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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>Shelley : la po&#233;sie contre l'&#233;conomie</title>
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&lt;p&gt;Deux bouquins, parus il y a peu, revisitent parall&#232;lement les premiers temps de la civilisation industrielle. L'un pr&#233;sente le point de vue d'un po&#232;te qui vomissait la tyrannique avidit&#233; des riches ; l'autre relate les malheurs et les exploits d'ouvriers qui secou&#232;rent le joug du salariat naissant. On y glanera au passage quelques enseignements sur le monde actuel mais aussi sur les voies qui, de Notre-Dame-des-Landes &#224; Saint-Pognon-sur-Ach&#233;ron, peuvent mener &#224; l'av&#232;nement de la libert&#233; : la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Deux bouquins&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Shelley, &#201;crits de combat ; Julius Van Daal, La Col&#232;re de Ludd, tous deux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, parus il y a peu, revisitent parall&#232;lement les premiers temps de la civilisation industrielle. L'un pr&#233;sente le point de vue d'un po&#232;te qui vomissait la tyrannique avidit&#233; des riches ; l'autre relate les malheurs et les exploits d'ouvriers qui secou&#232;rent le joug du salariat naissant. On y glanera au passage quelques enseignements sur le monde actuel mais aussi sur les voies qui, de Notre-Dame-des-Landes &#224; Saint-Pognon-sur-Ach&#233;ron, peuvent mener &#224; l'av&#232;nement de la libert&#233; : la r&#233;volte sans concession et le sabotage g&#233;n&#233;ralis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En quoi le spectre de Percy Shelley (1792-1822) pourrait-il continuer &#224; troubler la digestion des vautours qui se repaissent de la chair et de l'&#226;me des pauvres ? Serait-ce que les grandes v&#233;rit&#233;s ont la vie dure, malgr&#233; l'emprise des &#233;normes mensonges ? D&#232;s l'adolescence, Shelley renon&#231;a au n&#233;ant douillet d'un r&#244;le dans la bonne soci&#233;t&#233; anglaise &#8211; et ce fut pour embrasser la totalit&#233;, qui ne sourit qu'aux s&#233;ditieux. Il fut exclu d'Oxford &#224; 18 ans pour avoir pr&#244;n&#233; le r&#233;gicide et l'ath&#233;isme &#8211; ce qui n'&#233;tait pas sans risque, &#224; l'&#233;poque. Il &#233;crivit un &lt;i&gt;&#171; po&#232;me philosophique &#187;&lt;/i&gt;, La Reine Mab, qui circula sous le manteau et dans lequel il opposait &#224; l'utilitarisme bourgeois un mat&#233;rialisme &#233;mancipateur : &lt;i&gt;&#171; Le pouvoir, comme une peste d&#233;solante, souille tout ce qu'il touche ; et l'ob&#233;issance, fl&#233;au de tout g&#233;nie, toute vertu, toute libert&#233;, toute v&#233;rit&#233;, des hommes fait des esclaves et de l'organisme humain un automate, une machine. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa vie amoureuse, affranchie et tumultueuse, lui inspira des vers et des pens&#233;es d'une beaut&#233; fulgurante. Ses rapports furent singuli&#232;rement fusionnels avec sa deuxi&#232;me &#233;pouse, la tr&#232;s spirituelle Mary. Il l'encouragea &#224; &#233;crire le c&#233;l&#232;bre roman Frankenstein, qui met en garde contre les savants calamiteux aimant &#224; faire joujou avec la biologie. &#192; force de clamer leur haine du mercantilisme et leur amour de la libert&#233;, ils durent s'exiler en Italie, qu'ils parcoururent en bonne compagnie et o&#249; Percy p&#233;rit &#224; 30 ans au large du rivage ligure. Sa gloire fut posthume et l'aspect subversif de son &#339;uvre demeura longtemps occult&#233;, avant d'inspirer des esprits critiques aussi distincts qu'Antonin Artaud ou George Orwell.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel rapport entre un po&#232;te aux mains blanches et des ouvriers aux id&#233;es noires ? Sans doute une communaut&#233; de vues quant &#224; l'ex&#233;cration des formes prises par le capitalisme naissant. Et voil&#224; que, dans le nord de l'Angleterre, entre 1811 et 1813, des travailleurs du textile, se disant &#171; luddites &#187;, bris&#232;rent quelques milliers de machines install&#233;es l&#224; par la r&#233;volution industrielle. Loin d'&#234;tre les p&#233;quenots r&#233;trogrades qu'a d&#233;peints l'historiographie, ils n'&#233;taient pas davantage les technophobes pr&#233;curseurs que voient en eux certaines franges de l'&#233;cologie radicale. Ce qu'ils combattaient, c'&#233;tait le &#171; syst&#232;me &#187; de l'usine, voleur de temps et avilissant, qui s'est &#233;tendu depuis, sous divers avatars, &#224; toute l'activit&#233; humaine. Ils le rejetaient parce qu'il les affamait en rempla&#231;ant leur savoir-faire par des machines, mais aussi parce qu'ils jugeaient nocif l'esprit de lucre et de domestication qui s'incarnait dans les nouvelles techniques de production. Et pour lui r&#233;sister, ils n'avaient d'autre ressource que de saboter ce syst&#232;me en bousillant son attirail. Pour &#233;craser cette r&#233;volte, une union sacr&#233;e se forma entre tous les poss&#233;dants, et la r&#233;pression fut implacable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les luddites &#233;taient-ils des punks avant la lettre ? La volupt&#233; du &#171; destroy &#187; est certes une volupt&#233; cr&#233;atrice ; cependant le rejet que l'industrialisation suscita d'embl&#233;e chez les pauvres et les po&#232;tes ne se limitait pas &#224; un &#171; no future &#187; d&#233;pit&#233; ou rageur face &#224; la m&#233;canique broyeuse du capitalisme. Car ni les luddites ni Shelley ne r&#233;cusaient l'innovation technique en elle-m&#234;me, pourvu qu'elle serve au bien de tous &#8211; et pas seulement &#224; la domination de quelques profiteurs&#8230; Pourvu, donc, qu'elle respecte le vivant et satisfasse aux d&#233;sirs humains de libert&#233; et de dignit&#233;, m&#233;ritant ainsi sans antiphrase le beau nom de &#171; progr&#232;s &#187;, si galvaud&#233; qu'il en est devenu terrifiant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Shelley, &lt;a href=&#034;http://www.insomniaqueediteur.org/publications/ecrits-de-combat&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;&#201;crits de combat&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; ; Julius Van Daal, &lt;a href=&#034;http://www.insomniaqueediteur.org/publications/la-colere-de-ludd&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;La Col&#232;re de Ludd&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, tous deux chez L'insomniaque &#233;diteur.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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