<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=15048&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1782637830</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Que bouillonnent les marmites !</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Que-bouillonnent-les-marmites</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Que-bouillonnent-les-marmites</guid>
		<dc:date>2011-11-28T07:34:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathieu L&#233;onard</dc:creator>


		<dc:subject>Les vieux dossiers</dc:subject>
		<dc:subject>mouvement ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>Varlin</dc:subject>
		<dc:subject>Eug&#232;ne Varlin</dc:subject>
		<dc:subject>syndicalisme balbutiant</dc:subject>
		<dc:subject>r&#233;seau d'associations</dc:subject>
		<dc:subject>susceptible d'&#233;manciper</dc:subject>
		<dc:subject>double pr&#233;occupation</dc:subject>
		<dc:subject>Nathalie Lemel</dc:subject>
		<dc:subject>relieur Eug&#232;ne</dc:subject>
		<dc:subject>double impulsion</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Des ann&#233;es 1830 jusqu'&#224; la Commune, le mouvement ouvrier socialiste a pour double pr&#233;occupation de consolider un syndicalisme balbutiant et de cr&#233;er un r&#233;seau d'associations de producteurs et de coop&#233;ratives ouvri&#232;res susceptible d'&#233;manciper les ouvriers du salariat. Le jeune ouvrier relieur Eug&#232;ne Varlin, n&#233; en 1839 dans une famille de paysans pauvres, est en France un des artisans majeurs de cette double impulsion. Membre de l'Association internationale des travailleurs, organisateur (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no93-octobre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;93 (octobre 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Les-vieux-dossiers" rel="tag"&gt;Les vieux dossiers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/mouvement-ouvrier" rel="tag"&gt;mouvement ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Varlin" rel="tag"&gt;Varlin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Eugene-Varlin" rel="tag"&gt;Eug&#232;ne Varlin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/syndicalisme-balbutiant" rel="tag"&gt;syndicalisme balbutiant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/reseau-d-associations" rel="tag"&gt;r&#233;seau d'associations&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/susceptible-d-emanciper" rel="tag"&gt;susceptible d'&#233;manciper&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/double-preoccupation" rel="tag"&gt;double pr&#233;occupation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Nathalie-Lemel" rel="tag"&gt;Nathalie Lemel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/relieur-Eugene" rel="tag"&gt;relieur Eug&#232;ne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/double-impulsion" rel="tag"&gt;double impulsion&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des ann&#233;es 1830 jusqu'&#224; la Commune, le mouvement ouvrier socialiste a pour double pr&#233;occupation de consolider un syndicalisme balbutiant et de cr&#233;er un r&#233;seau d'associations de producteurs et de coop&#233;ratives ouvri&#232;res susceptible d'&#233;manciper les ouvriers du salariat. Le jeune ouvrier relieur Eug&#232;ne Varlin, n&#233; en 1839 dans une famille de paysans pauvres, est en France un des artisans majeurs de cette double impulsion. Membre de l'Association internationale des travailleurs, organisateur inlassable du mouvement syndical et coordinateur de nombreuses gr&#232;ves &#224; la fin du Second empire, il voit dans la fondation de soci&#233;t&#233;s de consommation, de production et de cr&#233;dit, &lt;i&gt;&#171; &#224; peu pr&#232;s le seul moyen pratique d'affranchissement du prol&#233;tariat &#187;&lt;/i&gt;. Varlin d&#233;clare : &lt;i&gt;&#171; Nous sommes tous consommateurs, nous sommes tous producteurs ; &#233;tablissons la solidarit&#233; par l'&#233;change des produits et par la r&#233;ciprocit&#233; des services. Il est donc indispensable que la production et la consommation marchent de front. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; La gaiet&#233; r&#233;gnait autour des tables. &#187; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pendant deux ans, Varlin, avec l'aide de l'ouvri&#232;re relieuse Nathalie Lemel, bataille pour r&#233;unir des souscriptions, aupr&#232;s notamment de la soci&#233;t&#233; de cr&#233;dit mutuel des relieurs, avec l'objectif de fonder un restaurant coop&#233;ratif ouvrier. En 1868, il parvient &#224; atteindre 8 000 souscripteurs &#224; raison d'un sou par semaine. Dans son Appel pour la formation d'une cuisine coop&#233;rative, il expose ses principes : &lt;i&gt;&#171; Depuis quelques ann&#233;es, les ouvriers ont fait de grands efforts pour obtenir l'augmentation de leurs salaires, esp&#233;rant ainsi am&#233;liorer leur sort. Aujourd'hui les sp&#233;culateurs prennent leur revanche et font payer cher les aspirations des travailleurs en produisant une hausse excessive sur tous les objets de premi&#232;re n&#233;cessit&#233; et particuli&#232;rement sur l'alimentation. [&#8230;] Travailleurs ! Consommateurs ! Ne cherchons pas ailleurs que dans la libert&#233; le moyen d'am&#233;liorer les conditions de notre existence. L'association libre, en multipliant nos forces, nous permet de nous affranchir de tous ces interm&#233;diaires parasites dont nous voyons chaque jour les fortunes s'&#233;lever aux d&#233;pens de notre bourse et souvent de notre sant&#233;. Associons-nous donc, non seulement pour d&#233;fendre notre salaire, mais encore, mais surtout pour la d&#233;fense de notre nourriture quotidienne. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cuisine coop&#233;rative &#171; La Marmite &#187; ouvre &#224; Paris un premier restaurant dans le vi e arrondissement au 8, rue Larrey. &lt;i&gt;&#171; Point de luxe&lt;/i&gt;, commente Varlin, &lt;i&gt;point de dorures ni de glaces, mais de la propret&#233;, mais du confortable &#187;&lt;/i&gt;. Le restaurant sert jusqu'&#224; deux cents repas par jour &#224; prix modeste. Lieu de convivialit&#233; et de culture ouvri&#232;re, il constitue aussi un foyer de diffusion des id&#233;es socialistes comme en t&#233;moignera le po&#232;te Charles Keller des ann&#233;es plus tard : &lt;i&gt;&#171; On y prenait des repas modestes mais bien accommod&#233;s, et la gaiet&#233; r&#233;gnait autour des tables ; les convives &#233;taient nombreux. Chacun allait chercher lui-m&#234;me ses plats &#224; la cuisine, et en inscrivait le prix sur la feuille de contr&#244;le qu'il remettait avec son argent au camarade charg&#233; de la recevoir. G&#233;n&#233;ralement, on ne s'y attardait pas, et, pour laisser sa place aux autres, on s'en allait apr&#232;s avoir satisfait son app&#233;tit. Parfois cependant, quelques camarades plus intimes prolongeaient la s&#233;ance, et l'on causait. On chantait aussi. Le beau baryton Alphonse Delacour nous disait du Pierre Dupont, Le Chant des ouvriers, La Locomotive, etc. la citoyenne Nathalie Lemel ne chantait pas ; elle philosophait et r&#233;solvait les grands probl&#232;mes avec une simplicit&#233; et une facilit&#233; extraordinaire. Nous l'aimions tous. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois autres &#233;tablissements (aux 40, rue des Blancs-Manteaux, 42, rue de Ch&#226;teau et 20, rue Berz&#233;lius) voient le jour jusqu'&#224; la guerre franco-prussienne de 1870, qui stoppe net le projet de onze nouvelles cantines. Pendant le Si&#232;ge et la Commune, les &#171; Marmites &#187; permettent &#224; beaucoup de Parisiens de manger autre chose que de la cervelle de chien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure de leur crise, si nous ne voulons pas nous faire manger &#224; notre tour, vite faisons bouillir mille marmites !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
