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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Malek Boutih, flash-ball au PS</title>
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		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


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&lt;p&gt;C'&#233;tait si pr&#233;visible que c'en est douloureux : Malek Boutih acc&#233;dant &#224; la direction du parti socialiste, comme s'ils &#233;taient toujours &#224; la fin des ann&#233;es 80, quand le PS servait de bassin d'&#233;coulement aux eaux d&#233;j&#224; us&#233;es de SOS Racisme. Il y a quinze ans, le transfuge s'appelait Harlem D&#233;sir. Aujourd'hui, c'est Malek Boutih. Entretemps, le PS est devenu un cimeti&#232;re, mais Boutih n'en ressent pas moins sa mise en bi&#232;re comme une promotion. Et c'est bien ce qui surprend dans son parcours (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'&#233;tait si pr&#233;visible que c'en est douloureux : Malek Boutih acc&#233;dant &#224; la direction du parti socialiste, comme s'ils &#233;taient toujours &#224; la fin des ann&#233;es 80, quand le PS servait de bassin d'&#233;coulement aux eaux d&#233;j&#224; us&#233;es de SOS Racisme. Il y a quinze ans, le transfuge s'appelait Harlem D&#233;sir. Aujourd'hui, c'est Malek Boutih. Entretemps, le PS est devenu un cimeti&#232;re, mais Boutih n'en ressent pas moins sa mise en bi&#232;re comme une promotion. Et c'est bien ce qui surprend dans son parcours d'oppurtuniste fut&#233;. Comme il l'admet lui-m&#234;me, le pr&#233;sident de SOS Racisme se serait bien vu ministre dans le gouvernement Raffarin (Le Parisien, 20/05/2003). Une sympathie r&#233;ciproque le lie au ministre des flash-balls : &#171; Sarkozy m'a dit qu'il trouve plut&#244;t bien que je m'engage en politique &#187;. Il dit aussi avoir du &#171; respect &#187; pour Chirac, qu'il a accompagn&#233; durant son voyage officiel en Alg&#233;rie, et auquel il n'a pas manqu&#233; de passer un coup de fil pour l'informer de son ascension dans l'appareil hollando-strauss-kahnien : &#171; J'ai eu des relations avec lui, c'est la moindre des politesses de le pr&#233;venir avant tout le monde &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poli avec le pr&#233;sident, Boutih l'est beaucoup moins envers la population dont il s'est &#233;rig&#233; en porte-parole. &#171; Les barbares des cit&#233;s, il n'y a plus &#224; tergiverser, il faut leur rentrer dedans, taper fort, les vaincre, reprendre le contr&#244;le des territoires qui leur ont &#233;t&#233; abandonn&#233;s. Et vite ! &#187;, s'&#233;gosillait-il il y a un an (Le Monde, 12/06/2002). Taper dur et vite : tout le programme de l'UMP en quatre mots. M&#233;prisant les sans-papiers, dont il juge le &#171; combat d&#233;pass&#233; &#187;, se vantant de n'avoir &#171; jamais interrog&#233; son p&#232;re sur ses ann&#233;es FLN &#187; (Lib&#233;ration, 18/02/2000), parce que l'histoire des colonies est &#233;videmment sans int&#233;r&#234;t pour comprendre les discriminations d'aujourd'hui, l'ami de Julien Dray est l'Arabe que les racistes r&#234;veraient d'avoir pour gendre. Juste avant les &#233;lections pr&#233;sidentielles, au plus fort de l'hyst&#233;rie s&#233;curitaire, on pouvait le voir sur le plateau de &#171; Mots crois&#233;s &#187; (13/05/2002), cauchemardesque &#233;mission de &#171; d&#233;bats &#187; sur France 2, joignant ses vues &#224; celles d'une brochette de commissaires-la-bavure. Sus &#224; &#171; l'ins&#233;curit&#233; &#187;, halte au &#171; laxisme &#187; ! Mais &#224; la diff&#233;rence de ses comparses, Boutih ne s'exprime pas au nom des classes moyennes ou sup&#233;rieures. C'est en &#171; fils d'ouvrier, n&#233; en banlieue, militant associatif qui croit en la politique et en la gauche &#187;, comme chante Fran&#231;ois Hollande (16/05/2003), que Boutih vient sous les projos vomir sa haine doucereuse des fils d'ouvriers n&#233;s en banlieue et qui, eux, effectivement, ne croient plus gu&#232;re en la gauche - et n'ont pas forc&#233;ment la politesse de &#171; pr&#233;venir &#187; l'Elys&#233;e quand ils se d&#233;gotent un job chez Speedy Pizza. R&#233;compens&#233; pour son r&#244;le de harki aupr&#232;s des p&#232;re-fouettards, Boutih quitte SOS Racisme, qui ne lui sert plus &#224; rien, mais conserve son poste de directeur des relations institutionnelles &#224; Skyrock, la sangsue FM qui a transform&#233; le rap en lessive ammoniaqu&#233;e. Un mod&#232;le d'int&#233;gration, l&#224; encore.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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