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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>Quand le peuple s'y mettra&#8230;</title>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


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&lt;p&gt;Peu connue, la r&#233;volution de Juillet 1830 ! Pourtant, c'est bien lors de ces journ&#233;es que le peuple de Paris pose les premiers jalons d'une classe ouvri&#232;re en devenir. Contexte : cela fait maintenant plus d'une dizaine d'ann&#233;es que la France &#8211; avec l'Angleterre &#8211; est parcourue par des mouvements de r&#233;sistance &#224; la m&#233;canisation. Les typographes parisiens sont en premi&#232;re ligne et ont d&#233;j&#224; exprim&#233; leur col&#232;re en 1827. Pour tenter de regonfler sa cote de popularit&#233; et le moral de la nation, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Peu connue&lt;/strong&gt;, la r&#233;volution de Juillet 1830 ! Pourtant, c'est bien lors de ces journ&#233;es que le peuple de Paris pose les premiers jalons d'une classe ouvri&#232;re en devenir. Contexte : cela fait maintenant plus d'une dizaine d'ann&#233;es que la France &#8211; avec l'Angleterre &#8211; est parcourue par des mouvements de r&#233;sistance &#224; la m&#233;canisation. Les typographes parisiens sont en premi&#232;re ligne et ont d&#233;j&#224; exprim&#233; leur col&#232;re en 1827. Pour tenter de regonfler sa cote de popularit&#233; et le moral de la nation, Charles X vient de lancer les troupes fran&#231;aises &#224; la conqu&#234;te de l'Alg&#233;rie. Rat&#233; : en juin 1830, l'opposition lib&#233;rale gagne les &#233;lections. Le roi, d&#233;pit&#233;, r&#233;plique par une s&#233;rie d'ordonnances qui suppriment la libert&#233; de presse, dissolvent la Chambre et augmentent le cens. Pour m&#233;moire, c'est une &#233;poque o&#249; les minots triment jusqu'&#224; quatorze heures par jour pour un salaire de 45 centimes. Femmes et hommes bossent des journ&#233;es de 18 heures et touchent respectivement 1 et 2 francs. Les effets du krach de la bourse de Londres en d&#233;cembre 1825 ont encore aggrav&#233; les conditions de vie des classes populaires. Le pain est hors de prix. On mange de la mauvaise farine, les &#233;pid&#233;mies pullulent. Quand le populo ouvre sa gueule, des cours pr&#233;v&#244;tales, v&#233;ritables juridictions d'exception, l'assomment de peines d&#233;lirantes de travaux forc&#233;s ou de prison. Aussi, quand tombent les ordonnances, le peuple devient tout col&#232;re. Le 26 juillet, des &#233;tudiants et des ouvriers regroup&#233;s dans l'Association des patriotes, rassemblant environ 10 000 membres&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cette soci&#233;t&#233; secr&#232;te cr&#233;&#233;e en janvier 1830 va dans les mois pr&#233;c&#233;dant (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, clament les textes royaux dans les rues de la capitale. Au soir, certains vont casser les t&#233;l&#233;graphes Chiappe assurant le lien entre Paris et la province, pendant que d'autres d&#233;truisent l'&#233;clairage public. Au matin du 27, quatre journaux sortent malgr&#233; l'interdiction. Intervention de la police. Premiers affrontements. Dans le Faubourg Saint-Antoine, plus de 5 000 artisans pillent les armureries. Une colonne d'insurg&#233;s file vers le centre-ville. &#192; onze heures, le tocsin appelle &#224; l'insurrection qui va durer trois jours. Dans les quartiers populaires, sur les deux rives du fleuve, on dresse des barricades. Il y en aura plus de 4 000. Tout est bon pour monter sa redoute : pav&#233;s, charrettes, charpentes, omnibus, cadavres de chevaux. Claquemur&#233;s dans leur logis, les bourgeois observent avec frayeur les &#233;v&#232;nements, pendant que, lanc&#233;s du haut des immeubles, pav&#233;s, tuiles et meubles font des d&#233;g&#226;ts consid&#233;rables dans les rangs de la garde royale. Tout le monde prend part &#224; l'&#233;meute : artisans, ouvriers, anciens des campagnes napol&#233;oniennes, femmes, enfants. Dans sa chronique de juillet 1830, Rozet relatera : &lt;i&gt;&#171; Un homme du peuple qui combattait avait pour lui tout le monde ; un soldat avait contre lui tout le monde. D&#232;s qu'un homme du peuple avait tir&#233; son coup de fusil, une porte s'ouvrait pour le recevoir, et se refermait sur-le-champ, pour qu'il p&#251;t recharger son arme en s&#251;ret&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233; dans Laurent Louessard, La R&#233;volution de Juillet 1830, &#233;ditions (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; Le 29 juillet, le ch&#226;teau des Tuileries tombe. La famille r&#233;gnante a mis les bouts et la garde royale s'est repli&#233;e sur Saint-Cloud. On pose son cul sur le tr&#244;ne. On f&#234;te ! On a gagn&#233;, apr&#232;s tout ! Mais pas pour longtemps : les d&#233;put&#233;s lib&#233;raux font leur retour. Une commission, rapidement &#233;lue, s'installe &#224; l'h&#244;tel de ville. On f&#233;licite le peuple, bien s&#251;r, mais, maintenant, il doit passer la main aux professionnels. Car en fait de r&#233;publique appel&#233;e de ses v&#339;ux par la populace, les &#233;lus n'en veulent pas vraiment. Pas du tout m&#234;me. Alors, on trouve un palliatif qui devra contenter son monde dans cette &#233;poque o&#249; les id&#233;aux de la R&#233;volution fran&#231;aise sont encore dans les esprits : on va remplacer Charles X, membre de cette caste des Bourbons d&#233;test&#233;e par tous, par un Valois, le duc d'Orl&#233;ans, futur Louis-Philippe, qui sous les traits d'un opposant mod&#233;r&#233; aux ultras royalistes va sans tarder favoriser la bourgeoisie manufacturi&#232;re et plonger dans la mis&#232;re les ouvriers. Infecte embrouille qui ne fera que retarder de peu les prochains embrasements populaires&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Cette soci&#233;t&#233; secr&#232;te cr&#233;&#233;e en janvier 1830 va dans les mois pr&#233;c&#233;dant l'insurrection se consacrer au recrutement et &#224; l'entra&#238;nement de plusieurs milliers de personnes de tous &#226;ges et de toutes professions. Son projet : &lt;i&gt;&#171; faire tourner au profit du peuple les tentatives qu'on pourrait oser contre lui. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Cit&#233; dans Laurent Louessard, &lt;a href=&#034;http://www.atheles.org/spartacus/livres/larevolutiondejuillet1830/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;La R&#233;volution de Juillet 1830&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, &#233;ditions Spartacus, 1990.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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