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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Abandon et fraude nourrici&#232;re</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Momo Br&#252;cke</dc:creator>


		<dc:subject>Les vieux dossiers</dc:subject>
		<dc:subject>enfants</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Les violentes transformations &#233;conomiques du XIXe si&#232;cle ont radicalement chang&#233; le paysage social des pays occidentaux. L'exode rural qui les accompagne a introduit un nombre consid&#233;rable de &#171; sauvages &#187; dans les cit&#233;s. Face &#224; cette d&#233;sorganisation sociale sans &#233;quivalent, les classes dirigeantes, effray&#233;es, ont essay&#233; &#224; la fin du si&#232;cle de recr&#233;er une morale, un lien social que leurs r&#233;volutions technologiques successives &#233;taient en train d'an&#233;antir. L'id&#233;e d'une solidarit&#233; organis&#233;e par (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no95-decembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;95 (d&#233;cembre 2011)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les violentes transformations&lt;/strong&gt; &#233;conomiques du XIXe si&#232;cle ont radicalement chang&#233; le paysage social des pays occidentaux. L'exode rural qui les accompagne a introduit un nombre consid&#233;rable de &#171; sauvages &#187; dans les cit&#233;s. Face &#224; cette d&#233;sorganisation sociale sans &#233;quivalent, les classes dirigeantes, effray&#233;es, ont essay&#233; &#224; la fin du si&#232;cle de recr&#233;er une morale, un lien social que leurs r&#233;volutions technologiques successives &#233;taient en train d'an&#233;antir. L'id&#233;e d'une solidarit&#233; organis&#233;e par l'&#201;tat, d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233;e en 1789, ressurgit. Celle-ci va s'appuyer sur une Administration obsessionnelle qui n'aura de cesse de distinguer les m&#233;ritants des &#171; parasites &#187;. En voici un exemple, &#224; travers une petite histoire des enfants trouv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au XVIIIe si&#232;cle, la mort hantait le perron des &#233;glises dans des bassins en marbre ou en pierres, dans des couchettes de bois recouvertes de paille &#8211; humbles berceaux o&#249; l'on d&#233;posait les enfants que les familles ne pouvaient pas assumer. Le nouveau-n&#233; abandonn&#233; l&#224; p&#233;rissait de l'action funeste de l'air et des intemp&#233;ries avant que quiconque ne vienne le recueillir. Pratique anonyme de l'abandon que ne permettaient pas les hospices, o&#249; on laissait l'enfant au vu et au su de tous. Afin de rem&#233;dier &#224; ces &#171; morts honteuses &#187;, un d&#233;cret imp&#233;rial &#171; concernant les enfants trouv&#233;s ou abandonn&#233;s et les orphelins pauvres &#187; est promulgu&#233; en 1811. Il impose la g&#233;n&#233;ralisation, dans chaque hospice, d'un dispositif technique, le &#171; tour &#187; : cylindre en bois vertical, tournant sur lui-m&#234;me, ferm&#233; d'un c&#244;t&#233; et creux de l'autre. On d&#233;pose ainsi l'enfant en toute discr&#233;tion, sans aucun contact avec le personnel de l'hospice. Lamartine en parlait comme d'une &lt;i&gt;&#171; ing&#233;nieuse invention de la charit&#233; chr&#233;tienne, qui a des mains pour recevoir, et qui n'a point d'yeux pour voir, point de bouche pour r&#233;v&#233;ler ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;J.-F. Terme, J.-B. Montfalcon, Histoire des enfants trouv&#233;s, Paris, Paulin, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; Les femmes qui nourrissaient les enfants des hospices recevaient un salaire, et avec cette anonymisation de l'abandon, un usage populaire important se d&#233;veloppe tout au long du xix e si&#232;cle. De nombreuses m&#232;res parviennent, par divers contacts, &#224; suivre la trace de leur enfant et &#224; le r&#233;cup&#233;rer tout en se faisant payer en tant que nourrice. Ce ph&#233;nom&#232;ne se r&#233;pand si intens&#233;ment que l'Administration d&#233;cide de s'en pr&#233;occuper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une premi&#232;re digue pr&#233;ventive arriva du minist&#232;re de l'Int&#233;rieur en 1827 pour emp&#234;cher toute connivence entre les &#171; messagers &#187; et les nourrices. Car c'est l'arrangement avec les messagers (responsables du transfert des enfants de l'hospice aux nourrices) qui permettaient aux m&#232;res de r&#233;cup&#233;rer leurs enfants. La circulaire pr&#233;conise l'&#233;change des enfants d'un hospice avec celui d'un autre d&#233;partement. &#192; certains endroits, &#224; l'annonce de cette mesure, des m&#232;res viennent rechercher leurs enfants &#224; l'hospice, tandis que le nombre d'abandons baisse. La lourdeur logistique et financi&#232;re de l'op&#233;ration met rapidement un terme &#224; cette mesure. Une id&#233;e germe alors chez les administrateurs de l'assistance publique : mettre en place des bureaux ouverts, au lieu des &#171; tours &#187;. Apr&#232;s une gestion aveugle des entr&#233;es et des sorties des enfants, un patient travail de consignation des enfants d&#233;pos&#233;s dans les hospices est amorc&#233;. Les bureaux ouverts ne feront pas d'autre publicit&#233; que l'inscription muette sur un registre (consigner le nom des personnes venant d&#233;poser les nouveau-n&#233;s, et celui de la m&#232;re). Cette mesure permit de r&#233;duire le nombre d'usages &#171; frauduleux &#187; qu'avait introduit le &#171; tour &#187;, et d'organiser un syst&#232;me de secours aux familles les plus d&#233;munies : apr&#232;s enqu&#234;te administrative, les m&#232;res peuvent recevoir une aide financi&#232;re pour au moins un an. Pour conjurer la fraude, on passe d'un syst&#232;me d'assistance &#171; aveugle &#187; qui s'exerce dans des lieux sp&#233;cialis&#233;s, &#224; une aide financi&#232;re et m&#233;dicale accord&#233;e directement aux familles. La question se pose alors de savoir &#224; qui l'attribuer. Cette mesure ne va pas sans un contr&#244;le individualis&#233; et entra&#238;ne une immixtion de l'&#201;tat dans les foyers. D&#232;s lors que cette aide est institu&#233;e, elle est en droit de s'&#233;tendre &#224; toutes les m&#232;res en grande difficult&#233; &#8211; qui n'avaient pour autant pas toutes recours &#224; l'abandon d'enfants. Mise en place chaotique de ce qui donnera naissance, au d&#233;but du XXe si&#232;cle, aux allocations familiales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;J.-F. Terme, J.-B. Montfalcon, &lt;i&gt;Histoire des enfants trouv&#233;s&lt;/i&gt;, Paris, Paulin, 1840. Voir aussi Jacques Donzelot, &lt;i&gt;La Police des familles&lt;/i&gt;, Paris, Les &#201;ditions de Minuit, coll. &#171; Critique &#187;, 1980.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La r&#233;volution de gla&#231;on</title>
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		<dc:date>2011-05-05T05:28:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;mi</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Lamin&#233;e par la crise financi&#232;re de 2008, l'Islande a vir&#233; son gouvernement, refus&#233; par r&#233;f&#233;rendum de passer &#224; la caisse, et nationalis&#233; ses banques. Le pays se doterait en sus d'une Assembl&#233;e constituante. La r&#233;volution, quoi ! Mais les insurg&#233;s voudraient bien garder leurs 4x4. Le boom &#233;conomique islandais reposait sur des tas de monnaie pourrie, comme dans beaucoup d'autres pays occidentaux. Il a permis &#224; l'&#238;le d'arriver au deuxi&#232;me rang des pays les plus d&#233;velopp&#233;s apr&#232;s la Norv&#232;ge, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no87-mars-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;87 (mars 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/d-une" rel="tag"&gt;d'une&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/banques" rel="tag"&gt;banques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/pays-904" rel="tag"&gt;pays&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/pays-occidentaux" rel="tag"&gt;pays occidentaux&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/islandais-reposait" rel="tag"&gt;islandais reposait&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/islandais" rel="tag"&gt;islandais&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Lamin&#233;e par la crise financi&#232;re de 2008, l'Islande a vir&#233; son gouvernement, refus&#233; par r&#233;f&#233;rendum de passer &#224; la caisse, et nationalis&#233; ses banques. Le pays se doterait en sus d'une Assembl&#233;e constituante. La r&#233;volution, quoi ! Mais les insurg&#233;s voudraient bien garder leurs 4x4.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_104 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH570/remi87-3de95.png?1768658854' width='400' height='570' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par R&#233;mi
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le boom &#233;conomique&lt;/strong&gt; islandais reposait sur des tas de monnaie pourrie, comme dans beaucoup d'autres pays occidentaux. Il a permis &#224; l'&#238;le d'arriver au deuxi&#232;me rang des pays les plus d&#233;velopp&#233;s apr&#232;s la Norv&#232;ge, selon l'indice de d&#233;veloppement humain (IDH) de 2006. Des hommes d'affaires islandais commencent, dans les ann&#233;es 2000, &#224; prendre du galon dans le monde du business international, achetant et vendant des entreprises en Europe et aux &#201;tats-Unis avec l'aide de leurs propres banques &#8211; ils en sont devenus propri&#233;taires lors de privatisations en 2002. La mondialisation et les contrats commerciaux au sein de l'Europe leur profitent au point que les sommes brass&#233;es par ces banques &lt;i&gt;&#171; d&#233;passaient l'&#233;conomie g&#233;n&#233;rale de l'Islande &#187;&lt;/i&gt;, remarque Kjartan Jonsson, directeur d'une association multiculturelle de Reykjavik. En 2008, la banqueroute de trois grosses banques islandaises met sur la paille 340 000 &#233;pargnants britanniques et n&#233;erlandais, opportun&#233;ment indemnis&#233;s par leurs gouvernements respectifs. Lesquels r&#233;clament alors &#224; Reykjavik le remboursement de 3,9 milliards d'euros, avec 5 % d'int&#233;r&#234;ts&#8230; On y reviendra. Dans le m&#234;me temps, la situation des Islandais eux-m&#234;mes s'effondre avec l'augmentation g&#233;n&#233;rale des cr&#233;dits et du co&#251;t de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;but 2009&lt;/strong&gt;, des manifestants s'affrontent &#224; la police &#8211; pour la premi&#232;re fois dans l'histoire du pays &#8211; et demandent la d&#233;mission du gouvernement qui se soumet d&#232;s la fin du mois de janvier. Le nouveau gouvernement organise alors un r&#233;f&#233;rendum sur le paiement de la fameuse dette et, surprise, 93 % des &#233;lecteurs affirment leur refus des conditions exig&#233;es par Londres et La Haye, conditions appuy&#233;es par le FMI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, le Premier ministre poursuit le projet, pr&#233;sent&#233; lors de la campagne &#233;lectorale, de d&#233;finir une nouvelle constitution afin de se d&#233;barrasser de celle h&#233;rit&#233;e de la colonisation danoise. Vingt-cinq citoyens seront charg&#233;s de r&#233;diger un nouveau texte. Parmi les mille noms choisis au hasard, cinq cent vingt-deux d'entre eux acceptent de se pr&#233;senter &#224; l'&#233;lection devant d&#233;signer les membres de l'Assembl&#233;e constituante. Condition d'&#233;ligibilit&#233; : le candidat doit avoir plus de dix-huit ans et pr&#233;senter vingt soutiens &#224; sa candidature. Le 25 novembre, seuls 36 % des &#233;lecteurs se rendent aux urnes et d&#233;signent vingt-cinq constituants en charge de r&#233;diger un texte autour de ces trois suggestions majeures que sont la s&#233;paration de l'&#201;glise et de l'&#201;tat, ainsi que celle des pouvoirs ex&#233;cutif et l&#233;gislatif, et la nationalisation des ressources naturelles. Mais, patatras, d&#233;but f&#233;vrier 2011, la Cour supr&#234;me, compos&#233;e de juges nomm&#233;s par le gouvernement pr&#233;c&#233;dent, invalide l'&#233;lection des constituants. Et, pour couronner le tout, le 25 f&#233;vrier, le Pr&#233;sident de la r&#233;publique met son veto au r&#233;-&#233;talement de la dette n&#233;goci&#233; avec Londres et La Haye depuis le non du 25 novembre. Et impose un nouveau r&#233;f&#233;rendum qui devrait avoir lieu le 9 avril&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; voir cet encha&#238;nement&lt;/strong&gt; de situations in&#233;dites en Europe, certains s'enthousiasment pour une r&#233;volution tranquille, l&#233;gale et quasi-acad&#233;mique. Sentiment s&#232;chement calm&#233; par le journaliste Pascal Rich&#233; qui affirme, sur le site de &lt;a href=&#034;http://www.rue89.com/2011/01/09/la-revolution-democratique-en-islande-tient-du-fantasme-184214&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rue89&lt;/a&gt; : &lt;i&gt;&#171; La population de cette &#238;le reste attach&#233;e &#224; l'&#233;conomie de march&#233; [&#8230;] et si l'&#233;conomie et la constitution sont boulevers&#233;es [&#8230;] ce n'est pas pour abandonner le syst&#232;me existant ; c'est pour le r&#233;g&#233;n&#233;rer. [&#8230;] L'Islande ne vit pas une alternative r&#233;ussie et harmonieuse au capitalisme, mais une suite de t&#226;tonnements confus, douloureux et r&#233;sign&#233;s&#8230; en restant dans les rails du FMI. &#187;&lt;/i&gt; Quant &#224; Kjartan J&#246;nsson, par ailleurs candidat malheureux &#224; la constituante, il parle am&#232;rement d'une tentative des Islandais &lt;i&gt;&#171; de r&#233;parer leur situation avec cette m&#234;me cupidit&#233; et ce m&#234;me aveuglement qui les ont justement mis dans l'embarras. &#187;&lt;/i&gt; Pourtant, une population qui descend dans la rue, d&#233;gage son gouvernement et rejette par r&#233;f&#233;rendum le paiement d'une dette bancaire t&#233;moigne d&#233;j&#224; d'une notable insolence. Quand, en plus, elle s'engage dans le projet d'une Assembl&#233;e constituante, compos&#233;e de citoyens anonymes parrain&#233;s par leurs voisins, amis ou connaissances, avec en vue la nationalisation des ressources nationales&#8230; Les autres &#201;tats europ&#233;ens n'ob&#233;issent-ils pas sans rechigner aux caprices des banques et du FMI ? Et les populations n'abandonnent-elles pas les changements constitutionnels au seul droit r&#233;galien ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Peut-&#234;tre que les Islandais&lt;/strong&gt;, aux aspirations r&#233;put&#233;es middle class et aux 4x4 rutilants, affirment des int&#233;r&#234;ts exclusivement singuliers. Mais l'exp&#233;rience islandaise confirme au moins le fait que la d&#233;mocratie directe ne peut s'appuyer sur des syst&#232;mes l&#233;gislatifs en place. En quelques mois, les vents auraient-ils pouss&#233; des poussi&#232;res autres que volcaniques pour fertiliser des territoires, au loin, vers&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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