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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Bons et loyaux s&#233;vices</title>
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		<dc:date>2019-12-19T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Iffik Le Guen</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Sebastian Roch&#233;, sociologue sp&#233;cialiste des relations entre police et population, a &#233;t&#233; limog&#233; de son poste d'enseignant aupr&#232;s de l'&#201;cole nationale sup&#233;rieure de la police. Sa faute ? Avoir &#233;t&#233; trop distant envers l'institution qui le nourrit. Un positionnement critique assez nouveau chez un universitaire qui avait jusqu'alors fid&#232;lement accompagn&#233; la d&#233;rive s&#233;curitaire en France. Sebastian Roch&#233;, directeur de recherche au CNRS et sociologue sp&#233;cialiste des relations entre police et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no180-octobre-2019" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;180 (octobre 2019)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/poste-d-enseignant" rel="tag"&gt;poste d'enseignant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/d-enseignant-aupres" rel="tag"&gt;d'enseignant aupr&#232;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/l-Ecole-nationale" rel="tag"&gt;l'&#201;cole nationale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/nationale-superieure" rel="tag"&gt;nationale sup&#233;rieure&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Sebastian-Roche" rel="tag"&gt;Sebastian Roch&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CNRS" rel="tag"&gt;CNRS&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Roche" rel="tag"&gt;Roch&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sebastian Roch&#233;, sociologue sp&#233;cialiste des relations entre police et population, a &#233;t&#233; limog&#233; de son poste d'enseignant aupr&#232;s de l'&#201;cole nationale sup&#233;rieure de la police. Sa faute ? Avoir &#233;t&#233; trop distant envers l'institution qui le nourrit. Un positionnement critique assez nouveau chez un universitaire qui avait jusqu'alors fid&#232;lement accompagn&#233; la d&#233;rive s&#233;curitaire en France.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;S&lt;/span&gt;ebastian Roch&#233;, directeur de recherche au CNRS et sociologue sp&#233;cialiste des relations entre police et population, a &#233;t&#233; limog&#233;, le 20 ao&#251;t dernier, de son poste d'enseignant aupr&#232;s de l'&#201;cole nationale sup&#233;rieure de la police&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lib&#233;ration du 27/08/2019.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Sa faute ? Avoir &#233;t&#233; trop distant envers l'institution qui le nourrit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#232;s lors, l'universitaire s'est l&#226;ch&#233;&lt;/strong&gt; &#224; grands coups de tonfa dialectique&#8230; &#171; &lt;i&gt;Il y a eu 115 journalistes bless&#233;s pendant les manifestations des Gilets jaunes, des ONG emp&#234;ch&#233;es de travailler, et puis maintenant, ils font un peu de m&#233;nage dans la formation. Ce n'est bien s&#251;r pas une situation comparable &#224; une dictature, mais mis bout &#224; bout, il y a un ciblage des personnes qui ont un regard critique sur la police. Le ministre de l'Int&#233;rieur n'a pas la maturit&#233; d&#233;mocratique pour le d&#233;bat, elle n'est pas compl&#232;tement absente, mais elle est tr&#232;s fragile. Par moment elle se d&#233;veloppe, il y a des gens courageux qui veulent dialoguer, mais ce n'est pas structurel.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et d'enfoncer le clou&lt;/strong&gt; dans le bouclier anti-&#233;meute : &#171; &lt;i&gt;Les nombreux t&#233;moignages vid&#233;o &#233;clairent d'une autre mani&#232;re l'exercice de la violence d'&#201;tat, et ont plus de force de conviction que des r&#233;cits oraux. Cela permet de se faire une id&#233;e par soi-m&#234;me de l'action de la police. Ce n'&#233;tait jamais arriv&#233; en France &#224; cette &#233;chelle. Une partie de la population, des journalistes, des avocats, des universitaires estime que c'est ill&#233;gitime. La d&#233;fiance vis-&#224;-vis de la police est aliment&#233;e par sa violence, mais aussi parce que de tels actes sont pr&#233;sent&#233;s comme l&#233;gaux.&lt;/i&gt; &#187; Pas &#233;tonnant que les syndicats les plus droitiers de la maison poulaga aient exig&#233; le d&#233;part d'un tel ultragauchiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais cette lib&#233;ration de la parole&lt;/strong&gt; chez Sebastian Roch&#233; est d'autant plus d&#233;tonnante qu'elle provient d'un expert &#232;s &#171; &lt;i&gt;incivilit&#233;s&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le sentiment d'ins&#233;curit&#233; en 1993, Ins&#233;curit&#233; et libert&#233;s en 1994, La (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, notion en vogue sous Chev&#232;nement et Sarkozy d&#232;s lors qu'il s'agissait de passer au k&#228;rcher &#171; &lt;i&gt;sauvageons&lt;/i&gt; &#187; et autres &#171; &lt;i&gt;racailles&lt;/i&gt; &#187;. Le concept a &#233;t&#233; l'une des multiples adaptations de la th&#233;orie de la vitre bris&#233;e&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D&#233;finie en 1982 et dont le postulat de base pourrait se r&#233;duire &#224; &#171; qui vole (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;, elle-m&#234;me &#224; la base de la doctrine de &#171; tol&#233;rance z&#233;ro &#187; d&#233;ploy&#233;e par Rudy Giuliani, ancien maire de New York (et actuel conseiller de Trump sur le dossier ukrainien). En gros, pour lutter contre le sentiment d'ins&#233;curit&#233;, il faut punir avec la plus grande s&#233;v&#233;rit&#233; toutes ces nuisances sociales qui ne blessent pas physiquement les personnes, mais bousculent les r&#232;gles &#233;l&#233;mentaires de la vie sociale permettant la confiance. De fa&#231;on tr&#232;s utile d&#232;s lors qu'il s'agit de justifier une approche r&#233;pressive, ces comportements d&#233;viants sont tr&#232;s vari&#233;s et tr&#232;s difficiles &#224; d&#233;finir pr&#233;cis&#233;ment : crachats, graffitis sur les murs, d&#233;gradations du mobilier urbain ou d'&#233;difices publics, attroupement d'individus potentiellement mena&#231;ants, batailles de regards, bruit, insultes et manque de respect au quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Roch&#233; va servir de caution universitaire&lt;/strong&gt; au tournant s&#233;curitaire op&#233;r&#233; par la gauche fran&#231;aise en 1997 apr&#232;s le colloque de Villepinte intitul&#233; &#171; Des villes s&#251;res pour des citoyens libres &#187;. C'est l&#224; que fut r&#233;affirm&#233;e la vieille formule conservatrice de &#171; la s&#233;curit&#233; premi&#232;re des libert&#233;s &#187;. &#192; tout prendre, il vaut mieux vivre dans une soci&#233;t&#233; d'ordre &#8211; quitte &#224; s'asseoir sur quelques libert&#233;s individuelles. Ce qui se traduira par la p&#233;nalisation de certains comportements comme l'occupation de halls d'immeuble, transform&#233;e en d&#233;lit par la loi de s&#233;curit&#233; quotidienne en 2001. Sarkozy, ministre de l'Int&#233;rieur &#224; partir de 2002, ne fera que continuer sur cette lanc&#233;e, en ajoutant notamment le racolage passif. Un d&#233;lit finalement abrog&#233; en 2013 en raison de sa difficult&#233; de mise en &#339;uvre, voire de sa dangerosit&#233; &#8211; il fragilisait les prostitu&#233;(e) s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quant &#224; Roch&#233;&lt;/strong&gt;, il aura accompagn&#233; la d&#233;rive s&#233;curitaire en France jusqu'au mouvement des Gilets jaunes. Le voici victime collat&#233;rale des deux.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Iffik Le Guen&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; du 27/08/2019.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le sentiment d'ins&#233;curit&#233;&lt;/i&gt; en 1993, &lt;i&gt;Ins&#233;curit&#233; et libert&#233;s&lt;/i&gt; en 1994, &lt;i&gt;La soci&#233;t&#233; incivile&lt;/i&gt; en 1996.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;D&#233;finie en 1982 et dont le postulat de base pourrait se r&#233;duire &#224; &#171; qui vole un &#339;uf, vole un b&#339;uf &#187; selon le sociologue Lo&#239;c Wacquant, auteur des &lt;i&gt;Prisons de la mis&#232;re&lt;/i&gt; (&#233;d. Raisons d'Agir, 1999) sur les politiques p&#233;nales aux &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>A quoi servent les &#233;conomistes ?</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/A-quoi-servent-les-economistes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/A-quoi-servent-les-economistes</guid>
		<dc:date>2014-10-07T02:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Brygo, Nina Faure</dc:creator>


		<dc:subject>Faux amis</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
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		<dc:subject>Sterdyniak</dc:subject>
		<dc:subject>atterr&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;conomistes</dc:subject>
		<dc:subject>Indign&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Sterdyniak n'est</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; gauche, l'heure est aux reculs et aux pleurs. Le mouvement social n'a jamais &#233;t&#233; aussi faible. Malgr&#233; tout, des &#233;conomistes critiques, &#171; h&#233;t&#233;rodoxes &#187;, arrivent parfois &#224; s'immiscer dans le d&#233;bat en opposition &#224; la pens&#233;e orthodoxe lib&#233;rale. Mais a-t-on vraiment besoin d'&#233;conomistes ? CQFD jette un coup de projecteur sur les perspectives sid&#233;rantes du cofondateur des &#233;conomistes atterr&#233;s, Henri Sterdyniak. &#171; Indign&#233;s &#187;, &#171; atterr&#233;s &#187;, &#171; afflig&#233;s &#187;&#8230; ils ne savent plus comment s'appeler. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no124-juillet-aout-septembre" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;124 (juillet-aout-septembre 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/capitalisme" rel="tag"&gt;capitalisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Lordon" rel="tag"&gt;Lordon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/economistes-atterres" rel="tag"&gt;&#233;conomistes atterr&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Sterdyniak" rel="tag"&gt;Sterdyniak&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/atterres" rel="tag"&gt;atterr&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/economistes" rel="tag"&gt;&#233;conomistes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Indignes" rel="tag"&gt;Indign&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Sterdyniak-n-est" rel="tag"&gt;Sterdyniak n'est&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; gauche, l'heure est aux reculs et aux pleurs. Le mouvement social n'a jamais &#233;t&#233; aussi faible. Malgr&#233; tout, des &#233;conomistes critiques, &#171; h&#233;t&#233;rodoxes &#187;, arrivent parfois &#224; s'immiscer dans le d&#233;bat en opposition &#224; la pens&#233;e orthodoxe lib&#233;rale. Mais a-t-on vraiment besoin d'&#233;conomistes ? &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; jette un coup de projecteur sur les perspectives sid&#233;rantes du cofondateur des &#233;conomistes atterr&#233;s, Henri Sterdyniak.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Indign&#233;s &#187;, &#171; atterr&#233;s &#187;, &#171; afflig&#233;s &#187;&#8230; ils ne savent plus comment s'appeler. Ce sont les rebelles du moment. Et donc on les invite. Pas encore trop sur les plateaux de t&#233;l&#233;vision, mais dans les festivals alternatifs ils font illusion, comme en mai dans le Tri&#232;ves (Sud-Is&#232;re), terre d'irr&#233;ductibles r&#233;fractaires, pour participer &#224; un festival progressiste, L'&#233;chapp&#233;e (re)belle, sur le th&#232;me du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les m&#233;chants et les gentils capitalistes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jour o&#249; les organisateurs, en qu&#234;te de penseurs subversifs, sont tomb&#233;s sur la fiche d'Henri Sterdyniak, cofondateur du mouvement des &#233;conomistes atterr&#233;s en 2008, leurs pupilles se sont dilat&#233;es. Le profil de l'animal &#233;tait bon, car, pass&#233; chez Mermet et r&#233;f&#233;renc&#233; sur le site du PCF, il disposait d'un label per&#231;u comme une forme de r&#233;sistance aux Minc, Cohen et autres pipistrelles du lib&#233;ralisme assum&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la bien bonne question des organisateurs &#8211; &#171; &lt;i&gt;Pourquoi le capital l'emporte-t-il sur le travail ?&lt;/i&gt; &#187; &#8211; l'&#233;conomiste aux quarante ans d'Observatoire fran&#231;ais des conjonctures &#233;conomiques (OFCE) s'est content&#233; de r&#233;pondre par un cours d'introduction &#224; l'&#233;conomie digne d'une classe de quatri&#232;me : &#171; &lt;i&gt;Le capital l'emporte sur le travail parce qu'en 1983, les capitalistes sont redevenus m&#233;chants. Ils se sont rendu compte qu'ils pouvaient faire des &#233;conomies sur le co&#251;t du travail en produisant &#224; l'&#233;tranger. Avant, ils acceptaient des profits relativement faibles et avec le plein emploi, les gens pouvaient trouver des emplois ailleurs. Ils ont donc d&#233;cid&#233; de r&#233;agir.&lt;/i&gt; &#187; Soupirs dans la salle. Dans la r&#233;gion, on sait bien que la mise en concurrence mortif&#232;re des travailleurs est une r&#232;gle d'or du syst&#232;me capitaliste, bien avant 1983, bien avant Delors ou Jospin. Mais on n'en est qu'au prologue de la pi&#232;ce de Sterdyniak, une enfilade d'id&#233;es re&#231;ues dont ne rougiraient pas les cadres du parti socialiste : &#171; &lt;i&gt;Il n'y a plus de prol&#233;taires en France&lt;/i&gt; &#187; ; &#171; &lt;i&gt;Les ouvriers votent aujourd'hui pour le FN&lt;/i&gt; &#187; ; &#171; &lt;i&gt;Il faut gauchir le PS, voil&#224; la seule solution&lt;/i&gt; &#187; ; &#171; &lt;i&gt;Le syst&#232;me actuel, c'est 50% de capitalisme, 50% de socialisme&lt;/i&gt; &#187; ; &#171; &lt;i&gt;Il faut se battre pour garder la retraite &#224; 60 ans et pour appliquer la taxe Tobin&lt;/i&gt; &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1177 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;69&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/p06-hb-atterres-09685.jpg?1768654325' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Henri Sterdinyak (&#224; droite) en vacances dans le Tri&#232;ves. Photo D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; tant de propos courageux, la salle, pourtant a priori acquise, d&#233;cide de siffler la fin de la partie. &#171; &lt;i&gt;Vous &#234;tes cens&#233;s, vous, les &#233;conomistes atterr&#233;s, nous montrer des perspectives pour sortir de cette situation insupportable, et vous ne dites rien&lt;/i&gt; &#187;, lance Simon, chapeau viss&#233; sur le cr&#226;ne et mine d&#233;confite. &#171; &lt;i&gt;Je vous trouve atterrant.&lt;/i&gt; &#187; Sterdyniak, sonn&#233;, fait les cent pas autour de sa chaise puis s'avance pour r&#233;pondre &#224; Simon. &#171; &lt;i&gt;Euh&#8230; Oui, vous pouvez dire &#231;a.&lt;/i&gt; &#187; La salle n'en revient pas. Sterdyniak ouvre m&#234;me son c&#339;ur au public : &#171; &lt;i&gt;Moi, le capitalisme m'a pourri.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les habitants du Tri&#232;ves ont une tol&#233;rance limit&#233;e &#224; l'auto-apitoiement. Sit&#244;t la &#171; conf&#233;rence &#187; termin&#233;e, Sterdyniak se retrouvera vite encercl&#233; par une dizaine de spectateurs. L'une d'entre eux propose d'ouvrir une &lt;i&gt;hotline&lt;/i&gt; pour &#233;conomistes r&#233;sign&#233;s : &#171; &lt;i&gt;On vous sent impuissant, Henri. &#199;a vous dirait de nous parler de votre impuissance en tant qu'&#233;conomiste ? Qu'on comprenne pourquoi vous estimez qu'il n'y a plus rien &#224; faire ?&lt;/i&gt; &#187; Henri est touch&#233;, certes, mais pas coul&#233;. Il se rebelle maintenant. &#171; &lt;i&gt;Si vous vouliez que je vous fasse le programme de Lutte ouvri&#232;re, il fallait le dire ! Sauf que tr&#232;s peu de gens croient qu'il faut renverser le capitalisme, tr&#232;s peu de gens sont contre le libre-&#233;change. Ils sont minoritaires, ceux qui pensent comme vous. Je ne vois donc pas pourquoi j'avancerais un programme politique qui va dans ce sens-l&#224; ! Moi, j'm'en fous de votre truc !&lt;/i&gt; &#187; Au pr&#233;texte, donc, que les id&#233;es anticapitalistes seraient &#171; minoritaires &#187; &#8211; ce qui reste largement &#224; prouver&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sondage IFOP pour La Croix en 2011 : les Fran&#231;ais sont les plus (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#8211; il ne faudrait pas les cr&#233;diter d'une quelconque valeur. Le clou de son intervention sera cette comparaison subtile et pas du tout r&#233;pandue, selon laquelle &#171; &lt;i&gt;si on veut sortir du capitalisme, c'est s&#251;r que le mod&#232;le de la RDA ne fait pas tr&#232;s envie aux gens&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La bonne chaire &#233;conomique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, au fond, &#224; quoi servent les &#233;conomistes, fussent-ils atterr&#233;s, lorsque, au lieu d'armer le peuple, ils signent des rapports pour la Banque mondiale&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rapport pour la Banque mondiale sur la Guin&#233;e, 2000.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, bavardent dans les m&#233;dias, vivent comme des pachas gr&#226;ce &#224; leurs chaires &#233;conomiques et parviennent tout de m&#234;me &#224; se faire passer pour les nouveaux r&#233;sistants ? Quand il ne squatte pas les locaux de France Culture ou de France Inter&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comme le &#171; 7-9 &#187; de Patrick Cohen, sur France Inter (3,7 millions (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;, Sterdyniak est dans les colonnes du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; et de &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;. Et quand il ne signe pas de tribunes dans &lt;i&gt;La Tribune&lt;/i&gt;, il publie des livres dont les titres r&#233;sonnent comme autant d'insupportables appels &#224; l'insurrection : &lt;i&gt;&#201;conomie mondiale 1990-2000 : l'imp&#233;ratif de croissance&lt;/i&gt; (Collectif, Economica, 2001), &lt;i&gt;Pr&#233;sidence Sarkozy, quel bilan ?&lt;/i&gt; (Prom&#233;th&#233;e, 2012).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein des Atterr&#233;s, si cette ligne molle est visiblement en train de l'emporter, elle n'est toutefois pas appr&#233;ci&#233;e de tous. Ainsi de Fr&#233;d&#233;ric Lordon, qui conna&#238;t bien Sterdyniak &#8211; &#171; &lt;i&gt;un tr&#232;s bon macro&#233;conomiste keyn&#233;sien&lt;/i&gt; &#187; &#8211;, mais d&#233;plore au micro de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; que &#171; &lt;i&gt;la macro&#233;conomie dispose peu &#224; remettre en cause les structures du capitalisme&lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt;Par ailleurs&lt;/i&gt;, pr&#233;cise l'&#233;conomiste, &lt;i&gt;le jeu des abstractions macro&#233;conomiques ne met pas d'embl&#233;e en prise avec les mouvements sociaux. Mais Sterdyniak n'est pas non plus repr&#233;sentatif de tous les Atterr&#233;s, quoique sa comp&#233;tence de macro&#233;conomiste soit indispensable dans leur division du travail&#8230;&lt;/i&gt; &#187; Lordon a d&#233;missionn&#233; du conseil d'administration des &#233;conomistes atterr&#233;s en 2012 pour cause de d&#233;saccords sur l'euro, &#171; &lt;i&gt;et aussi par manque de temps&lt;/i&gt; &#187;. Mais &#224; part Lordon, qui confirme ne plus se reconna&#238;tre dans la ligne majoritaire des Atterr&#233;s, le keyn&#233;sianisme jusqu'au-boutiste de Sterdyniak n'a visiblement pas d&#233;rang&#233; grand monde. Le mouvement aurait m&#234;me &#233;t&#233; rejoint par plus de 2 000 fran&#231;ais depuis 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les perspectives qu'il a trac&#233;es en cr&#233;ant les &#233;conomistes atterr&#233;s se sont r&#233;v&#233;l&#233;es tellement r&#233;volutionnaires que m&#234;me les p&#233;d&#233;g&#233;s ont repris le concept. En octobre 2013, ce fut au tour du groupe des &#171; patrons exasp&#233;r&#233;s &#187; de tenir meeting &#224; Lyon. Et le 7 juin 2014, les &#171; socialistes afflig&#233;s&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Think tank fond&#233; par l'ex-d&#233;put&#233; europ&#233;en PS Li&#234;m Hoang Ngoc et le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &#187; ont d&#233;cid&#233; d'apporter leur pierre &#224; cette contestation nouvelle. On attend donc avec impatience la cr&#233;ation du mouvement des anthropologues &#233;berlu&#233;s, des politiciens d&#233;go&#251;t&#233;s, des journalistes outr&#233;s, des p&#233;p&#232;res v&#233;n&#232;res, des poussez pas derri&#232;re, etc. Avis aux amateurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Sondage IFOP pour &lt;i&gt;La Croix&lt;/i&gt; en 2011 : les Fran&#231;ais sont les plus r&#233;fractaires au capitalisme et au libre-&#233;change de toutes les nations occidentales. Seuls 15 % des Fran&#231;ais estiment que le syst&#232;me &#171; &lt;i&gt; fonctionne plut&#244;t bien&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Rapport pour la Banque mondiale sur la Guin&#233;e&lt;/i&gt;, 2000.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Comme le &#171; 7-9 &#187; de Patrick Cohen, sur France Inter (3,7 millions d'auditeurs) o&#249; Sterdyniak &#233;tait invit&#233; le 19 mars 2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Think tank&lt;/i&gt; fond&#233; par l'ex-d&#233;put&#233; europ&#233;en PS Li&#234;m Hoang Ngoc et le politologue Philippe Marli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La Poste</title>
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&lt;p&gt;Sur son site Internet, La Poste se targue de proposer &#171; des services de plus en plus innovants &#187;. Nous ne lui en demandions pas tant. Juste, sans vouloir d&#233;ranger, si nous pouvions acheter quelques timbres et, &#233;ventuellement, recevoir notre courrier. Mais &#231;a, c'&#233;tait avant la modernisation, &#171; Cap qualit&#233; courrier &#187; et autre &#171; Facteur d'avenir &#187;. L'entreprise pr&#233;f&#233;r&#233;e des Fran&#231;ais est en passe de devenir leur pire cauchemar. Tentons, par exemple, d'envoyer un recommand&#233; avec accus&#233; de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no96-janvier-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;96 (janvier 2012)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Faux-amis" rel="tag"&gt;Faux amis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/temps" rel="tag"&gt;temps&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/facteur-8073" rel="tag"&gt;facteur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Internet" rel="tag"&gt;Internet&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/proposer" rel="tag"&gt;proposer&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/innovants" rel="tag"&gt;innovants&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sur son site Internet, La Poste se targue de proposer &lt;i&gt;&#171; des services de plus en plus innovants &#187;&lt;/i&gt;. Nous ne lui en demandions pas tant. Juste, sans vouloir d&#233;ranger, si nous pouvions acheter quelques timbres et, &#233;ventuellement, recevoir notre courrier. Mais &#231;a, c'&#233;tait avant la modernisation, &#171; Cap qualit&#233; courrier &#187; et autre &#171; Facteur d'avenir &#187;. L'entreprise pr&#233;f&#233;r&#233;e des Fran&#231;ais est en passe de devenir leur pire cauchemar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tentons, par exemple, d'envoyer un recommand&#233; avec accus&#233; de r&#233;ception, puis d'affranchir deux enveloppes. La guicheti&#232;re, nous voyant d&#233;bouler missives en main, l&#226;che d'autorit&#233; : &lt;i&gt;&#171; Il faut aller &#224; la machine &#187;&lt;/i&gt;. Un peu comme si le coiffeur tendait des ciseaux &#224; son client&#8230; Termin&#233;e, l'&#233;poque o&#249; un &#234;tre humain rendait, en deux minutes, le service d&#233;sir&#233;. L'usager n'est plus roi, il est devenu le sujet de la technologie. Percevant notre air ronchon, elle nous accompagne jusqu'&#224; l'engin maudit afin d'expliquer son fonctionnement,&lt;i&gt; &#171; comme &#231;a, vous saurez, pour la prochaine fois &#187;&lt;/i&gt;. Le recommand&#233; tamponn&#233;, elle esp&#232;re nous voir d&#233;guerpir fissa. Sauf que&#8230; Et nos lettres &#224; poster ? &lt;i&gt;&#171; Alors, pour les timbres, c'est aussi aux machines. &#187;&lt;/i&gt; Ha ? Mais pourquoi devrions-nous acqu&#233;rir des comp&#233;tences en affranchissement ?&lt;i&gt; &#171; Les guichetiers sont dans l'obligation de faire &#231;a, nous explique un syndicaliste de La Poste. Ils sont m&#234;me contr&#244;l&#233;s, et peuvent &#234;tre p&#233;nalis&#233;s ! Car ils ont d'autres pr&#233;rogatives : celles de vendre des forfaits de t&#233;l&#233;phonie mobile &#8220;La Poste&#8221;, ainsi que des assurances. Ils n'ont plus le temps de s'occuper des soucis de timbre ! &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est compliqu&#233; de poster du courrier, il est tout aussi malais&#233; d'en recevoir. &#192; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; nous reviennent r&#233;guli&#232;rement nombre d'exemplaires destin&#233;s aux abonn&#233;s pour cause d'adresse inexacte, ou NPAI&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;N'habite pas &#224; l'adresse indiqu&#233;e.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Nous pestons alors contre nos lecteurs qui ont le toupet de d&#233;m&#233;nager sans pr&#233;venir. Puis, le plus souvent, apr&#232;s quelques recherches, nous d&#233;couvrons que l'adresse indiqu&#233;e est des plus exacte. Notre syndicaliste nous &#233;claire :&lt;i&gt; &#171; Que ce soit les rouleurs &#8211; les facteurs qui n'ont pas de tourn&#233;e fixe, et remplacent leurs coll&#232;gues &#8211; ou les int&#233;rimaires, ils connaissent mal les quartiers. Et la charge de travail est telle qu'ils n'ont pas le temps de tergiverser. Au moindre probl&#232;me, ils classent en NPAI. &#187; &lt;/i&gt; Que de temps perdu pour notre petite entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour faire face au m&#233;contentement croissant, La Poste a mis en place un service de r&#233;clamation t&#233;l&#233;phonique, le fameux 3631. Notre amie &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Tanxxx&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Tanxxx&lt;/a&gt;, dessinatrice &#224; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, y a eu recours : &lt;i&gt;&#171; Suite &#224; des allers-retours de courrier inexplicables, le destinataire a d&#233;pos&#233; une plainte. Il lui a &#233;t&#233; r&#233;pondu : &#8220;Apr&#232;s enqu&#234;te aupr&#232;s du facteur, celui-ci a indiqu&#233; que votre nom n'&#233;tait pas toujours pr&#233;sent sur la bo&#238;te aux lettres&#8221;. &#187;&lt;/i&gt; Arf. Il est bien connu que les plus taquins mettent et retirent leur nom sur leur bo&#238;te. Plus s&#233;rieusement, notre facteur syndicaliste : &lt;i&gt;&#171; Ils enregistrent les r&#233;clamations, et s'engagent &#224; y r&#233;pondre au plus vite. Ils appellent cela la d&#233;marche qualit&#233; ! Mais je n'ai jamais vu autant de NPAI que ces derniers temps ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voudrait d&#233;go&#251;ter les gens du service public et les pousser &#224; recourir aux bo&#238;tes priv&#233;es qu'on n'agirait pas autrement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;N'habite pas &#224; l'adresse indiqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; C'est compliqu&#233; ! &#187;</title>
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		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


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		<dc:subject>Warren Buffet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Rien n'est simple. Et tout est compliqu&#233;. Et r&#233;ciproquement. Quand, le 1er d&#233;cembre, &#224; Toulon, le tandem Sarkozy-Guaino nous brosse un tableau synth&#233;tique des &#233;volutions du monde depuis quelques d&#233;cennies : &#171; La globalisation financi&#232;re s'est install&#233;e pour compenser artificiellement les ravages que la mondialisation sans r&#232;gle provoquait dans les &#233;conomies des pays d&#233;velopp&#233;s [afin] que les exc&#233;dents des uns puissent financer les d&#233;ficits des autres, [&#8230;] pour que l'endettement puisse (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no95-decembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;95 (d&#233;cembre 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Faux-amis" rel="tag"&gt;Faux amis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/monde" rel="tag"&gt;monde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/n-est" rel="tag"&gt;n'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/c-est-complique-885" rel="tag"&gt;c'est compliqu&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/n-est-simple" rel="tag"&gt;n'est simple&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/pays-developpes" rel="tag"&gt;pays d&#233;velopp&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/complexite" rel="tag"&gt;complexit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/complique" rel="tag"&gt;compliqu&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/developpes" rel="tag"&gt;d&#233;velopp&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Warren-Buffet" rel="tag"&gt;Warren Buffet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Rien n'est simple. Et tout est compliqu&#233;. Et r&#233;ciproquement. Quand, le 1er d&#233;cembre, &#224; Toulon, le tandem Sarkozy-Guaino nous brosse un tableau synth&#233;tique des &#233;volutions du monde depuis quelques d&#233;cennies : &lt;i&gt;&#171; La globalisation financi&#232;re s'est install&#233;e pour compenser artificiellement les ravages que la mondialisation sans r&#232;gle provoquait dans les &#233;conomies des pays d&#233;velopp&#233;s [afin] que les exc&#233;dents des uns puissent financer les d&#233;ficits des autres, [&#8230;] pour que l'endettement puisse compenser la baisse inacceptable du niveau de vie des m&#233;nages dans les pays d&#233;velopp&#233;s [et] pour financer un mod&#232;le social qui croulait sous les d&#233;ficits &#187;&lt;/i&gt;, on ne peut douter un instant que la complexit&#233; de ces &#233;volutions nous contraignent aux politiques d'aust&#233;rit&#233; actuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par o&#249; le prendre, ce monde ? Qui en fabrique les rouages ? Comment en d&#233;m&#234;ler les fils ? O&#249; sont les failles de ce bloc monolithique g&#233;n&#233;rant une dynamique &#224; laquelle l'on ne peut que s'adapter ? &lt;i&gt;&#171; Vous ne pouvez pas comprendre, les questions sont tellement complexes &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;p&#232;tent, &#224; l'envi, hommes politiques, dirigeants d'entreprises et de banques, gens de pouvoir et m&#233;dias aux ordres. La complexit&#233; de l'organisation moderne des soci&#233;t&#233;s ne serait-elle pas l'&#233;cran de fum&#233;e qui garantit le pouvoir des puissants tout en imposant le silence &#224; ceux qui le subissent ? Et pourtant, ce labyrinthe dont, seules, les autorit&#233;s d&#233;tiennent les plans, s'av&#232;re souvent d'une banalit&#233; d&#233;concertante. C'est s&#251;r que si l'on &#233;coute le milliardaire &#233;tats-unien Warren Buffet &#8211; &lt;i&gt;&#171; Il y a une lutte des classes, bien s&#251;r, mais c'est ma classe, la classe des riches qui m&#232;ne la lutte. Et nous gagnons &#187;&lt;/i&gt; &#8211; les choses sont beaucoup plus limpides. N&#233;anmoins, cet &#233;claircissement-l&#224;, peut rester &#224; son tour sans effet. Car, &lt;i&gt;&#171; C'est compliqu&#233; ! &#187;&lt;/i&gt; ou bien &#171; C'est bien plus compliqu&#233; que &#231;a ! &#187; ou encore &lt;i&gt;&#171; C'est pas si simple ! &#187;&lt;/i&gt; On peut prendre, alors, un air p&#233;n&#233;tr&#233;. Se frotter le menton ou l'appuyer dans sa main. Regarder vers le lointain. Manifester de l'agacement. Hausser les &#233;paules, et &#233;ventuellement soupirer en levant les yeux au ciel. &#201;mettre un l&#233;ger ricanement r&#233;ussit fr&#233;quemment &#224; d&#233;stabiliser l'interlocuteur. Ce verdict p&#233;remptoire demande le silence en prenant l'apparence hautaine d'une r&#233;flexion approfondie. Et voil&#224; l'adversaire du &#171; simplisme &#187; qui, en voulant &#233;clairer les esprits sommaires, d&#233;marre une logorrh&#233;e rh&#233;torique o&#249; plus personne ne reconna&#238;t les siens, y compris le conf&#233;rencier lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour sortir de ce d&#233;dale, pourrait-on alors se tourner vers les professionnels de la r&#233;flexion ? Edgar Morin, peut-&#234;tre ? Ne lui a-t-il pas fallu vingt-sept ans pour sortir six livres qui pr&#233;tendent expliquer sa pens&#233;e complexe de la complexit&#233; de la r&#233;alit&#233;&#8230; forc&#233;ment complexe ? Assez d&#233;cevant en fait puisque le r&#233;sultat de son remue-m&#233;ninges serait : il faut r&#233;fl&#233;chir &#224; ce qu'on dit avant de se prononcer, et savoir &#233;valuer les retomb&#233;es de nos actions. Tel Sisyphe, nous voil&#224; donc condamn&#233;s &#224; rouler &#233;ternellement le rocher de la complexit&#233; du monde pour le plus grand int&#233;r&#234;t de ceux qui en vivent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sidaction</title>
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		<description>
&lt;p&gt;R&#233;colter des fonds et les r&#233;partir entre les multiples programmes de recherche sur le Sida, sensibiliser le public &#224; cette maladie, prendre en charge les patients, pr&#233;venir l'&#233;pid&#233;mie en France et dans le monde : telles sont les t&#226;ches auxquelles s'attelle, depuis 1994, l'association Sidaction. Une grande &#339;uvre, en quelque sorte, qui vient compenser le d&#233;sengagement de l'&#201;tat en mati&#232;re de sant&#233; publique, au profit, notamment, du budget militaire qui repr&#233;sente 65,74 milliards d'euros&#8230; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no93-octobre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;93 (octobre 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/multiples-programmes" rel="tag"&gt;multiples programmes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#233;colter des fonds et les r&#233;partir entre les multiples programmes de recherche sur le Sida, sensibiliser le public &#224; cette maladie, prendre en charge les patients, pr&#233;venir l'&#233;pid&#233;mie en France et dans le monde : telles sont les t&#226;ches auxquelles s'attelle, depuis 1994, l'association Sidaction&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En 2010, Sidaction a r&#233;colt&#233; 20 523 873 euros.&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Une grande &#339;uvre, en quelque sorte, qui vient compenser le d&#233;sengagement de l'&#201;tat en mati&#232;re de sant&#233; publique, au profit, notamment, du budget militaire qui repr&#233;sente 65,74 milliards d'euros&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Question rigueur, l'association s'affirme tr&#232;s pointilleuse sur le terrain de l'&#233;thique &lt;i&gt;&#171; qui est au c&#339;ur de la d&#233;marche de Sidaction : respect des personnes, des droits humains, des r&#232;gles morales de recherche, lutte contre les discriminations [&#8230;], autant de valeurs que Sidaction veut d&#233;fendre dans toutes ses actions &#187;&lt;/i&gt;, selon son site. Si l'association d&#233;ploie d'importants efforts en direction de la recherche scientifique et de l'aide internationale, l'une de ses pr&#233;occupations majeures est d'assister &lt;i&gt;&#171; [les] personnes qui vivent avec le VIH en France et qui ont besoin d'un soutien social, &#233;conomique, psychologique&#8230; &#187;&lt;/i&gt;, ainsi que le pr&#233;cise, dans le rapport d'activit&#233; 2010 de Sidaction, son pr&#233;sident Pierre Berg&#233;, homme de gauche, de mode, de presse, de collection et patron de la soixantaine de salari&#233;s travaillant au si&#232;ge de l'association.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Justement. Dans les caves de cette quasi-institution de bienfaisance, respect et empathie vis-&#224;-vis du &#171; petit personnel &#187; semblent battre m&#233;chamment de l'aile : derri&#232;re, le rimmel des campagnes triomphantes de communication, l'ambiance y est plus que morose. Milko Paris, responsable des moyens g&#233;n&#233;raux &#224; Sidaction depuis 2002, raconte &#224; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : &lt;i&gt;&#171; La plus totale d&#233;sorganisation r&#232;gne entre les services g&#233;r&#233;s par des petits chefs qui n'ont de cesse de d&#233;velopper un climat de concurrence virant &#224; l'hostilit&#233;. Lorsque j'ai mis le doigt sur des dysfonctionnements, on a cherch&#233; &#224; me licencier. Faute d'avoir r&#233;ussi, s'est r&#233;pandue une rumeur sur mon pass&#233; judiciaire, affaire qui ne concerne que ma vie priv&#233;e, destin&#233;e &#224; m'&#233;loigner de mes coll&#232;gues. &#201;tonnant paradoxe, dans une association qui pr&#244;ne la lutte contre la discrimination ! &#187;&lt;/i&gt; En mai 2010, Sidaction d&#233;cide de licencier Milko Paris, mais la sentence est annul&#233;e par l'inspection du travail. En juillet 2010, la direction de Sidaction tente &#224; nouveau de le mettre dehors : la demande est de nouveau rejet&#233;e au pr&#233;texte qu'aucun des reproches qui lui sont faits n'appara&#238;t fond&#233;. Milko poursuit : &lt;i&gt;&#171; J'ai saisi les prud'hommes pour le harc&#232;lement que je subis. De plus, j'ai d&#233;pos&#233; une plainte au p&#233;nal pour d&#233;nonciation calomnieuse. &#187;&lt;/i&gt; Conflit personnel ? Incompatibilit&#233; d'humeur ? Le 21 mai 2011, un rapport du Comit&#233; d'hygi&#232;ne, de s&#233;curit&#233; et des conditions de travail (CHSCT) publie un &#171; Rapport d'expertise sur l'analyse des risques psychosociaux &#224; Sidaction &#187;. &lt;i&gt;&#171; Plusieurs salari&#233;s nous ont fait part de leur intention de partir si leurs conditions de travail ne s'am&#233;lioraient pas. [&#8230;] Ces d&#233;parts sont la marque d'un malaise persistant et durable au sein de Sidaction. Les raisons du malaise exprim&#233; sont multiples : sentiment d'isolement, impression d'&#234;tre attaqu&#233; personnellement, ph&#233;nom&#232;nes de placardisation, absence de directives, injonctions paradoxales, violences verbales entre salari&#233;s, ordres ou demandes formul&#233;s sur un mode &#8220;col&#233;rique&#8221;, est-il pr&#233;cis&#233; &#224; la page 22 du document. Ce qui primerait &#224; Sidaction, ce serait les crit&#232;res d'efficacit&#233; et non pas la prise en compte des besoins des salari&#233;s. &#187;&lt;/i&gt; Bonjour l'ambiance ! Sidaction d&#233;plorerait-elle un d&#233;ficit de personnes vuln&#233;rables et fragilis&#233;es au point d'en cr&#233;er parmi ses propres salari&#233;s ? Mais ne nous y trompons pas. Si cette association pr&#233;sente quelques frappants d&#233;calages avec les belles intentions affich&#233;es, elle est loin d'&#234;tre la seule dans cette situation. Petits chefs et gourous sont l&#233;gions dans les marais humanitaires qu'ils m&#232;nent &#224; la baguette de leur m&#233;galomanie et de leur autoritarisme, bien loin de &#171; l'humanisme &#187; dont ils ne cessent de se r&#233;clamer. Ne s'agit-il pas l&#224; d'assaisonner leur carri&#232;re d'une lichette de prestige social extorqu&#233;e sur le dos des sans-pouvoirs ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;En 2010, Sidaction a r&#233;colt&#233; 20 523 873 euros.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le Journal de Mickey</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Week-end du 15 ao&#251;t. Toute la France s'est donn&#233; rendez-vous sur les routes, et CQFD est &#224; l'heure. Las de rouler pare-choc contre pare-choc avec les gamins qui piaillent &#224; l'arri&#232;re, l'on s'arr&#234;te sur une aire de repos. Et c'est l&#224; que le minot, tout sourires, d&#233;gote Le Journal de Mickey dans un pr&#233;sentoir. &#171; Si, papa, j't'jure, il faut pas payer ! &#187; Gratuit, Mickey ? Montre &#231;a&#8230; Pas de doute, c'est bien lui, celui que nous lisions, gamins, nous qui avions la chance de ne pas avoir des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/kilometres" rel="tag"&gt;kilom&#232;tres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/autoroutes" rel="tag"&gt;autoroutes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Week-end du 15 ao&#251;t.&lt;/strong&gt; Toute la France s'est donn&#233; rendez-vous sur les routes, et &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; est &#224; l'heure. Las de rouler pare-choc contre pare-choc avec les gamins qui piaillent &#224; l'arri&#232;re, l'on s'arr&#234;te sur une aire de repos. Et c'est l&#224; que le minot, tout sourires, d&#233;gote &lt;i&gt;Le Journal de Mickey&lt;/i&gt; dans un pr&#233;sentoir. &lt;i&gt;&#171; Si, papa, j't'jure, il faut pas payer ! &#187;&lt;/i&gt; Gratuit, Mickey ? Montre &#231;a&#8230; Pas de doute, c'est bien lui, celui que nous lisions, gamins, nous qui avions la chance de ne pas avoir des parents communistes f&#233;rus de Pif Gadget. Reste ce titre, &#233;trange : &lt;i&gt;&#171; L'autoroute passe au vert &#187;&lt;/i&gt;. &#201;tranges aussi les logos, en bas de la page : celui de Gulli, la cha&#238;ne &#224; p&#226;t&#233;e pour gosses, et Vinci autoroutes, le premier op&#233;rateur autoroutier europ&#233;en &#8211; plus de 4 300 kilom&#232;tres &#8211; qui r&#233;unit les soci&#233;t&#233;s Autoroutes du sud de la France (ASF), Cofiroute et Escota. Si vous prenez une voie &#224; p&#233;age dans la moiti&#233; sud et l'ouest de l'Hexagone, c'est lui qui vous d&#233;pouille &#224; la sortie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Page trente-trois de ce hors-s&#233;rie &#8211; c'est donc un hors-s&#233;rie &#8211;, les petits fans de la souris de Walt Disney apprendront dans un photoreportage que &lt;i&gt;&#171; Vinci s'engage &#224; invertir massivement dans la protection de l'environnement &#187;&lt;/i&gt;. De belles prairies fleuries avec, en arri&#232;re plan, au loin, un petit bout d'asphalte tout propret, illustrent cette publicit&#233; d&#233;guis&#233;e. Attention, les ch&#233;rubins, Vinci &lt;i&gt;&#171; met le paquet depuis 2010 pour faire sa r&#233;volution verte &#187;&lt;/i&gt;. Mais comment rendre &#233;colo cette cicatrice de goudron o&#249; se tirent la bourre camions et voitures lanc&#233;s &#224; 130 kilom&#232;tres-heure, triomphe de la politique du tout-bagnole ? Tout simplement en installant des &lt;i&gt;&#171; t&#233;l&#233;p&#233;ages sans arr&#234;t &#187;&lt;/i&gt; qui limitent la consommation de carburant, puisque l'on n'a pas &#224; red&#233;marrer. Purifier l'air, rien de plus facile, il suffit de ne jamais s'arr&#234;ter de rouler. Mais Vinci pr&#233;serve aussi la biodiversit&#233; en construisant des ponts v&#233;g&#233;talis&#233;s &#8211; tr&#232;s tr&#232;s verts, sur les photomontages &#8211; o&#249; peuvent fl&#226;ner sans risques &lt;i&gt;&#171; chevreuils, genettes, crapauds, reptiles&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les pages suivantes est pr&#233;sent&#233; &lt;i&gt;&#171; un chantier exemplaire &#187;&lt;/i&gt; : la construction de l'autoroute A89 &lt;i&gt;&#171; dans le Rh&#244;ne et la Loire &#187;&lt;/i&gt;. Mais, l&#224; encore, tout est mis en &#339;uvre pour &lt;i&gt;&#171; pr&#233;server le milieu naturel &#187; : &#171; on prot&#232;ge les rivi&#232;res &#187;&lt;/i&gt;, on b&#226;tit des &lt;i&gt;&#171; maisons pour les chauves-souris &#187;&lt;/i&gt; et m&#234;me &#8211; de plou en plou dour &#8211; &lt;i&gt;&#171; on d&#233;place les mares &#187;&lt;/i&gt;. Cette nouvelle voie &#8211; qui ch&#233;rit la nature comme Picsou l'achat compulsif &#8211; se d&#233;roulera sur cinquante-trois kilom&#232;tres, et comportera sept &#233;changeurs, trois tunnels, deux aires et huit viaducs. Un impact &lt;i&gt;&#171; exemplaire &#187;&lt;/i&gt; sur le milieu !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;trangement, &#224; aucun moment n'est rappel&#233; que Jean-Louis Borloo, ministre de l'&#201;cologie &#224; l'&#233;poque du Grenelle de l'environnement, d&#233;clarait qu'on &lt;i&gt;&#171; n'augmentera plus la capacit&#233; routi&#232;re &#187;&lt;/i&gt;. Il n'est point pr&#233;cis&#233; non plus que cette &lt;i&gt;&#171; r&#233;volution verte &#187;&lt;/i&gt; est financ&#233;e gr&#226;ce au m&#234;me Borloo qui, fin 2009, a prolong&#233; d'un an la concession de Vinci autoroutes &#8211; elle pourra percevoir l'oseille des p&#233;ages douze mois de plus par rapport &#224; l'accord initial &#8211; en contrepartie de ces quelques am&#233;nagements &#233;colos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce au &lt;i&gt;Journal de Mickey&lt;/i&gt;, Vinci a repeint en vert ses kilom&#232;tres d'asphalte dans la tronche de nos gosses. Et tiens, puisque l'on parle de toi, remonte dans la voiture, avec ton torchon, on a encore 400 kilom&#232;tres de bouchons &#224; se taper. Fils de con.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les lunettes sur les cheveux</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Les-lunettes-sur-les-cheveux</link>
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		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


		<dc:subject>Faux amis</dc:subject>
		<dc:subject>corps</dc:subject>
		<dc:subject>l'astre solaire</dc:subject>
		<dc:subject>lunettes</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;L&#224;, au sommet du corps, les lunettes, cet instrument optique destin&#233; &#224; apaiser la vue des effets de l'astre solaire, enserrent les cheveux, ces filaments organiques synth&#233;tis&#233;s par l'&#233;piderme du cr&#226;ne. Ces premi&#232;res sont-elles dans l'attente d'une redescente imminente vers les globes oculaires ? Ou bien, est-ce l'intermittence de l'ombre et de la lumi&#232;re qui exige de les positionner ainsi &#224; port&#233;e de main, afin d'&#234;tre assur&#233; de ne pas les &#233;garer ? Vont-ils monter ou descendre, ces verres (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&#224;, au sommet&lt;/strong&gt; du corps, les lunettes, cet instrument optique destin&#233; &#224; apaiser la vue des effets de l'astre solaire, enserrent les cheveux, ces filaments organiques synth&#233;tis&#233;s par l'&#233;piderme du cr&#226;ne. Ces premi&#232;res sont-elles dans l'attente d'une redescente imminente vers les globes oculaires ? Ou bien, est-ce l'intermittence de l'ombre et de la lumi&#232;re qui exige de les positionner ainsi &#224; port&#233;e de main, afin d'&#234;tre assur&#233; de ne pas les &#233;garer ? Vont-ils monter ou descendre, ces verres fum&#233;s ? Entre la g&#234;ne cr&#233;&#233;e par la lumi&#232;re et l'embarras occasionn&#233; par les m&#232;ches rebelles, lequel de ces troubles traiter en priorit&#233; ? Un choix s'impose au d&#233;triment de l'anonymat qu'offre la dissimulation des yeux. Les lunettes devenues serre-t&#234;te d&#233;voilent le visage et remplacent alors le secret planqu&#233; derri&#232;re les verres fum&#233;s par une expression de fermet&#233; que rien ne semble pouvoir arr&#234;ter, pas m&#234;me un coup de vent impromptu. L'&#233;nigme s'efface au profit de l'affirmation. Et les voil&#224; toutes reines &#8211; toutes, parce que rares sont, dans cette &#233;poque, les hommes portant cheveux longs, sinon rassembl&#233;s en catogan. Toutes reines, avec leur diad&#232;me, signe ext&#233;rieur de leur appartenance &#224; la famille de ceux qui d&#233;cident et qui ont autorit&#233; sur le monde. &#201;vocation de la couronne de laurier, r&#233;compensant la victoire et symbolisant l'&#233;ternit&#233; ? Ou plut&#244;t de celle d'aub&#233;pine qui, selon la l&#233;gende, prot&#233;gerait de la foudre ? &#192; moins qu'il ne s'agisse, en occupant la place, de pr&#233;venir l'arriv&#233;e inopin&#233;e du cercle christique compos&#233; d'&#233;pineux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, Erica Quinn, coiffeuse-styliste, et experte dans ce domaine, est cat&#233;gorique :&lt;i&gt; &#171; M&#234;me si les lunettes de soleil ont belle apparence et sont &#224; la mode, elles peuvent causer des dommages aux cheveux. Avec la tendance &#224; relever les lunettes comme un bandeau serre-t&#234;te, les branches et les charni&#232;res peuvent casser les cheveux et causer des cheveux fous. &#187; &lt;/i&gt; Les travaux d'une grande firme internationale qui, en 2001, a mis au point des branches de lunettes moins courb&#233;es &#224; leur extr&#233;mit&#233; afin de r&#233;duire la pression sur le cr&#226;ne, ne sont pas concluants. La r&#233;cente tentative d'une soci&#233;t&#233; anglaise de proposer des lunettes confectionn&#233;es en cheveux humains, au nom de leur biod&#233;grabilit&#233; et de leur compatibilit&#233; organique, n'a pas encore fait ses preuves. Une styliste a plut&#244;t choisi de d&#233;velopper un axe p&#233;dagogique en proposant d&#232;s le plus jeune &#226;ge des serre-t&#234;tes en forme de lunettes factices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une question demeure enti&#232;re. Les lunettes pos&#233;es sur le cr&#226;ne augmentent-t-elles l'acuit&#233; visuelle en pr&#233;sentant ainsi quatre yeux ? Ou s'agit-il de se prot&#233;ger du monde en &#233;garant les regards ? Peut-&#234;tre la r&#233;ponse r&#233;side-t-elle, &#224; l'instar de la gent masculine au cr&#226;ne ras&#233; qui bloque l'instrument optique sur l'occiput, dans la pratique des habitants du Sundarbans (Inde et Bangladesh), zone de mangroves et de for&#234;ts situ&#233;e &#224; l'embouchure du Brahmapoutre. Ici, face aux attaques de tigres qui provoquent chaque ann&#233;e une cinquantaine de victimes, la population porte un masque &#224; visage humain &#224; l'arri&#232;re de la t&#234;te afin de faire fuir les pr&#233;dateurs. C'est vrai qu'ils sont nombreux. Et qu'il faut bien vivre&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les &#171; artisses &#187;</title>
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		<dc:date>2011-07-27T05:28:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


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&lt;p&gt;&#171; Il faut que les artistes soient reconnus. Nous voulons que l'&#201;tat nous facilite l'acc&#232;s aux galeries. Il doit nous acheter des &#339;uvres et nous aider financi&#232;rement dans notre travail de cr&#233;ation. &#187; Voil&#224; ce que disent des &#171; artisses &#187;, comme les nommait &#201;mile Pouget, cette engeance qui s'autoproclame cr&#233;ative et devant laquelle les autres s'&#233;merveillent tout en r&#234;vant d'en &#234;tre ! Les sp&#233;cimens cit&#233;s ici sont r&#233;unis en assembl&#233;es &#224; Tunis, en f&#233;vrier dernier, alors que le pays est en pleine (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&#171; Il faut que&lt;/strong&gt; les artistes soient reconnus. Nous voulons que l'&#201;tat nous facilite l'acc&#232;s aux galeries. Il doit nous acheter des &#339;uvres et nous aider financi&#232;rement dans notre travail de cr&#233;ation. &#187; Voil&#224; ce que disent des &#171; artisses &#187;&lt;/i&gt;, comme les nommait &#201;mile Pouget&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;R&#233;volutionnaire et syndicaliste (1860 &#8211; 1931), &#233;diteur du journal Le P&#232;re (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, cette engeance qui s'autoproclame cr&#233;ative et devant laquelle les autres s'&#233;merveillent tout en r&#234;vant d'en &#234;tre ! Les sp&#233;cimens cit&#233;s ici sont r&#233;unis en assembl&#233;es &#224; Tunis, en f&#233;vrier dernier, alors que le pays est en pleine effervescence depuis un mois. L'invitation &#233;tait all&#233;chante : &lt;i&gt;&#171; Comment les artistes peuvent-ils contribuer &#224; la r&#233;volution ? &#187;&lt;/i&gt; &#199;a allait s&#251;rement bouillonner, l&#224;-dedans ! Gr&#234;ve ? Manif ? Constituante ? D&#233;mocratie ? Justice ? Solidarit&#233; ? Rien de tout cela ! L'on assiste &#224; une r&#233;union de professionnels de la profession, &#233;troits et nombrilistes, m&#233;langeant r&#233;volution et opportunit&#233; marketing.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin mai, &#224; Marseille, les &#171; &#201;crans des nouveaux cin&#233;mas arabes &#187; organisent la projection d'un film syrien en pr&#233;sence d'un r&#233;alisateur. Serait-ce l'occasion d'&#233;voquer la situation sur place ? De s'informer autrement qu'&#224; travers les m&#233;dias ? D'entendre une voix venue d'un pays o&#249; les opposants se font tuer et torturer ? D'avoir quelques &#233;claircissements sur les &#233;v&#232;nements en cours ? Non ! L'on s'int&#233;resse plut&#244;t &#224; l'&#233;tat actuel du cin&#233;ma syrien, aux conditions de tournage, &#224; l'existence, ou pas, d'&#233;coles de formations, &#224; la diffusion internationale, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait &#171; d'art &#187;, il s'agit de production encadr&#233;e par l'industrie culturelle o&#249; se remuent fabricants d'objets manufactur&#233;s et consommateurs. Que reste-t-il du propos, r&#233;duit &#224; quelques consid&#233;rations corporatistes, techniques, administratives ou financi&#232;res, sinon des palabres entre professionnels et clients potentiels ? Quid de l'intention, du contenu, de la &lt;i&gt;&#171; manifestation de l'id&#233;e &#187;&lt;/i&gt; ? Il semblerait que, &#224; l'inverse de l'artisan ou du travailleur manuel, l'artiste se nourrisse du monde sans rendre en retour, sinon au sein de son landerneau de cr&#233;ateurs et groupies. Ainsi, contrairement &#224; la proposition de la philosophe Hannah Arendt, la soci&#233;t&#233; n'a pas besoin de r&#233;cup&#233;rer dans son patrimoine les productions d'artistes qui lui sont hostiles. Ils ne le sont pas ! Ils ne sont qu'une composante &#171; culturelle &#187; se pr&#234;tant au jeu de la sub, de la pub, de la com ou de la posture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, sans se satisfaire des formules &#224; l'emporte-pi&#232;ce sur &lt;i&gt;&#171; la mort de l'art &#187;&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;&#171; le m&#233;pris d&#233;finitif que m&#233;ritent les artistes &#187;&lt;/i&gt;, ceux qui exp&#233;rimentent le font, a priori, en tentant d'exc&#233;der les fronti&#232;res et les normes de l'&#233;poque. En un mot, que reste-t-il de l'activit&#233; artistique quand elle ne porte pas une critique sociale intuitive, formelle ou informelle, voire m&#234;me indicible ? La technique n'y est qu'un vecteur, complexe et passionnant, certes, mais rien de plus. &lt;i&gt;&#171; O&#249; sont les jambes, la rate et le foie ! &#187;&lt;/i&gt;, &#233;crivait Arthur Cravan&lt;a href=&#034;#nb5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Po&#232;te, boxeur et pr&#233;dada&#239;ste (1887 &#8211; 1918), &#233;diteur de la revue Maintenant.&#034; id=&#034;nh5-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, affirmant par ailleurs que &lt;i&gt;&#171; dans la rue, on ne verra bient&#244;t plus que des artistes et l'on aura toutes les peines du monde &#224; y d&#233;couvrir un homme &#187;&lt;a href=&#034;#nb5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Arthur Cravan, &#171; Exposition des ind&#233;pendants &#187;, Maintenant, n&#176;4, mars-avril (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;R&#233;volutionnaire et syndicaliste (1860 &#8211; 1931), &#233;diteur du journal &lt;i&gt;Le P&#232;re peinard&lt;/i&gt; et auteur du &lt;i&gt;Sabotage&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Po&#232;te, boxeur et pr&#233;dada&#239;ste (1887 &#8211; 1918), &#233;diteur de la revue &lt;i&gt;Maintenant&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Arthur Cravan, &#171; Exposition des ind&#233;pendants &#187;, &lt;i&gt;Maintenant&lt;/i&gt;, n&#176;4, mars-avril 1914.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>L'indignation tranquille</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/L-indignation-tranquille</link>
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		<dc:date>2011-07-11T05:25:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


		<dc:subject>Faux amis</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;ditions</dc:subject>
		<dc:subject>St&#233;phane Hessel</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;ditions Fayard</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;ditions Raisons</dc:subject>
		<dc:subject>Viviane Forrester</dc:subject>
		<dc:subject>L'Horreur &#233;conomique</dc:subject>
		<dc:subject>Fayard</dc:subject>
		<dc:subject>Raisons d'agir</dc:subject>
		<dc:subject>critique d'art</dc:subject>
		<dc:subject>publie L'Horreur</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 1996, Viviane Forrester, critique d'art, publie L'Horreur &#233;conomique (&#201;ditions Fayard). L'auteur envoie du gros, comme on dit, contre la dictature de la finance et ce monde globalis&#233; o&#249; l'&#233;conomie, essentiellement virtuelle, devient la mesure exclusive de l'activit&#233;. Quelques extraits &#233;pars : &#171; Une quantit&#233; majeure d'&#234;tres humains n'est d&#233;j&#224; plus n&#233;cessaire au petit nombre qui, fa&#231;onnant l'&#233;conomie, d&#233;tient le pouvoir. Des &#234;tres humains en foule se retrouvent ainsi, selon les logiques (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/editions" rel="tag"&gt;&#233;ditions&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Editions-Fayard" rel="tag"&gt;&#201;ditions Fayard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Editions-Raisons" rel="tag"&gt;&#201;ditions Raisons&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Viviane-Forrester" rel="tag"&gt;Viviane Forrester&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/L-Horreur-economique" rel="tag"&gt;L'Horreur &#233;conomique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Fayard" rel="tag"&gt;Fayard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Raisons-d-agir" rel="tag"&gt;Raisons d'agir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/critique-d-art" rel="tag"&gt;critique d'art&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/publie-L-Horreur" rel="tag"&gt;publie L'Horreur&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En 1996, Viviane Forrester&lt;/strong&gt;, critique d'art, publie &lt;i&gt;L'Horreur &#233;conomique&lt;/i&gt; (&#201;ditions Fayard). L'auteur envoie du gros, comme on dit, contre la dictature de la finance et ce monde globalis&#233; o&#249; l'&#233;conomie, essentiellement virtuelle, devient la mesure exclusive de l'activit&#233;. Quelques extraits &#233;pars : &lt;i&gt;&#171; Une quantit&#233; majeure d'&#234;tres humains n'est d&#233;j&#224; plus n&#233;cessaire au petit nombre qui, fa&#231;onnant l'&#233;conomie, d&#233;tient le pouvoir. Des &#234;tres humains en foule se retrouvent ainsi, selon les logiques r&#233;gnantes, sans raison raisonnable de vivre en ce monde o&#249; pourtant ils sont advenus &#224; la vie. [&#8230;] Qu'elle qu'ait pu &#234;tre l'histoire de la barbarie au cours des si&#232;cles, jusqu'ici l'ensemble des humains a toujours b&#233;n&#233;fici&#233; d'une garantie : il &#233;tait essentiel au fonctionnement de la plan&#232;te comme &#224; la production, &#224; l'exploitation des instruments du profit dont il figurait une part. Autant d'&#233;l&#233;ments qui le pr&#233;servaient. Pour la premi&#232;re fois, la masse humaine n'est plus mat&#233;riellement n&#233;cessaire. &#187;&lt;/i&gt; Le bouquin s'est vendu &#224; 350 000 exemplaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les Nouveaux Chiens de garde&lt;/i&gt; (&#201;ditions Raisons d'agir), &#233;crit par Serge Halimi, sort en 1997. L'auteur s'en prend aux collusions de la presse &#8211; qui, pourtant, ne cesse de se d&#233;clarer ind&#233;pendante &#8211; avec les pouvoirs politiques, m&#233;diatiques et &#233;conomiques. Plus de 200 000 exemplaires vendus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1999, le sociologue Lo&#239;c Wacquant publie&lt;i&gt; Les Prisons de la mis&#232;re&lt;/i&gt; (&#201;ditions Raisons d'agir), livre dans lequel il d&#233;crit les raisons du quadrillage intensif de la police dans les quartiers, de la r&#233;pression contre les jeunes, de l'augmentation de la population carc&#233;rale, du d&#233;mant&#232;lement des aides sociales, toutes mesures destin&#233;es &#224; combattre les d&#233;sordres provoqu&#233;s par le d&#233;veloppement de la pr&#233;carit&#233; et la r&#233;duction de la protection sociale. Le livre s'&#233;coulera &#224; plus de 100 000 exemplaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin des sombres ann&#233;es 1990, les critiques cibl&#233;es du capitalisme mondialis&#233;, de ses hommes de main de la presse et du terrorisme policier mis en place pour garantir le bon fonctionnement du syst&#232;me auront touch&#233; une masse de lecteurs. Des lecteurs dont tout laisse &#224; penser qu'ils &#233;taient &#224; la recherche d'outils pour appr&#233;hender &#8211; et combattre ? &#8211; une &#233;poque o&#249; s'aggravaient brutalement les conditions de vie. Une dizaine d'ann&#233;es plus tard, ce sont plus d'un million de personnes qui se reconnaissent dans le best-seller de St&#233;phane Hessel &#8211; &lt;i&gt;Indignez-vous ! &lt;/i&gt; (Indig&#232;ne &#201;ditions) &#8211; o&#249; l'on peut lire : &lt;i&gt;&#171; Aussi bien du c&#244;t&#233; des oppresseurs que des opprim&#233;s, il faut arriver &#224; une n&#233;gociation pour faire dispara&#238;tre l'oppression&#8230; &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ce n'&#233;tait le respect d&#251; au tr&#232;s honorable St&#233;phane Hessel, nous serions tent&#233;s de douter de la grande bienveillance des oppresseurs pr&#234;ts, comme chacun sait, &#224; l&#226;cher pouvoir et richesses sans qu'aucun rapport de force ne l'impose. Esprit d'une &#233;poque ? Succ&#232;s d'un ouvrage s&#233;ditieux ? Ou victoire d'un conformisme rassurant auquel, tels des naufrag&#233;s, l'on s'accroche sans m&#234;me se d&#233;battre ? &lt;i&gt;&#171; Nous nous grisons discr&#232;tement de nos indignations magnanimes, de la g&#233;n&#233;rosit&#233; de nos &#233;motions, de nos serrements de c&#339;ur sous-tendus par la satisfaction, plus discr&#232;te encore, de n'&#234;tre que des spectateurs&#8230; &#187;&lt;/i&gt;, comme l'&#233;crivait justement Viviane Forrester.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les d&#233;versoirs &#233;lectroniques</title>
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		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


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&lt;p&gt;Le Chien rouge a mis un bout de temps avant de refaire son site web : il n'y pensait pas trop, c'est un mensuel en papier qu'il fait. Et puis maintenant que le site est tout neuf, le Chien ne s'habitue pas &#224; devoir mod&#233;rer les commentaires qui affluent &#8211; ou non &#8211; sur tel ou tel article : il met des jours &#224; s'en aviser, et quand au lieu d'informations compl&#233;mentaires, d'engueulades ou de salutations, surgit une pol&#233;mique, il pr&#233;f&#232;re aller boire des bi&#232;res avec des potes et oublie rapidement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Faux-amis" rel="tag"&gt;Faux amis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Chien rouge a mis un bout de temps avant de refaire son site web : il n'y pensait pas trop, c'est un mensuel en papier qu'il fait. Et puis maintenant que le site est tout neuf, le Chien ne s'habitue pas &#224; devoir mod&#233;rer les commentaires qui affluent &#8211; ou non &#8211; sur tel ou tel article : il met des jours &#224; s'en aviser, et quand au lieu d'informations compl&#233;mentaires, d'engueulades ou de salutations, surgit une pol&#233;mique, il pr&#233;f&#232;re aller boire des bi&#232;res avec des potes et oublie rapidement son cybern&#233;tique devoir. Non que le Chien refuse la pol&#233;mique : il y a m&#234;me consacr&#233; une rubrique, celle-ci pr&#233;cis&#233;ment, Faux ami &#8211; de bons coups de pied dans la fourmili&#232;re, histoire de ne pas s'endormir. Et puis il la pratique au quotidien, en erroriste consciencieux qu'il est : chez l'&#233;picier ou dans un d&#233;bat, dans une manif ou en famille. Non qu'il refuse, non plus, la parole aux lecteurs : nombre de contributeurs sont des lecteurs pass&#233;s de l'autre c&#244;t&#233; du papier, et le Chien tente de r&#233;pondre aux courriers qu'il re&#231;oit, au seul exp&#233;diteur ou bien dans le num&#233;ro suivant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, comment dire, les cyber-pol&#233;miques, il ne s'y fait pas : quelque chose ne passe pas. On les &#233;crit comme on prend part &#224; un match de catch, et on les lit comme on se divertit d'un scandale ou d'un fait divers. Grandes menaces, d&#233;clarations d&#233;finitives, citations et contre-citations, le forum est assur&#233;ment un beau spectacle : on se croirait dans le salon litt&#233;raire d'avatars invincibles. S'il contribue &#224; la r&#233;flexion sociale et politique, c'est une autre question. S&#233;cheresse du verbe &#233;lectronique oblige, ce qui &#233;tait une querelle d'amis devient une divergence irr&#233;conciliable, ce qui s'annon&#231;ait comme un d&#233;saccord argument&#233; s'enfonce dans le r&#232;glement de comptes et ce qui relevait du d&#233;bat n&#233;cessaire vire &#224; l'empoignade de foire. On clique et on reclique, on rafra&#238;chit la page, on s'offusque d'untel, on f&#233;licite tel autre, et d'un coup de clavier on tourne un troisi&#232;me en d&#233;rision : exit ses belles r&#233;flexions. &#201;galit&#233;, libert&#233; d'expression ? On a plut&#244;t l'impression d'une mise en proc&#232;s de tous contre tous, o&#249; les plus aigris se d&#233;couvrent puissants et d&#233;versent leur bile avec une euphorie mauvaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des id&#233;es passionnantes, des &#233;motions r&#233;elles, des d&#233;couvertes pr&#233;cieuses, il en fourmille dans les forums. Mais que le d&#233;bat pr&#233;tende s'installer d'ordinateur &#224; ordinateur, et les id&#233;es, les &#233;motions, les d&#233;couvertes sont comme r&#233;duites au triste &#233;tat de pure r&#233;action dans le flux incessant des r&#233;actions. Au mieux, on en tire un autre forum. Les commentaires rageurs sont &#224; Internet ce que les petites phrases sont au monde politique : une actualisation du spectacle. On ne retient rien, mais on a comme un go&#251;t mauvais dans la bouche : on n'a pas r&#233;ussi &#224; faire comprendre ce qu'on voulait dire, on n'a pas vraiment lu ce que les autres ont mis. Juste un go&#251;t de bataille inachev&#233;e. Ce qui manque, dans un d&#233;bat &#233;lectronique, c'est le temps et c'est l'autre : on est tout seul, tout seul et salement press&#233;. Et si on arr&#234;tait tout pour se causer sans machines ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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