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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Zaza est fatigu&#233;</title>
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		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
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		<dc:subject>Zaza vient</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Convocation pour entretien pr&#233;alable &#224; licenciement. &#187; C'est ce qu'il y a d'inscrit sur la lettre que vient de recevoir Zaza, et qu'il me tend. C'est le cinqui&#232;me licenciement quasiment de ce type auquel je dois assister en trois ans, ce qui laisse r&#234;veur sur l'&#233;tat social de la bo&#238;te. Zaza vient d'avoir 55 ans. &#194;ge qu'il ne fait pas car ses bonnes joues lui donnent un aspect poupin. D'origine polonaise, il a travaill&#233; pour les Houill&#232;res dans le Nord de la France. Il y a vingt ans, il (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no87-mars-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;87 (mars 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Zaza-vient" rel="tag"&gt;Zaza vient&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_99 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH388/nardo87Levaray-6c76c.png?1779603586' width='400' height='388' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Nardo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Convocation pour entretien pr&#233;alable &#224; licenciement. &#187; &lt;/strong&gt; C'est ce qu'il y a d'inscrit sur la lettre que vient de recevoir Zaza, et qu'il me tend. C'est le cinqui&#232;me licenciement quasiment de ce type auquel je dois assister en trois ans, ce qui laisse r&#234;veur sur l'&#233;tat social de la bo&#238;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Zaza vient d'avoir 55 ans. &#194;ge qu'il ne fait pas car ses bonnes joues lui donnent un aspect poupin. D'origine polonaise, il a travaill&#233; pour les Houill&#232;res dans le Nord de la France. Il y a vingt ans, il a atterri sur le site de Rouen, suite &#224; la fermeture de son usine. Il a eu du mal &#224; s'acclimater, d'autant que son &#233;loignement correspondait avec la mort de ses parents.
Pendant longtemps, Zaza a &#233;t&#233; un &#171; bon &#233;l&#233;ment &#187;, connaissant son boulot sur le bout des doigts, ne rechignant pas &#224; faire des heures suppl&#233;mentaires pour gonfler son salaire. Permettant ainsi &#224; ses quatre enfants d'obtenir leurs BTS. Pour autant, le taciturne Zaza &#233;tait bien vu par ses coll&#232;gues.
Et puis, on ne sait pas tout de la vie des autres. Il s'est mis &#224; noyer son mal de vivre dans la vodka. Il arrivait compl&#232;tement bourr&#233; &#224; l'atelier. Et dans ces moments-l&#224;, quand il ne s'&#233;croulait pas, il &#233;tait suicidaire. Combien de fois ses coll&#232;gues l'ont emp&#234;ch&#233; de sauter du haut de l'atelier !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et comme si &#231;a ne suffisait pas, et de fa&#231;on h&#233;r&#233;ditaire, il a d&#233;velopp&#233; un diab&#232;te grave ainsi que de l'hypertension. Forc&#233;ment, l'insuline et la vodka, &#231;a ne fait pas un cocktail terrible. D'autant qu'en plus, les T&#233;moins de J&#233;hovah lui ont mis le grappin dessus et que, dans leurs dogmes, la prise de m&#233;dicaments est contraire aux volont&#233;s de leur dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a deux ans, un matin de f&#233;vrier, voulant de nouveau en finir, il tente d'enjamber un pont au-dessus de la Seine. Il est envoy&#233; pour trois mois &#224; l'h&#244;pital psychiatrique. &#192; son retour, &#233;videmment, il ne peut plus travailler en fabrication. Trop de risques pour lui et ses coll&#232;gues. La DRH parle de licenciement pour inaptitude. Le syndicat intervient pour que la direction lui accorde un poste am&#233;nag&#233;. Et Zaza de se retrouver au fin fond de l'usine, dans une cabane en taule, avec comme seule compagnie, un transistor. Pas terrible pour une personne plus que neurasth&#233;nique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, &#231;a ne le fait pas. Zaza multiplie les arr&#234;ts maladie et les absences justifi&#233;es ou non. La direction menace &#224; nouveau de le licencier, et il faut parlementer pour le garder dans les effectifs. Venir travailler est devenu au-dessus des forces de Zaza, mais le probl&#232;me c'est que le laisser chez lui, et sans ressource, risque d'aggraver son cas. En harcelant la m&#233;decine du travail et la CPAM, le syndicat obtient que Zaza puisse &#234;tre reconnu comme invalide classe 2, ce qui lui permettra de toucher une pension qui repr&#233;sente environ 75 % de son salaire. Du coup, la DRH peut entamer les proc&#233;dures de licenciement sans culpabiliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne vous raconterai pas l'entretien, mais lorsque la DRH demande &#224; Zaza ce qu'il va faire de sa prime de licenciement et qu'il lui r&#233;pond qu'il va ouvrir une &#233;choppe de cordonnier, il n'y a qu'elle pour y croire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref. Pourquoi je vous raconte cette histoire, somme toute banale et qui ne pouvait pas finir autrement, sauf mort du protagoniste ? C'est qu'elle illustre assez bien ce qui se passe dans les bo&#238;tes depuis un bon moment. Le licenciement par rupture conventionnelle ou &#171; n&#233;goci&#233; &#187; (comme on dit) est devenu un mode de gestion des DRH. La date de d&#233;part en retraite vient d'&#234;tre retard&#233;e mais le Medef pousse les patrons &#224; g&#233;rer les d&#233;parts des salari&#233;s &#226;g&#233;s (ou pas) avec des licenciements par consentement mutuel. Du coup, ce ne sont plus eux qui paient mais la CPAM ou le P&#244;le emploi. Depuis que cette possibilit&#233; est offerte aux patrons, on arrive &#224; pr&#232;s de 400 000 licenciements de ce type.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le cas de Zaza, cette solution pourra peut-&#234;tre venir &#224; bout de ses probl&#232;mes existentiels, mais on sait que dans le bureau de la DRH, cette proposition est faite r&#233;guli&#232;rement &#224; des salari&#233;s. Certains s'offusquent qu'on leur propose un licenciement en fin de carri&#232;re, d'autres y r&#233;fl&#233;chissent, mais c'est le patron qui gagne &#224; chaque fois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Je suis une teigneuse</title>
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		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
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		<dc:subject>Florence</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;AUJOURD'HUI, je vous sors de l'usine car, m&#234;me s'il s'y passe toujours des choses, l'actualit&#233; locale, ce mois-ci, se situait &#224; l'ext&#233;rieur. Les bo&#238;tes qui ferment, c'est plut&#244;t &#171; tendance &#187; en ce moment et la r&#233;gion normande n'y &#233;chappe pas. Pas tr&#232;s loin de ma taule, l'Imprimerie Offset Num&#233;rique (ION, groupe Morault) a tir&#233; le rideau le 23 f&#233;vrier, avec 56 licenciements &#224; la cl&#233;. Dans la liste des fermetures actuelles, c'est un peu du pipi de chat, n'emp&#234;che que les salari&#233;s se sont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CGT" rel="tag"&gt;CGT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Florence" rel="tag"&gt;Florence&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Offset-Numerique" rel="tag"&gt;Offset Num&#233;rique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/s-il-s-y" rel="tag"&gt;s'il s'y&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/groupe-Morault" rel="tag"&gt;groupe Morault&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;AUJOURD'HUI, je vous sors de l'usine car, m&#234;me s'il s'y passe toujours des choses, l'actualit&#233; locale, ce mois-ci, se situait &#224; l'ext&#233;rieur. Les bo&#238;tes qui ferment, c'est plut&#244;t &#171; tendance &#187; en ce moment et la r&#233;gion normande n'y &#233;chappe pas. Pas tr&#232;s loin de ma taule, l'Imprimerie Offset Num&#233;rique (ION, groupe Morault) a tir&#233; le rideau le 23 f&#233;vrier, avec 56 licenciements &#224; la cl&#233;. Dans la liste des fermetures actuelles, c'est un peu du pipi de chat, n'emp&#234;che que les salari&#233;s se sont bagarr&#233;s et que c'&#233;tait plut&#244;t pas mal. Curieusement, ils n'ont commenc&#233; &#224; se battre que ce jour-l&#224;, apr&#232;s avoir re&#231;u leur lettre de licenciement, en venant bloquer le d&#233;m&#233;nagement d'une machine qui devait &#234;tre transf&#233;r&#233;e dans une autre imprimerie du groupe. Garder la machine (une &#171; Heidelberg &#187;, pour les connaisseurs), c'&#233;tait un moyen de pression sur la direction pour arracher une prime de licenciement. L'occupation a dur&#233; pendant un mois, nuit et jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les occupants qui se relaient sous le barnum, pr&#232;s des brasiers et des affiches CGT, il y a Florence. Toujours en jean et en blouson, arborant souvent une casquette. C'est le genre de fille battante qui ne se laisse pas marcher sur les pieds : &lt;i&gt;&#171; En 2006, Morault, le patron, vient dans la bo&#238;te en disant &#8220;je veux ouvrir tous les placards, pour voir s'il y a de l'alcool &#8221;. Je refus&lt;/i&gt;e, dit Florence, &lt;i&gt;parce que c'est ma vie priv&#233;e et que s'il veut voir ce qu'il y a dedans il doit &#234;tre accompagn&#233; d'un flic. En rentrant de vacances, j'apprends qu'il me fiche dehors, alors je le colle aux prud'hommes, il perd et doit me r&#233;int&#233;grer. Je ne suis pas du genre &#224; me laisser faire, fille et petitefille de coco, il ne sait pas &#224; qui il a affaire. Du coup, je vais &#224; l'UL CGT et je deviens d&#233;l&#233;gu&#233;e syndicale. Apr&#232;s je lui demande la constitution d'un Comit&#233; d'&#233;tablissement, vu qu'on est plus de cinquante. Et l&#224;, Morault dit : &#8220;Si c'est un CE CGT, je ferme la bo&#238;te.&#8221; Et c'est un CE CGT qui est &#233;lu. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Morault poss&#232;de douze imprimeries en Normandie et Picardie et joue avec ses bo&#238;tes comme au Monopoly. C'est connu aussi qu'il a toujours fait en sorte de se d&#233;barrasser de tout salari&#233; vindicatif et contestataire, usant de la loi &#224; sa convenance, comme la plupart des patrons. Apr&#232;s les &#233;lections, il d&#233;cide de fermer ION, en pr&#233;textant la fin des CD (l'imprimerie faisait les livrets des CD pour Universal et tous les gros labels) mais, en r&#233;alit&#233;, il fait transf&#233;rer les autres travaux sur les sites picards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bougre a aussi des manies de grand bourgeois : propri&#233;taire d'une collection de voitures anciennes, il fait, en2006, le Rallye Transbaltica avec sa Bentley ; sur son beau voilier, il participe, en 2007, &#224; la Semaine de Porquerolles ; dans son ch&#226;teau de Saint-Sa&#235;ns, en Normandie, se situe son &#233;levage de vaches &#171; blondes d'Aquitaine &#187; qui remportent des prix dans les concours agricoles. Il organise aussi des chasses &#224; courre dans la r&#233;gion normande. Florence et ses coll&#232;gues, &#224; coups de rassemblements devant l'imprimerie et de meetings-barbecues, parviennent &#224; rendre l'occupation tr&#232;s populaire. M&#234;me le juge du tribunal d'instance se met de la partie en n'ordonnant pas aux occupants de lib&#233;rer les lieux. Florence est partout dans la presse r&#233;gionale et son volontarisme passe bien face &#224; un patron qui ne veut rien savoir. Quand on lui demande pourquoi ils ne se sont pas battus contre la fermeture, Florence se l&#226;che :&lt;i&gt; &#171; On n'en veut plus de cette bo&#238;te, on en a trop bav&#233;, il y a eu trop de tensions. Trop de mauvais souvenirs. Nous, on veut partir avec des sous, parce que Morault nous doit bien &#231;a. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout de la lutte, et aussi sous la pression des pouvoirs publics, Morault accepte de n&#233;gocier. Ce n'est pas du tout &#224; la hauteur de ce que voulaient les salari&#233;s (primes de 4000 &#224; 7000 euros en plus des indemnit&#233;s l&#233;gales de licenciement), mais les occupants ont le sentiment d'avoir gagn&#233;, d'avoir fait plier Morault pour la premi&#232;re fois. La premi&#232;re fois aussi qu'un patron l&#226;che du fric alors que les gens sont d&#233;j&#224; dehors. Florence a un coup de blues, normal en fin de conflit, mais quand je lui demande ce qu'elle va faire maintenant, elle me r&#233;pond :&lt;i&gt; &#171; J'en ai pas fini avec Morault, pendant le conflit on a d&#233;couvert que, sur l'ensemble du groupe, on &#233;tait pass&#233; de plus de 500 salari&#233;s &#224; 330, sans plans sociaux, en lourdant individuellement. Il va falloir qu'il rende des comptes. Et puis, en allant voir les autres sites, on a rencontr&#233; des gens qui voulaient monter un syndicat. Morault n'a pas fini d'entendre parler de moi. &#187;&lt;/i&gt; Et puis, elle me fait un sourire et un clin d'oeil :&lt;i&gt; &#171; J'te l'ai dis : j'suis une teigneuse. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les matraques aiment les Big Mac</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Les-matraques-aiment-les-Big-Mac</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Hartal</dc:creator>


		<dc:subject>Billets</dc:subject>
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		<dc:subject>gr&#233;viste CGT</dc:subject>
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		<dc:subject>Tino</dc:subject>
		<dc:subject>cheeseburgers</dc:subject>
		<dc:subject>rigoler</dc:subject>
		<dc:subject>tracts s&#233;ditieux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Faut pas rigoler avec les cheeseburgers. Le 30 mai, Ryad, un gr&#233;viste CGT du McDonald's parisien de Strasbourg-Saint-Denis, entre dans le McDo de Boulogne arm&#233; de tracts s&#233;ditieux. Alert&#233;s par la directrice, les policiers accourent pour r&#233;tablir la paix sociale : Ryad est jet&#233; &#224; terre par cinq flics, &#233;trangl&#233; avec une matraque, puis emmen&#233; au poste pour deux jours de garde-&#224;-vue. Gr&#226;ce &#224; l'avocate des gr&#233;vistes, Ryad aura &#233;vit&#233; de justesse une comparution imm&#233;diate synonyme de placard. Mais (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Billets" rel="tag"&gt;Billets&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/faut" rel="tag"&gt;faut&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/grevistes" rel="tag"&gt;gr&#233;vistes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/licenciement" rel="tag"&gt;licenciement&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/tracts-seditieux" rel="tag"&gt;tracts s&#233;ditieux&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Faut pas rigoler avec les cheeseburgers. Le 30 mai, Ryad, un gr&#233;viste CGT du McDonald's parisien de Strasbourg-Saint-Denis, entre dans le McDo de Boulogne arm&#233; de tracts s&#233;ditieux. Alert&#233;s par la directrice, les policiers accourent pour r&#233;tablir la paix sociale : Ryad est jet&#233; &#224; terre par cinq flics, &#233;trangl&#233; avec une matraque, puis emmen&#233; au poste pour deux jours de garde-&#224;-vue. Gr&#226;ce &#224; l'avocate des gr&#233;vistes, Ryad aura &#233;vit&#233; de justesse une comparution imm&#233;diate synonyme de placard. Mais il reste poursuivi pour &#171; r&#233;bellion et outrage &#224; agent &#187; et compara&#238;tra le 2 juillet en correctionnelle. Cette justice au cholest&#233;rol ne met pas fin pour autant au cauchemard de McDonald's : la gr&#232;ve &#224; Strasbourg-Saint-Denis. Entam&#233; le 11 mars, ce mouvement tenace fait suite au licenciement de Tino, sous-directeur et d&#233;l&#233;gu&#233; CGC, coupable d'&#171; insubordination &#187; selon la direction. Le m&#234;me restau avait d&#233;j&#224; connu cent quinze jours d'occupation en 2001, apr&#232;s le licenciement d'un d&#233;l&#233;gu&#233; qui avait r&#233;clam&#233; la tenue d'&#233;lections professionnelles. Quatre salari&#233;s avaient alors appel&#233; &#224; la gr&#232;ve. Vir&#233;s &#224; leur tour, ils s'&#233;taient vus, en prime, accus&#233;s de vol. Depuis, les licenci&#233;s ont &#233;t&#233; r&#233;int&#233;gr&#233;s par le tribunal des prud'hommes, Tino ayant t&#233;moign&#233; en leur faveur. Voil&#224; pourquoi McDo veut sa peau. Au-del&#224;, disent les gr&#233;vistes (29 salari&#233;s sur 30), c'est tout l'&#233;tablissement qui est vis&#233; : la direction ne supporte plus ce foyer d'agitation compos&#233; de banlieusards basan&#233;s et syndiqu&#233;s. Comble de malchance pour le grand M jaun&#226;tre, l'inspection du travail refuse d'avaliser le licenciement de Tino. Comme si le droit du travail n'&#233;tait pas encore totalement soluble dans l'huile de friture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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