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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Le poids des rots, le choc des civilisations</title>
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		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Touchant, ce Charb, directeur de Charlie-Hebdo, venu &#224; Marseille pour causer libert&#233; de la presse dans la biblioth&#232;que de l'Alcazar, install&#233;e au c&#339;ur d'un quartier qu'on nommait encore, il n'y a pas si longtemps, le quartier arabe. En premi&#232;re ligne du public clairsem&#233;, ses amis les sbires du Service de protection des hautes personnalit&#233;s, cens&#233;s le prot&#233;ger depuis la publication dans son journal de caricatures sur l'Islam, sont sur le qui-vive. Charb le dit, le g&#233;mit : il est une victime. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Touchant, ce Charb, directeur de &lt;i&gt;Charlie-Hebdo&lt;/i&gt;, venu &#224; Marseille pour causer libert&#233; de la presse dans la biblioth&#232;que de l'Alcazar, install&#233;e au c&#339;ur d'un quartier qu'on nommait encore, il n'y a pas si longtemps, le quartier arabe. En premi&#232;re ligne du public clairsem&#233;, ses amis les sbires du Service de protection des hautes personnalit&#233;s, cens&#233;s le prot&#233;ger depuis la publication dans son journal de caricatures sur l'Islam, sont sur le qui-vive. Charb le dit, le g&#233;mit : il est une victime. Et r&#233;p&#232;te &#224; l'envi que la satire, c'est cool, c'est la libert&#233; d'expression&#8230; Amen ! Qu'un fielleux consensus anti-arabe se r&#233;pande en France et dans les pays occidentaux, ce n'est pas son probl&#232;me. Qu'au boulot ou dans la rue, ses caricatures fournissent de nouvelles invectives pour stigmatiser une population d&#233;j&#224; humili&#233;e, ce n'est pas &#224; cause de lui, se d&#233;fausse ce cr&#233;tin moderne qui a fait du cynisme g&#233;n&#233;ralis&#233; son intouchable &#233;vangile. C'est cette race-l&#224;, sa race aveugle et &#233;troite, qu'il d&#233;fend. Car l'imb&#233;cile semble ne pas savoir qu'en dehors de ses ap&#233;ros de r&#233;dac, il y a une diff&#233;rence entre islamistes et musulmans, et que dans le fond, ses insultes ne touchent pas tant la religion, mais une culture maltrait&#233;e. Aussi, le lamentable n&#233;o-con, apr&#232;s avoir &#233;ruct&#233; ses blagues coloniales, n'aura m&#234;me pas tent&#233; de distribuer le support papier de sa mis&#232;re intellectuelle sur le cours Belsunce, entre le snack &#233;gyptien et la p&#226;tisserie orientale. Il aurait pu, histoire d'approcher ces &lt;i&gt;&#171; cons qui aiment le proph&#232;te &#187;&lt;/i&gt;, si radicalement &#233;trangers aux esprits &#233;clair&#233;s qui, par dizaines de milliers, ont rempli les caisses de ce &lt;i&gt;Beauf-Hebdo&lt;/i&gt; en croyant faire acte de courage la&#239;c.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les Wobblies tir&#233;s de l'oubli</title>
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		<dc:date>2012-06-26T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Benny Bulben</dc:creator>


		<dc:subject>Culture</dc:subject>
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&lt;p&gt;Il &#233;tait une fois dans l'Ouest des mineurs et des b&#251;cherons qui trimaient comme des chiens pour engraisser des chacals &#224; chapeaux hauts-de-forme. &#192; l'or&#233;e du XXe si&#232;cle, dans les mines de l'Idaho et les for&#234;ts de l'Oregon, ils se firent rebelles et cr&#233;&#232;rent avec d'autres fr&#232;res humains un syndicat radical, les Industrial Workers of the World (IWW) dont l'histoire fut aussi mouvement&#233;e que son souvenir est occult&#233;. Pour contribuer &#224; combler cette lacune, un livre paru chez L'Insomniaque (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/L-Insomniaque-revient" rel="tag"&gt;L'Insomniaque revient&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Wobblies" rel="tag"&gt;Wobblies&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/capitalisme-industriel" rel="tag"&gt;capitalisme industriel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il &#233;tait une fois dans l'Ouest des mineurs et des b&#251;cherons qui trimaient comme des chiens pour engraisser des chacals &#224; chapeaux hauts-de-forme. &#192; l'or&#233;e du XXe si&#232;cle, dans les mines de l'Idaho et les for&#234;ts de l'Oregon, ils se firent rebelles et cr&#233;&#232;rent avec d'autres fr&#232;res humains un syndicat radical, les Industrial Workers of the World (IWW) dont l'histoire fut aussi mouvement&#233;e que son souvenir est occult&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour contribuer &#224; combler cette lacune, un livre&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Joyce Kornbluh, Wobblies et Hobos, L'insomniaque &#233;diteur, 256 pages, 25 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; paru chez L'Insomniaque revient sur la saga des Wobblies &#8211; ainsi qu'on nommait ces prolos ricains de toutes origines &#8211; qui joignirent leurs forces pour tenter le hold-up du si&#232;cle : le sabotage du capitalisme industriel am&#233;ricain d&#232;s son &#233;mergence, l'abolition de l'esclavage salari&#233; dans le pays m&#234;me o&#249; il &#233;tait destin&#233; &#224; proclamer urbi et orbi son immanence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre autres faits d'armes, ils se firent d'abord conna&#238;tre par une virulente campagne pour la libert&#233; de parole au Far-West qui se solda par de nombreuses morts violentes. Puis ils foment&#232;rent de nombreuses gr&#232;ves, endeuill&#233;es elles aussi par une r&#233;pression f&#233;roce des milices patronales alli&#233;es aux forces de police, et organis&#232;rent les journaliers de l'agriculture extensive en Californie et dans le Middle-West.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'entr&#233;e en guerre des USA en 1917, le patronat am&#233;ricain sut convaincre le gouvernement f&#233;d&#233;ral d'en finir avec les Wobblies. Une vague de r&#233;pression se d&#233;clencha contre eux dans tout le pays et des milliers de militants furent emprisonn&#233;s pour &#171; trahison &#187; et &#171; sabotage de l'&#233;conomie en temps de guerre &#187;. Les IWW ne s'en relev&#232;rent pas, m&#234;me si ce syndicat existe encore de nos jours &#224; l'&#233;tat groupusculaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;s en opposition au syndicat conf&#233;d&#233;ral corporatiste, raciste et chauvin AFL, les Wobblies recrutaient parmi les travailleurs peu qualifi&#233;s de toutes races et de tous sexes : la main-d'&#339;uvre f&#233;minine du textile, les mineurs et journaliers, les immigr&#233;s fra&#238;chement d&#233;barqu&#233;s et parlant &#224; peine l'anglais&#8230; Et surtout les saisonniers qui sillonnaient le continent en resquillant dans des trains de marchandise : les vagabonds du rail ou hobos. Se reconnaissant dans les principes des IWW, ces derniers, plus mis&#233;reux mais plus libres que les ouvriers des bagnes industriels de l'Est du pays, ont cr&#233;&#233; leur propre po&#233;tique, dont les figures de proue se nomment Joe Hill &#8211; qui fut pi&#233;g&#233; par les flics et condamn&#233; &#224; mort dans l'Utah &#8211; ou Harry McClintock, autre aventurier troubadour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Wobblies, nomades ou s&#233;dentaires, pratiqu&#232;rent toutes sortes de m&#233;thodes de lutte dites d'action directe &#8211; gr&#232;ve sur le tas, gr&#232;ve sauvage, piquets de gr&#232;ve arm&#233;s, sabotage, campagnes de solidarit&#233; nationales &#8211; qui furent reprises lors des nombreuses gr&#232;ves dures des ann&#233;es de la Grande D&#233;pression. Ils sont &#224; l'origine d'un &#233;tat d'esprit indocile, toujours pr&#233;sent dans une fraction du prol&#233;tariat am&#233;ricain et dans une partie de la jeunesse, comme en atteste le r&#233;cent mouvement de contestation Occupy Wall Street : un m&#233;lange d'aspiration &#224; l'&#233;galit&#233; et le souci constant de la solidarit&#233;, conjugu&#233; &#224; une forte m&#233;fiance &#224; l'&#233;gard de tous les appareils politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur mode de vie tr&#232;s libre, leur esprit critique, leurs tendances joyeusement subversives sont &#224; la source des mouvements de lib&#233;ration de la vie quotidienne qui ont fleuri dans les ann&#233;es 1960 et laiss&#233; leur marque sur le fonctionnement m&#234;me de la soci&#233;t&#233; marchande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cette histoire, on peut retenir qu'il ne faut pas d&#233;sesp&#233;rer des pauvres d'Am&#233;rique, trop souvent d&#233;peints en r&#233;sign&#233;s ataviques. Et l'on se prend &#224; r&#234;ver que la rage revienne aux chiens de tout collier et qu'ils d&#233;vorent &#224; beaux crocs les chacals &#224; mufles dor&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Joyce Kornbluh, &lt;a href=&#034;http://www.insomniaqueediteur.org/publications/hobos-wobblies&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Wobblies et Hobos&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, L'insomniaque &#233;diteur, 256 pages, 25 euros. Le livre est enrichi de documents (chansons, po&#232;mes, r&#233;cits&#8230;), de 130 illustrations (photos, dessins de presse) et d'un CD qui contient des blues in&#233;dits &#233;crits et chant&#233;s par des hobos noirs pass&#233;s depuis &#224; la post&#233;rit&#233; ainsi que de nouvelles versions, jou&#233;es par Gommard, groupe de blues-rock montreuillois.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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