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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>L'encre, le bois, la craie&#8230; et le jasmin</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


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&lt;p&gt;Malgr&#233; deux millions de logements vides en France, difficile de d&#233;goter une turne avec un loyer abordable. Et si, en plus, tes fafs ne sont pas en r&#232;gle&#8230; &#192; Perpignan, des sans-papiers et leurs soutiens ont r&#233;gl&#233; le probl&#232;me en investissant une &#233;cole d&#233;saffect&#233;e. Les noms de famille des occupants &#8211; Martirossian, Avakian, Aspanidze et Tasi &#8211; fleurent bon les r&#233;publiques du Caucase. Et pour cause, ils en viennent, fuyant leur pays pour venir se r&#233;chauffer la libert&#233; et le porte-monnaie au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Malgr&#233; deux millions de logements vides en France, difficile de d&#233;goter une turne avec un loyer abordable. Et si, en plus, tes fafs ne sont pas en r&#232;gle&#8230; &#192; Perpignan, des sans-papiers et leurs soutiens ont r&#233;gl&#233; le probl&#232;me en investissant une &#233;cole d&#233;saffect&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les noms de famille des occupants&lt;/strong&gt; &#8211; Martirossian, Avakian, Aspanidze et Tasi &#8211; fleurent bon les r&#233;publiques du Caucase. Et pour cause, ils en viennent, fuyant leur pays pour venir se r&#233;chauffer la libert&#233; et le porte-monnaie au coin de la patrie des droits de l'homme. Recal&#233;es au concours de r&#233;fugi&#233;s politiques, balad&#233;es par la pr&#233;fecture, ces familles se sont rapidement retrouv&#233;es &#224; la rue, ou dans des logements de fortune. &lt;i&gt;&#171; Avec ma femme et mes enfants, nous avons v&#233;cu cinq mois dans un grenier o&#249; nous ne pouvions pas nous tenir debout &#187;&lt;/i&gt;, explique Spartak, g&#233;orgien et coiffeur de son &#233;tat. Depuis d&#233;but f&#233;vrier, &#224; l'initiative de l'assos Bouge Toit, ces quatre familles squattent les logements de fonction d'une &#233;cole d&#233;saffect&#233;e du centre-ville de Perpignan. Le but de l'occupation ? Se faire r&#233;gulariser, reloger, et contraindre le pr&#233;fet &#224; user de son droit de r&#233;quisition des logements vides. Dans la cit&#233; catalane, ils sont estim&#233;s &#224; plus de 8 000. Pour mener &#224; bien cette occupation, les r&#233;seaux militants locaux ont turbin&#233; &#224; plein r&#233;gime. Gabriel : &lt;i&gt;&#171; Pour qu'on ait l'&#233;lectricit&#233;, un copain de la CGT a fait appel &#224; des camarades d'EDF. &#187;&lt;/i&gt; Hortensia : &lt;i&gt;&#171; Le jardin &#233;tait envahi de mauvaises herbes, nous nous sommes mis &#224; le d&#233;fricher et nous allons faire un potager. Ce qu'on voit l&#224;-bas, c'est un ancien poulailler, nous allons le retaper et y remettre des poules. &#187;&lt;/i&gt; Emma&#252;s a fil&#233; des meubles, une AMAP de la bouffe, la Biocoop du pain, un cin&#233; des entr&#233;es gratos pour les mouflets sans pap. Et, en &#233;cho aux r&#233;volutions d'outre M&#233;diterran&#233;e, le lieu a &#233;t&#233; rebaptis&#233; &#171; &#201;cole du Jasmin &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des appartements est occup&#233; par Fatima, Zaour et leur bambine de deux ans. &lt;i&gt;&#171; Nous sommes arriv&#233;s en France en 2008. Moi, je viens d'Oss&#233;tie et Zaour est g&#233;orgien&lt;/i&gt;, explique Fatima. &lt;i&gt;Nous avons pay&#233; 2 800 euros un passeur qui nous a conduits &#224; Perpignan. Avant d'arriver dans l'&#233;cole, nous avons pass&#233; sept mois dans une caravane. Maintenant, ici, on est bien. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La presse locale a m&#233;diatis&#233; l'affaire et, curieusement, le traitement est plut&#244;t empathique. Dans le quartier, les voisins se radinent, pour voir, et font part de leur propre gal&#232;re de logement. Le 13 f&#233;vrier, plus de 150 personnes se sont retrouv&#233;es autour d'un grand repas organis&#233; par l'&#233;cole. Un succ&#232;s.
Prenant conscience des possibilit&#233;s qu'offre ce lieu, quelques membres de Bouge Toit se prennent &#224; r&#234;ver. Que les familles soient ou non relog&#233;es dans un avenir proche, ils ne souhaitent pas abandonner l'&#233;cole, et commencent &#224; imaginer les activit&#233;s que les anciennes salles de classe pourraient accueillir. Mais la mairie a d'autres desseins, souhaitant raser le b&#226;timent pour construire des logements sociaux. &lt;i&gt;&#171; Le maire nous a dit que c'est une soci&#233;t&#233; priv&#233;e, L'Immobili&#232;re 3F, qui serait charg&#233;e des travaux, s'indigne Marguerite. Une bo&#238;te priv&#233;e qui n'est m&#234;me pas tenue &#224; l'encadrement des loyers ! &#187;&lt;/i&gt; En attendant, la vie, t&#234;tue, continue : on a trouv&#233; un m&#233;decin pr&#234;t &#224; suivre une future maman, et les premiers &#339;ufs sont arriv&#233;s dans le poulailler.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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