<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=14727&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1768648935</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Train Castor et gu&#233;rilla champ&#234;tre</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Train-Castor-et-guerilla-champetre</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Train-Castor-et-guerilla-champetre</guid>
		<dc:date>2012-02-09T06:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Emma Piqueray</dc:creator>


		<dc:subject>faire</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>d&#233;chets</dc:subject>
		<dc:subject>nucl&#233;aire</dc:subject>
		<dc:subject>souvent l'occasion</dc:subject>
		<dc:subject>l'occasion d'assister</dc:subject>
		<dc:subject>r&#233;guli&#232;rement Valognes</dc:subject>
		<dc:subject>Valognes</dc:subject>
		<dc:subject>l'industrie nucl&#233;aire</dc:subject>
		<dc:subject>Cotentin voit</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; Valognes, on n'a pas souvent l'occasion d'assister &#224; un tel chambardement. Pourtant, chaque semaine depuis l'installation de l'usine de retraitement des d&#233;chets radioactifs &#224; La Hague, cette petite ville du Cotentin voit passer au moins un train de d&#233;chets. Ce trafic de mati&#232;res radioactives irradie r&#233;guli&#232;rement Valognes et le reste de la France sans jamais (ou presque) faire de vague. Pourtant, la Criirad] est formelle : &#171; Trente minutes &#224; proximit&#233; d'un tel convoi suffisent &#224; atteindre (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no95-decembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;95 (d&#233;cembre 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/faire" rel="tag"&gt;faire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/France" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/dechets" rel="tag"&gt;d&#233;chets&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/nucleaire-597" rel="tag"&gt;nucl&#233;aire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/souvent-l-occasion" rel="tag"&gt;souvent l'occasion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/l-occasion-d-assister" rel="tag"&gt;l'occasion d'assister&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/regulierement-Valognes" rel="tag"&gt;r&#233;guli&#232;rement Valognes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Valognes" rel="tag"&gt;Valognes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/l-industrie-nucleaire" rel="tag"&gt;l'industrie nucl&#233;aire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Cotentin-voit" rel="tag"&gt;Cotentin voit&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; Valognes, on n'a pas souvent l'occasion d'assister &#224; un tel chambardement. Pourtant, chaque semaine depuis l'installation de l'usine de retraitement des d&#233;chets radioactifs &#224; La Hague, cette petite ville du Cotentin voit passer au moins un train de d&#233;chets. Ce trafic de mati&#232;res radioactives irradie r&#233;guli&#232;rement Valognes et le reste de la France sans jamais (ou presque) faire de vague. Pourtant, la &lt;a href=&#034;http://www.criirad.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Criirad&lt;/a&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Commission de recherche et d'information ind&#233;pendantes sur la radioactivit&#233;.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; est formelle : &lt;i&gt;&#171; Trente minutes &#224; proximit&#233; d'un tel convoi suffisent &#224; atteindre la limite de la dose annuelle pour le public ! &#187;&lt;/i&gt; Mais du c&#244;t&#233; de chez Areva, on fait tout pour rester le plus discret possible sur le transport de ces d&#233;chets, maillon faible de l'industrie nucl&#233;aire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le collectif &lt;a href=&#034;http://valognesstopcastor.noblogs.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Stop-Castor&lt;/a&gt; a donc d&#233;cid&#233;, le mercredi 23 novembre dernier, de percer la chape de plomb qui p&#232;se sur ces &#171; Tchernobyl roulants &#187; : &lt;i&gt;&#171; Les d&#233;chets sont le symbole de l'incapacit&#233; &#224; g&#233;rer durablement et v&#233;ritablement les cons&#233;quences du grand d&#233;lire nucl&#233;aire. Leurs transports sont leur mani&#232;re de faire diversion. D&#233;placer pour cr&#233;er l'illusion de savoir qu'en faire, &#8220;retraiter&#8221; pour &#034;recycler&#034; en partie &#224; des fins militaires, enfouir pour camoufler, et surtout, brasser du vent face &#224; l'impossibilit&#233; de g&#233;rer l'ing&#233;rable. &#187;&lt;/i&gt; Alert&#233; du d&#233;part d'un convoi transportant plus de cent tonnes de d&#233;chets hautement radioactifs &#224; destination de l'Allemagne, le collectif a appel&#233; &#224; un large rassemblement pour tenter de perturber ce convoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;unies en une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale bigarr&#233;e &#8211; des habitants du bled, des collectifs de pr&#233;caires, des militants du r&#233;seau Sortir du nucl&#233;aire, quelques indign&#233;s, des syndicalistes de SUD ou de la Conf&#233;d&#233;ration paysanne et d'autres encore venus des quatre coins de la France &#8211; pr&#232;s de trois cents personnes se sont accord&#233;es sur les diff&#233;rentes strat&#233;gies de blocage des voies. Finalement, craignant un d&#233;part anticip&#233; du train, c'est dans une certaine improvisation que le camp s'&#233;branle, &#224; six heures du matin, pour une marche au flambeau en direction des voies. Quelques kilom&#232;tres plus loin, les gendarmes interviennent sans faire de d&#233;tail. Les coups de matraque pleuvent et le paisible bocage est bient&#244;t &#233;cras&#233; sous une &#233;paisse fum&#233;e de gaz lacrymog&#232;ne. Plusieurs heures de gu&#233;rilla champ&#234;tre qui permettent aux plus ardents d'acc&#233;der aux rails le temps de quelques d&#233;ballastages et autres menus sabotages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux alentours, les habitants rencontr&#233;s se montrent plut&#244;t favorables au rassemblement en d&#233;pit de la propagande des journaux locaux sur l'attachement des Normands aux emplois g&#233;n&#233;r&#233;s par le nucl&#233;aire. Un b&#251;cheron laisse les manifestants s'abriter sur son terrain. Une voisine apporte des litres de caf&#233; aux campeurs rest&#233;s en retrait o&#249; &#224; ceux venus se replier. Un paysan, qui voit ses vaches asphyxi&#233;es par les lacrymog&#232;nes et ses talus endommag&#233;s par les anti-nucl&#233;aires en fuite, hausse les &#233;paules, sans col&#232;re aucune, en disant que c'est normal qu'il y ait du d&#233;g&#226;t dans de telles circonstances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De retour au campement, le moral est au beau fixe, certains parlent m&#234;me d'un renouveau du mouvement anti-nucl&#233;aire fran&#231;ais. Il y a bien eu plusieurs personnes arr&#234;t&#233;es, poursuivies ou bless&#233;es. Mais, pour la premi&#232;re fois depuis des ann&#233;es en France, un rassemblement anti-nucl&#233;aire public et populaire a pu atteindre son objectif : celui d'enrayer, ne serait-ce que pour quelques heures, le train-train de l'industrie nucl&#233;aire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De quoi donner envie &#224; ce nouveau collectif et &#224; tous ceux r&#233;unis en Normandie &#224; cette occasion de poursuivre cette dynamique en s'int&#233;ressant de plus pr&#232;s aux lignes THT en cours de construction &#8211; des lignes &#224; tr&#232;s haute tension qui permettront au futur r&#233;acteur EPR de Flamanville d'&#234;tre connect&#233; au r&#233;seau &#233;lectrique fran&#231;ais &#8211;, mais aussi &#224; la lutte autour de Bure, site choisi par les industriels du nucl&#233;aire pour enfouir tous les d&#233;chets &#224; vie longue produit par les centrales depuis cinquante ans&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Commission de recherche et d'information ind&#233;pendantes sur la radioactivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ici, bient&#244;t, un barrage anti-Castor</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Ici-bientot-un-barrage-anti-Castor</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Ici-bientot-un-barrage-anti-Castor</guid>
		<dc:date>2012-01-03T06:24:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>TomJo</dc:creator>


		<dc:subject>JMB</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>d&#233;chets</dc:subject>
		<dc:subject>nucl&#233;aire</dc:subject>
		<dc:subject>ans</dc:subject>
		<dc:subject>Camp</dc:subject>
		<dc:subject>Manche</dc:subject>
		<dc:subject>Valognes</dc:subject>
		<dc:subject>l'industrie nucl&#233;aire</dc:subject>
		<dc:subject>France l'ignore</dc:subject>
		<dc:subject>nucl&#233;aire agonise</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le nucl&#233;aire ? Mais c'est fini ! Heu&#8230; pas tout &#224; fait : fin novembre, un train Castor de d&#233;chets radioactifs partira de La Hague pour rejoindre Gorleben, en Allemagne. Sur son chemin, il devrait rencontrer quelques opposants. &#192; commencer par ceux de Valognes, dans la Manche&#8230; L'industrie nucl&#233;aire agonise mais, chut, la France l'ignore. Depuis l'accident de Fukushima, le 11 mars dernier, l'atome civil a le becquerel en berne : l'Allemagne a annonc&#233; l'arr&#234;t de toutes ses centrales d'ici (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no94-novembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;94 (novembre 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/JMB" rel="tag"&gt;JMB&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/France" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/dechets" rel="tag"&gt;d&#233;chets&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/nucleaire-597" rel="tag"&gt;nucl&#233;aire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/ans" rel="tag"&gt;ans&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Camp" rel="tag"&gt;Camp&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Manche" rel="tag"&gt;Manche&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Valognes" rel="tag"&gt;Valognes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/l-industrie-nucleaire" rel="tag"&gt;l'industrie nucl&#233;aire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/France-l-ignore" rel="tag"&gt;France l'ignore&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/nucleaire-agonise" rel="tag"&gt;nucl&#233;aire agonise&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le nucl&#233;aire ? Mais c'est fini ! Heu&#8230; pas tout &#224; fait : fin novembre, un train Castor de d&#233;chets radioactifs partira de La Hague pour rejoindre Gorleben, en Allemagne. Sur son chemin, il devrait rencontrer quelques opposants. &#192; commencer par ceux de Valognes, dans la Manche&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_224 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;9&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH719/94radio_jmb-0a31f.png?1768651797' width='400' height='719' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par JMB
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'industrie nucl&#233;aire agonise&lt;/strong&gt; mais, chut, la France l'ignore. Depuis l'accident de Fukushima, le 11 mars dernier, l'atome civil a le becquerel en berne : l'Allemagne a annonc&#233; l'arr&#234;t de toutes ses centrales d'ici 2022, et l'Italie a une nouvelle fois dit non, par r&#233;f&#233;rendum, &#224; cette &#233;nergie mortif&#232;re. En Finlande, le r&#233;acteur EPR, fleuron du renouveau atomique fran&#231;ais, affiche cinq ans de retard, alors que celui de Flamanville (Manche), qui devait initialement crachoter de l'&#233;lectricit&#233; en 2012, ne produira son premier kilowattheure qu'en 2016&#8230; Entre-temps, le co&#251;t de construction a presque doubl&#233;, et les d&#233;fauts de fabrication s'accumulent comme f&#251;ts radioactifs en sous-sol. Ajoutez &#224; cela des prix de l'uranium fra&#238;chement ren&#233;goci&#233;s &#224; la hausse par le Niger, une action qui perd pr&#232;s de 40 % depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e, et les finances du groupe nucl&#233;aire fran&#231;ais Areva fuient de toutes parts ! Au point que les 3 000 &#224; 4 000 licenciements annonc&#233;s r&#233;cemment dans la presse &#8211; et d&#233;mentis par la suite &#8211; n'ont &#233;tonn&#233; personne. Ainsi, l'essayiste &#233;tats-unien Jeremy Rifkin d&#233;montre comment l'&#233;nergie nucl&#233;aire, du fait de la rar&#233;faction des ressources et du vieillissement des centrales, n'a pas plus d'avenir qu'un liquidateur de Tchernobyl&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le discours de Jeremy Rifkin et autres informations sur le camp ici : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Sauf que, en France, l'id&#233;ologie nucl&#233;aire est droite dans ses bottes de plomb. Les organisateurs du camp antinucl&#233;aire de Valognes (Manche), du 22 au 24 novembre, l'ont compris : le lobby nucl&#233;aire, du Commissariat &#224; l'&#233;nergie atomique au chef des arm&#233;es, s'accrochera co&#251;te que co&#251;te &#224; l'atome&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Areva co&#251;te que co&#251;te &#187;, CQFD n&#176;91, juillet-ao&#251;t 2011.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pourquoi installer un camp &#224; Valognes ? Depuis les ann&#233;es 1980, l'Allemagne refourgue ses d&#233;chets &#224; l'usine de &#171; traitement &#187; Areva de La Hague (Manche). &#192; l'&#233;poque, la France se voyait bien en poubelle atomique du monde. Mais depuis la loi Bataille de 1991, ces ordures tr&#232;s particuli&#232;res ont obligation de retourner dans leur pays d'origine. Tous les ans, vers le mois de novembre, un train Castor emporte donc plusieurs tonnes de d&#233;chets vitrifi&#233;s hautement radioactifs vers le site de Gorleben, en Allemagne. &lt;i&gt;&#171; L'an dernier, avec onze conteneurs et cent vingt-trois tonnes de d&#233;chets&lt;/i&gt;, explique Jean-Yvon du &lt;a href=&#034;http://www.sortirdunucleaire.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;seau Sortir du nucl&#233;aire&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;tu avais l'&#233;quivalent d'un Tchernobyl tous les deux wagons. &#187;&lt;/i&gt; Le train a bringuebal&#233; son chargement de ville en ville, en passant par Caen, Rouen, Amiens, Strasbourg&#8230; Cette ann&#233;e, ce devrait &#234;tre le dernier convoi de ce type, mais la quantit&#233; serait sensiblement la m&#234;me. Le d&#233;part aura lieu le 24 novembre, en gare de Valognes. D'o&#249; le camp&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'ils arrivent &#224; destination, &lt;i&gt;&#171; les d&#233;chets sont entrepos&#233;s en surface dans un Kartoffelscheune, litt&#233;ralement une &#8220;grange &#224; patates&#8221;. Comme il y aurait eu des risques d'attentat l'an dernier, l'&#201;tat a pris des mesures de s&#233;curit&#233; comme&#8230; l'interdiction de prendre des photos ! &#187;&lt;/i&gt; nous rassure Jean-Yvon. &#192; terme, leur &#171; solution d&#233;finitive &#187; serait d'oublier ces r&#233;sidus dangereux dans une couche g&#233;ologique de sel pendant quelques milliers de si&#232;cles. Mais, &#224; Gorleben, la population a les chocottes de voir son sous-sol squatt&#233; par de l'uranium et du plutonium. Surtout que la mine d'Asse &#8211; elle aussi en Allemagne, et elle aussi dans le sel &#8211; suinte la mort quarante ans &#224; peine apr&#232;s sa mise en service. Les bidons sont rouill&#233;s, trou&#233;s, intransportables, et la fuite se r&#233;pand tranquillement jusque dans les nappes phr&#233;atiques. Alors, depuis trente ans, les habitants bloquent r&#233;guli&#232;rement l'acc&#232;s au chantier. Et tous les ans, plus de 50 000 &#233;colos, pacifistes, antifascistes et/ou champions d'escalade convergent de toute l'Allemagne pour bloquer le plus longtemps possible le rongeur irradi&#233;. Chaque village organise son barbecue, des tracteurs barrent la route aux casqu&#233;s, et des familles enti&#232;res s'installent sur les voies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organisateurs du camp de Valognes comptent bien s'inspirer de leurs camarades d'outre-Rhin. B&#233;n&#233;dicte annonce la couleur : &lt;i&gt;&#171; Pendant deux jours sont pr&#233;vues des discussions, des projections de films et des manifs. Les d&#233;chets, partis de La Hague par la route, seront entrepos&#233;s au terminal ferroviaire de Valognes avant de partir pour l'Allemagne. Toutes les initiatives sont bonnes &#224; prendre. Notre d&#233;marche est de s'en prendre au point faible de l'industrie nucl&#233;aire : ce type de transport. &#187;&lt;/i&gt; L'appel est lanc&#233; depuis quelques semaines, et les barnums, cantines ambul-antes et chapiteaux affluent d&#233;j&#224; de toute la France. Des soir&#233;es de pr&#233;sentation s'organisent un peu partout dans le pays. &lt;i&gt;&#171; On veut passer au-dessus des querelles historiques du mouvement antinucl&#233;aire, et que les formes d'action se compl&#232;tent&lt;/i&gt;, poursuit B&#233;n&#233;dicte. &lt;i&gt;Mais toujours avec cette revendication : l'arr&#234;t imm&#233;diat des centrales. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le discours de Jeremy Rifkin et autres informations sur le camp ici : &lt;a href=&#034;http://valognesstopcastor.noblogs.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://valognesstopcastor.noblogs.org&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://cqfd-journal.org/Areva-coute-que-coute&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Areva co&#251;te que co&#251;te &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;91, juillet-ao&#251;t 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Aucun risque &#187;, qu'ils disaient&#8230;</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Aucun-risque-qu-ils-disaient</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/Aucun-risque-qu-ils-disaient</guid>
		<dc:date>2005-02-20T11:53:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Berth</dc:subject>
		<dc:subject>nucl&#233;aire</dc:subject>
		<dc:subject>Pierrelatte</dc:subject>
		<dc:subject>l'industrie nucl&#233;aire</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;norm&#233;ment servi</dc:subject>
		<dc:subject>discours tenu</dc:subject>
		<dc:subject>soci&#233;t&#233; Radiacontrole</dc:subject>
		<dc:subject>ferrailles sous-trait&#233;es</dc:subject>
		<dc:subject>Radiacontrole</dc:subject>
		<dc:subject>connues Pierrelatte</dc:subject>
		<dc:subject>servi</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le discours tenu aux ouvriers de Feursm&#233;tal au sujet des ferrailles sous-trait&#233;es par l'industrie nucl&#233;aire &#8211; &#171; pas de risques, aucun danger &#187; &#8211; est une chanson qui a &#233;norm&#233;ment servi. Notamment, &#224; l'occasion des contaminations radioactives qu'a connues Pierrelatte il y a onze ans. L'affaire remonte au 23 d&#233;cembre 1993. Sur le terrain attenant &#224; son entreprise, un carrossier de Pierrelatte (Dr&#244;me) observe une &#233;quipe d'individus v&#234;tus de combinaisons s'activant &#224; gratter le sol et &#224; enfouir (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no19-janvier-2005" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;19 (janvier 2005)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Berth" rel="tag"&gt;Berth&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/nucleaire-597" rel="tag"&gt;nucl&#233;aire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Pierrelatte" rel="tag"&gt;Pierrelatte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/l-industrie-nucleaire" rel="tag"&gt;l'industrie nucl&#233;aire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/enormement-servi" rel="tag"&gt;&#233;norm&#233;ment servi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/discours-tenu" rel="tag"&gt;discours tenu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/societe-Radiacontrole" rel="tag"&gt;soci&#233;t&#233; Radiacontrole&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/ferrailles-sous-traitees" rel="tag"&gt;ferrailles sous-trait&#233;es&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Radiacontrole" rel="tag"&gt;Radiacontrole&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/connues-Pierrelatte" rel="tag"&gt;connues Pierrelatte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/servi" rel="tag"&gt;servi&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le discours tenu aux ouvriers de Feursm&#233;tal au sujet des ferrailles sous-trait&#233;es par l'industrie nucl&#233;aire &#8211; &#171; pas de risques, aucun danger &#187; &#8211; est une chanson qui a &#233;norm&#233;ment servi. Notamment, &#224; l'occasion des contaminations radioactives qu'a connues Pierrelatte il y a onze ans. L'affaire remonte au 23 d&#233;cembre 1993. Sur le terrain attenant &#224; son entreprise, un carrossier de Pierrelatte (Dr&#244;me) observe une &#233;quipe d'individus v&#234;tus de combinaisons s'activant &#224; gratter le sol et &#224; enfouir dans des sacs la terre ainsi r&#233;colt&#233;e. Il alerte imm&#233;diatement les services de police. Alors que la presse locale informe que Radiacontrole, soci&#233;t&#233; priv&#233;e sp&#233;cialis&#233;e dans la d&#233;contamination, semble impliqu&#233;e dans une pollution radioactive, et qu'aussit&#244;t la Criirad entre en contact avec la direction, la d&#233;ferlante des chantages, mensonges, faux documents, dissimulations, confusions et jonglages de chiffres s'organise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les responsables de l'entreprise pr&#233;viennent que d'&#233;ventuels d&#233;veloppements m&#233;diatiques risqueraient de mettre au ch&#244;mage plusieurs dizaines de salari&#233;s. S'ils reconnaissent qu'il tra&#238;ne bien dans un hangar un f&#251;t de cobalt et cinq malheureux f&#251;ts de radium 226, ils ne disent mot des br&#251;lages r&#233;guliers de d&#233;chets radioactifs effectu&#233;s en plein air. S'appuyant sur les relev&#233;s du SCPRI, la pr&#233;fecture affirme &#8211; chanson connue &#8211; que &#171; les employ&#233;s et les riverains ne courent aucun risque &#187;. Le &#171; risque &#187; est d'autant plus minime que les relev&#233;s effectu&#233;s par le Laboratoire d&#233;partemental d'analyse et la Cellule mobile d'intervention radiologique, beaucoup plus inqui&#233;tants, ne peuvent &#234;tre rendus publics qu'avec l'accord de la pr&#233;fecture&#8230; Alors que r&#233;gionalement des p&#233;titions circulent et que des rassemblements s'organisent, il faudra attendre plus d'une semaine pour que le SCPRI remette &#224; jour ses compteurs. D'un coup, les chiffres se trouvent multipli&#233;s : le niveau de c&#233;sium 137 passe de 740 &#224; 150 000 bq/kg, celui du cobalt 50 de 18 &#224; 12 000 bq/kg&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enqu&#234;te r&#233;v&#232;le qu'en 1990 Radiacontrole avait re&#231;u en provenance des centrales de Chinon et Marcoule des &#233;chantillons, r&#233;sidus, poussi&#232;res et d&#233;chets de d&#233;cantation. Un an auparavant, le CEA-CEN de Grenoble avait livr&#233; 92 tonnes de mat&#233;riaux contamin&#233;s qui avaient &#233;t&#233; dispers&#233;es telles quelles, pour ce qui est connu, vers les aci&#233;ries du Haut-Languedoc, une usine sid&#233;rurgique et une cimenterie, un centre de r&#233;cup&#233;ration de ferraille de Mont&#233;limar et des entreprises de Loriol et Saint-&#233;tienne. Contrairement aux producteurs de d&#233;chets qui ne seront jamais incrimin&#233;s, la soci&#233;t&#233; Radiacontrole conna&#238;tra quelques m&#233;saventures judiciaires. Aujourd'hui, suivant la vague po&#233;tique qui a emport&#233; le nom des pourvoyeurs de dangers industriels, transformant Cogema/Framatome en un tr&#232;s exotique Ar&#233;va, la soci&#233;t&#233; Radiacontrole s'est rebaptis&#233;e Salvarem
&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Filiale de Campenon-Bernard, qui construit ponts, &#233;coles, h&#244;pitaux, h&#244;tels, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;	. En attendant une grande fusion public-priv&#233; au doux nom d'Orgasmus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voir aussi &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/Usine-de-Feursmetal-une-main-de'&gt;&#171; Usine de Feursm&#233;tal : une main de fer dans un gant de rouille &#187;&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/Des-accidents-purement-accidentels'&gt;&#171; Des accidents &#8220;purement accidentels&#8221; &#187;&lt;/a&gt; et &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/Anthologie-de-l-atome-inoffensif'&gt;&#171; Anthologie de l'atome inoffensif &#187;&lt;/a&gt;..&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_326 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH199/19Berth-nucleaire03-1037b.png?1768907877' width='500' height='199' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Berth
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Filiale de Campenon-Bernard, qui construit ponts, &#233;coles, h&#244;pitaux, h&#244;tels, etc&#8230; Du producteur au consommateur, en quelque sorte&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
