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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Servantes et se&#241;oras</title>
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		<dc:date>2023-05-12T12:12:47Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Laurent Perez</dc:creator>


		<dc:subject>Ana Penyas</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; Valence, en Espagne, la dessinatrice Ana Penyas et la chercheuse Alba Herrero exposent en ce moment leurs recherches sur la condition des travailleuses domestiques dans leur r&#233;gion. Un si&#232;cle de subordination, d'abus et d'exploitation, en paroles et en dessins. Entretien &#224; quatre mains. On doit &#234;tre &#224; la fin du printemps 1942, &#224; Castell&#243;n de la Plana, ville espagnole moyenne &#224; une cinquantaine de kilom&#232;tres au nord de Valence. La guerre civile est finie depuis trois ans, le pays est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no218-mars-2023" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;218 (mars 2023)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Ana-Penyas" rel="tag"&gt;Ana Penyas&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Valence, en Espagne, la dessinatrice Ana Penyas et la chercheuse Alba Herrero exposent en ce moment leurs recherches sur la condition des travailleuses domestiques dans leur r&#233;gion. Un si&#232;cle de subordination, d'abus et d'exploitation, en paroles et en dessins. Entretien &#224; quatre mains.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_5031 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/web_218_penyas_02_1200px.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH253/web_218_penyas_02_1200px-1d37a.jpg?1782675588' width='500' height='253' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Par Ana Penyas
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;O&lt;/span&gt;n doit &#234;tre &#224; la fin du printemps 1942, &#224; Castell&#243;n de la Plana, ville espagnole moyenne &#224; une cinquantaine de kilom&#232;tres au nord de Valence. La guerre civile est finie depuis trois ans, le pays est d&#233;vast&#233;. Ma grand-m&#232;re Isabel a neuf ans et demi. Son p&#232;re vient de mourir, &#224; 39 ans, d'un cancer ; sa m&#232;re, &#226;g&#233;e de 34 ans, n'est pas en &#233;tat de s'occuper de ses enfants &#8211; elle mourra quelques ann&#233;es plus tard &#171; de mis&#232;re &#187;. Ses deux petits fr&#232;res et sa s&#339;ur sont envoy&#233;s dans un de ces orphelinats monstrueux d&#233;crits par Carlos Gim&#233;nez dans sa bande dessin&#233;e &lt;i&gt;Paracuellos &lt;/i&gt; (&#233;ditions Fluide glacial). Isabel est l'a&#238;n&#233;e, elle est assez grande pour travailler, et on la place dans une famille bourgeoise de Castell&#243;n ; elle s'y occupe des enfants, dont certains ont son &#226;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au mur d'une salle de l'Institut valencien d'art moderne (IVAM), une planche de la dessinatrice Ana Penyas&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Son livre Nous allons toutes bien a &#233;t&#233; traduit en 2019 par Cambourakis. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; met justement en sc&#232;ne une petite servante d'une dizaine d'ann&#233;es, elle aussi pr&#233;nomm&#233;e Isabel, qui conduit &#224; la promenade une toute petite fille et lui pique son go&#251;ter. Sans doute le r&#233;cit d'une des 35 femmes qu'elle a interrog&#233;es avec la chercheuse en anthropologie Alba Herrero pour leur projet &lt;i&gt;En una casa. Genealog&#237;a del trabajo del hogar y los cuidados&lt;/i&gt; [Dans une maison. G&#233;n&#233;alogie du travail domestique et de soin], &#224; la fois exposition (jusqu'au 23 avril) et livre-catalogue (en espagnol) &#8211; les deux, passionnants et bouleversants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En una casa associe des objets li&#233;s aux repr&#233;sentations des travailleuses domestiques dans la culture populaire, des t&#233;moignages de leurs luttes, ainsi que les r&#233;sultats d'entretiens men&#233;s avec des femmes concern&#233;es, et dont les propos sont mis en sc&#232;ne par Ana Penyas sous forme de planches de bande dessin&#233;e. Ce faisant, leur travail op&#232;re une vaste coupe dans la condition des femmes espagnoles aux xxe et xxie si&#232;cles. Dans ce pays parmi les moins urbanis&#233;s et industrialis&#233;s d'Europe, o&#249; d'immenses masses paysannes affam&#233;es subir longtemps le joug d'une poign&#233;e de grands propri&#233;taires et d'un demi-si&#232;cle de dictature militaire fasciste et ultracatholique, l'histoire des travailleuses domestiques, gouvernantes, femmes de m&#233;nage, bonnes d'enfants, ou tout &#231;a &#224; la fois, est celle d'un tr&#232;s grand nombre de femmes des classes populaires, contraintes de travailler au domicile d'autres familles &#8211; en plus des t&#226;ches de leur propre foyer.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Laurent Perez&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5102 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;250&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/web_218_penyas_03_1200px.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH789/web_218_penyas_03_1200px-eede5.jpg?1782692599' width='500' height='789' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#171; Les servantes aussi sont des personnes ! On en marre d'&#234;tre en marge
de la soci&#233;t&#233; ! L'ordonnance sur le travail, tout de suite ! &#187;&lt;br&gt;
&#171; Nous exigeons les m&#234;mes droits que tous les travailleurs et un contrat ! Assez de morts ! &#187;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Votre travail se fonde sur des t&#233;moignages qui couvrent un si&#232;cle entier de l'histoire du travail domestique. Comment avez-vous proc&#233;d&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Notre but &#233;tait de mieux comprendre les discours, les perceptions et les repr&#233;sentations li&#233;s aux travailleuses domestiques et du soin, &#224; leurs exp&#233;riences de vie, aux mani&#232;res de nommer les choses ou de les &#233;prouver &#8211; et aussi les changements et les continuit&#233;s au fil du temps. Apr&#232;s des recherches bibliographiques et documentaires, nous avons interrog&#233; 35 femmes n&#233;es entre 1930 et 1997, de diverses origines, en majorit&#233; travailleuses domestiques, mais aussi employeuses issues des classes sup&#233;rieures ou moyennes. Notre &#233;chantillon r&#233;pondait &#224; trois crit&#232;res principaux : l'&#226;ge, l'origine (les travailleuses venaient autrefois des villages, elles arrivent aujourd'hui du Sud global, mais les structures in&#233;galitaires restent les m&#234;mes) et enfin le degr&#233; de politisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons commenc&#233; par interroger des femmes que nous connaissions, m&#232;res, tantes ou grands-m&#232;res d'amies, ou des femmes qui travaillaient chez des personnes de notre connaissance. Puis cela a fait boule de neige&#8230; Nous nous sommes en fait rendu compte que c'&#233;tait une activit&#233; tr&#232;s r&#233;pandue : &#233;norm&#233;ment de femmes ont &#233;t&#233;, &#224; un moment ou &#224; un autre de leur vie, travailleuses domestiques &#8211; et un certain nombre d'entre elles ont ensuite elles-m&#234;mes employ&#233; des femmes dans cette situation. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Votre exposition montre qu'une relation personnelle sinc&#232;re s'&#233;tablit souvent entre employeur&#183;ses et employ&#233;es &#8211; mais toujours sur fond de subordination et de domination...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pour nous, il &#233;tait important d'aborder le travail &#224; domicile du point de vue de l'organisation sociale du soin. On ne peut pas traiter cette activit&#233; de mani&#232;re isol&#233;e ; il faut l'envisager en lien avec le r&#244;le de l'&#201;tat et des familles. L'organisation actuelle tend &#224; f&#233;miniser et &#224; pr&#233;cariser le soin, pourtant indispensable &#224; la vie. Or, les travailleuses domestiques insistent aujourd'hui sur le fait que le droit &#224; recevoir du soin ne devrait pas s'exercer aux d&#233;pens de la personne qui le prodigue &#8211; pas plus que le contraire, mais il se trouve qu'actuellement ce sont les situations &#233;conomiques des employeuses qui d&#233;terminent les conditions des unes et des autres. C'est donc l'&#201;tat qui devrait assumer la responsabilit&#233; de ce travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La relation entre travailleuses et employeur&#183;ses est extr&#234;mement complexe et vari&#233;e. De plus en plus, les travailleuses &#224; domicile refusent d'&#234;tre consid&#233;r&#233;es comme &#8220;faisant partie de la famille&#8221; et revendiquent le caract&#232;re professionnel de leur activit&#233;. Mais elles &#233;voquent aussi souvent les liens affectifs et les &#233;motions que suscite ce travail ; tandis que la professionnalisation n'a pas mis fin aux abus et aux humiliations. D'autant que ce travail s'exerce dans l'intimit&#233; du foyer familial ; il est donc difficile de contr&#244;ler les conditions de travail et le respect des normes l&#233;gales, aussi insuffisantes soient ces derni&#232;res. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis le d&#233;but du xxe si&#232;cle, les travailleuses &#224; domicile s'organisent et expriment leurs revendications. Quelles relations entretiennent-elles avec le mouvement social ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; S'agissant d'une activit&#233; presque exclusivement f&#233;minine &#8211; et que les femmes ont historiquement toujours &#233;t&#233; contraintes d'exercer gratuitement chez elles &#8211;, les travailleuses domestiques se sont dans l'ensemble trouv&#233;es marginalis&#233;es &#224; l'int&#233;rieur du mouvement ouvrier et de la vie politique. Pendant la IIe R&#233;publique espagnole (1931-1939), les luttes de classes ont pu permettre que des liens se tissent, par exemple, dans certains villages d'Andalousie, avec le Syndicat du service domestique, cr&#233;&#233; &#224; l'int&#233;rieur du syndicat anarchiste CNT [Conf&#233;d&#233;ration nationale du travail]. Mais, la plupart du temps, ces travailleuses n'&#233;taient pas concern&#233;es par les lois r&#233;gulant le monde du travail.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;&#171; Les lois de 1985 sur le travail soumettent les travailleuses domestiques &#224; un r&#233;gime discriminatoire &#187;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1970, sauf rares exceptions, les luttes se sont moins d&#233;roul&#233;es dans le cadre syndical que dans les paroisses et &#224; l'int&#233;rieur du mouvement chr&#233;tien de base2. Apr&#232;s le retour &#224; la d&#233;mocratie, les lois de 1985 sur le travail &#8211; les premi&#232;res depuis l'&#233;poque de la r&#233;publique &#8211; soumettent les travailleuses domestiques &#224; un r&#233;gime discriminatoire : elles &#233;taient par exemple priv&#233;es d'assurance ch&#244;mage, ou pouvaient travailler jusqu'&#224; 60 heures par semaine. C'est &#224; cette &#233;poque, afin d'exiger l'&#233;galit&#233; et l'abolition de ce statut, que sont n&#233;es les premi&#232;res associations de travailleuses domestiques, plus proches du mouvement f&#233;ministe que des syndicats. Ces associations existent encore aujourd'hui ; elles sont d&#233;sormais les plus actives d&#233;fenseures des droits des personnes exil&#233;&#183;es. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En Espagne, les derni&#232;res d&#233;cennies ont vu ressurgir des formes d'exploitation qui rappellent celles des g&#233;n&#233;rations pr&#233;c&#233;dentes. Pourquoi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'exemple le plus &#233;vident est celui des travailleuses internas, qui vivent au domicile de leurs employeur&#183;ses. Les luttes des ann&#233;es 1970 et l'&#233;volution de la soci&#233;t&#233; et du mod&#232;le familial avaient vu cette condition se rar&#233;fier. Mais depuis les ann&#233;es 1990, avec le vieillissement de la population espagnole et la croissance de l'immigration venue du Sud global, elle r&#233;appara&#238;t massivement ; &#233;norm&#233;ment de familles y ont aujourd'hui recours pour la prise en charge des personnes &#226;g&#233;es. Cela s'explique notamment par la l&#233;gislation sur les &#233;trangers et la politique migratoire espagnole, qui imposent un d&#233;lai de trois ans avant que les personnes exil&#233;&#183;es ne puissent r&#233;gulariser leur situation. L'&#201;tat s'en lave les mains et fait reposer la responsabilit&#233; sociale du soin sur les familles, tout en ouvrant la porte &#224; des situations d'exploitation et d'abus &#224; l'int&#233;rieur des foyers. Dans certains cas, les relations de travail sont en fait proches de l'esclavage. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par L. P.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5103 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;132&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/IMG/jpg/web_218_penyas_01_1200px.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH670/web_218_penyas_01_1200px-310d8.jpg?1782692599' width='500' height='670' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#171; &#8211; Tiens, Isabel, le go&#251;ter de b&#233;b&#233; pour la promenade. &#187;&lt;br&gt;
&#171; &#8211; J'ai sommeil.&lt;br&gt;
&#8211; C'est normal, si tu as faim. &#187;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Son livre &lt;i&gt;Nous allons toutes bien&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; traduit en 2019 par Cambourakis. Elle y &#233;voque la vie de ses deux grands-m&#232;res, d'apr&#232;s leurs r&#233;cits.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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