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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Gaffe &#224; la charge de l'&#201;l&#233;phant</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Maliet</dc:creator>


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&lt;p&gt;Ne comptez pas sur une multinationale pour vous encourager &#224; monter une coop&#233;rative ouvri&#232;re. Surtout si elle a en projet de d&#233;localiser votre usine vers des contr&#233;es au dumping social plus sexy. Mais faut-il vraiment demander la permission ? Chez Fralib, on se demande. &#171; Ce sont des mercenaires, leur bo&#238;te s'appelle Escort s&#233;curit&#233; &#187;, grince un ouvrier en d&#233;signant les gros bras qui gardent l'entr&#233;e de l'usine. En ce jeudi 5 avril, il faut montrer patte blanche &#224; quatre gorilles arborant (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no99-avril-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;99 (avril 2012)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Yohanne-Lamoulere-56" rel="tag"&gt;Yohanne Lamoul&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/d-un" rel="tag"&gt;d'un&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Gerard" rel="tag"&gt;G&#233;rard&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Escort-securite" rel="tag"&gt;Escort s&#233;curit&#233;&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/gros-bras" rel="tag"&gt;gros bras&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ne comptez pas sur une multinationale pour vous encourager &#224; monter une coop&#233;rative ouvri&#232;re. Surtout si elle a en projet de d&#233;localiser votre usine vers des contr&#233;es au dumping social plus sexy. Mais faut-il vraiment demander la permission ? Chez Fralib, on se demande.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ce sont des mercenaires, leur bo&#238;te s'appelle Escort s&#233;curit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, grince un ouvrier en d&#233;signant les gros bras qui gardent l'entr&#233;e de l'usine. En ce jeudi 5 avril, il faut montrer patte blanche &#224; quatre gorilles arborant un brassard rouge pour p&#233;n&#233;trer sur le site. Malgr&#233; tout, l'ambiance est plut&#244;t d&#233;contract&#233;e, m&#234;me si les gars et les filles de Fralib savent qu'ils ne sont pas &#224; l'abri d'un mauvais coup de leur direction. En novembre dernier, Angel Llovera, le taulier de la bo&#238;te, s'est point&#233; avec une vingtaine de vigiles pour prendre possession des lieux, en bousculant quelques salari&#233;s au passage. Depuis, le matin,&lt;i&gt; &#171; il vient au bureau accompagn&#233; de ses gardes du corps, comme un pr&#233;sident ou comme un&#8230; grand voyou ! &#187;&lt;/i&gt;, persifle un des gars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis septembre 2010, cette usine de G&#233;menos (Bouches-du-Rh&#244;ne) qui conditionnait th&#233;s et infusions aromatis&#233;s des marques &#201;l&#233;phant et Lipton, est le th&#233;&#226;tre d'une longue guerre d'usure. D'un c&#244;t&#233; le propri&#233;taire, la multinationale Unilever &#8211; Lipton, donc, mais aussi Sun, Dove, Signal, Cif, Amora&#8230; &#8211;, qui a d&#233;cid&#233; de fermer le site pour raisons &#233;conomiques, et de d&#233;localiser la production &#224; Bruxelles (Belgique) et Katowice (Pologne). &lt;i&gt;&#171; Unilever affirme que nous ne sommes pas assez comp&#233;titifs, que nous co&#251;tons trop cher. Mais ils ont organis&#233; notre surcapacit&#233; en nous retirant des produits. Et Unilever, en 2010 et 2011, est largement b&#233;n&#233;ficiaire ! &#187; &lt;/i&gt; explique G&#233;rard Cazorla. Lui, il est secr&#233;taire du Comit&#233; d'&#233;tablissement (CE), dans le camp d'en face, celui des cent trois salari&#233;s&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ils &#233;taient cent quatre-vingt-deux au d&#233;part, mais certains ont accept&#233; de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; qui tiennent la drag&#233;e haute au g&#233;ant de l'industrie agro-alimentaire depuis plus d'un an et demi.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_360 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH266/99lamoulere-9c299.png?1768651071' width='400' height='266' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Yohanne Lamoul&#232;re
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Par deux fois, la justice leur a donn&#233; raison en retoquant les plans sociaux successifs de la direction. Ils attendent le rendu du troisi&#232;me proc&#232;s le 20 avril prochain, mais, pour le moment, les licenciements sont annul&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Nous ne travaillons plus&#8211; il n'y a pas de mati&#232;re premi&#232;re ! &#8211; mais nous touchons toujours nos salaires &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise l'un d'eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ceci pr&#232;s qu'ils pr&#233;f&#233;reraient bosser. Voil&#224; pourquoi, au lieu de pointer sagement chez P&#244;le, ils ont &#233;labor&#233; un projet de reprise de l'activit&#233; sous forme de coop&#233;rative. &lt;i&gt;&#171; On veut relancer la production du th&#233; &#201;l&#233;phant, une marque cr&#233;&#233;e &#224; Marseille il y a cent vingt ans. Mais pour cela, Unilever doit nous c&#233;der l'outil de production, ainsi que la c&#233;l&#232;bre marque &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille G&#233;rard. Une entreprise s&#233;duisante que la multinationale juge &#234;tre &lt;i&gt;&#171; une impasse &#187;&lt;/i&gt;. Depuis une salle du premier &#233;tage, o&#249; se tient l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale (AG) hebdomadaire des salari&#233;s, on peut apercevoir l'int&#233;rieur du b&#226;timent &#224; travers une fen&#234;tre. En contrebas, les cha&#238;nes de conditionnement semblent en parfait &#233;tat, pr&#234;tes &#224; red&#233;marrer au moindre coup sec sur le gros bouton On. D'ici, rien &#224; voir avec une impasse ! L'air est encore charg&#233; de l'odeur du th&#233; aromatis&#233;, alors que l'usine est &#224; l'arr&#234;t depuis plus d'un an. &lt;i&gt;&#171; Avant, on travaillait avec des ar&#244;mes naturels, puis Unilever a tout fait remplacer par de la chimie&lt;/i&gt;, poursuit le secr&#233;taire du CE. &lt;i&gt;Si on r&#233;cup&#232;re l'&#201;l&#233;phant, on r&#233;tablira des circuits courts avec des producteurs locaux de plantes aromatiques, on refera de l'ar&#244;me naturel. On a encore des gars qui ont le savoir-faire. &#187;&lt;/i&gt; C'est le cas de Fran&#231;ois, cinquante-quatre ans, dont vingt-cinq &#224; Fralib. Et qui n'a pas envie que &#231;a s'arr&#234;te l&#224; : &lt;i&gt;&#171; Moi, prendre l'argent que propose Unilever et partir ? Mais je n'en veux pas, de leur pognon ! Ce que je veux, c'est du travail. Pour moi, et puis pour les minots, ceux qui arrivent derri&#232;re nous. Qu'est-ce qu'ils vont faire, comme boulot ? Toutes les usines ferment ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'AG, tout le monde descend sur le parking, o&#249; on discute par petits groupes, un peu de tout&#8230; Des &#233;lections, notamment, car les Fralibs ont re&#231;u tous les candidats. &#171; Ceux de gauche, pr&#233;cise un barbu &#224; lunette, car on a bien vu ce que &#231;a donnait, avec la droite, avec Xavier Bertrand ministre du Travail ! &#187; Tous sont persuad&#233;s que &lt;i&gt;&#171; si Sarko repasse, le lendemain, ici, on a les CRS &#187;&lt;/i&gt;. Parmi les t&#234;tes d'affiche qui sont venues, c'est &lt;i&gt;&#171; M&#233;lenchon qui a &#233;t&#233; le plus convaincant &#187;&lt;/i&gt; mais, attention, &lt;i&gt;&#171; ils sont tous en campagne &#233;lectorale ! On le sait, et on a tout enregistr&#233;, tout ce qu'ils nous ont promis. Celui qui est &#233;lu, on ira le voir le 7 mai ! On verra, s'il tient parole ! &#187;&lt;/i&gt;, garantit Jean-Marc, qui a d&#233;j&#224; v&#233;cu la fermeture de l'usine du Havre (Seine-Maritime) en 1998. Cependant, leur situation d&#233;licate ne les poussera pas tous jusque dans l'isoloir. L'un d'entre eux confie ne plus voter depuis 1981 : &lt;i&gt;&#171; J'ai &#233;t&#233; trop d&#233;&#231;u par les socialistes. Se faire avoir par la droite, on sait, c'est de bonne guerre. Mais par la gauche, &#231;a troue le cul&#8230; &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est 15 heures pass&#233;es quand des gars viennent pr&#233;venir G&#233;rard :&lt;i&gt; &#171; Ils ne veulent pas laisser entrer l'&#233;tudiant, tu sais, celui qui fait une th&#232;se sur les ouvriers. Il vient toutes les semaines, pourquoi ils ne le laissent pas passer ? Il est gentil comme tout, en plus, ce jeune&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Llovera, le patron, fait un exc&#232;s de z&#232;le. &lt;i&gt;&#171; On a le droit de recevoir qui on veut, mais ils font &#231;a r&#233;guli&#232;rement, pour nous mettre la pression, pour nous pousser &#224; la faute &#187;&lt;/i&gt;, l&#226;che G&#233;rard avant d'appeler leur huissier pour faire constater la situation. Un autre maugr&#233;e, suffisamment fort pour que les gars de la milice patronale entendent : &lt;i&gt;&#171; De toute fa&#231;on, quand on aura d&#233;cid&#233; de r&#233;cup&#233;rer l'usine, ils peuvent &#234;tre cinquante, on la r&#233;cup&#233;rera. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Ils &#233;taient cent quatre-vingt-deux au d&#233;part, mais certains ont accept&#233; de partir avec l'&#233;paisse enveloppe propos&#233;e par Unilever.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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