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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Apr&#232;s &#171; les &#233;meutes &#187;</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Apres-les-emeutes</link>
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		<dc:date>2011-02-26T10:40:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Gilles Lucas, Ra&#250;l Guill&#233;n</dc:creator>


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&lt;p&gt;Retour &#224; La Villeneuve, &#224; Grenoble, deux mois apr&#232;s la mort d'un jeune braqueur, les affrontements avec la police et l'&#233;tat de si&#232;ge sur le quartier. L'explosion de ces quelques soir&#233;es d'&#233;t&#233; n'a &#233;t&#233; qu'une parenth&#232;se de riposte au m&#233;pris &#233;conomique, policier et m&#233;diatique que subissent les habitants, ici comme ailleurs. Pendant que l'&#201;tat profite de chaque occasion pour exp&#233;rimenter de nouvelles strat&#233;gies et s'engage de plus en plus ouvertement sur la voie de la &#171; guerre de pacification &#187;, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no82-octobre-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;82 (octobre 2010)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Retour &#224; La Villeneuve, &#224; Grenoble, deux mois apr&#232;s la mort d'un jeune braqueur, les affrontements avec la police et l'&#233;tat de si&#232;ge sur le quartier. L'explosion de ces quelques soir&#233;es d'&#233;t&#233; n'a &#233;t&#233; qu'une parenth&#232;se de riposte au m&#233;pris &#233;conomique, policier et m&#233;diatique que subissent les habitants, ici comme ailleurs. Pendant que l'&#201;tat profite de chaque occasion pour exp&#233;rimenter de nouvelles strat&#233;gies et s'engage de plus en plus ouvertement sur la voie de la &lt;i&gt;&#171; guerre de pacification &#187;&lt;/i&gt;, les populations de ces quartiers dit sensibles s'escriment &#224; rester vivantes avec le peu de moyens dont elles disposent. Rencontres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vendredi 31 JUILLET&lt;/strong&gt;, fanfares et trompettes, Sarko d&#233;boule &#224; Grenoble avec sa cour, ses g&#233;n&#233;raux, ses larbins et sa troupe. Quinze jours se sont &#233;coul&#233;s depuis la mort, au pied d'un immeuble du quartier de La Villeneuve, d'un des braqueurs du casino d'Uriage et les affrontements qui s'en sont suivis entre plusieurs corps des forces de police et quelques dizaines de jeunes. Doigts en l'air, menton en avant, tics scapulaires, ton doucereux et acc&#233;l&#233;rations intempestives, le gnome fait son show, encadr&#233; par ses deux chefs-ex&#233;cuteurs des basses &#339;uvres de la violence d'&#201;tat, Hortfeuer et M'dame MAM. Il tartine, &#233;ructe et vomit : d&#233;ch&#233;ance de la nationalit&#233;, GIR-BAC-GIGN-CRS, Roms, police, guerre&#8230; Et jette un pr&#233;fet pour nommer un super-flic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais gaffe &#224; ne pas aller trop loin. Ici, c'est Grenoble, la technopole high-tech, fleuron de la Research &amp; Development, futur de l'industrie et du contr&#244;le des populations. Alors, inquiet &#224; l'id&#233;e que projets, contrats et personnels hautement qualifi&#233;s s'&#233;vaporent, Sarkozy matraque : &lt;i&gt;&#171; Grenoble ne m&#233;rite pas l'image qui en a &#233;t&#233; donn&#233;e la semaine derni&#232;re. &#187;&lt;/i&gt; La d&#233;linquance ? C'est &lt;i&gt;&#171; &#224; cause de la permissivit&#233; et de la d&#233;mission &#187;&lt;/i&gt;. Parce qu'en v&#233;rit&#233; je vous le dis, &lt;i&gt;&#171; nous subissons les cons&#233;quences de l'&#233;chec de cinquante ann&#233;es d'immigration non r&#233;gul&#233;e &#187;&lt;/i&gt; ose-t-il tranquillement, prot&#233;geant de son corps oligarchies &#233;conomiques, n&#233;o-darwinisme social et harc&#232;lement de population harass&#233;es. Qu'importe ! &lt;i&gt;&#171; Il y a des r&#233;sultats consid&#233;rables dans ces quartiers &#187;&lt;/i&gt; et il ne faut pas que &lt;i&gt;&#171; tout cela soit mis par terre par une minorit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, dit-il en lorgnant vers La Villeneuve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; quelques stations de tram du centre-ville, La Villeneuve est un vaste ensemble de b&#226;timents encadrant un parc fleuri et arbor&#233; d'une vingtaine d'hectares. Ici, un lac artificiel en principe interdit &#224; la baignade. L&#224;, des collines, monticules de terre verdoyantes, que longent des all&#233;es flanqu&#233;es d'impeccables compositions florales. Plus de 11 000 personnes vivent dans ce quartier planifi&#233; d&#232;s 1961 sur la base administrative d'une Zone d'urbanisation prioritaire (ZUP). C'est au d&#233;but des ann&#233;es 70 que les premiers r&#233;sidents vont s'installer dans cette ville nouvelle associant conceptions urbanistiques &#224; vell&#233;it&#233;s de rupture d'avec le style sarcellien des barres de l'apr&#232;s-guerre et perspectives de vie sociale issues de &lt;i&gt;&#171; l'esprit &#187;&lt;/i&gt; post-68. Les concepteurs &#233;laborent des b&#226;timents aux contours cellulaires en forme de crique et cr&#233;ent au sol une galerie pi&#233;tonne d'un kilom&#232;tre et demi de long. Il s'agit alors &lt;i&gt;&#171; d'inventer &#187;&lt;/i&gt; un cadre urbain destin&#233; &#224; transformer, dans le bon sens, les rapports humains : mixit&#233; sociale, m&#233;lange de logements sociaux et de copropri&#233;t&#233;s, appartements en duplex distribu&#233;s par des coursives afin de &lt;i&gt;&#171; stimuler la convivialit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, passerelles pour que les enfants puissent circuler sans croiser une voiture et, surtout, mise en place d'un syst&#232;me d'enseignement inspir&#233; de la m&#233;thode Freinet, o&#249; l'entraide et l'esprit de sociabilit&#233; seraient favoris&#233;s. Huit &#233;coles, sans barri&#232;res ni grillages, avec le parc pour cour de r&#233;cr&#233;ation, sont int&#233;gr&#233;es &#224; l'ensemble. Dans les ann&#233;es suivant la d&#233;faite de mai 68, c'est vers ce quartier aux conceptions novatrices que se tourne une nouvelle g&#233;n&#233;ration d'urbanistes, d'architectes, de sociologues et de p&#233;dagogues venus du monde entier&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. Pierre Frappat, Grenoble, Le Mythe bless&#233;, &#233;d. Alain Moreau, 1979.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Nombre de militants, de partisans des utopies sociales, de r&#233;fractaires &#224; la normalit&#233;, pour beaucoup issus des milieux scientifiques, universitaires ou socioculturels, s'installent dans le quartier, avec l'intention de participer &#224; ce projet de &lt;i&gt;&#171; changer la vie en changeant la ville &#187;&lt;/i&gt;, &#233;labor&#233; depuis quelques laboratoires o&#249; s'activaient des urbanistes suffisamment savants pour satisfaire les d&#233;sirs humains&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'&#233;tait super. Les premi&#232;res ann&#233;es, il y avait plein de monde dans la rue. Les portes des appartements &#233;taient ouvertes. Il y avait ce projet de cabines passant en hauteur qui devaient nous transporter vers le centre-ville. Il y avait plein d'activit&#233;s partout dans les ann&#233;es 80 &#187;&lt;/i&gt;, racontent avec nostalgie Genevi&#232;ve et Raymond, opticiens dans la galerie de l'Arlequin. Au contraire des grands ensembles construits jusqu'alors aux p&#233;riph&#233;ries de villes, le projet de La Villeneuve se proposait de rompre avec ces cit&#233;s con&#231;ues et per&#231;ues comme endroits de passage en attendant un avenir meilleur&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Au milieu des ann&#233;es 70, le d&#233;veloppement de la pr&#233;carit&#233; brise cet &#233;lan.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. &lt;i&gt;&#171; On voulait venir ici. C'&#233;tait tout le contraire des cit&#233;s o&#249; les gens sont l&#224; parce qu'ils n'ont pas d'autre choix &#187;&lt;/i&gt;, explique Jo Briant, militant associatif et m&#233;moire vivante des lieux. Mais apr&#232;s quelques ann&#233;es, nombre d'habitants venus vivre &lt;i&gt;&#171; une nouvelle vie dans une nouvelle ville &#187;&lt;/i&gt; vont plier bagage. Pourquoi ce d&#233;litement ? Le ver dans le principe m&#234;me du fruit ? &#8211; ainsi que l'&#233;non&#231;ait le Comit&#233; de liaison-action-jeunesse d&#232;s 1975 (&lt;i&gt;&#171; Qu'est-ce qu'un &#238;lot lib&#233;r&#233; dans un monde d'esclaves ? &#187;&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La construction, &#224; la m&#234;me &#233;poque, d'un important centre commercial qui va entra&#238;ner lentement la fermeture des commerces de proximit&#233; et la d&#233;sertification du centre du quartier ? La d&#233;faite de la municipalit&#233; rouge-rose, en 1983, et l'arriv&#233;e de Carignon, maire de droite, qui, en pensant client&#233;lisme &#233;lectoral, va r&#233;viser les commissions d'attribution des HLM et proposer des logements &#224; des familles en grande pr&#233;carit&#233; ? La d&#233;gradation des conditions de vie, la pr&#233;carisation grandissante, l'exclusion et la guerre de tous contre tous ? &lt;i&gt;&#171; En tout cas&lt;/i&gt;, insiste Hosni, d&#233;l&#233;gu&#233; d'une structure d'aide &#224; la cr&#233;ation de projets dans le quartier,&lt;i&gt; il faut se mettre en t&#234;te que l'id&#233;al des ann&#233;es 70, c'est fini. Tout a chang&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Galerie de l'Arlequin : de part et d'autre de la boutique des opticiens, des rideaux de fer baiss&#233;s. &#192; gauche, un commerce de v&#234;tements o&#249; a atterri, en mai 2009, un engin incendiaire. &#192; droite, le bar ferm&#233; depuis la descente de police qui a abouti, le 27 juillet, &#224; la d&#233;couverte de quelques armes. De rares passants, aucun graffiti sur les murs dans ces all&#233;es entretenues quotidiennement par la voirie. &#192; quelques m&#232;tres de son &#233;choppe incendi&#233;e, Dalida a d&#233;m&#233;nag&#233; ses activit&#233;s : &lt;i&gt;&#171; Je ne sais pas qui a mis le feu. Je sais simplement que lorsque le gymnase du quartier a br&#251;l&#233;, la police a mis trois jours pour attraper les gens. Ce n'est pas la m&#234;me chose pour tout le monde. Moi, je suis n&#233;e ici. J'ai connu la belle &#233;poque, mais j'ai vu le quartier changer. &#187;&lt;/i&gt; Elle sourit. &lt;i&gt;&#171; Pour moi, les responsables de ce qui se passe sont l'OPHLM et la municipalit&#233;. Mais, c'est plus g&#233;n&#233;ral aussi. &#187;&lt;/i&gt; Elle poursuit : &lt;i&gt;&#171; Faut prendre les choses au d&#233;but. Tu vois, la premi&#232;re g&#233;n&#233;ration arriv&#233;e en France, c'&#233;tait la g&#233;n&#233;ration de l'archouma, de la honte. Ils sont arriv&#233;s, on leur a donn&#233; du travail, il fallait dire merci, &#234;tre propre, &#234;tre discret, baisser la t&#234;te&#8230; Alors, ils ont voulu que leurs enfants ne vivent pas la m&#234;me chose, qu'ils &#233;tudient, qu'ils aient un travail tranquille, qui paie bien. Mais, dans les coll&#232;ges, d&#232;s qu'ils n'avaient pas le niveau, ils &#233;taient directement renvoy&#233;s vers des fili&#232;res professionnelles. Et, quand ils trouvaient un travail, on les mettait toujours derri&#232;re parce qu'ils n'&#233;taient pas pr&#233;sentables, parce qu'ils ne repr&#233;sentaient pas l'image de la France. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle continue : &lt;i&gt;&#171; Alors, ceux de la troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration ont vu que, m&#234;me avec une meilleure formation, ce n'est pas mieux que pour leurs parents et grands-parents qui sont arriv&#233;s &#224; tr&#232;s peu ou &#224; rien. Faut pas se le cacher : en faisant du petit business, ce sont eux qui am&#232;nent de l'argent dans les familles et qui &#233;videmment en arrivent &#224; prendre le pouvoir. Quand on leur propose du boulot, c'est normal qu'ils n'en veuillent pas. Je prends un exemple : la mairie proposait un travail pay&#233; 800 euros par mois pour bosser la nuit dans un parking, avec au bout la promesse d'&#234;tre embauch&#233; comme fonctionnaire. La bo&#238;te est devenue priv&#233;e. Ils n'ont gard&#233; que les c&#233;libataires. Apr&#232;s on s'&#233;tonne que tout le monde soit contre tout le monde, &#233;nerv&#233; et d&#233;go&#251;t&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hosni, lui, est en col&#232;re : &lt;i&gt;&#171; Les gens du quartier &#233;prouvent les plus grandes difficult&#233;s &#224; &#234;tre &#233;cout&#233;s. Ils sont catalogu&#233;s. Non seulement il y a de moins en moins de moyens, mais en plus &#234;tre de La Villeneuve n'arrange rien, surtout pour les jeunes. Eux, ils sont tr&#232;s loin de la r&#233;f&#233;rence historique du quartier, du projet utopique. La r&#233;alit&#233; c'est la mis&#232;re, la drogue, la violence, la prostitution, de moins en moins d'offres socioculturelles ou sportives. Leurs pr&#233;occupations majeures c'est l'emploi, l'argent. Ils ne sont pas compris. Les &#233;meutes sont l'expression d'un ras-le-bol. C'est une forme d'expression, de langage que je d&#233;sapprouve quand &#231;a prend un caract&#232;re violent, mais qui est compr&#233;hensible. Il a des racines profondes. &lt;/i&gt; &#187; Il regarde autour de lui : &lt;i&gt;&#171; La violence en soi, c'est un p&#233;tard &#224; m&#232;che. Ce ne sont pas ceux qui sont les plus dynamiques que je crains. Ce sont les autres, et ceux-l&#224; sont tr&#232;s nombreux. Ils sont beaucoup plus durs. Ils vivent dans un silence, dans le repli. Ils sont une autre l&#233;gitimit&#233; partag&#233;e par tous. Ils sont plus forts. &#199;a peut prendre des orientations id&#233;ologiques, aller vers d'autres conceptions qui sont plus disponibles pour accueillir et &#233;couter et qui peuvent prendre l'apparence de la religion&#8230; La pauvret&#233; est tellement pr&#233;sente, provoque une telle tension, que les gens cherchent des refuges reposants, des lieux o&#249; ils peuvent &#234;tre entendus et &#233;cout&#233;s. C'est une mani&#232;re de s'&#233;vader de cette pr&#233;carit&#233;&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retour dans la boutique de v&#234;tements. &lt;i&gt;&#171; Tu es en col&#232;re contre les jeunes ? &#187;&lt;/i&gt;, demande &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;&#171; Je les comprends, r&#233;pond Dalida. On a fait de nous des sauvages&#8230;. Mais, nous, les femmes, qui essayons d'&#234;tre libres, on est parmi les premi&#232;res vis&#233;es. &#187;&lt;/i&gt; Elle allume une cigarette et reprend : &lt;i&gt;&#171; Il faut comprendre que plein de femmes en ont marre d'&#234;tre sous pression en permanence. Il faut qu'elles soient belles, que leurs mecs soient fiers d'elles, qu'elles soient dynamiques, entreprenantes, sexy, qu'elles s'occupent des gosses, fassent la cuisine, aient un boulot&#8230; Alors avec le voile, elles se disent qu'elles sont plus tranquilles, qu'on leur fout la paix. Elles se disent que dans la soci&#233;t&#233;, elles sont d&#233;j&#224; regard&#233;es avec hostilit&#233;, alors &#231;a ne change pas grand-chose. &#187;&lt;/i&gt; Coercition ? Contrainte ? &lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas de &#231;a dont je parle. Je ne dis pas que c'est bien. Je dis qu'il faut comprendre. &lt;/i&gt; &#187; Elle &#233;clate de rire : &lt;i&gt;&#171; Elles ont du temps pour elles, pour &#234;tre des m&#232;res et &#234;tre entre femmes. Elles peuvent peser 80 kilos, ne pas se maquiller, de toute fa&#231;on il n'y a que leur mari qui les voit. Elles ne sont belles que pour lui&#8230; Moi, bien s&#251;r, je ne fais pas comme elles, tu vois&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Elle &#233;teint sa clope et sourit : &lt;i&gt;&#171; Je sais de quoi je parle. Malgr&#233; mes origines, je ne parlais pas l'arabe : c'est depuis que j'ai la boutique que je l'ai appris. C'est dr&#244;le, non ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la galerie, une moto passe bruyamment &#224; vive allure, suspendant les conversations. &lt;i&gt;&#171; C'est La Villeneuve ! &#187;&lt;/i&gt;, dit une jeune fille en haussant les &#233;paules, avant de p&#233;n&#233;trer dans le centre socioculturel. &#192; l'int&#233;rieur, un ring a &#233;t&#233; install&#233; afin de mettre en sc&#232;ne une tentative d'&#233;change entre &#233;lus et jeunes du quartier. Un gars en surv&#234;t essaie de raconter : &lt;i&gt;&#171; On en a marre, les h&#233;licos, les flics ! On est fatigu&#233;s&#8230; On n'arrive plus &#224; dormir&#8230; &#187;&lt;/i&gt; La deuxi&#232;me nuit d'&#233;chauffour&#233;es dans le quartier, les puissants phares des h&#233;licopt&#232;res avaient envahi les &#233;tages des immeubles. &lt;i&gt;&#171; C'&#233;tait comme des perquisitions, mais avec de la lumi&#232;re&lt;/i&gt;, confirme Chacha, habitante de l'Arlequin. &lt;i&gt;Le bourdonnement &#233;tait tellement &#233;norme qu'on ne comprenait pas sur le moment qu'il s'agissait d'un h&#233;licopt&#232;re. Il remontait les fa&#231;ades, s'arr&#234;tant &#224; chaque &#233;tage, fouillant les appartements avec son faisceau lumineux. Au moindre mouvement derri&#232;re une fen&#234;tre, il s'arr&#234;tait. Les gens se planquaient chez eux, derri&#232;re les meubles, dans les passages de portes&#8230; C'&#233;tait un truc de malade ! Le matin, quand ils sont partis au boulot, l'h&#233;lico les suivait. Ils marchaient au milieu d'un cercle de lumi&#232;re. Maintenant, quand j'entends un h&#233;lico, j'ai peur. Et je ne suis pas la seule&#8230; &#187; &#171; On a &#233;t&#233; traumatis&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, confirme une femme qui rappelle qu'une cellule d'&#233;coute psychologique avait &#233;t&#233; install&#233;e au centre culturel. Op&#233;ration de repr&#233;sailles ? Les jours suivant ce qu'on appelle &lt;i&gt;&#171; les &#233;meutes &#187;&lt;/i&gt;, plus aucun transport en commun n'arrivait dans le quartier. Pendant un mois, le tram s'est arr&#234;t&#233; de circuler &#224; partir de 19 heures. Et de fait, c'est d'abord contre la police en g&#233;n&#233;ral que se tourne la col&#232;re de nombreux habitants qui consid&#232;rent que ces difficult&#233;s &#224; se d&#233;placer les d&#233;signent encore plus comme des pestif&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;cart, un petit groupe de jeunes font passer le temps.&lt;i&gt; &#171; On ne veut pas donner nos pr&#233;noms ! &#187;&lt;/i&gt;, dit un lascar v&#234;tu d'un surv&#234;t blanc. Un autre, au pull rouge, raconte : &lt;i&gt;&#171; Karim [Boudouda, le braqueur abattu] avait d&#233;j&#224; pris une balle dans le pied et dans la jambe. Ceux de la BAC lui ont tir&#233; une balle dans la t&#234;te&#8230; Ils l'ont laiss&#233; quatre heures sans le couvrir d'un blouson ou d'une couverture. Nous, on &#233;tait l&#224;. Et les BAC, ils nous provoquaient. Ils nous disaient &#8220;venez voir comme il est beau votre pote&#8221;&#8230; Il y a m&#234;me un flic qui nous insultait en arabe. Ensuite, la brigade canine et le GIGN sont arriv&#233;s&#8230;. &#187;&lt;/i&gt; Son copain &#224; la veste noire l'interrompt : &lt;i&gt;&#171; On dit qu'on est des bandits. Ce sont eux les bandits, les vrais voyous ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Hortefeux a port&#233; plainte, le 26 juillet, pour &#171; atteinte &#224; l'honneur de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un gars d'une trentaine d'ann&#233;es s'approche : &lt;i&gt;&#171; Les Uteq habill&#233;s en robo- cops nous filment sans arr&#234;t, ils n'arr&#234;tent pas de nous provoquer. On n'est pas des animaux ! &#187;&lt;/i&gt; Le jeune en surv&#234;t blanc reprend : &#171; &lt;i&gt; Quand les CRS ont tir&#233;, j'ai entendu les balles siffler autour de moi&#8230; La nuit, quand on marchait dans le quartier, on avait le point rouge de la vis&#233;e laser des flics sur nos v&#234;tements. &#187;&lt;/i&gt; Le jeune au pull rouge : &lt;i&gt;&#171; Tout le monde savait qu'apr&#232;s ce qu'avaient fait les flics, &#231;a allait br&#251;ler dans le quartier. Beaucoup de ceux qui ont laiss&#233; leur voiture ont leurs raisons&#8230; De toutes fa&#231;ons, il n'y a pas que les jeunes qui ont jet&#233; des trucs sur la police, il y a plein d'objets qui sont venus des immeubles&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Le trentenaire reprend : &lt;i&gt;&#171; Des gens super &#233;nerv&#233;s ont dit &#224; des journalistes, sur le coup de la col&#232;re, que la prochaine fois, ils tireraient les h&#233;licos avec un lance-roquette. C'est de l&#224; que vient cette histoire. &#187; &#171; C'est comme pour celui qui a &#233;t&#233; condamn&#233; &#224; trois mois ferme pour avoir jet&#233; des pierres. Ils sont venus le chercher parce qu'il avait r&#233;pondu &#8220;je suis en mode &#233;meute&#8221; &#224; son pote qui lui demandait o&#249; il &#233;tait. Les flics ont lu les SMS des gens du quartier. &#187;&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il semblerait qu'un grand nombre de portables du quartier aient &#233;t&#233; mis sur (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, ing&#233;nument : &lt;i&gt;&#171; D'apr&#232;s vous, pourquoi les flics ne vous aiment pas ? &#187;&lt;/i&gt; Ils se regardent, r&#233;fl&#233;chissent :&lt;i&gt; &#171; Parce qu'on ne les aime pas. &#187;&lt;/i&gt; Ils rigolent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;carisation, ch&#244;mage, recherche d'argent, r&#233;duction des budgets, disparition des moyens, &lt;i&gt;&#171; vivre et survivre &#187;&lt;/i&gt;, comme le dit Dalida&#8230; Dans le quartier, ce qui semble le plus importer aux autorit&#233;s locales &#8211; et aux nostalgiques d'une utopie pass&#233;e &#8211; est la conserva- tion du d&#233;cor. C'est vers l'entretien et la r&#233;novation du b&#226;ti que vont les financements. &#192; croire que l'essentiel est la pr&#233;servation d'un site reconvertible sur le march&#233; de l'immobilier. Quant aux relations avec les &#233;lus&#8230; Les 17 et 18 septembre, le d&#233;put&#233;-maire de Grenoble, Michel Destot, et ses conseillers municipaux ont bien tent&#233; de faire acte de pr&#233;sence en proposant des d&#233;bats pour un &lt;i&gt;&#171; moment d'&#233;changes forts &#187;&lt;/i&gt; ( !) avec les habitants. Au pr&#233;alable, des citoyens s'&#233;taient regroup&#233;s autour d'un &#233;lu afin de synth&#233;tiser les questions qui allaient &#234;tre pos&#233;es. &lt;i&gt;&#171; Tous ceux qui sont l&#224;, je les connais. Tu vois que ce sont tous des Blancs et ils ont tous du travail&lt;/i&gt;, dit, mi-accabl&#233; mi-&#233;nerv&#233;, Hosni. &lt;i&gt;C'est &#224; l'institution de venir au niveau des gens. Il est plus facile de rencontrer Obama qu'un &#233;lu municipal. On parle toujours de police de proximit&#233;, mais elle est o&#249;, la politique de proximit&#233;, de terrain ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la grande salle du centre social, devant quelques centaines de personnes, rien d'autre que la chor&#233;graphie attendue des g&#233;missements sur l'absence de moyens, des discours interminables, des &lt;i&gt;&#171; engagements forts pour un futur meilleur &#187;&lt;/i&gt;, tout d&#233;ballage de bonnes intentions abstraites s'achevant autour d'un buffet somptuaire offert par la mairie. &#192; la vol&#233;e, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; questionne Destot : &lt;i&gt;&#171; &#202;tes-vous venu &#224; La Villeneuve le soir o&#249; le corps de Karim Boudouda est rest&#233; expos&#233; pendant quatre heures et alors que la BAC provoquait les jeunes du quartier ? &#187; &#171; J'ai protest&#233;, j'ai protest&#233; ! &#187;&lt;/i&gt;, s'emballe-t-il. &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : &lt;i&gt;&#171; En tant que maire de la ville et d&#233;put&#233;, avez-vous utilis&#233; votre acc&#232;s aux m&#233;dias nationaux pour protester contre l'attitude de la police, la terreur et l'&#233;tat de si&#232;ge que les habitants ont subis ? &#187; &#171; Je l'ai fait ! Je l'ai fait ! J'ai un dossier l&#224;-dessus ! &#187;&lt;/i&gt;, l&#226;che, avant de tourner les talons, cet &#233;dile qui ne cesse de se r&#233;pandre en &lt;i&gt;&#171; demandes [&#224; l'Etat] de renforts humains pour assurer la s&#233;curit&#233; des Grenoblois ainsi que la tenue d'un &#8220;Grenelle de la s&#233;curit&#233; urbaine&#8221;&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En appart&#233;, un habitant confie : &lt;i&gt;&#171; Destot, il n'a rien dans le ventre, ce mec ! &#187;&lt;/i&gt; Hors de question pour les &#233;lus, effray&#233;s &#224; l'id&#233;e d'appara&#238;tre comme les d&#233;fenseurs de la violence et de la d&#233;linquance&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Ce sont, quand m&#234;me, les gens qui votent &#224; La Villeneuve qui d&#233;cident en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;, de se risquer &#224; perdre les &#233;lections en d&#233;fendant publiquement les habitants face aux agissements de la police. Ici comme ailleurs, ceux de La Villeneuve sont seuls, avec les moyens qui leur restent&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voir aussi &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/Technopolis'&gt;&#171; Technopolis &#187;&lt;/a&gt; et &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/L-incantation-securitaire-de'&gt;&#171; L'incantation s&#233;curitaire de Sarkozy &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Cf. Pierre Frappat, &lt;i&gt;Grenoble, Le Mythe bless&#233;&lt;/i&gt;, &#233;d. Alain Moreau, 1979.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Au milieu des ann&#233;es 70, le d&#233;veloppement de la pr&#233;carit&#233; brise cet &#233;lan.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Hortefeux a port&#233; plainte, le 26 juillet, pour &lt;i&gt;&#171; atteinte &#224; l'honneur de la police &#187;&lt;/i&gt; contre les sites Indymedia Grenoble et Jura Libertaire qui avaient d&#233;clin&#233; les initiales BAC en &lt;i&gt;&#171; bandes arm&#233;es de criminels &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Il semblerait qu'un grand nombre de portables du quartier aient &#233;t&#233; mis sur &#233;coute. C'est, en partie, depuis ces &#233;coutes t&#233;l&#233;phoniques qu'est venue l'information selon laquelle des policiers de la BAC auraient &#233;t&#233; menac&#233;s, ainsi que l'explique l'article du Point du 26 juillet. Il est s&#251;r que, dans un certain nombre de conversations, des propos tels que &lt;i&gt;&#171; on va niquer les BAC &#187;&lt;/i&gt; ont &#233;t&#233; prononc&#233;s. Quant aux m&#232;res de ces fonctionnaires, tr&#232;s probablement &#233;voqu&#233;es en des termes injurieux et mena&#231;ants lors d'&#233;changes t&#233;l&#233;phoniques, on ne sait si elles ont &#233;t&#233; confin&#233;es dans des espaces s&#233;curis&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; Ce sont, quand m&#234;me, les gens qui votent &#224; La Villeneuve qui d&#233;cident en grande partie du r&#233;sultat des &#233;lections municipales &lt;/i&gt; &#187;, affirme Hosni. Propos appuy&#233;s par Dalida : &lt;i&gt;&#171; On ne nous a rien rendu&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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