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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>&#171; D&#233;sormais, le Mahorais sera respect&#233; ! &#187;</title>
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&lt;p&gt;Une r&#233;volution sur l'&#238;le de l'archipel des Comores ? Plut&#244;t un vaste mouvement social contre l'augmentation des prix, cons&#233;quence du rattachement &#224; la France. Mais la m&#233;tropole, &#233;chaud&#233;e par l'exemple antillais, a d&#233;ploy&#233; de gros moyens pour r&#233;tablir l'ordre. Au fil des jours &#224; Mayotte, c'&#233;tait devenu la r&#233;f&#233;rence. Pour certains m&#234;me, un record &#224; battre. Las, le &#171; score &#187; de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale antillaise, qui avait dur&#233; quarante-quatre jours en 2009, n'a pas &#233;t&#233; atteint. Les Mahorais ont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une r&#233;volution sur l'&#238;le de l'archipel des Comores ? Plut&#244;t un vaste mouvement social contre l'augmentation des prix, cons&#233;quence du rattachement &#224; la France. Mais la m&#233;tropole, &#233;chaud&#233;e par l'exemple antillais, a d&#233;ploy&#233; de gros moyens pour r&#233;tablir l'ordre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_249 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH442/95_camille_mayotte-0a76b.jpg?1768658576' width='400' height='442' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Camille
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au fil des jours&lt;/strong&gt; &#224; Mayotte, c'&#233;tait devenu la r&#233;f&#233;rence. Pour certains m&#234;me, un record &#224; battre. Las, le &#171; score &#187; de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale antillaise, qui avait dur&#233; quarante-quatre jours en 2009, n'a pas &#233;t&#233; atteint. Les Mahorais ont tenu un jour de moins. Apr&#232;s quarante-trois jours d'une mobilisation sociale &#171; contre la vie ch&#232;re &#187; sans pr&#233;c&#233;dent dans cette &#238;le de l'archipel des Comores qui est devenue le 101e d&#233;partement fran&#231;ais en avril dernier, les syndicalistes ont d&#233;cr&#233;t&#233; la suspension du mouvement avant m&#234;me qu'un accord ne soit trouv&#233; entre l'intersyndicale et les associations de consommateurs d'un c&#244;t&#233;, le patronat de l'autre. Ce dernier a bien consenti &#224; baisser le prix d'une dizaine de produits dits &#171; de premi&#232;re n&#233;cessit&#233; &#187;, mais les leaders du mouvement attendaient plus. Les manifestants les plus radicaux aussi. &lt;i&gt;&#171; Tout &#231;a pour &#231;a ! &#187;&lt;/i&gt; se d&#233;solait l'un d'eux le 9 novembre, au lendemain de la &#171; capitulation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le 27 septembre, jour de la premi&#232;re manifestation qui a vite d&#233;g&#233;n&#233;r&#233; en bataille de rue avec les forces de l'ordre venues en masse, les trois principales centrales syndicales de l'&#238;le et plusieurs associations de consommateurs, soutenues par une grande majorit&#233; de la population et des &#233;lus, revendiquaient la baisse des prix de produits tels que le riz, les ailes de poulet (ce qu'on appelle sur l'&#238;le des mabawas), l'huile, les sardines, le gaz, le sable&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme en Guadeloupe et en Martinique, le conflit a &#233;t&#233; dur. Pendant plusieurs semaines, les entreprises et les administrations ont tourn&#233; au ralenti, les routes ont &#233;t&#233; barr&#233;es, des carcasses de voitures incendi&#233;es, des vols annul&#233;s, des magasins pill&#233;s. Un manifestant, vite qualifi&#233; de &#171; martyr &#187;, est mort dans des conditions qui restent &#224; &#233;lucider. Alors que l'Administration parle d'un arr&#234;t cardiaque, des &#233;lus locaux ont accus&#233; les forces de l'ordre. Plusieurs autres ont &#233;t&#233; bless&#233;s et un enfant de neuf ans, touch&#233; au visage par un tir de Flash-Ball, a perdu un &#339;il. Plusieurs &#233;lus ont d&#233;nonc&#233; cette r&#233;pression aveugle de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La comparaison avec les Antilles s'arr&#234;te l&#224;. Un des leaders du mouvement, Ansoir Abdou, &#224; la t&#234;te du Collectif des citoyens perdus cr&#233;&#233; en 2009 pour protester contre la vie ch&#232;re, a bien invit&#233; le porte-parole du LKP, &#201;lie Domota. Mais ce dernier a d&#233;clin&#233;. Il a eu beau d&#233;clarer, dans L'Humanit&#233;, que &lt;i&gt;&#171; les similitudes [entre les deux conflits] sont r&#233;elles &#187;&lt;/i&gt;, il a aussi rappel&#233; que &lt;i&gt;&#171; les probl&#232;mes ne sont pas tout &#224; fait identiques &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La principale diff&#233;rence ? Les revendications. Celles du LKP (cent quarante-neuf en tout) devaient aboutir &#224; une r&#233;volution &#233;conomique &#8211; et peut-&#234;tre politique. &#192; Mayotte, il s'agissait avant tout d'obtenir, &#224; force de n&#233;gociations d'&#233;piciers, des baisses de prix. Jamais il n'a &#233;t&#233; question de remettre en cause la soci&#233;t&#233; de consommation dans laquelle l'&#238;le a &#233;t&#233; engag&#233;e il y a une quinzaine d'ann&#233;es, ou de mettre fin &#224; la d&#233;pendance de l'&#238;le vis-&#224;-vis de la m&#233;tropole. Encore moins de mettre &#224; bas les dogmes politiques et &#233;conomiques (&lt;i&gt;&#171; Seul le statut de d&#233;partement pourra permettre le d&#233;veloppement. &#187;&lt;/i&gt;) rab&#226;ch&#233;s depuis cinq d&#233;cennies par les &#233;lites locales. &lt;i&gt;&#171; Pour l'instant, nous n'en sommes pas l&#224;&lt;/i&gt;, reconna&#238;t Boinali Sa&#239;d Toumbou, le porte-parole du mouvement. &lt;i&gt;La soci&#233;t&#233; mahoraise n'est pas encore pr&#234;te &#224; affronter l'inconnu. &#187;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&#171; Aux Antilles, ils avaient un vrai programme de soci&#233;t&#233;&lt;/i&gt;, ajoute Mla&#239;li Condro, un linguiste et fin observateur de ses contemporains. &lt;i&gt;Ils proposaient quelque chose de nouveau. Nous, nous ne r&#233;clamons que de nouvelles aides, sans imaginer un avenir dans lequel nous serions les acteurs de notre propre vie. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, les germes de la r&#233;volte sont bien l&#224;. Depuis une quinzaine d'ann&#233;es, Mayotte subit des mutations socio-&#233;conomiques destructrices. En sept ans, le salaire minimum a doubl&#233; &#8211; il repr&#233;sente aujourd'hui 80 % du Smig m&#233;tropolitain &#8211; mais les besoins ont, eux, d&#233;cupl&#233;. &lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui, celui qui n'a pas sa voiture et ses deux t&#233;l&#233;phones portables est un rat&#233; &#187;&lt;/i&gt;, ironise Ibrahim, un enseignant. L'activit&#233; &#233;conomique ne suit pas. Sur deux cent mille habitants, on compte &#224; peine trente-cinq mille actifs. L'administration n'embauche plus et le priv&#233;, domin&#233; par une caste venue de l'ext&#233;rieur et qui n'a aucun int&#233;r&#234;t &#224; redistribuer les richesses, cr&#233;e peu d'emplois. Les in&#233;galit&#233;s sont de plus en plus criantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Avec la d&#233;partementalisation, on a cass&#233; le lien de solidarit&#233; qui permettait aux plus d&#233;munis de s'en sortir &lt;/i&gt;, explique Sa&#239;d Omar Oili, l'ancien pr&#233;sident du conseil g&#233;n&#233;ral. &lt;i&gt;Et on attend toujours que la solidarit&#233; nationale entre en vigueur. &#187;&lt;/i&gt; Seuls quatre revenus sociaux ont &#233;t&#233; mis en place ces derni&#232;res ann&#233;es (sur vingt-deux). L'indemnisation des ch&#244;meurs est quasi inexistante. Et le RSA, qui entrera en vigueur le 1er janvier, ne repr&#233;sentera que 25 % du niveau m&#233;tropolitain&#8230;
Malgr&#233; tout, ce mouvement est &#224; graver dans les m&#233;moires. &lt;i&gt;&#171; C'est la premi&#232;re fois que les Mahorais osent &#224; ce point affronter l'autorit&#233; de l'&#201;tat et des patrons &#187;&lt;/i&gt;, analyse Mla&#239;li Condro. Pour Boinali Sa&#239;d Toumbou, &lt;i&gt;&#171; d&#233;sormais, le Mahorais sera respect&#233; &#187;&lt;/i&gt;. C'est un d&#233;but.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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