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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>&#192; zagreb, pogo anti-facho !</title>
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		<dc:date>2026-06-20T00:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Eliott Dognon</dc:creator>


		<dc:subject>Pauline Gillet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 9 mai dernier, alors qu'un vent fasciste souffle sur la Croatie, les antifascistes de Zagreb organisent les Trnjanski kresovi, un &#233;v&#233;nement festif annuel qui comm&#233;more la lib&#233;ration de la capitale croate par les Partisans yougoslaves le 8 mai 1945. Reportage. Sous un ciel bleu et un soleil de fin d'apr&#232;s-midi qui rougit les peaux, quelques milliers de personnes occupent les pelouses des quais de la Save. Il est 17 heures 30, nous arrivons devant Mo&#269;vara &#224; Zagreb, un club aux allures de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no253-juin-2026" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;253 (juin 2026)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Pauline-Gillet" rel="tag"&gt;Pauline Gillet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 9 mai dernier, alors qu'un vent fasciste souffle sur la Croatie, les antifascistes de Zagreb organisent les Trnjanski kresovi, un &#233;v&#233;nement festif annuel qui comm&#233;more la lib&#233;ration de la capitale croate par les Partisans yougoslaves le 8 mai 1945. Reportage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_6579 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/pauline_gillet_trnjanski_kresovi.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH365/pauline_gillet_trnjanski_kresovi-2da3a.jpg?1781886650' width='500' height='365' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sous un ciel bleu et un soleil de fin d'apr&#232;s-midi qui rougit les peaux, quelques milliers de personnes occupent les pelouses des quais de la Save. Il est 17 heures 30, nous arrivons devant Mo&#269;vara &#224; Zagreb, un club aux allures de hangar timbr&#233; d'une fresque murale au message explicite : &#171; &lt;i&gt;Ne travaillez jamais&lt;/i&gt; &#187;, &#233;crit en fran&#231;ais. Une foule interg&#233;n&#233;rationnelle venue de toute l'ex-Yougoslavie et d'ailleurs se retrouve pour pique-niquer autour de cinq b&#251;chers. Certains jouent au frisbee pendant que des bambins se roulent dans l'herbe, hilares. D'autres d&#233;ambulent entre les tables de collectifs militants, la cantine o&#249; l'on sert une soupe de haricots et la sc&#232;ne principale. Prises de paroles, conf&#233;rences ou encore tables rondes s'y succ&#232;dent, allant du combat antifasciste des Partisans yougoslaves &#224; la d&#233;fense des r&#233;fugi&#233;s, en passant par le soutien &#224; la Palestine.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;&#171; L'inclusion est un &#233;l&#233;ment fondamental de l'antifascisme : c'est un combat pour les droits de toutes les minorit&#233;s de notre soci&#233;t&#233; &#187;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Des performances artistiques fleurissent &#224; l'ombre de la banni&#232;re &#171; Ujedni protiv fa&#353;izma &#187;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;(&#171; Unis contre le fascisme &#187;). Bienvenus aux Trnjanski kresovi (Les feux de joie de Trnje&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nom du quartier o&#249; prend place l'&#233;v&#233;nement.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;), l'&#233;v&#233;nement qui comm&#233;more la lib&#233;ration de Zagreb du joug fasciste le 8 mai 1945.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Un contexte hostile&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Au cours de l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e, nous avons constat&#233; comment les Oustachis [une milice s&#233;paratiste fond&#233;e en 1930, soutien de l'Allemagne nazie et de l'Italie fasciste ayant commis des massacres de Serbes, Tziganes et Juifs &#8212; ndlr] sont ouvertement glorifi&#233;s et r&#233;habilit&#233;s depuis les bancs du Parlement, les sc&#232;nes de concert et les tribunes des supporters de foot, avec le soutien inconditionnel des autorit&#233;s et de certaines institutions&lt;/i&gt; &#187;, &#233;crit le r&#233;seau des femmes antifascistes de Zagreb (Mre&#382;a Antifa&#353;istkinja Zagreba &#8211; MAZ), organisateur des Trnjanski kresovi, dans un post Instagram. &#171; &lt;i&gt;Des groupes d'extr&#234;me droite prof&#232;rent des menaces &#224; l'encontre de la minorit&#233; nationale serbe, des journalistes et des militants. Les agressions et les vols visant les travailleurs migrants deviennent monnaie courante dans les rues de nos villes.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;Le public l&#226;che quelques larmes &#224; l'&#233;coute de &#171; Je ne veux pas mourir dans les combats de Sarajevo &#187;, ville symbole de l'identit&#233; yougoslave&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Plus t&#244;t dans l'apr&#232;s-midi, nous nous sommes immerg&#233;s dans cette ambiance naus&#233;abonde. Alors que nous fl&#226;nons dans le centre-ville de Zagreb, nous croisons la &#171; marche pour la vie &#187;, une manifestation anti-avortement. Nous feignons &#224; peine notre surprise &#224; la vue d'une bonne s&#339;ur portant une pancarte : &#171; Ceci est un choix &#187;, accompagn&#233; de deux glaces &#8211; &#171; Ceci est un enfant &#187; accompagn&#233; d'un f&#339;tus. Pire, &#224; la fin du rassemblement, la foule se rassemble dans le parc Zrinjevac pour une petite session musicale. Et l&#224;, SURPRISE ! Marko Perkovi&#263;, dit &#171; Thompson &#187;, monte sur la sc&#232;ne. Interdit de se produire dans plusieurs pays, il est tout simplement le chanteur le plus populaire de Croatie. En juillet 2025, il a organis&#233; le plus grand concert de l'histoire du pays &#224; l'hippodrome de Zagreb avec environ 450 000 personnes pr&#233;sentes. Des saluts nazis avaient rythm&#233; la soir&#233;e et Thompson s'&#233;tait m&#234;me laiss&#233; aller &#224; envoyer un &#171; &lt;i&gt;Za Dom &#8211; Spremni !&lt;/i&gt; &#187; (&#171; Pour la patrie &#8211; Pr&#234;ts ! &#187;), la devise des Oustachis, reprise en c&#339;ur par la foule. Nous prenons rapidement la poudre d'escampette en direction de Mo&#269;vara !&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;L'antifascisme remis au go&#251;t du jour&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Fond&#233;s en 1977 par l'Union de la jeunesse socialiste de Croatie, branche croate de l'organisation des jeunesses communistes yougoslaves, les Trnjanski kresovi&lt;i&gt; &lt;/i&gt;s'installent d&#232;s le d&#233;part sur les quais de la Save. C'est &#224; cet endroit, via le pont de la Libert&#233;, que les Partisans yougoslaves entrent dans la ville le 8 mai 1945 pour lib&#233;rer Zagreb des Oustachis. Tomb&#233;s dans l'oubli &#224; la faveur du nationalisme &#224; la fin des ann&#233;es 1980 et des guerres de Yougoslavie qui ont suivi, ce n'est qu'en 2015 que le MAZ remet au go&#251;t du jour l'&#233;v&#233;nement en rassemblant plus largement. &#171; &lt;i&gt;L'inclusion est un &#233;l&#233;ment fondamental de l'antifascisme. C'est un combat pour les droits des travailleurs, des femmes, des personnes LGBTQ+ et de toutes les minorit&#233;s de notre soci&#233;t&#233; &lt;/i&gt; &#187;, explique Ki&#353;a Bizovi&#263; Grgas, membre de MAZ&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233;e dans l'article &#171; &#352;to su Trnjanski kresovi ? &#187;, L'Express (08/05/2026).&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;Les feux de joie sont allum&#233;s par une torche qui passe de main en main au son des tambours et du cri : &#171; Nous sommes tous antifascistes ! &#187;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pour mettre tout &#231;a sur pied, les organisateurs peuvent notamment compter sur des soutiens venant de l'opposition, dont la boussole id&#233;ologique s'av&#232;re ambigu&#235;, impliquant parfois des personnalit&#233;s nationalistes. Ils ne se privent d'ailleurs pas de critiquer celle-ci tant elle &#171; &lt;i&gt;aborde l'antifascisme avec malaise et r&#233;serve et &#233;choue &#224; former un front commun. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Pogo &#233;motionnel&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Vers 20 heures, notre pack de bi&#232;res et notre pique-nique bien entam&#233;s, les feux de joie sont allum&#233;s par une torche qui passe de main en main au son des tambours et du cri : &#171; &lt;i&gt;Nous sommes tous antifascistes !&lt;/i&gt; &#187; reprit en c&#339;ur dans un &#233;lan ritualis&#233;. Plusieurs banderoles sont d&#233;ploy&#233;es : &#171; Partisanes et Partisans &#8211; Merci ! &#187;, &#171; Unis contre le sionisme &#187; ou encore &#171; Unis contre la transphobie &#187;. N'en d&#233;plaise &#224; une poign&#233;e de fascistes venus perturber l'&#233;v&#233;nement, tenus &#224; distance par un cordon de flics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu apr&#232;s 21 heures, une foule incandescente de f&#234;tards se retrouve dans le club Mo&#269;vara pour l'&#171; Antifa Night &#187; o&#249; s'encha&#238;nent les riffs de guitare de plusieurs groupes croates avant l'arriv&#233;e du mythique groupe de punk anarchiste serbe Atheist Rap. &#192; ce moment, le pogo s'intensifie dans une ambiance bienveillante et g&#233;n&#233;reuse. Femmes et hommes s'&#233;lancent ou s'enlacent au milieu des flots de bibine virevoltants et parmi les effluves de sueur.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;&#171; Des groupes d'extr&#234;me droite prof&#232;rent des menaces &#224; l'encontre de la minorit&#233; nationale serbe, les agressions visant les travailleurs migrants deviennent monnaie courante dans nos villes &#187;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Certains, port&#233;s par la foule, reprennent les paroles apprises par c&#339;ur oscillant entre critique ac&#233;r&#233;e du nationalisme, antimilitarisme et humour absurde. D'autres l&#226;chent quelques larmes &#224; l'&#233;coute de &#171; &lt;i&gt;Je ne veux pas mourir dans les combats de Sarajevo&lt;/i&gt; &#187;, ville symbole de l'identit&#233; yougoslave et de la coexistence multi-ethnique avant que plus de 10 000 &#226;mes n'y p&#233;rissent sous les balles et les bombes pendant son si&#232;ge (1992 &#8211; 1996). Nos godasses sont d&#233;sormais flingu&#233;es, mais on ressort plus que jamais reboost&#233;s en se rappelant que &#171; &lt;i&gt;tous les syst&#232;mes sont les m&#234;mes, seul le b&#226;ton change d'&#233;tiquette &lt;/i&gt; &#187;, et qu'&#171; &lt;i&gt;il vaut mieux mener une guerre contre eux qu'un millier de guerres contre nous-m&#234;mes.&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Palija &#187;, Atheist Rap, 2005&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Eliott Dognon&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Nom du quartier o&#249; prend place l'&#233;v&#233;nement.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Cit&#233;e dans l'article &#171; &#352;to su Trnjanski kresovi ? &#187;, &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt; (08/05/2026).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Palija &#187;, Atheist Rap, 2005&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les butch sortent du cafoutch</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Les-butch-sortent-du-cafoutch</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Les-butch-sortent-du-cafoutch</guid>
		<dc:date>2025-04-17T23:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Livia Stahl</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Pauline Gillet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La culture queer, on ne la d&#233;couvre pas souvent &#224; la campagne. Y grandir, c'est rester au placard. Y revenir, c'est souvent un pari : r&#233;ussir &#224; ne pas s'isoler, ni des siens, ni des voisins. Enqu&#234;te en pays dr&#244;mois. &#171; Le probl&#232;me quand on est gouine, p&#233;d&#233; et bi &#224; la campagne, c'est aussi qu'il n'y a personne comme nous ici ! On est genre trois &#224; des kilom&#232;tres &#224; la ronde. Ce dont on a besoin, c'est d'abord de se rencontrer ! &#187; Cri du c&#339;ur de la meuf au micro, que la foule lui renvoie en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no240-avril-2025" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;240 (avril 2025)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Pauline-Gillet" rel="tag"&gt;Pauline Gillet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L150xH75/wwww-9bdaf.jpg?1779633331' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La culture queer, on ne la d&#233;couvre pas souvent &#224; la campagne. Y grandir, c'est rester au placard. Y revenir, c'est souvent un pari : r&#233;ussir &#224; ne pas s'isoler, ni des siens, ni des voisins. Enqu&#234;te en pays dr&#244;mois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_6077 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/240_d09_gillet_chasse_queer.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH432/240_d09_gillet_chasse_queer-1b887.jpg?1779633332' width='500' height='432' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Pauline Gillet
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;&#171; L&lt;/span&gt;&lt;i&gt;e probl&#232;me quand on est gouine, p&#233;d&#233; et bi &#224; la campagne, c'est aussi qu'il n'y a personne comme nous ici ! On est genre trois &#224; des kilom&#232;tres &#224; la ronde. Ce dont on a besoin, c'est d'abord de se rencontrer !&lt;/i&gt; &#187; Cri du c&#339;ur de la meuf au micro, que la foule lui renvoie en &#233;cho. Juin 2023, c'est la premi&#232;re Pride de Crest, une bouff&#233;e d'air que tout le monde attendait. Et encore, on est dans la Dr&#244;me, une &#171; terre de queers &#187;. Avec l'Ard&#232;che, le Diois, les C&#233;vennes ou l'Ari&#232;ge, cette campagne est connue pour &#234;tre un lieu o&#249; &#231;a bouge un peu dans la &#171; communaut&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, bien s&#251;r qu'il y a de l'homophobie, mais pas forc&#233;ment plus qu'en ville. Ce qui manque par contre, ce sont les gens. Avec un recensement (officiel) de 10 % de LGBTQIA+ sur le territoire national, surtout concentr&#233; dans les m&#233;tropoles, c'est dire comme on se retrouve vite solo dans son hameau. D'ailleurs, quand c'est possible, la plupart en partent et sortent du placard en ville, l&#224; o&#249; la marginalit&#233; peut &#234;tre compens&#233;e par le groupe. Mais pourquoi revenir ? Et comment faire vivre &#224; la campagne ces pr&#233;cieux r&#233;seaux queers ? L'objectif est double : pouvoir rester d&#233;viant&#183;e de la norme h&#233;t&#233;ro sans perdre trop de points de vie, mais aussi s'&#233;chapper de l'entre-soi des petits milieux urbains, et cr&#233;er autre chose ici.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Tout faire soi-m&#234;me&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ici, si tu veux que des choses se passent, il faut les cr&#233;er soi-m&#234;me&lt;/i&gt; &#187;, constate Milo (31 ans), qui gal&#232;re &#224; former un petit groupe de potes queers et f&#233;ministes aux alentours de Buis-les-Baronnies, m&#234;me juste pour boire un caf&#233;. Le spontan&#233;, quand on est g&#233;ographiquement &#233;loign&#233; les un&#183;es des autres, &#231;a ne marche pas trop. Il faut anticiper, se motiver et faire des kilom&#232;tres pour rejoindre une soir&#233;e o&#249; on ne conna&#238;t pas toujours grand monde, trouver &#224; dormir sur place&#8230; &#171; &lt;i&gt;Il faut se sentir en confiance, c'est pas &#233;vident pour tout le monde. Et &#224; force, on se d&#233;shabitue aussi &#224; la sociabilit&#233;. D'aller contre &#231;a, &#231;a n&#233;cessite de la force&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;&#171; Il faut affronter une culture ambiante qui reste tr&#232;s h&#233;t&#233;ropatriarcale et dans laquelle la majorit&#233; des gens est noy&#233;e &#187;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Et parfois, ce n'est pas suffisant : &#171; &lt;i&gt;Surtout en ce qui concerne les relations intimes. Chez moi, j'ai un peu fait le tour des amis d'amis&lt;/i&gt; &#187;, raconte Zigzag (38 ans), qui vit &#224; Ch&#226;tillon-en-Diois. Il retourne d'ailleurs r&#233;guli&#232;rement en ville pour prendre des &#171; &lt;i&gt;shots de sociabilit&#233;&lt;/i&gt; &#187;, m&#234;me s'il se retrouve souvent en d&#233;calage : &#171; &lt;i&gt;Les rencontres entre hommes y sont souvent exp&#233;ditives. Sur les applis, les mecs ont des dizaines de propositions par semaine, quand moi je ne viens que pour quelques jours et que je veux des relations int&#233;ressantes.&lt;/i&gt; &#187; M&#234;me dans une ville comme Valence, &#171; &lt;i&gt;il n'y avait rien pour les lesbiennes&lt;/i&gt;, raconte L&#230;titia (34 ans). &lt;i&gt;Alors avec des copines, on a cr&#233;&#233; notre propre soir&#233;e, tous les deux mois, &#8220;Chill and gouines&#8221;. &#199;a a super bien march&#233; et deux ans plus tard, il y a des meufs qui font jusqu'&#224; une heure et demie de route pour venir du Royan, de Die ou d'Annonay, juste pour se retrouver entre nous, discuter et danser. Quand on a vu le succ&#232;s on s'est dit&lt;/i&gt; &#8220;ok, y'avait vraiment besoin en fait&#8221;&lt;i&gt;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Pourquoi vous avez besoin de faire vos trucs l&#224; ? &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Se retrouver entre personnes LGBTQIA+, c'est une n&#233;cessit&#233; qui d&#233;passe les relations amoureuses et sexuelles. Quand on grandit &#224; la campagne sans repr&#233;sentation de l'homosexualit&#233;, &#171; &lt;i&gt;on ne se dit m&#234;me pas que c'est possible&lt;/i&gt; &#187;, raconte L&#230;titia. Mais m&#234;me une fois adulte, d&#233;vier de la norme peut rester sportif. Fr&#233;quenter des personnes qui partagent ce d&#233;calage et entretiennent d'autres mani&#232;res de vivre, &#171; &lt;i&gt;&#231;a fait du bien, &#231;a permet de se lib&#233;rer et de se sentir plus fort&#183;es. Parce qu'il faut affronter une culture ambiante qui reste tr&#232;s h&#233;t&#233;ropatriarcale et dans laquelle la majorit&#233; des gens est noy&#233;e&lt;/i&gt; &#187;, analyse Milo. Lorsqu'il est arriv&#233;, son &#233;quipe de travail a accueilli en alli&#233;e sa non-binarit&#233; de genre. Mais au village reste toujours la distance palpable dans les non-dits et les regards : &#171; &lt;i&gt;Les gens se demandent &lt;/i&gt;&#8220;mais c'est qui c'est quoi, c'est un homme ou une femme ?&#8221; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;&#171; Ils ne comprennent pas ce que c'est d'&#234;tre minoritaire &#187;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt; &#171; &lt;i&gt;Tous les trucs festifs ici, c'est tr&#232;s h&#233;t&#233;ro&lt;/i&gt;, raconte Jo&#235;lle (52 ans). &lt;i&gt;Et les h&#233;t&#233;ros du coin, entre 30 et 60 ans, m&#234;me quand ils sont militants, ils sont souvent &#224; c&#244;t&#233; de la plaque sur les sujets qui nous concernent. &lt;/i&gt; &#187; Pas volontairement homophobes, mais pas tr&#232;s subtils non plus. Elle raconte que les meufs ne comprennent pas toujours pourquoi organiser des &#233;v&#233;nements en non-mixit&#233;, qu'elles ont l'impression de &#171; &lt;i&gt;trahir leurs mecs&lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt;Quand on explique l'int&#233;r&#234;t de se retrouver sans mec cis pour pouvoir dire des trucs qu'on dirait pas sinon, ou d'organiser des soir&#233;es &#8220;queers&#8221;, la r&#233;action &#231;a va &#234;tre&lt;/i&gt; &#8220;mais pourquoi vous avez besoin d'en parler ? Pourquoi vous avez besoin de faire &lt;i&gt;vos trucs&lt;/i&gt; ? On en fait d&#233;j&#224; plein des f&#234;tes !&#8221; &lt;i&gt;Mais moi quand je vais dans leurs f&#234;tes, &#231;a m'&#233;touffe. Ils ne comprennent pas en quoi la culture h&#233;t&#233;ro peut v&#233;hiculer [des st&#233;r&#233;otypes de genre] et &#234;tre reloue. Ils ne comprennent pas ce que c'est de ne pas se retrouver l&#224;-dedans, et d'&#234;tre minoritaire.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des espaces pour les minoritaires, c'est vital, car ils permettent de faire vivre leur contre-culture. En cela, les &#233;quipes de basket, de roller derby et de foot queers de Crest sont bien connues dans la r&#233;gion. Pour Kyle (32 ans), &#171; &lt;i&gt;c'est l&#224; que je me suis laiss&#233;e approcher. J'avais d&#233;j&#224; eu des relations hors h&#233;t&#233;ro, mais sans jamais poser les mots dessus. C'est le foot, et la Dr&#244;me, qui m'ont fait d&#233;couvrir les questions f&#233;ministes et LGBT. Tout &#224; coup dans ma t&#234;te, &#231;a a fait&lt;/i&gt; baoum ! &#187; M&#234;me si parfois, les codes sociaux qui y sont v&#233;hicul&#233;s peuvent mener &#224; des formes d'exclusion. C'est ce que raconte Laetitia, une &#171; &lt;i&gt;lesbienne invisible&lt;/i&gt; &#187; sans cheveux courts ni piercing, qui s'est d&#233;j&#224; sentie jug&#233;e et &#171; &lt;i&gt;na&#239;ve&lt;/i&gt; &#187; dans ces milieux : &#171; &lt;i&gt;&#192; Valence, nos soir&#233;es sont avant tout faites pour danser. C'est peut-&#234;tre pas militant, mais on avait &#224; c&#339;ur que ce soit pas une bulle d'entre-soi&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Sortir de sa zone de confort&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Si les queers retournent &#224; la campagne, ce n'est pourtant pas pour recr&#233;er l'entre-soi communautaire que permet la ville. Pour Zigzag, d&#233;j&#224;, ce serait impossible dans un village &#171; &lt;i&gt;o&#249; on se croise tout le temps et o&#249; on se rend des services&lt;/i&gt; &#187;, m&#234;me s'il reconna&#238;t sympathiser plus facilement &#171; &lt;i&gt;avec les n&#233;oruraux de gauche, CSP+ en g&#233;n&#233;ral&lt;/i&gt; &#187;. M&#234;me questionnement dans l'&#233;quipe de foot de Crest, o&#249; Kyle raconte que &#171; &lt;i&gt;depuis septembre, on se questionne sur notre mixit&#233; sociale. D'ailleurs, on s'est jamais dit d'o&#249; on venait socialement. Et on n'est que des personnes blanches&#8230; Parfois les gens viennent deux fois et ne reviennent plus. Est-ce aussi parce qu'on v&#233;hicule des codes sociaux dans lesquels iels ne se retrouvent pas ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand Jo&#235;lle a quitt&#233; la ville pour s'installer dans sa maison au milieu des bois, elle s'est mise &#224; faire les choses de fa&#231;on diff&#233;rente : &#171; &lt;i&gt;J'avais plein de fantasmes flippants parce que quand j'&#233;tais petite, on vivait avec ma m&#232;re dans un bled de 143 habitants et elle se faisait parfois emmerder par des villageois. Arriv&#233;e seule, avec ma meuf de l'&#233;poque qui &#233;tait pas toujours l&#224;, j'&#233;tais pas m&#233;ga rassur&#233;e.&lt;/i&gt; &#187; Alors elle prend les choses en main : &#171; &lt;i&gt;J'ai pass&#233; mon permis de chasse et j'ai rencontr&#233; les chasseurs du coin. Je voulais casser mes st&#233;r&#233;otypes et, &#224; l'inverse, je voulais pas qu'ils me voient comme la bobo qui fait pas la diff&#233;rence entre un faisan et une perdrix.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son village, avec d'autres, elle a mont&#233; un &#233;v&#233;nement LGBT lors de la Pride, avec l'id&#233;e que ce soit un moment &#171; inclusif &#187; auquel participent les habitant&#183;es, pour montrer que la culture queer, c'est chouette. &#171; &lt;i&gt;&#199;a s'est bien pass&#233;, des chasseurs nous ont pr&#234;t&#233; la caravane-bar, un ou deux sont venus boire des coups&lt;/i&gt; &#187;. Pas de clivage sur l'homosexualit&#233; ou la transidentit&#233;, mais&#8230; sur le prix du pichet : &#171; &lt;i&gt;&#199;a paraissait pas cher &#224; des copines de Marseille qui, sans &#234;tre tr&#232;s friqu&#233;es, sont socialement plus favoris&#233;es que beaucoup de gens ici, qui ne font souvent leurs courses qu'une fois par mois et compl&#232;tent avec leurs conserves et leur potager.&lt;/i&gt; &#187; Et bien s&#251;r, &#171; &lt;i&gt;les queers v&#233;g&#233;s disaient qu'on pouvait bien se passer de viande un soir, mais ici quand on fait la f&#234;te, y'a de la viande !&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jo&#235;lle se sent bien ici. Finalement plus choqu&#233;e par des ami&#183;es qui ach&#232;tent leur barbaque en supermarch&#233; et qui trouvent que &#171; &lt;i&gt;les chasseurs, c'est vraiment horrible&lt;/i&gt; &#187;, que par des personnes qui mangent les b&#234;tes qu'ils tuent, elle a chang&#233; de strat&#233;gie politique : &#171; &lt;i&gt;dans la p&#233;riode dans laquelle on est, on a int&#233;r&#234;t &#224; n&#233;gocier et &#224; essayer d'&#233;tablir des lignes de communication avec les autres, sinon on va juste &#234;tre renvoy&#233;s dos &#224; dos et &#231;a va faire des trucs super moches&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Livia Stahl&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Hamster col&#232;re</title>
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		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


		<dc:subject>Pauline Gillet</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le hamster, pauvre de lui, souffre d'&#234;tre trop souvent d&#233;cri&#233;, moqu&#233;. Non, ce n'est pas qu'un substitut de chat pour enfants sadiques. Et non, il n'est pas vou&#233; &#224; courir &#233;perdument dans une petite roue stupide ni &#224; se morfondre dans une cage de d&#233;prime qui pue la mort. Donnez-lui un peu de libert&#233; et il saura vous le prouver. &#192; la mi-novembre, ce sont pas moins de 132 hamsters qui ont d&#233;cid&#233; de s'unir pour lutter contre le r&#233;chauffement climatique &#224; leur &#233;chelle. Planqu&#233;s dans la soute d'un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Pauline-Gillet" rel="tag"&gt;Pauline Gillet&lt;/a&gt;

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_5874 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
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&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;L&lt;/span&gt;e hamster, pauvre de lui, souffre d'&#234;tre trop souvent d&#233;cri&#233;, moqu&#233;. Non, ce n'est pas qu'un substitut de chat pour enfants sadiques. Et non, il n'est pas vou&#233; &#224; courir &#233;perdument dans une petite roue stupide ni &#224; se morfondre dans une cage de d&#233;prime qui pue la mort. Donnez-lui un peu de libert&#233; et il saura vous le prouver. &#192; la mi-novembre, ce sont pas moins de 132 hamsters qui ont d&#233;cid&#233; de s'unir pour lutter contre le r&#233;chauffement climatique &#224; leur &#233;chelle. Planqu&#233;s dans la soute d'un avion pr&#234;t &#224; d&#233;coller des A&#231;ores, ils ont furieusement jailli dans l'habitacle, clouant au sol l'appareil pendant pas moins de cinq jours ! Quant &#224; ce sp&#233;cimen espagnol qui a mordu sa ma&#238;tresse de 38 ans, il a eu les honneurs des gros titres, Madame ayant tr&#233;pass&#233; &#224; son arriv&#233;e &#224; l'h&#244;pital. Conscients de leur potentiel sous-estim&#233;, des chercheurs japonais ont m&#234;me tent&#233; avec eux des exp&#233;riences futuristes. Selon le m&#233;dia Korii, ils auraient r&#233;ussi &#224; cr&#233;er : &#171; &lt;i&gt;un hybride mi-hamster mi-plante, capable de photosynth&#232;se&lt;/i&gt; &#187;. Objectif ? Prouver que la viande peut &#234;tre produite en laboratoire. En lui injectant des chloroplastes venus d'algue rouge, ce badass de hamster peut tout simplement se nourrir de lumi&#232;re. Alors arr&#234;tez vos moqueries. Et inspirez-vous de cette r&#233;flexion tir&#233;e du &lt;i&gt;Journal d'Edward&lt;/i&gt;, hamster nihiliste (Ezra et Miriam Elia, 2013) : &#171; &lt;i&gt;Ils peuvent bien me priver de ma libert&#233;, ils n'auront jamais mon &#226;me.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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