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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>1955 : La r&#233;volte des conscrits</title>
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		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


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&lt;p&gt;Ils sont plus de six cents, ces r&#233;servistes de l'arm&#233;e fran&#231;aise qui, le 11 septembre 1955, sont rassembl&#233;s gare de Lyon &#224; Paris, pour rejoindre le Maroc o&#249; la revendication d'ind&#233;pendance conna&#238;t, depuis deux ans, une brusque acc&#233;l&#233;ration. Sur les quais, rares sont les bidasses qui ignorent que des n&#233;gociations entre responsables marocains et fran&#231;ais sont en cours depuis la fin ao&#251;t. En effet, l'&#201;tat colonial, encombr&#233; par la situation marocaine &#8211; et dont il va se d&#233;barrasser en novembre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ils sont plus de six cents, ces r&#233;servistes de l'arm&#233;e fran&#231;aise qui, le 11 septembre 1955, sont rassembl&#233;s gare de Lyon &#224; Paris, pour rejoindre le Maroc o&#249; la revendication d'ind&#233;pendance conna&#238;t, depuis deux ans, une brusque acc&#233;l&#233;ration. Sur les quais, rares sont les bidasses qui ignorent que des n&#233;gociations entre responsables marocains et fran&#231;ais sont en cours depuis la fin ao&#251;t. En effet, l'&#201;tat colonial, encombr&#233; par la situation marocaine &#8211; et dont il va se d&#233;barrasser en novembre en lui accordant l'ind&#233;pendance &#8211;, a d&#233;cid&#233; de tourner ses forces contre le soul&#232;vement alg&#233;rien qui a d&#233;but&#233; un an auparavant. Les troufions refusent de monter dans les trains. Ce sont des policiers et des gendarmes qui les contraignent &#224; rejoindre leurs casernements en vue de leur prochain acheminement par avion vers le protectorat ch&#233;rifien o&#249; la police militaire les attend avec gourmandise&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces heures sombres, nombreux sont les conscrits qui ne peuvent admettre d'avoir &#224; faire subir &#224; des populations ce qu'eux-m&#234;mes et leurs familles ont connu une dizaine d'ann&#233;es plus t&#244;t, pendant l'occupation allemande. D'autant que ceux-l&#224;, destin&#233;s &#224; mener &#171; des op&#233;rations de maintien de l'ordre et de pacification dans les zones rebelles &#187; ont d&#233;j&#224; effectu&#233; leurs obligations militaires. Ce sont des rappel&#233;s qui, apr&#232;s un retour &#224; la vie civile, renquillent pour un temps dont la dur&#233;e varie au gr&#233; des valses gouvernementales de la IVe R&#233;publique. Le 7 octobre, des milliers de Rouennais, dont un grand nombre de ces dockers qui avaient bloqu&#233; le chargement d'armes destin&#233;es &#224; la guerre d'Indochine, soutiennent les bidasses du 406e r&#233;giment qui refusent de quitter la caserne Richepanse. Les gardes mobiles interviennent. Les affrontements dureront trois jours avant que le b&#226;timent militaire ne soit mis &#224; sac. Les troufions seront embarqu&#233;s en direction du camp de Sissonne sous la menace des armes de la garde mobile. Quelques jours plus tard, une centaine d'appel&#233;s bloquent les rues de Valence et s'en prennent &#224; du mat&#233;riel ferroviaire. Le 23, ils sont plusieurs centaines, rev&#234;tus de leurs uniformes, &#224; manifester sur l'avenue des Champs-&#201;lys&#233;es &#224; Paris. Ces mouvements &#8211; soutiens de la population, manifestations, distributions de tracts, refus d'ob&#233;issance &#8211; porteront dans un premier temps leurs fruits : ces soldats retrouveront leurs foyers avant la fin de l'ann&#233;e. L'engagement du Front r&#233;publicain pour &#171; la paix en Alg&#233;rie &#187;, arriv&#233; au pouvoir en janvier 1956 &#224; l'occasion d'&#233;lections anticip&#233;es, ne tiendra pas trois mois. En mars, le gouvernement vote &#171; les pouvoirs sp&#233;ciaux &#187; qui allongent la dur&#233;e du service militaire, maintiennent sous les drapeaux les appel&#233;s et rappellent encore une fois les r&#233;servistes. Aussit&#244;t, les protestations reprennent. Le 5 mai, des habitants de la Rochelle bloquent le d&#233;part des bidasses. Le 18, des centaines de personnes bloquent les voies de la gare de Grenoble. Les gardes mobiles qui tentent de les d&#233;loger sont attaqu&#233;s par les manifestants dont le nombre grossit au fur et &#224; mesure que les ouvriers sortent de leurs ateliers et usines. Une grue est renvers&#233;e sur les voies et du b&#233;ton coul&#233; sur les aiguillages alors que l'&#233;meute gagne les quartiers populaires. Dans de nombreux trains, appel&#233;s et rappel&#233;s tirent les syst&#232;mes d'alarmes. Des rumeurs rapportent qu'une r&#233;volte a &#233;clat&#233; le 28 mai dans le camp de la Fontaine du Berger &#224; proximit&#233; de Clermont-Ferrand. Le 8 juillet, deux mille rappel&#233;s prennent le contr&#244;le du camp de Mourmelon, s'emparent du g&#233;n&#233;ral Zeller, futur chef de l'OAS, avant de le laisser filer &#224; poil, affr&#232;tent des cars et regagnent tranquillement leurs foyers. Entre avril et juillet plus de trois cents incidents, blocages, manifestations, r&#233;voltes et mutineries seront ainsi recens&#233;s. Mais face &#224; la r&#233;pression, les actes de r&#233;sistance vont lentement se d&#233;liter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rares sont ces bidasses qui conserveront outre-M&#233;diterran&#233;e la m&#233;moire de ces actes de refus. Quelques-uns rejoindront les rebelles, parfois avec des armes, d'autres pr&#233;f&#233;reront d&#233;serter ou contribuer en France &#224; la lutte des Alg&#233;riens. Quant au plus grand nombre, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; d&#233;lib&#233;r&#233;ment envoy&#233;s par leurs officiers dans des situations p&#233;rilleuses, ils retrouveront vite les gestes de la pire soldatesque et ram&#232;neront dans leurs valises fracass&#233;es, une puissante contribution &#224; ce racisme anti-arabe qui continue d'empester l'air aujourd'hui&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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