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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>O&#249; c'est l'apoth&#233;ose</title>
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		<dc:creator>Juliette Volcler</dc:creator>


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&lt;p&gt;Reims, audience correctionnelle. Un militant doit &#234;tre jug&#233; pour outrage en r&#233;cidive, les premiers bancs sont occup&#233;s par des personnes venues le soutenir. Dans le public, on chuchote, on se salue, on plaisante. La pr&#233;sidente si&#232;ge seule. Un jeune homme arrive dans le box, il sourit &#224; sa famille et rit avec les policiers qui l'encadrent : &#171; Il vous est reproch&#233; d'avoir soustrait divers objets lors d'un cambriolage chez Mlle M. On a trouv&#233; sur place un tee-shirt qui ne lui appartenait pas et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Chronique-judiciaire" rel="tag"&gt;Chronique judiciaire&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Reims, audience correctionnelle.&lt;/strong&gt; Un militant doit &#234;tre jug&#233; pour outrage en r&#233;cidive, les premiers bancs sont occup&#233;s par des personnes venues le soutenir. Dans le public, on chuchote, on se salue, on plaisante. La pr&#233;sidente si&#232;ge seule. Un jeune homme arrive dans le box, il sourit &#224; sa famille et rit avec les policiers qui l'encadrent : &lt;i&gt;&#171; Il vous est reproch&#233; d'avoir soustrait divers objets lors d'un cambriolage chez Mlle M. On a trouv&#233; sur place un tee-shirt qui ne lui appartenait pas et sur lequel il y avait vos traces ADN. Vous dites qu'&#224; cette &#233;poque, vous &#233;tiez sous l'emprise de m&#233;dicaments et d'alcool, que &#231;a ressemblait &#224; votre mani&#232;re de faire mais que vous ne vous souvenez pas. &#8211; C'est &#231;a. &#187;&lt;/i&gt; Apr&#232;s quelques phrases de la procureure et de l'avocate, puis une minute de consultation du dossier, la juge le condamne &#224; 4 mois ferme. Il repart en souriant toujours. L'affaire suivante est appel&#233;e : P., un jeune gars intimid&#233;, et R., un homme plus &#226;g&#233;, tr&#232;s s&#251;r de lui, se l&#232;vent des bancs du public sans se regarder. Ils sont accus&#233;s d'avoir vol&#233; les cuisines d'exposition d'une soci&#233;t&#233; dans laquelle ils travaillaient. L'avocat de P. plaide d'abord le vice de forme : &lt;i&gt;&#171; Je consid&#232;re que le r&#233;gime actuel de la garde &#224; vue, o&#249; l'avocat n'a pas acc&#232;s au dossier et ne peut pas conseiller son client, est contraire &#224; la Constitution. &#187;&lt;/i&gt; Les objections vite balay&#233;es, le dossier commence &#224; &#234;tre instruit et bient&#244;t tout le monde intervient en m&#234;me temps, avocats, procureure, pr&#233;venus. La juge s'avise que l'ancien g&#233;rant, qui a port&#233; plainte, est dans le public, et l'appelle &#224; la barre. C'est un homme d'une soixantaine d'ann&#233;es, l'air furieux. L'avocat de P. l'interpelle : &lt;i&gt;&#171; Il appara&#238;t, monsieur, que vous &#234;tes interdit de g&#233;rance. &#8211; Tout &#224; fait, monsieur ! Mon fils va se faire saisir sa maison &#224; cause de ces deux voleurs et on m'attrape moi ? Ma fille est partie et a &#233;t&#233; explos&#233;e &#224; cause de &#231;a, &#231;a vous pose pas probl&#232;me ? Je suis artisan, monsieur, depuis 1999, voil&#224; ma carte, &#231;a vous pose &#233;galement probl&#232;me ? &#187;&lt;/i&gt; Le public rit. L'avocat de l'ancien g&#233;rant s'interpose : &lt;i&gt;&#171; Je n'ai pas beaucoup d'agressivit&#233; &#224; l'encontre de M. P. parce qu'il est jeune et qu'il est sous l'emprise de M. R. Ce dernier devait tenir ce magasin pendant les vacances, on lui a fait confiance et on n'a plus rien retrouv&#233; &#224; la rentr&#233;e. Avec 1 300 euros de revenus, il a trois voitures &#224; 70 000 euros chacune, une maison, un jet-ski ! &#187;&lt;/i&gt; La procureure se l&#232;ve : &lt;i&gt;&#171; M. R. a eu le r&#244;le principal, mais M. P. ne doit pas se sentir d&#233;douan&#233;. Il se d&#233;finit comme un sous-fifre ayant juste eu le tort de pr&#234;ter son dos et ses muscles lorsqu'il s'agissait de transporter les cuisines. Mais en fait il a &#233;t&#233; form&#233; par M. R., ce qui met &#224; mal cette th&#232;se. Je demande 8 et 6 mois avec sursis et obligation d'indemniser la victime. &#187;&lt;/i&gt; L'avocat de P. fulmine : &lt;i&gt;&#171; Il faut blanchir M. P. parce que quand il s'est rendu compte que tout &#231;a n'&#233;tait pas bien clair, il n'a rien fait, mais il faudrait savoir si l'intention frauduleuse c'est avant ou apr&#232;s. On veut vider les soci&#233;t&#233;s, on organise un vol, on r&#233;cup&#232;re tout au black. Alors l'apoth&#233;ose : je n'en veux pas &#224; mon confr&#232;re, loin de l&#224;, mais l'apoth&#233;ose c'est la constitution de partie civile. Soi-disant 150 000 euros de dommages et int&#233;r&#234;ts ! Que &#231;a ! Attendez, &#224; qui on va la faire, celle-l&#224; ? Pas &#224; nous, madame la pr&#233;sidente, pas &#224; nous ! &#187;&lt;/i&gt; L'avocat de R. surench&#233;rit : &lt;i&gt;&#171; D&#233;sol&#233; pour l'ancien g&#233;rant, mais il a voulu utiliser des gens de province pour faire une bonne affaire. Ce n'est pas un dossier de vol, c'est un dossier d'abus de confiance. L'ancien g&#233;rant &#233;tait en &#233;tat de cessation de paiement. Le plan c'&#233;tait &#231;a, madame la pr&#233;sidente : on part en vacances, on vient vous dire qu'ils ont vol&#233; des cuisines, et on vient vous demander de r&#233;cup&#233;rer de l'argent pour les enfants de l'ancien g&#233;rant. C'est un tr&#232;s mauvais dossier. Pardonnez-moi mais il pue, votre dossier. &#187;&lt;/i&gt; L'audience est suspendue. Dans le hall, une journaliste de France Bleu, tr&#232;s &#233;l&#233;gante, invective les gars venus soutenir le militant accus&#233; d'outrage : &lt;i&gt;&#171; Vous n'&#234;tes pas corrects ! Vous appelez &#224; une conf&#233;rence de presse et apr&#232;s vous refusez de parler aux journalistes ! &#187;&lt;/i&gt; Ils rient : &lt;i&gt;&#171; C'&#233;tait un tract, pas une conf&#233;rence de presse ! &#187;&lt;/i&gt; Le militant la taquine : &lt;i&gt;&#171; Ils ont &#233;t&#233; m&#233;chants avec vous ? &#8211; Ils ont &#233;t&#233; b&#234;tes ! Je n'ai pas de probl&#232;mes avec les anarchistes, je trouve &#231;a plut&#244;t bien, mais eux, ils sont b&#234;tes ! &#187;&lt;/i&gt; &#192; la reprise d'audience, le d&#233;lib&#233;r&#233; des cuisines est report&#233;, et le proc&#232;s pour outrage renvoy&#233; au 7 f&#233;vrier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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