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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>La folie des mangeurs de terre</title>
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		<dc:date>2024-06-14T08:23:49Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jonas Schnyder</dc:creator>


		<dc:subject>Alice Durot</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Avec La Ru&#233;e mini&#232;re au XXIe si&#232;cle &#8211; Enqu&#234;te sur les m&#233;taux &#224; l'&#232;re de la transition, Celia Izoard nous propose une enqu&#234;te passionnante sur l'industrie mini&#232;re contemporaine. De l'Andalousie au Maroc, elle nous raconte les incommensurables ravages de la folie extractiviste en cours. Penser aux mines revient souvent &#224; &#233;voquer les luttes politiques en cours, mais rarement &#224; se plonger dans leurs r&#233;alit&#233;s mat&#233;rielles et g&#233;opolitiques. P&#233;tris d'un imaginaire d'un autre temps autant (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no-231-en-kiosque" rel="directory"&gt;CQFD n&#176; 231 (juin 2024)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Alice-Durot" rel="tag"&gt;Alice Durot&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec &lt;i&gt;La Ru&#233;e mini&#232;re au XXIe si&#232;cle &#8211; Enqu&#234;te sur les m&#233;taux &#224; l'&#232;re de la transition&lt;/i&gt;, Celia Izoard nous propose une enqu&#234;te passionnante sur l'industrie mini&#232;re contemporaine. De l'Andalousie au Maroc, elle nous raconte les incommensurables ravages de la folie extractiviste en cours.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_5688 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/web_231_09_mines_alicedurot_1200px_1_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH354/web_231_09_mines_alicedurot_1200px_1_-7faf0.jpg?1779735744' width='500' height='354' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Alice Durot
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;P&lt;/span&gt;enser aux mines revient souvent &#224; &#233;voquer les luttes politiques en cours, mais rarement &#224; se plonger dans leurs r&#233;alit&#233;s mat&#233;rielles et g&#233;opolitiques. P&#233;tris d'un imaginaire d'un autre temps autant qu'impact&#233;s par une &#232;re de la &#171; transition &#187;, on ne r&#233;alise pas forc&#233;ment que la mine contemporaine est une menace syst&#233;mique qui &#171; &lt;i&gt;ne cohabite pas avec le vivant&lt;/i&gt; &#187;. Tout au long des 300 pages de son passionnant ouvrage &lt;i&gt;La Ru&#233;e mini&#232;re au XXI&lt;/i&gt;e si&#232;cle &#8211; Enqu&#234;te sur les m&#233;taux &#224; l'&#232;re de la transition (Seuil, janvier 2024), la journaliste Celia Izoard s'attelle &#224; rendre palpable la mine moderne dans toutes ses dimensions&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire ses premi&#232;res recherches sur le sujet dans le n&#176;12 de la revue Z :&#171; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Entretien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans ton livre, tu d&#233;cris plusieurs visites de sites miniers et on remarque rapidement qu'on peine &#224; r&#233;aliser leur emprise physique sur notre monde&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'&#233;chelle de la mine d'aujourd'hui d&#233;passe notre condition physique. Avant de comprendre qu'on est sur un site minier, on va parfois faire des kilom&#232;tres de route au milieu de fausses collines constitu&#233;es de st&#233;riles miniers&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mat&#233;riaux g&#233;ologiques extraits et trop pauvres en minerais pour &#234;tre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;ou d'immenses lacs de r&#233;tention. Et quand on regarde en surplomb une fosse mini&#232;re, on voit un gigantesque trou que l'on ne peut embrasser du regard : on ne r&#233;alise pas l'espace qu'il occupe vraiment. Une mine, c'est trop grand pour &#234;tre vu. Le philosophe G&#252;nther Anders dit que nous avons besoin de faire des exercices d'imagination pour comprendre la d&#233;mesure de la technique contemporaine. Dans le m&#234;me esprit, j'ai travaill&#233; &#224; ce qu'on puisse se repr&#233;senter l'extractivisme actuel en m&#234;lant les descriptions, la reconstitution des ph&#233;nom&#232;nes par les chiffres et la recherche acad&#233;mique, mais aussi les fables antiques et les r&#233;cits de non-Occidentaux. C'est d&#233;terminant. Une grande partie des enjeux de ce monde nous &#233;chappe tant que le capitalisme minier reste invisible et imperceptible. La plupart des objets qui nous entourent renferment des histoires de d&#233;vastation mini&#232;re, et de plus en plus &#224; mesure qu'augmente la &#8220;min&#233;ralisation&#8221; de notre quotidien. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu expliques que la mine industrielle est sortie de nos imaginaires collectifs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il arrive que les personnes auxquelles je parle de mes recherches soient m&#234;me surprises que les mines existent encore. L'imaginaire intellectuel dans lequel on baigne est profond&#233;ment empreint de l'id&#233;ologie de la Silicon Valley des ann&#233;es 1980-1990, c'est-&#224;-dire la mise en sc&#232;ne d'une victoire sur la mati&#232;re par la soci&#233;t&#233; de services, la pr&#233;tention &#224; avoir d&#233;pass&#233; les impasses du capitalisme par l'innovation.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;&#171; On oublie la dimension imp&#233;rialiste de nos modes de vie et les violences coloniales de la cha&#238;ne de production des objets qu'on consomme &#187;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt; L'id&#233;ologie est une force de prestidigitation, elle permet de faire dispara&#238;tre des ph&#233;nom&#232;nes massifs et &#233;vidents. Notre monde n'a jamais repos&#233; plus qu'aujourd'hui sur l'extraction mini&#232;re, laquelle n'a jamais cess&#233; d'augmenter &#224; mesure de la sophistication technologique. R&#233;sultat : on oublie la dimension imp&#233;rialiste de nos modes de vie et les violences coloniales de la cha&#238;ne de production des objets qu'on consomme. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On nous vend une mine &#171; z&#233;ro carbone &#187; ou &#171; high-tech &#187;, n&#233;cessaire &#224; la &#171; transition &#187;. Tu parles au contraire d'une radicalisation du mod&#232;le existant.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Cette &#8220;transition&#8221; est une contradiction dans les termes qui ne r&#233;siste pas &#224; une simple addition : on ne peut pas r&#233;pondre &#224; la demande actuelle, que ce soit en v&#233;hicules &#233;lectriques ou en &#233;nergies renouvelables, sans r&#233;chauffer le climat et cr&#233;er de graves p&#233;nuries d'eau. Car l'extraction mini&#232;re est &#233;videmment tr&#232;s &#233;mettrice de CO2 ; il suffit de se pencher sur le fonctionnement d'une mine pour le comprendre. Ensuite, cette id&#233;e que le boom minier serait justifi&#233; par la transition est hypocrite : les m&#233;taux recherch&#233;s sont destin&#233;s &#224; l'&#233;lectronique, l'a&#233;ronautique ou l'a&#233;rospatiale, car tous ces secteurs explosent et suscitent une demande min&#233;rale colossale. La premi&#232;re chose &#224; faire dans le cadre d'une v&#233;ritable transition serait &#233;videmment de limiter ces productions et la demande &#233;nerg&#233;tique dans son ensemble. Nous sommes face &#224; un paravent id&#233;ologique qui prend les populations occidentales en otage dans un faux d&#233;bat. Cela permet de cr&#233;er un &#233;tat d'exception favorable &#224; l'industrie mini&#232;re dans son ensemble. Par exemple la nouvelle loi europ&#233;enne sur les mati&#232;res premi&#232;res critiques permet aux projets miniers &#8220;d'int&#233;r&#234;t public sup&#233;rieur&#8221; d'&#233;chapper &#224; la directive cadre sur l'eau, de la directive &#8220;Habitats&#8221; et &#8220;Oiseaux&#8221;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Derri&#232;re des machines toujours plus nombreuses, plus grandes et plus efficaces, on retrouve toujours une main-d'&#339;uvre invisible. Leur condition a-t-elle chang&#233; depuis &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;Germinal&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le travail dans les mines est tr&#232;s contrast&#233;. Alors que dans le monde, on estime que plus de 40 millions de personnes travaillent dans les mines artisanales ou &#224; petite &#233;chelle, le secteur industriel, qui r&#233;alise 88 % de la production mondiale de m&#233;taux, n'en emploie que 4 millions. Dans les mines artisanales dites &#8220;&#224; petite &#233;chelle&#8221;, les conditions de travail peuvent &#234;tre de toutes sortes, selon qu'elles sont autog&#233;r&#233;es par une communaut&#233; villageoise&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire le reportage de l'autrice au Suriname : &#171; Les braconniers de Rosebel. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; ou aux mains de trafiquants et de groupes arm&#233;s, comme en Amazonie ou en R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo (RDC). Dans les mines industrielles, appel&#233;es aussi &#8220;mines &#224; grande &#233;chelle&#8221;, les mineurs sont essentiellement devenus des conducteurs d'engins, avec des salaires plut&#244;t sup&#233;rieurs &#224; la moyenne locale. De ce fait, les entreprises mini&#232;res ont une r&#233;elle emprise sur le territoire par la distribution des emplois, en g&#233;n&#233;ral mieux r&#233;mun&#233;r&#233;s que la moyenne locale. Pour se faire accepter, elles peuvent recruter certains locaux aux positions interm&#233;diaires ou promouvoir des employ&#233;s venant de familles d'opposants. L'automatisation des mines industrielles a permis de r&#233;gler un conflit r&#233;current entre le capital et le travail. Dans ce livre, je raconte comment les entreprises mini&#232;res se sont appuy&#233;es sur la technologie et la finance pour se d&#233;barrasser de ces masses de travailleurs. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu d&#233;cris un rapport de l'Occident &#224; l'extractivisme qui, au-del&#224; des potentielles justifications mat&#233;rielles ou politiques, est quasi pathologique, voire religieux...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Une fois qu'on a compris que la &#8220;transition&#8221; est irrationnelle, la question est de savoir pourquoi on persiste &#224; ravager &#8211; de mani&#232;re acc&#233;l&#233;r&#233;e &#8211; notre seul habitat terrestre en toute connaissance de cause. En Occident, la transformation de la mati&#232;re est une religion, une mystique en partie h&#233;rit&#233;e de l'alchimie qui n'a cess&#233; d'impr&#233;gner l'id&#233;ologie qui s'est appel&#233;e tour &#224; tour &#8220;Civilisation&#8221;, &#8220;D&#233;veloppement&#8221;, &#8220;Progr&#232;s&#8221; et aujourd'hui &#8220;Transition&#8221;. La mine est une porte d'entr&#233;e fascinante pour analyser le projet technoscientifique occidental car elle y joue un r&#244;le central. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment lutter contre les mines si elles rel&#232;vent de la foi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour lutter contre l'extractivisme depuis les pays riches, il faut d&#233;noncer le r&#244;le des industries dominantes dans cette ru&#233;e mini&#232;re : les productions de l'a&#233;ronautique, du num&#233;rique, du spatial, de l'automobile, des grands projets d'infrastructure et de BTP. Et cette lutte se m&#232;ne aussi sur le terrain des imaginaires, en combattant ce que j'appelle la &#8220;cosmologie extractiviste&#8221;, c'est-&#224;-dire l'extraction mise au service d'une vie extra-terrestre. En d'autres termes, on ne dit pas assez &#224; quel point la conqu&#234;te spatiale, l'intelligence artificielle ou la poursuite du b&#233;tonnage sont des projets totalement aberrants. En pratique, la lutte contre l'extractivisme doit s'articuler &#224; la fois au mouvement climat, mais surtout &#224; un mouvement plus large de contestation de la pr&#233;dation &#233;conomique au nom de la justice sociale et d&#233;coloniale. Du 22 juin au 16 juillet, l'association franco-congolaise G&#233;n&#233;ration Lumi&#232;re&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Plus d'infos sur leur site : generationlumiere.fr.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; organise une marche jusqu'au Parlement europ&#233;en pour protester contre la loi sur les m&#233;taux critiques et d&#233;noncer les ravages de l'extractivisme en RDC, en France et dans le monde. De belles possibilit&#233;s d'alliances. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Jonas Schnyder&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Lire ses premi&#232;res recherches sur le sujet dans le n&#176;12 de la revue Z :&lt;a href=&#034;https://ladernierelettre.fr/produit/revue-z-n12-tresors-et-conquetes/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Guyane : Tr&#233;sors et conqu&#234;tes &#187;&lt;/a&gt; (&#201;ditions de la derni&#232;re lettre, 2018).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Mat&#233;riaux g&#233;ologiques extraits et trop pauvres en minerais pour &#234;tre exploit&#233;s. Ils sont stock&#233;s sous forme de colline artificielle pouvant aller &#224; plusieurs centaines de m&#232;tres de hauteurs.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Lire le reportage de l'autrice au Suriname : &#171; &lt;a href=&#034;https://www.cairn.info/revue-z-2018-1-page-72.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les braconniers de Rosebel. Au Suriname, vivre au milieu d'une concession mini&#232;re &lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;Z&lt;/i&gt; n&#176;12, 2018.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Plus d'infos sur leur site : &lt;a href=&#034;https://generationlumiere.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;generationlumiere.fr.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Au sommaire du n&#176;231</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Au-sommaire-du-no231</link>
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		<dc:subject>Sommaire</dc:subject>
		<dc:subject>Marine Summercity</dc:subject>
		<dc:subject>Alice Durot</dc:subject>
		<dc:subject>Faustine Jacquot</dc:subject>
		<dc:subject>une_focus</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Quelques articles seront mis en ligne au cours du mois. Les autres seront archiv&#233;s sur notre site progressivement, apr&#232;s la parution du prochain num&#233;ro. Ce qui vous laisse tout le temps d'aller saluer votre marchand de journaux ou de vous abonner... En couverture : &#171; Le vieux monde en panique &#187;, par Marine Summercity *** Actualit&#233;s d'ici &amp; d'ailleurs &#171; Quoi qu'ils fassent, les jeunes ont tort &#187; &#8211; Les r&#233;sultats de la derni&#232;re &#233;tude du Centre national du livre sur les jeunes et la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no-231-en-kiosque" rel="directory"&gt;CQFD n&#176; 231 (juin 2024)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Sommaire" rel="tag"&gt;Sommaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Marine-Summercity" rel="tag"&gt;Marine Summercity&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Alice-Durot" rel="tag"&gt;Alice Durot&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Marion-Esnault-266" rel="tag"&gt;Faustine Jacquot&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/une_focus" rel="tag"&gt;une_focus&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/une_rubrique_agenda" rel="tag"&gt;une_rubrique_agenda&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L106xH150/web_cqfd_231_une_1200px-3-736fe.jpg?1779735687' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Quelques articles seront mis en ligne &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no-231-en-kiosque' class=&#034;spip_in&#034;&gt;au cours du mois&lt;/a&gt;. Les autres seront archiv&#233;s sur notre site progressivement, apr&#232;s la parution du prochain num&#233;ro. Ce qui vous laisse tout le temps d'aller saluer &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/Ou-nous-trouver' class=&#034;spip_in&#034;&gt;votre marchand de journaux&lt;/a&gt; ou de &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/Abonnement-don' class=&#034;spip_in&#034;&gt;vous abonner&lt;/a&gt;...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5664 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/png/cqfd_231_web-1-1.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH709/cqfd_231_web-1-1-65e63.png?1779735690' width='500' height='709' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;MArine Summercity
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En couverture : &lt;/strong&gt; &#171; Le vieux monde en panique &#187;, par &lt;a href=&#034;https://www.instagram.com/marinesummercity/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Marine Summercity&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Actualit&#233;s d'ici &amp; d'ailleurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/Lecture-Quoi-qu-ils-fassent-les' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; Quoi qu'ils fassent, les jeunes ont tort &#187;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; Les r&#233;sultats de la derni&#232;re &#233;tude du Centre national du livre sur les jeunes et la lecture ont &#233;t&#233; l'occasion d'un &#233;ni&#232;me emballement m&#233;diatique sur la &#171; d&#233;cadence &#187; de notre &#233;poque. Interpr&#233;tation malhonn&#234;te d'un rapport qui va &#224; l'encontre de l'agenda politique du gouvernement et des m&#233;dias dominants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/Enfants-instruments-de-la' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Enfants, instruments de la transphobie&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; Le 28 mai, le S&#233;nat a adopt&#233; une proposition de loi interdisant les transitions de genre aux mineur&#183;es. Face &#224; cette offensive transphobe men&#233;e par les &#233;lu&#183;es et les &#233;ditorialistes de droite et d'extr&#234;me droite, les militant&#183;es trans s'organisent. Focus sur leurs luttes pour les droits &#224; disposer librement de leurs corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/Thalassaut-sur-Larmor-Plage' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Thalassaut sur Larmor-Plage&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; Le littoral Lorientais, future perle de la thalassoth&#233;rapie ou naufrage &#233;cologique annonc&#233; ? Sur ce rivage breton, un &#233;norme projet de centre de bien-&#234;tre soul&#232;ve une vague de contestations.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5667 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/web_231_05_faustinejacquot_trans_1200px.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH439/web_231_05_faustinejacquot_trans_1200px-c5016.jpg?1779735691' width='500' height='439' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Faustine Jacquot
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/Une-memoire-a-cote-de-la-plaque' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Une m&#233;moire &#224; c&#244;t&#233; de la plaque&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; Le 8-Mai, la France c&#233;l&#232;bre l'armistice. Mais au mythe gaulliste de paix retrouv&#233;e, il faut opposer la m&#233;moire des mort&#183;es de S&#233;tif, Guelma et Kherrata. &#192; Marseille, cette m&#233;moire n'a toujours pas droit &#224; une plaque comm&#233;morative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/Memoires-queers-a-reconquerir' class=&#034;spip_in&#034;&gt;M&#233;moires queers &#224; reconqu&#233;rir&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211;&#192; Marseille, l'association M&#233;moires des sexualit&#233;s centralise les archives de personnes LGBTQIA+, leurs biblioth&#232;ques et leurs objets intimes. Sa mission ? Constituer un patrimoine culturel commun des sexualit&#233;s minoris&#233;es et s'en servir ! Rencontre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/La-folie-des-mangeurs-de-terre' class=&#034;spip_in&#034;&gt;La folie des mangeurs de terre&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; Avec &lt;i&gt;La Ru&#233;e mini&#232;re au XXIe si&#232;cle &#8211; Enqu&#234;te sur les m&#233;taux &#224; l'&#232;re de la transition&lt;/i&gt;, Celia Izoard nous propose une enqu&#234;te passionnante sur l'industrie mini&#232;re contemporaine. De l'Andalousie au Maroc, elle nous raconte les incommensurables ravages de la folie extractiviste en cours.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5666 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/web_231_09_mines_alicedurot_1200px.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH354/web_231_09_mines_alicedurot_1200px-b42ea.jpg?1779735692' width='500' height='354' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Alice Durot
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/Quand-on-parle-d-esclavage-on' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; Quand on parle d'esclavage, on pense toujours &#224; la traite des Noir&#183;es &#187;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211;Le 16 mai dernier au mus&#233;e d'Histoire de Marseille, l'association Ancrage a organis&#233; une table ronde pour discuter de l'esclavage dans les cadres des &#171; mardis de l'Histoire &#187;. Ph&#233;nom&#232;ne ancien aux facettes multiples, il perdure encore aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;(&lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/Im-posture-republicaine' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Im)posture r&#233;publicaine&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; &#192; Lille comme &#224; Rouen, la loi s&#233;paratisme et son contrat d'engagement r&#233;publicain continuent de faire des d&#233;g&#226;ts dans le monde associatif. &#201;ni&#232;me &#233;pisode de r&#233;pression des libert&#233;s associatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/La-Ville-sans-nom-mais-pas-sans' class=&#034;spip_in&#034;&gt;La Ville-sans-nom, mais pas sans c&#339;ur&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; Plus de quinze ans apr&#232;s la premi&#232;re version, &lt;i&gt;La Ville-sans-nom &#8211; Marseille dans la bouche de ceux qui l'assassinent&lt;/i&gt; est enfin r&#233;&#233;dit&#233; aux &#233;ditions du Chien rouge. Cette compilation de citations revient dans une version augment&#233;e et agr&#233;ment&#233;e d'une introduction in&#233;dite, pour nous faire entendre et penser Marseille cr&#251;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/Feu-monsieur-le-maire' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Feu monsieur le maire&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; Cul b&#233;ni jusqu'au fondement, saint Gaudin a rendu l'&#226;me un lundi de Pentec&#244;te. Il ne faut pas tirer sur le corbillard, mais quand on parle de morts, ici on n'oublie pas. Encenser l'ex-s&#233;nateur-maire de Marseille reviendrait &#224; oublier les huit de la rue d'Aubagne, victimes collat&#233;rales d'une guerre de &#171; reconqu&#234;te &#187;, comme aimait dire le vieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;C&#244;t&#233; chroniques &amp; culture&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;A&#239;e tech # 19 | &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/Le-sel-d-Internoche' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Le sel d'Internoche&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; Mois apr&#232;s mois, A&#239;e Tech d&#233;fonce la technologie et ses vains mirages. Dix-huiti&#232;me &#233;pisode d&#233;di&#233; &#224; la diss&#233;mination tous azimuts des fantasmes de complot sur les r&#233;seaux sociaux, v&#233;ritables autoroutes &#224; &lt;i&gt;fake news&lt;/i&gt; et d&#233;lires anxiog&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Lu dans &lt;i&gt;Mapa&lt;/i&gt; | Droit au logement : l'&#233;pop&#233;e du SAAL au Portugal &lt;/strong&gt; &#8211; Dans le trimestriel d'information critique portugais &lt;i&gt;Mapa&lt;/i&gt;, le journaliste Tiago Gil revient sur les luttes populaires contre le mal-logement apr&#232;s la dictature, et une de leurs conqu&#234;tes : le service ambulatoire d'appui local (SAAL).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Dans mon Salon | &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/En-attendant-d-en-decoudre' class=&#034;spip_in&#034;&gt;En attendant d'en d&#233;coudre&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; Trottiner d'un stand &#224; l'autre, se glisser parmi les exposants, observer et prendre note, s'approprier un salon. Ce mois-ci, Puget f&#234;te le fil dans le Var. On brode en mode r&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Mes h&#233;ros toxiques #8 | &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/Cassel-le-conquerant' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Cassel le conqu&#233;rant&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211;V'l&#224; que soudain tu r&#233;fl&#233;chis. Et que tu fais ce bilan : parmi tous les artistes que tu as &#233;cout&#233;s, regard&#233;s et lus dans ta jeunesse, une grosse partie sont &#8211; malgr&#233; tout &#8211; des mecs. Pire : beaucoup ont des facettes toxiques. Ce mois-ci, on se questionne sur l'esprit de conqu&#234;te de Vincent Cassel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/La-solidarite-n-est-jamais-acquise' class=&#034;spip_in&#034;&gt;La solidarit&#233; n'est jamais acquise&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; Trois ouvrages r&#233;cents illustrent le renouveau de l'histoire de l'internationalisme&#8230; et de ses contradictions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;La Sellette | &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/Place-nette' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Place nette&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &#8211; En comparution imm&#233;diate, on traite &#224; la cha&#238;ne la petite d&#233;linquance urbaine, on entend souvent les mots &#171; vol &#187; et &#171; stup&#233;fiants &#187;, on ne parle pas toujours fran&#231;ais et on finit la plupart du temps en prison. Une justice exp&#233;ditive dont cette chronique livre un instantan&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Et aussi...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'&#233;dito&lt;/strong&gt; &#8211; Les rues grondent pour Gaza&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&#199;a br&#251;le !&lt;/strong&gt; &#8211; Un mercato d'&#233;t&#233; agit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'animal du mois : La poule sauvage v&#233;n&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;puce&#034;&gt;&#8211; &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Abonnement&lt;/strong&gt; - (&lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/Abonnement-don' class=&#034;spip_in&#034;&gt;par ici&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La une en PDF&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5665 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/pdf/cqfd_231_web-1.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 1 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1779602969' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De la couleur au cin&#233;ma</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/De-la-couleur-au-cinema</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/De-la-couleur-au-cinema</guid>
		<dc:date>2024-04-19T10:52:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Camille Auvray</dc:creator>


		<dc:subject>Alice Durot</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Anthropologue, fan de cin&#233;ma populaire hindi et autrice du livre Blanc Bollywood &#8211; invention d'une peau cin&#233;matographique, H&#233;l&#232;ne Kessous questionne la couleur (politique) des blockbusters de Bombay. Avec son ouvrage Blanc Bollywood &#8211; invention d'une peau cin&#233;matographique (Mim&#233;sis, 2023), l'anthropologue et fan de Bollywood H&#233;l&#232;ne Kessous questionne les couleurs de peau dans le cin&#233;ma indien &#8211; premi&#232;re industrie cin&#233;matographique mondiale en nombre de films produits &#8211; pour mieux en (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no229-avril-2024" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;229 (avril 2024)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Alice-Durot" rel="tag"&gt;Alice Durot&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Anthropologue, fan de cin&#233;ma populaire hindi et autrice du livre &lt;i&gt;Blanc Bollywood &#8211; invention d'une peau cin&#233;matographique&lt;/i&gt;, H&#233;l&#232;ne Kessous questionne la couleur (politique) des blockbusters de Bombay.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_5572 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/web_229_inde_21_bolywood_alicedurot_1200px.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L404xH1200/web_229_inde_21_bolywood_alicedurot_1200px-edb97.jpg?1779630022' width='404' height='1200' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Par Alice Durot
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;A&lt;/span&gt;vec son ouvrage &lt;i&gt;Blanc Bollywood &#8211; invention d'une peau cin&#233;matographique&lt;/i&gt; (Mim&#233;sis, 2023), l'anthropologue et fan de Bollywood H&#233;l&#232;ne Kessous questionne les couleurs de peau dans le cin&#233;ma indien &#8211; premi&#232;re industrie cin&#233;matographique mondiale en nombre de films produits &#8211; pour mieux en r&#233;v&#233;ler les normes dominantes autant que ses aspirations &#224; l'universel. Entretien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les films de Bollywood et leurs incomparables s&#233;quences musicales sont snob&#233;s par les Occidentaux : &#171; trop longs &#187;, &#171; trop kitch &#187;, &#171; trop m&#233;lo &#187;, &#171; pas construits &#187;, &#171; simplistes &#187;. Qu'est-ce qui te pla&#238;t, &#224; toi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il y a 20 ans, lorsque j'ai vu mon premier film Bollywood, je suis tomb&#233;e amoureuse de ce cin&#233;ma. J'ai eu une impression de libert&#233; : dans ce cin&#233;ma, on se fiche des raccords, on peut tout &#224; fait abandonner une id&#233;e de sc&#233;nario au milieu, puisque le centre de la production, ce n'est pas une histoire bien ficel&#233;e mais une star, un parolier connu, des chansons, des personnages types (le fils parfait, le second jaloux, la voisine &#224; marier). Bollywood est un cin&#233;ma d'arch&#233;types, plut&#244;t manich&#233;en, qui s'est construit dans un pays plurilingue et multiconfessionnel, aux diff&#233;rences culturelles nombreuses. Ce que visent ces productions, c'est quelque chose de f&#233;d&#233;rateur : un langage commun pour parler &#224; tout le monde. C'est un cin&#233;ma plus profond qu'il n'y para&#238;t, qui aborde les th&#232;mes existentiels et universels que sont le mal, l'amour, la fatalit&#233;. Et on le sous-estime sans doute aussi &#224; cause de sa syntaxe, plus visuelle qu'orale : les expressions de visage, les attitudes, tout est exacerb&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que j'aime dans Bollywood, ce sont les sentiments et les sensations que le film procure. Si j'ai v&#233;cu un grand 8 &#233;motionnel pendant trois heures ; si j'ai ri, pleur&#233;, frissonn&#233; ; si je suis lessiv&#233;e &#224; la fin du film&#8230; c'est qu'il est r&#233;ussi ! Face aux critiques qui parlent de mauvaises productions, je r&#233;torque qu'il s'agit d'un autre langage cin&#233;matographique. On devrait apprendre cet autre langage, et ainsi appr&#233;cier les films avec d'autres crit&#232;res. Un conseil pour commencer ? &lt;i&gt;La Famille indienne&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En hindi : Kabhi Khushi Kabhie Gham (2001).&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, une valeur s&#251;re. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Peux-tu nous en dire plus sur l'obsession des peaux blanches dans les films Bollywood ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Lorsque j'ai d&#233;couvert ce cin&#233;ma, j'ai eu un choc : les acteurs &#233;taient blancs. Les Indiens que j'avais vus dans des films occidentaux sur l'Inde, ceux que je fr&#233;quentais en France, ou ceux que j'ai crois&#233;s lors de mon premier voyage&#8230; tous &#233;taient &#8220;marron&#8221;. L'industrie du cin&#233;ma, mais aussi de la publicit&#233;, de la t&#233;l&#233;, met syst&#233;matiquement en avant des peaux blanches ou tr&#232;s claires et j'en ai fait mon objet d'&#233;tude. &#8220;&lt;i&gt;Les stars sont tellement blanches qu'on dirait des Dieux&#8221;,&lt;/i&gt; m'a un jour confi&#233; une vieille dame dans un train. Cette surrepr&#233;sentation des peaux claires a de lourdes cons&#233;quences sur la soci&#233;t&#233; : &#233;norm&#233;ment de jeunes gens r&#234;vent de s'&#233;claircir la peau, l'industrie cosm&#233;tique en profite pour leur fournir des dizaines de marques de cr&#232;mes. Par contre, quand Shahrukh Khan joue un m&#233;chant, on le blanchit moins ! On maintient l'id&#233;e que les castes sup&#233;rieures seraient claires de peau et les basses castes, fonc&#233;es. Dans la r&#233;alit&#233;, on ne peut pas corr&#233;ler caste et couleur de peau. &#192; cela s'ajoute la blancheur du colonisateur britannique, et du monde occidental d'aujourd'hui : l'&#233;quation blancheur et puissance sociale est bien ancr&#233;e dans l'imaginaire collectif. C'est ce qu'on appelle le colorisme, une discrimination subie au sein d'une communaut&#233; en fonction de la couleur de peau, avec comme norme la blancheur : tout ce qui s'en &#233;loigne est consid&#233;r&#233; comme inf&#233;rieur, voire laid. Or, si l'on consid&#232;re la mani&#232;re dont certaines communaut&#233;s sont discrimin&#233;es en Inde, notamment les adivasis* &#224; la peau tr&#232;s fonc&#233;e, on peut parler clairement de dynamiques racistes. Le cin&#233;ma indien est un des supers v&#233;hicules de ce diktat. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bollywood est pourtant une industrie o&#249; les musulmans ont du succ&#232;s, ce qui d&#233;range l'extr&#234;me droite hindoue. La star Shahrukh Khan &lt;i&gt;[voir encadr&#233;]&lt;/i&gt; s'est fait troller sur les r&#233;seaux sociaux apr&#232;s avoir d&#233;fendu une &#171; soci&#233;t&#233; multiculturelle &#187;. Quels effets ont ces attaques sur la profession et la production ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les musulmans sont pr&#233;sents dans le cin&#233;ma indien de diff&#233;rentes mani&#232;res. Il y a d'abord les grands paroliers, les musiciens, les sc&#233;naristes, etc. Et bien s&#251;r, les stars, comme les trois Khan : Amir, Salman et Shahrukh. Ils sont musulmans mais ne jouent pas forc&#233;ment des r&#244;les de musulmans ! C'est important de le souligner. Toute sa carri&#232;re, Shahrukh Khan a interpr&#233;t&#233; le gendre id&#233;al hindou, et &#231;a ne posait aucun probl&#232;me ! Aujourd'hui, il y a de plus en plus d'autocensure. Les r&#233;alisateurs h&#233;sitent avant de proposer un sc&#233;nario avec des musulmans. Des envoy&#233;s du RSS &lt;i&gt;[voir p. 12-13]&lt;/i&gt; font du lobbying aupr&#232;s des producteurs pour changer les histoires car, selon eux, Bollywood est trop multiculturel et trop lib&#233;ral. Mais si nous assistons &#224; un tournant dans le cin&#233;ma, il reste de l'espoir : on a vu Shahrukh Khan dans trois films en 2023, dont deux qui ont explos&#233; tous les records d'entr&#233;es ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Penses-tu que l'industrie de Bollywood puisse devenir un instrument de propagande du r&#233;gime ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Lors de la derni&#232;re campagne &#233;lectorale en 2019, j'ai &#233;t&#233; choqu&#233;e de voir sur les r&#233;seaux des stars de Bollywood en pleine s&#233;ance de selfies avec le Premier ministre. On assiste &#224; un tournant inqui&#233;tant. En 2021, le gouvernement a aboli le tribunal d'appel de certification des films, un outil de recours pr&#233;cieux et efficace qui permettait &#224; bon nombre de r&#233;alisateurs de gagner en appel contre le bureau de la censure et ses demandes de coupes cons&#233;quentes. C'est d&#233;sormais termin&#233;. Depuis peu aussi, de nouvelles lois ont mis au pas les plateformes : les contenus d'Amazon ou de Netflix sont v&#233;rifi&#233;s par le minist&#232;re de l'Information, qui peut d&#233;sormais interdire, modifier ou enlever des sc&#232;nes. Dans les salles aussi on voit pointer des changements importants : les sujets mythologiques hindous, les films militaires &#224; la gloire de la Nation, contre le Pakistan ou autres ennemis fantasm&#233;s, se multiplient. Ce qui est plus &#233;trange c'est que certains de ces films comme le blockbuster &lt;i&gt;RRR&lt;/i&gt;, dont le sc&#233;nario est pourtant proche de l'id&#233;ologie de l'extr&#234;me droite hindoue, arrivent &#224; s&#233;duire &#224; l'international. Mais ce n'est pas parce qu'un film comme &lt;i&gt;Kashmiri Files&lt;/i&gt;, nationaliste et x&#233;nophobe, a fait beaucoup d'entr&#233;es que &#231;a marche &#224; tous les coups. &lt;i&gt;Brahmastra&lt;/i&gt;, un film de superh&#233;ros mythologique, ou encore &lt;i&gt;Samrat Prithviraj&lt;/i&gt;, un biopic nostalgique de l'empire hindou, &#8211; tout ce que d&#233;fend le parti au pouvoir &#8211;, ont fait un v&#233;ritable flop ! Il reste donc un peu d'espoir. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Camille Auvray&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;King Khan&lt;/strong&gt;
Shahrukh Khan &#8211; SRK pour les intimes &#8211; est bien plus qu'un acteur de Bollywood. King Khan, n&#233; le 2 novembre 1965, a jou&#233; les jeunes premiers dans des dizaines de blockbusters depuis le d&#233;but des ann&#233;es 1990, avant de faire son grand retour dans des r&#244;les de m&#233;chants de films d'action en 2023. Tour &#224; tour riche avocat sombrant dans l'alcool, d&#233;sesp&#233;r&#233;ment amoureux d'Aishwarya Rai dans &lt;i&gt;Devdas&lt;/i&gt; (2002), improbable joueur de foot professionnel dans le sentimental &lt;i&gt;Kabhi Alvida Naa Kehna&lt;/i&gt; [Ne dis jamais adieu] en 2006, musulman neuroatypique pourfendeur de l'islamophobie dans &lt;i&gt;My Name is Khan&lt;/i&gt; (2010), c'est une star absolue dans les nombreux pays d'Afrique et du Moyen-Orient o&#249; s'exportent les films en hindi tourn&#233;s dans les studios du quartier de Goreagon &#224; Mumbai (autrefois Bombay) et l'un des com&#233;diens les plus riches du monde. N&#233; dans une famille musulmane, mari&#233; &#224; une femme hindoue, il critique publiquement l'intol&#233;rance religieuse du BJP.&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Par Judith Chouraqui&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;
&lt;strong&gt;Remettre les pendules &#224; l'heure&lt;/strong&gt;
&#171; &lt;i&gt;Pourquoi vos films sont-ils si longs ? &lt;/i&gt; &#187; demande en 2002 un journaliste fran&#231;ais &#224; la star Shahrukh Khan venu &#224; Cannes pr&#233;senter le film &lt;i&gt;Devdas&lt;/i&gt;. Et lui de r&#233;pondre : &#171; &lt;i&gt;Pourquoi vos films sont-ils si courts ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;En hindi : &lt;i&gt;Kabhi Khushi Kabhie Gham&lt;/i&gt; (2001).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Grenoble : Quand la Tech accapare l'eau</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Grenoble-Quand-la-Tech-accapare-l</link>
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		<dc:date>2024-03-22T11:30:24Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Lu &amp; Vio</dc:creator>


		<dc:subject>Alice Durot</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En septembre dernier, la m&#233;ga-usine STMicroelectronics f&#234;tait 50 ans de production de puces &#233;lectroniques &#224; Grenoble. L'occasion pour le collectif STopMicro de rappeler en quoi ces technologies servent un monde mortif&#232;re. En cette fin septembre 2023, un grand charivari a lieu devant le palais des congr&#232;s de Grenoble. &#192; l'appel du collectif STopMicro, quelques centaines de citoyen&#183;nes se sont rassembl&#233;&#183;es et frappent des casseroles et des bouteilles d'eau vides sur le sol et sur les grilles (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no228-mars-2024" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;228 (mars 2024) &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Alice-Durot" rel="tag"&gt;Alice Durot&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L100xH150/web_228_07_alicedurot_stopmicro_vignette-d01ef.jpg?1779735746' class='spip_logo spip_logo_right' width='100' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En septembre dernier, la m&#233;ga-usine STMicroelectronics f&#234;tait 50 ans de production de puces &#233;lectroniques &#224; Grenoble. L'occasion pour le collectif STopMicro de rappeler en quoi ces technologies servent un monde mortif&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_5512 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;26&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/web_228_07_alicedurot_stopmicro_1200px.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH750/web_228_07_alicedurot_stopmicro_1200px-6e1d7.jpg?1779735746' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;illustration Alice Durot
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;E&lt;/span&gt;n cette fin septembre 2023, un grand charivari a lieu devant le palais des congr&#232;s de Grenoble. &#192; l'appel du collectif STopMicro, quelques centaines de citoyen&#183;nes se sont rassembl&#233;&#183;es et frappent des casseroles et des bouteilles d'eau vides sur le sol et sur les grilles du palais, en scandant &#171; &lt;i&gt;De l'eau, pas des puces !&lt;/i&gt; &#187;. Les ing&#233;nieur&#183;es et politiques, g&#234;n&#233;&#183;es par la foule et par le bruit incessant, se frayent un chemin pour rentrer l&#224; o&#249; a lieu la &lt;i&gt;vraie&lt;/i&gt; f&#234;te, les 50 ans d'existence de l'usine STMicroelectronics1 (ST). Le b&#233;b&#233; du Commissariat &#224; l'&#233;nergie atomique (CEA) est une fiert&#233; nationale : c'est gr&#226;ce &#224; elle et &#224; sa voisine Soitec que la production de puces &#233;lectroniques fran&#231;aises est assur&#233;e, gr&#226;ce &#224; elles que le Gr&#233;sivaudan est devenu la &#171; Silicon Valley fran&#231;aise &#187;. Et depuis l'annonce de l'agrandissement de l'usine de Crolles en juillet 2022, le collectif STopMicro tente de jouer les trouble-f&#234;te, d&#233;non&#231;ant les co&#251;ts de ce projet pharaonique et questionnant l'utilit&#233; d'une telle production.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Vous reprendrez bien un peu d'ammoniac ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; On devrait aller vers moins, mais on est en train de toujours aller vers le plus : plus de consommation d'eau, plus de consommation d'&#233;lectricit&#233;, plus de non-sens &#233;thique, technologique et &#233;cologique&lt;/i&gt; &#187;, s'indigne un militant pr&#233;sent &#224; l'&#233;v&#232;nement. La plus ancienne usine de la multinationale, bas&#233;e &#224; Crolles, &#224; quelques kilom&#232;tres de Grenoble, est aujourd'hui en passe de s'agrandir. Depuis l'inauguration du projet par Emmanuel Macron en juillet 2022, STopMicro alerte sur ses d&#233;g&#226;ts &#233;cologiques, &#224; commencer par la consommation &#233;lectrique de l'usine, aujourd'hui &#233;quivalente &#224; celle d'une ville de 230 000 personnes&#8230; un chiffre destin&#233; &#224; augmenter dans les prochaines ann&#233;es. La consommation d'eau ensuite : 13 500 m&#232;tres cubes d'eau potable par jour, soit 156 litres par seconde&#8230; Autant que la ville de Grenoble, ses 160 000 habitant&#183;es, ses &#233;coles, ses piscines, ses activit&#233;s municipales et commerciales. Apr&#232;s l'agrandissement, c'est 33 500 m&#232;tres cubes d'eau qui seront consomm&#233;s par jour, essentiellement de l'eau potable.
Mais pourquoi l'utilisation d'eau &lt;i&gt;potable &lt;/i&gt; ? La fameuse &#171; or bleu &#187; des Alpes a fait du Gr&#233;sivaudan une terre d'&#233;lection pour la micro&#233;lectronique : l'eau doit n&#233;cessairement &#234;tre pure pour le rin&#231;age des plaquettes de silicium sur lesquelles sont grav&#233;es les puces. Une eau qui, &#224; leur contact, se charge de m&#233;taux et de produits chimiques divers et vari&#233;s : azote, ammoniac, chlore, hexafluorure, cuivre, phosphore&#8230; avant d'&#234;tre rejet&#233;e dans l'Is&#232;re. De quoi provoquer le m&#233;contentement des poissons de l'Is&#232;re, en l'honneur desquels les militant&#183;es de STopMicro ont organis&#233; le contre-anniversaire de ST &#8211; class&#233;e site Seveso seuil haut2 notamment en raison de ses 20 000 tonnes de produits chimiques utilis&#233;s par an.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Une aberration soutenue par l'&#201;tat&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pendant que la foule entonne un &#171; &lt;i&gt;mauvais anniversaire&lt;/i&gt; &#187; &#224; la multinationale, une personne portant un grand masque de poisson monte les quelques marches du palais et souffle les bougies. Parmi les personnes qui applaudissent, on trouve des agriculteurs et agricultrices de la vall&#233;e du Gr&#233;sivaudan, m&#233;content&#183;es.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;&#192; l'heure o&#249; les s&#233;cheresses se multiplient, le collectif affirme que des choix sont &#224; faire pour d&#233;terminer &#224; qui l'eau va en priorit&#233;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'en 2022 le d&#233;partement de l'Is&#232;re &#233;tait plac&#233; par la pr&#233;fecture en alerte s&#233;cheresse de niveau 3 sur 4, ST ne subissait aucune restriction d'acc&#232;s &#224; l'eau. Elles et eux &#233;taient somm&#233;&#183;es de r&#233;duire drastiquement leur consommation d'eau. &#171; &lt;i&gt;Ce projet, c'est une aberration, un contresens historique ! &lt;/i&gt; &#187; insiste Romain, membre de STopMicro. &#192; l'heure o&#249; les s&#233;cheresses se multiplient, le collectif affirme que des choix sont &#224; faire pour d&#233;terminer &lt;i&gt;&#224; qui&lt;/i&gt; l'eau va en priorit&#233;. Et face &#224; ce dilemme entre micro&#233;lectronique et agriculture, le ministre de l'&#201;conomie Bruno Le Maire a choisi son camp : &#171; &lt;i&gt;[Ce projet] est le plus grand investissement industriel des derni&#232;res d&#233;cennies hors nucl&#233;aire et un grand pas pour notre souverainet&#233; industrielle.&lt;/i&gt; &#187;
Un soutien de l'&#201;tat qui se chiffre &#224; 2,9 milliards d'euros d'argent public au nom d'une &#171; souverainet&#233; &#187; technologique peu convaincante, comme le rappelle STopMicro : si les puces sont fabriqu&#233;es &#224; domicile, leur production n&#233;cessite l'approvisionnement en mati&#232;res premi&#232;res indisponibles sur le sol fran&#231;ais, mais aussi des processus d'affinage op&#233;r&#233;s en Chine et au Japon, de sorte qu'une autonomie de production serait impossible. Pour le collectif, &#224; l'heure o&#249; &#171; &lt;i&gt;la demande globale de semi-conducteurs augmente de 15 % par an&lt;/i&gt;3 &#187;, c'est dans la diminution de production de puces et non dans sa relocalisation que se joue l'enjeu politique d&#233;cisif de ce projet.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Le monde durable selon STMicroelectronics&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Autre enjeu de la mobilisation de septembre : d&#233;noncer le &lt;i&gt;greenwashing&lt;/i&gt; de ST. &#171; &lt;i&gt;Nous cr&#233;ons des technologies pour un monde durable, nous donnons la priorit&#233; &#224; l'humain et &#224; la plan&#232;te [&#8230;] Ensemble, acc&#233;l&#233;rons le d&#233;veloppement durable &lt;/i&gt; &#187;, d&#233;clarait Jean-Marc Ch&#233;ry, directeur de ST, dans leur D&#233;claration environnementale 2021. Mais le monde durable d&#233;fendu par la multinationale est bien particulier. Selon un salari&#233; de l'entreprise, 40 % des puces servent &#224; l'automobile, 30 % &#224; la reconnaissance faciale et 30 % aux objets connect&#233;s dont on peine &#224; voir en quoi ils participent &#224; la durabilit&#233; du monde : collier pour animaux g&#233;olocalis&#233;s, stylo digital, tondeuse &#224; gazon automatique&#8230; sans oublier la fameuse bouteille d'eau connect&#233;e water.io qui vibre pour rappeler au consommateur de boire. On ne s'attardera pas sur l'ironie : ass&#233;cher une r&#233;gion pour produire des bouteilles d'eau, il fallait oser. &#192; cela s'ajoutent les puces pour les stations terrestres des satellites Starlink d'Elon Musk, ou pour les consoles de jeu Switch4. Un autre d&#233;bouch&#233; moins vant&#233; par ces entreprises est l'industrie de l'armement. Selon une enqu&#234;te de &lt;i&gt;Blast&lt;/i&gt; publi&#233;e en octobre 2023, des puces de ST ont &#233;t&#233; retrouv&#233;es dans toute une s&#233;rie de drones de l'arm&#233;e russe, dont certains drones kamikazes utilis&#233;s sur des cibles en Ukraine5. &#171; &lt;i&gt;Contourner l'embargo pour alimenter l'arm&#233;e russe, tel est le &#8220;monde humain&#8221; d&#233;peint et promu par ST et ceux qui en permettent l'agrandissement&lt;/i&gt; &#187;, affirme le collectif.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;&#171; La micro&#233;lectronique contribue &#224; la catalyse de la destruction plan&#233;taire et pas &#224; son &#233;mancipation &#187;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;On est en train de f&#234;ter un mauvais anniversaire, parce que l'on consid&#232;re qu'en 50 ans d'existence, ST aurait d&#251; se rendre compte que la micro&#233;lectronique contribue &#224; la catalyse de la destruction plan&#233;taire et pas &#224; son &#233;mancipation&lt;/i&gt; &#187;, t&#233;moigne Romain. La mobilisation a malgr&#233; tout &#233;t&#233; joyeuse, et a permis de chahuter les cadres de l'entreprise. STopMicro, dont les actions et revendications trouvent de plus en plus d'&#233;cho, ne compte pas s'en tenir l&#224; : apr&#232;s une premi&#232;re manifestation en avril 2023 qui avait r&#233;uni un millier de personnes, le collectif organise un week-end de mobilisation contre ST et Soitec du 5 au 7 avril prochain. Au programme : des conf&#233;rences, une manifestation dans Grenoble, des repas partag&#233;s, et un apr&#232;s-midi de rassemblement &#224; Crolles devant l'usine6. Une mobilisation qui se veut massive, festive et color&#233;e de bleu, avec comme mot de rassemblement : &#171; &lt;i&gt;No pu&#231;aran !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Par Lu &amp; Vio&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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