#187; Elle n'a pas tort : les hommes de pouvoir ont agi en busards d'&#233;lite. Et m&#234;me &lt;i&gt;Ouest France&lt;/i&gt;, quotidien le plus lu de France, partage son point de vue. Le journal, qui n'a pourtant rien d'un nid de gauchos, parle carr&#233;ment de &#171; &lt;i&gt;fiasco&lt;/i&gt; &#187;. Et constate : &#171; &lt;i&gt;La situation ne s'est non seulement pas arrang&#233;e d'un iota. Mais, au contraire, s'est aggrav&#233;e...&lt;/i&gt; &#187; On dit merci qui ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Lire notamment &#171; ZAD, 4 000 grenades tir&#233;es &#187;, tr&#232;s bon article publi&#233; sur le site Lundi Matin le 16 avril.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; C'est la guerre, en v&#233;rit&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Dont les occupants appartenaient &#224; la frange la plus &#171; citoyenniste &#187; de la ZAD.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Immigration : Dieppe, l'autre Calais</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Immigration-Dieppe-l-autre-Calais</link>
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		<dc:date>2018-04-25T14:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Histoires de saute-fronti&#232;res</dc:subject>
		<dc:subject>migrants</dc:subject>
		<dc:subject>Calais</dc:subject>
		<dc:subject>conditions</dc:subject>
		<dc:subject>avril</dc:subject>
		<dc:subject>r&#233;fugi&#233;s</dc:subject>
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		<dc:subject>ferry transmanche</dc:subject>
		<dc:subject>Dieppe</dc:subject>
		<dc:subject>Albanais</dc:subject>
		<dc:subject>Itin&#233;rance Dieppe</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quand on ne peut passer par ici, il faut passer par l&#224;. La cit&#233; normande accueille elle aussi des candidats au d&#233;part pour la Grande-Bretagne. Au grand dam du maire, tout communiste qu'il soit. Dieppe, sa plage, ses galets, son ch&#226;teau, son port et son ferry transmanche. Une porte pour l'Angleterre avec des travers&#233;es vers Newhaven deux fois par jour. Depuis quelques mois, pour sortir du bourbier de Calais, des r&#233;fugi&#233;s descendent le long des c&#244;tes normandes. Dieppe, comme Ouistreham, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no143-mai-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;143 (mai 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/flics" rel="tag"&gt;flics&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/ferry-transmanche" rel="tag"&gt;ferry transmanche&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Dieppe" rel="tag"&gt;Dieppe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Albanais" rel="tag"&gt;Albanais&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Itinerance-Dieppe" rel="tag"&gt;Itin&#233;rance Dieppe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quand on ne peut passer par ici, il faut passer par l&#224;. La cit&#233; normande accueille elle aussi des candidats au d&#233;part pour la Grande-Bretagne. Au grand dam du maire, tout communiste qu'il soit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dieppe, sa plage, ses galets, son ch&#226;teau, son port et son ferry transmanche. Une porte pour l'Angleterre avec des travers&#233;es vers Newhaven deux fois par jour. Depuis quelques mois, pour sortir du bourbier de Calais, des r&#233;fugi&#233;s descendent le long des c&#244;tes normandes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dieppe, comme Ouistreham, Cherbourg et depuis peu Le Havre&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Depuis peu... en mai 2016. (Note du webmaster.)&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, est devenu un lieu de passage. Mais la cit&#233; normande n'a rien &#224; voir avec Calais en termes d'affluence, les migrants n'&#233;tant qu'entre quatre-vingts et cent quarante suivant les jours. Par contre, question conditions de vie, c'est kif-kif. &#171; &lt;i&gt;Les migrants vivent dans des conditions difficiles : pas de toilettes, pas de douches, pas de points d'eau, pas de poubelles... La situation est comparable &#224; celle de Calais : rien n'est fait pour accueillir les personnes dans des conditions dignes&lt;/i&gt; &#187;, souligne Christian, de M&#233;decins du monde. La mairie ? Elle ne fait rien. &#171; &lt;i&gt;Il n'y a aucun point de distribution de nourriture de la part de la municipalit&#233;. Les gens peuvent crever !&lt;/i&gt; &#187;, s'insurge Sophie, ancienne travailleuse sociale devenue b&#233;n&#233;vole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la plupart des r&#233;fugi&#233;s campent face aux vents et &#224; la mer, certains ont investi les &#171; gobes &#187;, grottes aux pieds des falaises &#224; deux pas de l'embarquement des ferries. Ces cavit&#233;s, ouvertes au XVIIe si&#232;cle pour extraire des pierres et de l'argile destin&#233;s &#224; la construction de la ville, ont ensuite servi d'habitation &#224; une population pauvre jusqu'au d&#233;but du XXe si&#232;cle. Aujourd'hui, elles sont occup&#233;es par des Albanais, ainsi que des &#201;rythr&#233;ens, des Irakiens et des Soudanais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce camp est devenu un sujet de crispation, m&#234;me si les migrants viennent peu en centre-ville. Fin mars, Herv&#233; Morin, nouveau pr&#233;sident de la r&#233;gion normande (UDI) et S&#233;bastien Jumel, maire de Dieppe (PCF), ont demand&#233; l'expulsion de ce campement. Le discours du maire est digne de Tartuffe, puisqu'il assure qu'il faut aider les Syriens, Irakiens et autres victimes de guerre, mais veut se d&#233;barrasser des Albanais, migrants &#233;conomiques, dont certains se seraient montr&#233;s agressifs. Jumel parle m&#234;me de &#171; &lt;i&gt;mafia albanaise&lt;/i&gt; &#187;, sauf que la vie des &#171; mafieux &#187; albanais, dans leurs tentes Quechua et leurs fringues de r&#233;cup, n'a rien &#224; voir avec Les Soprano. Le tribunal administratif a suivi les d&#233;sirs des &#233;diles ainsi que du syndicat mixte du port, et a ordonn&#233; l'expulsion du camp le 1er avril. Quand flics, pelleteuses et bulldozers sont arriv&#233;s, les migrants avaient quitt&#233; les lieux, dispers&#233;s un peu plus loin, dans des endroits plus dangereux, sous des falaises risquant de s'&#233;bouler. L'&#201;tat, face &#224; l'accroissement de la pression migratoire, au lieu de proposer des b&#226;timents en dur pour loger les personnes ou pour stocker v&#234;tements et nourriture, a diligent&#233; plus de flics encore. Le 21 avril, les migrants ont re&#231;u une nouvelle notification d'huissier pour un avis d'audience au tribunal administratif se tenant... d&#232;s le lendemain matin (!), vendredi 22 avril &#224; 9h &#224; Rouen ! Aucune possibilit&#233; pour eux d'organiser une d&#233;fense dans ces conditions, ni de prendre le temps de trouver une solution de repli ! L'ordonnance d'expulsion a &#233;t&#233; prise le 22 avril... 80 personnes vont donc se retrouver une nouvelle fois expuls&#233;es de nulle part...vers nulle part, dont des mineurs isol&#233;s, et sans qu'aucune solution leur soit propos&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soutien ? Il existe &#224; travers le Centre d'accueil des demandeurs d'asile et M&#233;decins du monde. Par ailleurs, chaque soir, une association issue de la communaut&#233; turque locale, Point Humanitaire 76, distribue 90 &#224; 100 repas aux migrants quai de la Marne. Des collectes de v&#234;tements et de repas secs sont organis&#233;es &#224; F&#233;camp, Yvetot et m&#234;me &#224; Rouen. Un agriculteur de F&#233;camp a donn&#233; 250 kilogrammes de pommes de terre. Un concert de soutien a rapport&#233; 1 000 euros&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre association s'est cr&#233;&#233;e, Itin&#233;rance Dieppe, qui aborde les aspects juridiques, les probl&#232;mes d'h&#233;bergement, la sant&#233; et l'hygi&#232;ne, l'alphab&#233;tisation et surtout, assure collectes et redistributions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ces assos sont appr&#233;ci&#233;es par les migrants, il n'en va pas de m&#234;me des pouvoirs publics locaux. Il est plus que compliqu&#233; d'obtenir des locaux pour stocker le mat&#233;riel et recevoir les r&#233;fugi&#233;s. La mairie accuse m&#234;me ces associations de favoriser la mont&#233;e du Front national !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'espoir d'un autre chemin vers l'Angleterre s'&#233;tant d&#233;velopp&#233;, on peut penser que, malgr&#233; les hautes cl&#244;tures install&#233;es ces jours derniers et les flics de plus en plus nombreux, la pr&#233;sence de migrants est partie pour durer. &#171; &lt;i&gt;Nous avons toujours peur que, sous pr&#233;texte d'&#233;tat d'urgence, la distribution de repas au quai de la Marne soit remise en cause et que les flics viennent faire des rafles&lt;/i&gt; &#187;, souligne Nicolas Legrand, d'Itin&#233;rance Dieppe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Depuis peu... en mai 2016. (Note du webmaster.)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Un degr&#233; de violence rare &#187;</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Un-degre-de-violence-rare</link>
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		<dc:date>2018-04-11T18:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;milien Bernard</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Mickomix</dc:subject>
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		<dc:subject>avril</dc:subject>
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		<dc:subject>d'action</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Paul s'est fait d&#233;molir la rotule par des flics lors d'une r&#233;cente&#8232;manifestation parisienne contre la Loi Travail. T&#233;moignage. &#171; Ce 9 avril est une grosse journ&#233;e d'action, avec des cort&#232;ges lyc&#233;ens et &#233;tudiants d&#232;s le matin. L'apr&#232;s-midi, il y a une certaine tension d&#232;s le d&#233;but de la manif, notamment parce qu'on est beaucoup &#224; ne pas vouloir laisser les syndicats en dicter le d&#233;roulement. Quoi qu'il en soit, les flics ont mis le paquet : un drone de surveillance et un h&#233;licopt&#232;re de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CRS" rel="tag"&gt;CRS&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/d-action" rel="tag"&gt;d'action&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Paul s'est fait d&#233;molir la rotule par des flics lors d'une r&#233;cente&#8232;manifestation parisienne contre la Loi Travail. T&#233;moignage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2310 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH391/-582-cbb23.jpg?1782651843' width='400' height='391' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Mickomix.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce 9 avril est une grosse journ&#233;e d'action, avec des cort&#232;ges lyc&#233;ens et &#233;tudiants d&#232;s le matin. L'apr&#232;s-midi, il y a une certaine tension d&#232;s le d&#233;but de la manif, notamment parce qu'on est beaucoup &#224; ne pas vouloir laisser les syndicats en dicter le d&#233;roulement. Quoi qu'il en soit, les flics ont mis le paquet : un drone de surveillance et un h&#233;licopt&#232;re de la s&#233;curit&#233; civile sont de sortie pendant toute la manifestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;but de cort&#232;ge, alors que la situation semble calme, je file dans une boulangerie pour acheter une pizza. Trois CRS sont post&#233;s juste &#224; c&#244;t&#233;, mais je ne me m&#233;fie pas. De l'int&#233;rieur, je vois l'un d'eux avec une petite cam&#233;ra GoPro. Quand je ressors, j'essaye de passer discr&#232;tement de mani&#232;re &#224; ce qu'il ne me filme pas &#8211; je consid&#232;re qu'il est important de lutter contre le fichage syst&#233;matique en manif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand je sors, le CRS me crie &#8220;&lt;i&gt;Photo !&lt;/i&gt;&#8221; Je remonte mon col et continue ma route. Puis j'entends un &#8220;&lt;i&gt;Monsieur !&lt;/i&gt;&#8221;, lanc&#233; un peu plus fort. Je fais celui qui n'entend pas. Et l&#224;, au moment o&#249; il me dit &#8220;&lt;i&gt;Monsieur avec le sac &#224; dos !&lt;/i&gt;&#8221;, trois ou quatre policiers en civil sortis de nulle part m'agrippent par-derri&#232;re et me projettent violemment au sol. Deux d'entre eux me tombent dessus lourdement pour me faire une cl&#233; au bras : c'est l&#224; que ma rotule morfle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l'instant, je ne sens pas la douleur. Mais je suis choqu&#233;. Je hurle &#8220;&lt;i&gt;Je ne r&#233;siste pas !&lt;/i&gt;&#8221; Ils s'en foutent. Ils me rel&#232;vent et me plaquent contre un mur, avant de me laisser aux mains des CRS, lesquels fouillent mon sac et confisquent deux ou trois trucs anodins, li&#233;s &#224; mon implication dans la m&#233;dic-team : les ciseaux pour d&#233;couper les pansements, du gel d&#233;sinfectant, des comprim&#233;s de Maalox. Ils en profitent pour me prendre en photo avec la GoPro, puis font pareil avec ma carte d'identit&#233;. Avant de me sermonner : &#8220;&lt;i&gt;Si vous n'avez rien d'ill&#233;gal sur vous, pourquoi ne pas vous arr&#234;ter ?&lt;/i&gt;&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Me concernant, le point important est l&#224; : si tu refuses d'&#234;tre identifi&#233;, tu es forc&#233;ment suspect et tu t'exposes &#224; des violences. C'est symptomatique. Dans les derni&#232;res manifs, le fichage &#233;tait omnipr&#233;sent. Il n'y a pas que les drones ou les GoPro des flics, il y a aussi les nasses. Tr&#232;s souvent, apr&#232;s avoir immobilis&#233; les gens, ils les font sortir par un entonnoir, un par un. Ils ont alors tout le loisir de les filmer. Le but de la man&#339;uvre ? Ficher. Dans mon cas, ils l'ont fait &#224; l'ancienne...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La douleur arrive une fois qu'ils me laissent repartir. En fait, j'ai la rotule cass&#233;e. J'en ai pour six semaines d'immobilit&#233;, avec peut-&#234;tre une op&#233;ration &#224; suivre. Mais je ne suis pas le plus &#224; plaindre. &#192; l'h&#244;pital, je tombe sur une femme qui s'est pris un ricochet de FlashBall dans le nez &#8211; sa blessure est impressionnante, avec notamment une fracture de la pommette. Sinon, lors de la m&#234;me manif, un gars est plaqu&#233; au sol alors qu'il buvait une canette, laquelle explose dans sa main (14 points de suture) ; deux autres personnes sont bless&#233;es par des tirs de FlashBall (ventre et hanche) ; un flic en civil se d&#233;foule sur la t&#234;te de quelqu'un &#224; coups de matraque (12 points de suture), et pas mal de gens ont des plaies li&#233;es &#224; des &#233;clats de grenade de d&#233;sencerclement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pourtant pas la manif r&#233;cente o&#249; ils se sont montr&#233;s les plus violents. Trois ou quatre jours plus t&#244;t, lors d'un cort&#232;ge sauvage, j'ai vu quelques flics p&#233;ter les plombs et arroser les gens de coups de matraque, cassant notamment le bras d'une fille. Il y a en ce moment un degr&#233; de violence rare de leur part. Quand on voit le nombre de cartouches LBD40 utilis&#233;es quotidiennement, les grenades de d&#233;sencerclement balanc&#233;es au milieu de la foule, le retour de la matraque, le FlashBall omnipr&#233;sent, tu te rends compte qu'il y a une strat&#233;gie de terreur. Il s'agit de d&#233;courager les manifestants en les faisant flipper. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une femme &#224; l'heure des LIP </title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Une-femme-a-l-heure-des-LIP</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Une-femme-a-l-heure-des-LIP</guid>
		<dc:date>2018-02-03T07:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe Goby</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>l'usine</dc:subject>
		<dc:subject>left</dc:subject>
		<dc:subject>avril</dc:subject>
		<dc:subject>Monique</dc:subject>
		<dc:subject>Besan&#231;on</dc:subject>
		<dc:subject>entreprise horlog&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>LIP</dc:subject>
		<dc:subject>Monique Piton</dc:subject>
		<dc:subject>d&#233;mantel&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>entreprise</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Avril 1973, une entreprise horlog&#232;re de Besan&#231;on est rachet&#233;e pour &#234;tre d&#233;mantel&#233;e. Monique Piton a 39 ans et cherche le grand amour en jouant au bowling. &#171; Je voudrais me battre, prendre la parole, faire des choses difficiles, magnifiques et utiles. &#187; &#199;a tombe bien. L'histoire qui commence va &#234;tre une des plus belles exp&#233;riences d'autogestion qu'a connues la France. L'usine emploie 60% de femmes et fabrique des montres, on s'y ennuie comme dans toutes les usines du monde. On ne se conna&#238;t (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no135-septembre-2015" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;135 (septembre 2015)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/l-usine" rel="tag"&gt;l'usine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/left" rel="tag"&gt;left&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/avril" rel="tag"&gt;avril&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Monique" rel="tag"&gt;Monique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Besancon" rel="tag"&gt;Besan&#231;on&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/entreprise-horlogere" rel="tag"&gt;entreprise horlog&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/LIP" rel="tag"&gt;LIP&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Monique-Piton" rel="tag"&gt;Monique Piton&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/demantelee" rel="tag"&gt;d&#233;mantel&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/entreprise" rel="tag"&gt;entreprise&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2002 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH398/-290-c2673.jpg?1782643482' width='400' height='398' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Avril 1973, une entreprise horlog&#232;re de Besan&#231;on est rachet&#233;e pour &#234;tre d&#233;mantel&#233;e. Monique Piton a 39 ans et cherche le grand amour en jouant au bowling. &#171; &lt;i&gt;Je voudrais me battre, prendre la parole, faire des choses difficiles, magnifiques et utiles.&lt;/i&gt; &#187; &#199;a tombe bien. L'histoire qui commence va &#234;tre une des plus belles exp&#233;riences d'autogestion qu'a connues la France. L'usine emploie 60% de femmes et fabrique des montres, on s'y ennuie comme dans toutes les usines du monde. On ne se conna&#238;t pas. On y meurt &#224; petit feu. Face &#224; la fermeture, un comit&#233; d'action se cr&#233;e et va r&#233;aliser de grandes choses. Ils commencent par ralentir et saboter le travail en ne communiquant plus les chiffres de la production. Tic tac tic tac. Des affiches apparaissent : &#171; &lt;i&gt; Interdiction d'aller &#224; plus de 60%&lt;/i&gt; &#187;. Au fil des jours, la cadence ralentit &#224; 30%... tandis que l'imagination ne cesse d'exploser &#224; LIP. Le bonheur rena&#238;t chaque jour, l'amour en plus, avec Michel, un prof venu du Haut-Doubs. &#171; &lt;i&gt;On se rencontre dans les couloirs ou les ateliers, on se sourit.&lt;/i&gt; &#187; Sourire. Comme une preuve du changement. Et les femmes ? Des lionnes qui jettent des chaises sur la police, qui insultent durant des heures les CRS venus occuper l'usine, des enrag&#233;es qui affrontent les gaz lacrymog&#232;nes avec les jeunes gauchistes venus de Bretagne ou du Larzac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les CRS pleurent d'humiliation. La rage du peuple ? Plut&#244;t sa revanche tranquille. Quand Monique part quelques jours en vacances avec son autocollant LIP &#224; l'arri&#232;re de sa R8 et qu'elle est accroch&#233;e par des ouvriers sur la route. Tous veulent l'entendre, tous veulent savoir ce qui se passe &#224; LIP. &#192; l'usine, on se pr&#233;pare comme en temps de guerre. On planque le butin, des milliers de montres, on pr&#233;pare des actions : de tous les coins de France, les ouvriers sont pr&#234;ts &#224; d&#233;brayer en cas d'affrontement ou d'occupation ; &#171; &lt;i&gt;Pendant ce temps les cadres errent mis&#233;rablement dans l'usine, discutent dans les coins.&lt;/i&gt; &#187; Mouloudji et Simone Bartel viennent chanter au Palais des Sports. &#171; &lt;i&gt; Ils chantent la Commune&#8230; et LIP, c'est un peu la Commune.&lt;/i&gt; &#187; Monique apprend des paroles comme&#8230; &#171; &lt;i&gt;Debout, debout, vieux r&#233;volutionnaires&lt;/i&gt; &#187;, tir&#233;es du &#171; Triomphe de l'anarchie &#187; de Charles D'Avray. Elle y trouve les mots qui correspondent &#224; ce qu'elle vit &#224; LIP. Ce r&#233;cit contient plusieurs heures d'enthousiasme et de bonheur populaires. Sans mod&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A lire : &lt;i&gt;C'est possible ! Une femme au c&#339;ur de la lutte des LIP (1973-1974)&lt;/i&gt;, Monique Piton, L'&#233;chapp&#233;e, 2015, 22 euros. 381 pages. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>BAC de Marseille : encore une mort &#171; accidentelle &#187;</title>
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		<dc:creator>Collectif Angles Morts</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Il y a un an le jeune Morad Touat, 16 ans, mourait des suites d'une interpellation polici&#232;re &#224; Font-Vert, quartiers nord de Marseille. Comme de coutume, le policier &#224; l'origine de la chute a &#233;t&#233; blanchi. De leur c&#244;t&#233;, famille et soutien ne l&#226;chent pas l'affaire. Un concert hip-hop &#034;V&#233;rit&#233; et justice pour Morad&#034; est organis&#233; ce vendredi 5 juin 2015 &#224; partir de 19h (repas sur place) &#224; la Dar Lamifa, 127 rue d'Aubagne, &#224; Marseille. Avec : Boss One, K-Rhyme le Roi, Epsylone et Puissance Nord. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y a un an le jeune Morad Touat, 16 ans, mourait des suites d'une interpellation polici&#232;re &#224; Font-Vert, quartiers nord de Marseille. Comme de coutume, le policier &#224; l'origine de la chute a &#233;t&#233; blanchi. De leur c&#244;t&#233;, famille et soutien ne l&#226;chent pas l'affaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un concert hip-hop &#034;V&#233;rit&#233; et justice pour Morad&#034; est organis&#233; ce vendredi 5 juin 2015 &#224; partir de 19h (repas sur place) &#224; la Dar Lamifa, 127 rue d'Aubagne, &#224; Marseille. Avec : Boss One, K-Rhyme le Roi, Epsylone et Puissance Nord. Prix libre en soutien &#224; la famille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 1er avril 2015, la famille de Morad Touat et quelques amis se sont recueillis devant le b&#226;timent&#8200;K, l&#224; o&#249; le jeune gar&#231;on a chut&#233; du deuxi&#232;me &#233;tage. Le 5&#8200;avril dernier, date anniversaire de son d&#233;c&#232;s, au stade v&#233;lodrome, les MTP, groupe de supporters de l'Olympique de Marseille, avaient confectionn&#233; une banderole de plus de cinq m&#232;tres de long &#171; &lt;i&gt;&#192; Morad parti trop t&#244;t&lt;/i&gt; &#187;, brandie pendant la rencontre OM-PSG devant plus de 60 000 spectateurs. Un mois plus t&#244;t, le 14&#8200;mars, plus d'une centaine de personnes s'&#233;taient d&#233;j&#224; mobilis&#233;es lors d'une soir&#233;e de soutien &#224; la famille de Morad pour mieux comprendre comment la police des polices a clairement b&#226;cl&#233; son enqu&#234;te&lt;a href=&#034;#nb6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir la contre-enqu&#234;te publi&#233;e par le Collectif Angles morts.&#034; id=&#034;nh6-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; et pourquoi le procureur de la R&#233;publique de Marseille a d&#233;cid&#233; de classer le dossier sans suite, &#224; peine trois mois apr&#232;s les faits. Le soutien populaire s'organise.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1493 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH397/p05-tanxxx-e46da.jpg?1782649635' width='400' height='397' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Tanxxx.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Que s'est-il pass&#233; pr&#233;cis&#233;ment ce 1er avril 2014 &#224; Font-Vert ? Deux policiers de la Brigade anti-criminalit&#233; entrent dans la cit&#233; en se faisant passer pour des clients &#224; la recherche de &lt;i&gt;shit&lt;/i&gt;. Ils se dirigent vers le point de vente, un b&#226;timent &#224; l'int&#233;rieur duquel se trouve Morad, un des vendeurs ce jour-l&#224;. L'un des policiers reconna&#238;t Morad et vice-versa. D&#233;masqu&#233;, l'agent d&#233;cide de le courser pour r&#233;cup&#233;rer la sacoche qu'il portait en bandouli&#232;re. Quant &#224; Morad, pris en flagrant d&#233;lit et d&#233;cid&#233; &#224; ne pas se laisser attraper, il court se r&#233;fugier dans un appartement du deuxi&#232;me &#233;tage. Le policier continue sa poursuite jusqu'au balcon, contrairement &#224; ce qu'il d&#233;clarera dans sa premi&#232;re d&#233;position &#224; l'Inspection g&#233;n&#233;rale de la police o&#249; il affirme ne pas &#234;tre entr&#233; dans l'appartement, avant de se raviser le lendemain et d'avouer qu'il a m&#234;me tent&#233; de le &#171; &lt;i&gt;retenir&lt;/i&gt; &#187; par le poignet droit. &#192; terre, apr&#232;s sa chute, Morad est pris de convulsions. Le deuxi&#232;me agent pr&#233;tend l'avoir mis en position lat&#233;rale de s&#233;curit&#233;, ce que contestent des t&#233;moins affirmant qu'il l'a secou&#233; violemment dans le seul but de lui retirer la sacoche. Les secours ont d'ailleurs &#233;t&#233; pr&#233;venus par un habitant, car les policiers, pr&#233;occup&#233;s avant tout par leur propre s&#233;curit&#233;, choisissent d'appeler des renforts et forment un cordon dans les minutes qui suivent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, la famille de Morad Touat lutte pour obtenir v&#233;rit&#233; et justice. V&#233;rit&#233;, parce que les circonstances pr&#233;cises du drame ne sont toujours pas &#233;lucid&#233;es plus d'un an apr&#232;s les faits, et parce que la seule enqu&#234;te &#224; ce jour, celle de la police des polices, a fond&#233; ses conclusions sur la foi d'un seul t&#233;moignage. Justice, parce que le policier qui a pris en chasse Morad a re&#231;u la m&#233;daille de la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure d&#233;cern&#233;e par le ministre de l'Int&#233;rieur, Bernard Cazeneuve, en &#171; l'absence d'infraction &#187; de la part des policiers &#224; la veille de la cl&#244;ture du dossier. D&#233;termin&#233;es &#224; ne pas baisser les bras, la maman de Morad et sa tante ont port&#233; plainte aupr&#232;s du doyen des juges d'instruction. Apr&#232;s des mois d'attente insupportable, elles ont appris qu'une information judiciaire avait finalement &#233;t&#233; ouverte, le jour m&#234;me de la comm&#233;moration du d&#233;c&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet &#233;v&#232;nement tragique n'est pas un fait divers, et Morad n'est pas responsable de sa propre mort. Il est la cons&#233;quence de la politique s&#233;curitaire men&#233;e par le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur dans le cadre de la &#171; guerre contre la drogue &#187;. Aux &#201;tats-Unis, les effets de plus de quarante ans de &#171; &lt;i&gt;guerre contre la drogue&lt;/i&gt; &#187; sont maintenant largement d&#233;nonc&#233;s, et notamment la destruction des communaut&#233;s noires et latinos par le harc&#232;lement policier et judiciaire, ainsi que par l'incarc&#233;ration de masse. En France, et &#224; Marseille en particulier, les pouvoirs publics et les m&#233;dias pr&#233;f&#232;rent parler de &#171; guerre de la drogue &#187;, &#233;vacuant la question des politiques r&#233;pressives et r&#233;servant leur &#171; &#233;motion &#187; et leurs gros titres aux r&#232;glements de comptes et aux reportages sensationnalistes sur les quartiers nord &#171; &lt;i&gt;gangr&#233;n&#233;s par le trafic de stup&#233;fiants&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, il n'est pas &#233;tonnant que le harc&#232;lement, le quadrillage, les violences quotidiennes, la peur de la police et les morts qu'elle peut provoquer soient pass&#233;s sous silence. Les morts ne sont plus d&#232;s lors que les dommages collat&#233;raux d'une interminable &#171; reconqu&#234;te &#187; de ces quartiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2013, d&#233;j&#224;, Ayraut se f&#233;licitait : &#171; &lt;i&gt;S'il y a ces r&#232;glements de comptes, c'est parce que la police est en train de faire son travail.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233; dans &#171; Au-dessous du cocotier &#187;, CQFD, n&#176;114, septembre 2013.&#034; id=&#034;nh6-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &#187; Depuis, des &#171; plans &#187;, des &#171; mesures &#187;, des &#171; priorit&#233;s &#187; sont d&#233;finis pour mener cette guerre. Mis &#224; part l'id&#233;e de d&#233;ployer des drones pour surveiller les quartiers nord ou d'envoyer l'arm&#233;e pour assurer la paix, l'envoi de 230&#8200;policiers suppl&#233;mentaires &#224; Marseille fut ainsi d&#233;cid&#233;, accompagn&#233; de la cr&#233;ation d'unit&#233;s sp&#233;cialis&#233;es et d'un groupe de renseignement destin&#233;s &#224; &#171; &lt;i&gt;lutter contre le trafic&lt;/i&gt; &#187;. La police jongle &#224; Marseille entre deux strat&#233;gies, d'une part les interventions cibl&#233;es, le plus souvent par des policiers en civil, d'autre part un encerclement du quartier jour et nuit : &#171; &lt;i&gt;D'abord une descente muscl&#233;e, puis un si&#232;ge en r&#232;gle. Ils postent des cars de CRS &#224; toutes les entr&#233;es et y contr&#244;lent syst&#233;matiquement ceux qui entrent et qui sortent&lt;/i&gt; [&#8230;].&lt;i&gt; Le blocus doit durer un mois plein&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb6-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Olivier Toscer, &#171; Marseille. Plans stups et meurtres barbecue &#187;, Nouvel Obs, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &#187;. Une m&#233;thode aux objectifs des plus simples, r&#233;sum&#233;s par un commissaire marseillais : &#171; &lt;i&gt;&#199;a perturbe leur quotidien. L'id&#233;e est de leur transmettre un sentiment d'ins&#233;curit&#233;&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb6-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233; dans &#171; Au-dessous du cocotier &#187;, CQFD, n&#176;114, septembre 2013.&#034; id=&#034;nh6-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &#187;. Font-Vert fait partie de la vaste zone de s&#233;curit&#233; prioritaire &#171; Marseille quartiers nord &#187; qui englobe les 3e, 14e, 15e et 16e arrondissements de la ville, et qui &#224; ce titre voit se multiplier les &#171; descentes &#187;, les mesures de quadrillage et/ou d'interpellations par des unit&#233;s en civil parties en chasse. C'est cette m&#233;thode qui provoque les sentiments de peur face aux op&#233;rations de police ou aux simples contr&#244;les. Ce &#171; sentiment d'ins&#233;curit&#233; &#187;, Morad en est mort, Zyed et Bouna aussi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb6-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir &lt;a href=&#034;http://www.bboykonsian.com/Le-batiment-de-la-mort-Verite-et-Justice-pour-Morad-_a3231.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la contre-enqu&#234;te&lt;/a&gt; publi&#233;e par le Collectif Angles morts.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Cit&#233; dans &#171; &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Marseille-Au-dessous-du-cocotier&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Au-dessous du cocotier&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, n&#176;114, septembre 2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Olivier Toscer, &#171; Marseille. Plans stups et meurtres barbecue &#187;, &lt;i&gt;Nouvel Obs&lt;/i&gt;, 21/04/2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Cit&#233; dans &#171; &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Marseille-Au-dessous-du-cocotier&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Au-dessous du cocotier&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, n&#176;114, septembre 2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les br&#232;ves du n&#176;132</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Les-breves-du-no132</link>
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		<dc:date>2015-05-10T03:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


		<dc:subject>En bref</dc:subject>
		<dc:subject>Lasserpe</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>ans</dc:subject>
		<dc:subject>avril</dc:subject>
		<dc:subject>Charlie Hebdo</dc:subject>
		<dc:subject>police refroidit</dc:subject>
		<dc:subject>Freddie Gray</dc:subject>
		<dc:subject>jeune Afro-am&#233;ricain</dc:subject>
		<dc:subject>Amadou Koum&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>droit social</dc:subject>
		<dc:subject>Baltimore</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En France aussi, la police refroidit Le 19 avril, Freddie Gray, jeune Afro-am&#233;ricain de 25 ans est mort en d&#233;tention &#224; Baltimore (Maryland, &#233;tats-Unis) suite &#224; une fracture des vert&#232;bres cervicales apr&#232;s une arrestation tr&#232;s&#8200;&#8211; tr&#232;s&#8200;&#8211;&#8200;muscl&#233;e. Mais avaler son bulletin de naissance en compagnie des forces de l'ordre n'est pas seulement une sp&#233;cialit&#233; d'outre-Atlantique. Dans la nuit du 5 au 6 mars, Amadou Koum&#233;, 33 ans, est mort au commissariat de la rue Louis-Blanc dans le 10e (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no132-mai-2015" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;132 (mai 2015)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Lasserpe" rel="tag"&gt;Lasserpe&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;En France aussi, la police refroidit&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 19 avril, Freddie Gray, jeune Afro-am&#233;ricain de 25 ans est mort en d&#233;tention &#224; Baltimore (Maryland, &#233;tats-Unis) suite &#224; une fracture des vert&#232;bres cervicales apr&#232;s une arrestation tr&#232;s&#8200;&#8211; tr&#232;s&#8200;&#8211;&#8200;muscl&#233;e. Mais avaler son bulletin de naissance en compagnie des forces de l'ordre n'est pas seulement une sp&#233;cialit&#233; d'outre-Atlantique. Dans la nuit du 5 au 6 mars, Amadou Koum&#233;, 33 ans, est mort au commissariat de la rue Louis-Blanc dans le 10e arrondissement, &#224; Paris. Et, dans la nuit du 25 au 26 avril, Pierre Cayet, 54 ans, est ressorti les pieds devant du commissariat de Saint-Denis. Mais comme le temps n'a pas tourn&#233; &#224; l'&#233;meute &#8211;&#8200;contrairement &#224; Baltimore &#8211;, on en a peu parl&#233;. &#224; bons entendeurs&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Vaut mieux &#234;tre sourd que d'&#233;couter &#231;a !&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_1465 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH526/actu-lasserpe-275-36-e9c0a.jpg?1782643253' width='400' height='526' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Lasserpe.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Charlie Hebdo&lt;/i&gt; tu&#233; &#224; nouveau&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Charlie Hebdo&lt;/i&gt;, qui s'est vu refroidir la moiti&#233; de sa r&#233;daction par des fous de Dieu lourdement enfouraill&#233;s en janvier dernier, a accept&#233; de recevoir le 16 avril le prix de la presse &#171; Jean-Luc Lagard&#232;re &#187;. Ou comment les victimes des kalach' sont f&#233;licit&#233;es par un marchand d'armes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Contre le FN, tordre le droit social&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#201;ditorialiste est un merveilleux m&#233;tier qui permet de tout&#8200;&#8211; tout&#8200;&#8211; mettre sur le dos du droit social et des d&#233;penses publiques. Exemple : les succ&#232;s &#233;lectoraux de Marine Le Pen ? C'est la faute au code du travail. C'est ce qu'affirme sans vergogne Franz-Olivier Giesbert (FOG) dans &lt;i&gt;Le Point&lt;/i&gt; du 16 avril dernier : &#171; &lt;i&gt;Ce qui fera reculer le Front national&lt;/i&gt; [&#8230;],&lt;i&gt; c'est une politique &#233;conomique et sociale qui lui coupera l'herbe &#233;lectorale sous le pied&lt;/i&gt; [&#8230;]. &lt;i&gt;D'abord, assouplir le droit social avec la &#8220;flexi-s&#233;curit&#233;&#8221;. Ensuite, r&#233;duire drastiquement les d&#233;penses publiques.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notons que, entre 2009 et 2013, l'&#233;tat a dot&#233; cet hebdomadaire pour cadres d&#233;catis de 22,9&#8200;gros millions d'euros d'aides &#224; la presse. On peut donc consid&#233;rer que FOG n'a pas tout &#224; fait tort : voir du bel argent public gaspill&#233; ainsi a s&#251;rement motiv&#233; nombre d'&#233;lecteurs &#224; voter Front national.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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