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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>La pepie aux Terrasses</title>
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		<dc:creator>&#201;milien Bernard</dc:creator>


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&lt;p&gt;Sur le papier, l'id&#233;e semblait bonne : partir en qu&#234;te d'agapes alcoolis&#233;es dans le plus grand centre commercial du centre de Marseille, les terrifiantes Terrasses du Port. R&#233;sultat : une exp&#233;dition d&#233;sastreuse&#8230; Lendemain de bataille. Une perceuse dans la t&#234;te, je consulte mes notes pour mettre de l'ordre dans mes souvenirs. Pas facile. Plut&#244;t pr&#233;cises et d&#233;taill&#233;es au d&#233;but, elles se font lapidaires sur la fin, parfois incompr&#233;hensibles. &#171; Enfoir&#233; de serveur breton qui parle italien &#187;, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Pierre-Yves-Marzin-Riva-Press" rel="tag"&gt;Pierre-Yves Marzin/Riva Press.&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Lendemain" rel="tag"&gt;Lendemain&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sur le papier, l'id&#233;e semblait bonne : partir en qu&#234;te d'agapes alcoolis&#233;es dans le plus grand centre commercial du centre de Marseille, les terrifiantes Terrasses du Port. R&#233;sultat : une exp&#233;dition d&#233;sastreuse&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lendemain de bataille. Une perceuse dans la t&#234;te, je consulte mes notes pour mettre de l'ordre dans mes souvenirs. Pas facile. Plut&#244;t pr&#233;cises et d&#233;taill&#233;es au d&#233;but, elles se font lapidaires sur la fin, parfois incompr&#233;hensibles. &#171; &lt;i&gt;Enfoir&#233; de serveur breton qui parle italien&lt;/i&gt; &#187;, indique ainsi un gribouillis maladroit. Plus loin : &#171; &lt;i&gt;Impression que la conspiration bretonne prend place ici. Les terroristes, c'est eux.&lt;/i&gt; &#187; Hum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut dire qu'au moment de r&#233;diger ces hi&#233;roglyphes, j'&#233;tais &#224; la toute derni&#232;re &#233;tape de mon p&#233;riple &#233;thylique en terre shopping, dans un lieu &#233;trange baptis&#233; L'Ambassade de Bretagne, avec Manau en fond sonore, des bols &#224; cidre ridicules et un pastis breton abominable. J'&#233;tais &#233;galement largement r&#233;tam&#233;, preuve de mon implication dans le sujet trait&#233;. Cerise sur le chouchen, j'en avais m&#233;chamment ras la casquette des galeries aseptis&#233;es que je venais d'arpenter de longues heures. Ce sont donc les Bretons qui ont pris. Mes excuses au peuple &lt;i&gt;kenavo&lt;/i&gt;, victime expiatoire du journalisme d'investigation. Bref.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rembobinons. Au d&#233;part, l'id&#233;e &#233;tait simple : puisque les camarades de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; se focalisaient sur de sympathiques troquets &#224; l'ancienne, il me semblait int&#233;ressant de scruter l'envers du d&#233;cor, ces antibistrots o&#249; l'on ne met jamais les pieds. Cela aurait pu &#234;tre les bars &lt;i&gt;lounge&lt;/i&gt; du quartier de l'Op&#233;ra, ou bien les brasseries &#224; touristes du Vieux-Port, mais j'ai finalement opt&#233; pour les Terrasses du Port. Ce centre commercial de 230 000 m2 situ&#233; &#224; la Joliette et ouvert en 2014 cumule tous les super-adjectifs en la mati&#232;re, drainant 15 millions de visiteurs par an&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En passant, notons qu'il existe un Conseil national des centres commerciaux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Un d&#233;cor suffisamment monstrueux pour m&#233;riter une exp&#233;dition, pensais-je na&#239;vement. Dont acte, d&#233;taill&#233; ci-dessous.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1885 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;54&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH335/-181-5a310.jpg?1780010524' width='500' height='335' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo Pierre-Yves Marzin, bar Le Royal, Brest, 2008.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;13h23 /&lt;/strong&gt; Apr&#232;s une fouille par un vigile d&#233;sagr&#233;able, me voil&#224; &#224; l'int&#233;rieur. C'est samedi, il y a foule et elle n'est pas l&#224; pour rigoler. Un peu paum&#233;, j'arpente les divers &#233;tages d&#233;gueulant de marchandises et de vitrines criardes. C'est l'&#233;meute &#224; Zara, la folie &#224; H&amp;M. Press&#233;s, d&#233;termin&#233;s, les gens semblent dot&#233;s de GPS inconnus de moi. Je tourne en rond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;14h22 /&lt;/strong&gt; D&#233;sireux de commencer le marathon de mani&#232;re &lt;i&gt;light&lt;/i&gt;, j'opte pour le dernier &#233;tage, lequel offre une vue sur la mer. Je m'installe en terrasse Chez Le Roy Ren&#233;, immense bar-restaurant de fruits de mer o&#249; se presse une foule diverse : des jeunes, des vieux, des familles. Mon pastis &#224; 3 euros 50 &#224; la main, j'observe les environs, p&#233;pouze. &#192; la table voisine, un couple semble discuter de vive voix. Que nenni, chacun entretient une conversation diff&#233;rente sur son smartphone. &#171; &lt;i&gt;J'ai pris un Schweppes&lt;/i&gt; &#187;, dit la femme. &#171; &lt;i&gt;T'inqui&#232;tes, l'OM monte en puissance&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;pond l'homme. Ok. Je me tourne vers ma voisine de gauche. Une vieille dame, qui vient d'Antibes, n'aime pas du tout le centre commercial mais a rendez-vous ici avec son fils. Elle adore la chanson fran&#231;aise, a rencontr&#233; Annie Cordy, p&#233;tille de joie de vivre malgr&#233; une grave maladie. De l'humanit&#233;, ici ? Chouette. On trinque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;15h30 /&lt;/strong&gt; Je redescends par les escalators, passe devant le Beauty Bar One. Bien d&#233;cid&#233; &#224; m'accouder au comptoir, o&#249; tra&#238;nassent quelques jeunes filles, je subis leurs lazzis : &#171; &lt;i&gt;Non, on ne sert pas d'alcool, nous on fait les manucures.&lt;/i&gt; &#187; Rude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;15h44 /&lt;/strong&gt; Au rez-de-chauss&#233;e, Le Beefhouse. Un lieu cher, au d&#233;cor fonctionnel peu engageant, ainsi r&#233;sum&#233; par la marque : &#171; &lt;i&gt;une atmosph&#232;re de steak house new-yorkais o&#249; le street-art se m&#234;le &#224; la d&#233;couverte de viandes succulentes.&lt;/i&gt; &#187; Hin. Le verre de ros&#233; command&#233; arrive dans un verre en plastique. Quatre euros, go&#251;t m&#233;tallique. Cul sec, fuite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;16h33 /&lt;/strong&gt; Trois CRS en goguette refusent de me renseigner sur leur quotidien. Et non, ils ne connaissent pas de bars sympas ici. &#171; &lt;i&gt;Veuillez circuler, Monsieur.&lt;/i&gt; &#187; D&#233;pit&#233;, je file &#224; l'immense Monoprix m'acheter une flasque de rhum ambr&#233;. 20 cl, 3,70 euros, enfin un prix raisonnable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;16h55 / &lt;/strong&gt; Queue impressionnante devant le Starbuck. Sto&#239;que, je m'y ins&#232;re. Deux jeunes se montrent des photos de frappucinos sur leurs smartphones. Angoisse, plong&#233;e sur la flasque. Quand arrive mon tour, je tente le coup : &#171; &lt;i&gt;Vous servez de l'alcool ?&lt;/i&gt; &#187; Le serveur rigole. J'opte pour l'expresso. Allong&#233; au rhum ambr&#233;, il a bien meilleur go&#251;t, fait presque oublier le d&#233;cor aseptis&#233; o&#249; s'entassent des cohortes de ravis de la cr&#232;che caf&#233;in&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;17h35 /&lt;/strong&gt; Au Barbarac, niveau 2, comptoir bond&#233; &#233;tal&#233; sur l'all&#233;e centrale, m&#234;me d&#233;sillusion. Pas d'alcool, mais des glaces et des smoothies hors de prix en veux-tu-en-voil&#224;. Le shopping serait-il incompatible avec l'&#233;thylisme ? Flasque &lt;i&gt;again&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;18h22 /&lt;/strong&gt; Apr&#232;s avoir hant&#233; les sous-sols du centre-commercial, parkings et salles de gym, je remonte au deuxi&#232;me &#233;tage. Voil&#224; le Chi Va Piano, resto-bar au d&#233;cor italien cheapos. Il y a du monde, mais les clients tournent quasiment exclusivement au coca. Ce que confirme le barman, qui vit &#224; La Plaine et comprend mon &#233;tonnement : &#171; &lt;i&gt;Quand je reviens dans mon quartier le soir, c'est plut&#244;t ceux qui boivent du Coca qui d&#233;tonnent.&lt;/i&gt; &#187; Je m'installe. &#192; c&#244;t&#233; de moi, quelques jeunes causent technologie &#8211; &#171; &lt;i&gt;De base, je suis plus Samsung&lt;/i&gt; &#187;, dit l'un. &#171; &lt;i&gt;Ouais mais &#231;a d&#233;pend de la taille.&lt;/i&gt; &#187; D'une traite, j'engloutis mon pastis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;19h27 /&lt;/strong&gt; Changement de fusil d'&#233;paule. Direction les Docks, juste en face. Une gigantesque all&#233;e cosy bourr&#233;e de boutiques pseudo-bio, de galeries d'art et de quelques caf&#233;s. Je m'arr&#234;te &#224; l'Histoire Belge, pour une bi&#232;re &#224; 3,80 euros, et note qu'un concert de Guns N' Roses est diffus&#233; sur l'&#233;cran g&#233;ant. Bon point pour eux. Le seul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;20h15 /&lt;/strong&gt; Pause flasque &#224; la galerie Vernay, laquelle expose des tableaux qu'on ne peut voir qu'&#224; travers l'&#233;cran d'un I-Phone (sinon ils sont flous). Un mec &#224; c&#244;t&#233; de moi, cheveux blancs et gueule confite : &#171; &lt;i&gt;Vraiment g&#233;nial, ils ont exactement compris comment refl&#233;ter notre monde, incroyable.&lt;/i&gt; &#187; La flasque en prend un coup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;20h34 /&lt;/strong&gt; Une clope dehors, o&#249; tra&#238;nassent trois t&#233;moins de J&#233;hovah. Je lance la discussion : &#171; &lt;i&gt;Alors, les gars, &#231;a fait quoi d'&#234;tre les champions du monde de la porte claqu&#233;e au nez ?&lt;/i&gt; &#187; Ils tentent d'&#233;viter le bavardage, me renvoient &#224; Pierre, verset 18, et refusent toute gorg&#233;e de rhum ambr&#233; malgr&#233; mon insistance. Puis ils fuient en remballant leur barda. Victoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;21h06 /&lt;/strong&gt; Je retourne &#224; l'int&#233;rieur en titubant, me cogne dans quelques badauds, atterrit dans une brasserie moche pour un demi express, puis je tourbillonne derechef dans ce flipper humain, qui m'envoie &#224; l'Ambassade de Bretagne. La suite, on la conna&#238;t, notamment la mise &#224; jour du complot sis en ce lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;22h12 /&lt;/strong&gt; Alors que je gribouille sur mon carnet en grin&#231;ant des dents, le serveur s'adresse &#224; moi. &#171; &lt;i&gt;Monsieur, si vous ne consommez pas d'autre verre, il va falloir partir&lt;/i&gt;. &#187; Je rempile. Foutu complot breton.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;En passant, notons qu'il existe un Conseil national des centres commerciaux et qu'en 2015 ce dernier a d&#233;cern&#233; aux Terrasses du Port le prix de la &#171; meilleure cr&#233;ation d'un centre commercial &#187;. Bal&#232;ze.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Au sommaire du n&#176;148 : &#034;Un peu de l'&#226;me des bistrots&#034;</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/Au-sommaire-du-no148-Un-peu-de-l</link>
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		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


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&lt;p&gt;En kiosque &#224; partir du 04 novembre. Un article sera mis en ligne, chaque semaine. Les autres articles seront archiv&#233;s sur notre site trois mois plus tard. D'ici-l&#224;, tu as tout le temps d'aller saluer ton kiosquier ou de t'abonner... L'&#233;dito : Loue&#769;s soient nos poulets Fabriqu&#233; par la firme allemande Heckler &amp; Koch, le fusil d'assaut HK G36 est une v&#233;ritable arme de guerre. L&#233;ger et maniable, il &#233;quipe depuis mars dernier les cowboys de la Bac. Face aux attaques terroristes, il (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Sommaire" rel="tag"&gt;Sommaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/L-L-de-Mars" rel="tag"&gt;L.L. de Mars&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Pierre-Yves-Marzin-Riva-Press" rel="tag"&gt;Pierre-Yves Marzin/Riva Press.&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/d-un" rel="tag"&gt;d'un&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/d-une" rel="tag"&gt;d'une&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/lieu" rel="tag"&gt;lieu&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/allemande-Heckler" rel="tag"&gt;allemande Heckler&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L106xH150/arton1755-4d7a5.jpg?1779887604' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En kiosque &#224; partir du 04 novembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un article sera mis en ligne, &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/CQFD-no148-novembre-2016&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;chaque semaine&lt;/a&gt;. Les autres articles seront archiv&#233;s sur notre site trois mois plus tard. D'ici-l&#224;, tu as tout le temps d'aller saluer ton kiosquier ou de &lt;a href='https://www.cqfd-journal.org/Ce-qu-il-faut-debourser'&gt;t'abonner&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;dito : Loue&#769;s soient nos poulets&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Fabriqu&#233; par la firme allemande Heckler &amp; Koch, le fusil d'assaut HK G36 est une v&#233;ritable arme de guerre. L&#233;ger et maniable, il &#233;quipe depuis mars dernier les cowboys de la Bac. Face aux attaques terroristes, il s'agissait de faire monter en gamme la force de frappe des flics. En attendant d'admirer nos avenues s&#233;curis&#233;es par des chars d'assaut et nos &#233;coles bunk&#233;ris&#233;es, il va falloir s'habituer &#224; voir pavoiser dans nos villes ces exosquelettes bleu marine surarm&#233;s. &#192; la mani&#232;re de culturistes bandant leurs muscles sur un podium de Mr Univers, l'emballement guerrier est d'abord affaire d'affichage et d'intimidation. Las, par moments de plus en plus fr&#233;quents, le doigt sur la g&#226;chette, du Flash-ball ou du p&#233;tard, se crispe. Dans la nuit du samedi 29 octobre, cinq baqueux &#233;quip&#233;s de HK G36 ont effac&#233; de la surface de la Terre un carrossier de 51 piges &#224; &#201;chirolles (Is&#232;re). D'abord muni d'une machette, le &#171; forcen&#233; &#187; &#8211; en fait un type bourr&#233; comme une hu&#238;tre &#8211; aurait brandi un petit pistolet d'alarme. Choqu&#233;e, la veuve de la victime d&#233;clarait : &#171; &lt;i&gt;J'ai l'impression qu'il a &#233;t&#233; abattu comme une merde, en parlant poliment. Pour moi, c'est une bavure, une grosse bavure. Vous vous rendez compte, cinq balles. (...) Comment cela peut &#234;tre permis de tuer les gens comme &#231;a ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les revendications des manifs de poulets de ces derni&#232;res nuits, on retrouve la demande d'un alignement des conditions de l&#233;gitime d&#233;fense sur celles de leurs confr&#232;res gendarmes. En effet, quand ils d&#233;fouraillent &#224; tout-va, les militaires n'ont pas &#224; se poser la question de savoir si leur canardage est &#171; proportionnel &#187; et &#171; simultan&#233; &#187; au risque encouru. Encadr&#233;s par un code p&#233;nal liberticide, les flics n'ont pas les m&#234;mes coud&#233;es franches. Qu'ils tuent et l'ombre infamante du proc&#232;s vient ternir le lustre de leurs insignes : des ann&#233;es de proc&#233;dure, parfois loin de leurs flingues, pour une in&#233;luctable relaxe. Superph&#233;nix Renaud a beau agonir en boucle sa ballade flicophile, les policiers continuent &#224; souffrir d'un d&#233;samour d'une partie de la population. Comme si l'aura de la lutte contre les attaques terroristes n'avait pas suffi &#224; passer sous le boisseau les bastonnades et autres mutilations lors du mouvement social contre la loi &#171; Travaille ! &#187;. Comble de l'ironie, voil&#224; nos cagoul&#233;s asserment&#233;s qui piquent leur slogan aux... Noirs flingu&#233;s par leurs homologues ricains. &#171; Nos vies comptent &#187;, peut-on lire sur les pancartes des grogneurs de la bleusaille. Les bons comptes font les bons ennemis.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;HOMMAGE&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_1759 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH497/-73-0bac7.jpg?1779887604' width='500' height='497' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par LL de Mars
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;&#192; un jet de pierre des hordes de touristes de la place Saint-Michel, on trouve une venelle, o&#249; William S. Burroughs avait ses quartiers, et dont le nom promet d&#233;j&#224; la po&#233;sie : la rue G&#238;t-le-C&#339;ur. Derri&#232;re une vitrine bouch&#233;e par des couvertures graphiques, on se faufile parmi les couches de bouquins successivement empil&#233;es &#224; la fa&#231;on d'un sp&#233;l&#233;ologue. L&#224;, un &#233;tonnant monde imprim&#233; cerne de toutes parts un fr&#234;le magicien, infatigable passeur d'imaginaire et de curiosit&#233;s couch&#233;es sur papier.&lt;/i&gt;* &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;Jacques No&#235;l, le fr&#234;le magicien, est mort emportant son monde avec lui... Que mille librairies, comme la sienne, fleurissent sur son tombeau.&lt;br class='manualbr' /&gt;* &#171; &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Librairie-Un-regard-moderne&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Librairie : un regard moderne&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;129 (f&#233;vrier 2015).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Dossier : &#034;Un peu de l'&#226;me des bistrots&#034;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Le comptoir d'un caf&#233; est le parlement du peuple &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Jacques Yonnet (1915-1974) &#233;tait un grand amateur des bistrots &#171; pas factices &#187; et de gigondas. Son chef-d'&#339;uvre &lt;i&gt;Rue des mal&#233;fices&lt;/i&gt;, paru sous le titre &lt;i&gt;Enchantements sur Paris&lt;/i&gt; en 1954, plongeait le lecteur dans les bas-fonds d'une capitale sous tension durant l'Occupation. Le peuple secret du vieux Paname &#8211; clochards, piliers de bars, gitans et truands &#8211; constituait le c&#339;ur d'un r&#233;cit merveilleux. Avec la r&#233;&#233;dition du meilleur cru des chroniques &#233;crites par Yonnet dans L'Auvergnat de Paris de 1961 &#224; 1974, les &#233;ditions L'&#233;chapp&#233;e nous invitent &#224; un guide gouleyant des troquets de Paris, aujourd'hui disparus, qui n'oublie rien de son histoire enfouie, de ses luttes sociales et de sa magie. Nous avons pos&#233; quelques questions &#224; Jacques Baujard qui a &#233;dit&#233; l'ouvrage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le troquet de Jack London &gt;&lt;/strong&gt; Le 22 novembre, cela fera un si&#232;cle que John Griffith Chaney alias Jack London aura vid&#233; son dernier godet. &#224; Oakland subsistent les planches du troquet o&#249; l'auteur du Loup des mers tra&#238;na ses gu&#234;tres. Ambiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aux saintes patronnes qui tiennent des espaces &gt;&lt;/strong&gt; &#224; Marseille, le bar se d&#233;cline aussi au f&#233;minin, suppl&#233;ment de caract&#232;re compris. Promenade canonique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rouges au bar, jaunes dans les verres &gt;&lt;/strong&gt; Il fut un temps o&#249; Juliette, &#201;liane, Nicole et Monique se baignaient dans la rivi&#232;re du Jarret &#224; c&#244;t&#233; de l'usine de soufre. Il fut un temps o&#249; l'on ramassait la salade &#224; deux pas de Menpenti, un temps o&#249; le foyer populaire fut rachet&#233; par des communistes pour en faire un dispensaire gratuit, une biblioth&#232;que, un bistrot, un lieu de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fillols : deux bars sinon rien &gt;&lt;/strong&gt; Un petit village pyr&#233;n&#233;en qui r&#233;ussit &#224; conserver ses deux bars. H&#233;r&#233;sie &#233;conomique ? Enqu&#234;te dans les bas-fonds de la moyenne montagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une rando de caract&#232;re &gt;&lt;/strong&gt; R&#233;cit d'une &#171; randonn&#233;e p&#233;destre brestoise, &#224; la d&#233;couverte d'un patrimoine limonadier de caract&#232;re &#187;. Une piste bretonne, en d'autres termes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Salut &#224; toi, bar kabyle ! &gt;&lt;/strong&gt; Les Auvergnats g&#232;rent encore 60 % des 12 600 d&#233;bits de boissons et restaurants parisiens. Juste derri&#232;re arrivent les Kabyles. Au nord-est de Paname, de Belleville-M&#233;nilmontant jusqu'&#224; Montreuil, ils sont les vrais tauliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D'une gargotte ath&#233;nienne &gt;&lt;/strong&gt; Longtemps Babis, alias &#171; Kostas &#187;, a tenu une taverne souterraine dans le quartier de Gazi &#224; Ath&#232;nes. Il &#233;voque ici ce lieu qui &#171; r&#233;alisait la fusion entre le pass&#233; et le pr&#233;sent &#187;. La parole est &#224; l'ex-tavernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La p&#233;pie aux Terrasses &gt;&lt;/strong&gt; Sur le papier, l'id&#233;e semblait bonne : partir en qu&#234;te d'agapes alcoolis&#233;es dans le plus grand centre commercial du centre de Marseille, les terrifiantes Terrasses du Port. R&#233;sultat : une exp&#233;dition d&#233;sastreuse&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1760 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;34&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH321/-74-b5cef.jpg?1779887605' width='500' height='321' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Pierre-Yves Marzin, Mexico, 2000
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Enqu&#234;tes et reportages&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Empire du moindre mal &gt;&lt;/strong&gt; C'est le prototype de l'&#201;tat d&#233;mocrate, un temple de la &#171; nouvelle &#233;conomie post-industrielle &#187; th&#233;oris&#233;e par les Clinton. Le Massachusetts, c&#244;te Est am&#233;ricaine, savoure une prosp&#233;rit&#233; faite d'&#233;lites intellectuelles,
d'universit&#233;s hors de prix et &#171; d'innovation disruptive &#187;. C'est aussi
le champion des in&#233;galit&#233;s. Dans l'ancienne cit&#233; industrielle de Fall River, les &#233;lecteurs n'ont d'autre choix que de courber l'&#233;chine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Naissance et vie d'un ghetto &gt;&lt;/strong&gt; &#201;ni&#232;me &#233;pisode de la grande chasse aux migrants qui tient lieu de sport national en Europe, l'op&#233;ration de d&#233;mant&#232;lement de la dite &#171; Jungle &#187; de Calais est d&#233;sormais quasiment termin&#233;e. Un nouveau coup dur pour les milliers de migrants qui y (sur)vivaient dans des conditions terribles. Philippe Wannesson, habitant de la ville et tenancier de l'excellent blog &lt;a href=&#034;https://passeursdhospitalites.wordpress.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Passeurs d'hospitalit&#233;&lt;/a&gt; , revient ici sur l'histoire complexe de ce bidonville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les murs de la mer &gt;&lt;/strong&gt; Moins expos&#233; m&#233;diatiquement que les routes migratoires de M&#233;diterran&#233;e centrale ou de mer &#201;g&#233;e, le d&#233;troit de Gibraltar est rest&#233; un lieu de passage o&#249; les soldats marocains jouent le r&#244;le de suppl&#233;tifs des politiques europ&#233;ennes. Les voyageurs sans visa y vivent de longues p&#233;riodes d'attente,
de violence et de mis&#232;re. Reportage &#224; Tanger, Ceuta et Melilla.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le bus du bocage &gt;&lt;/strong&gt; Le 8 octobre dernier plus de 40 000 b&#226;tons r&#233;sonnaient sur le sol de la ZAD &#224; Notre-Dame-des-Landes&#8230; Des dizaines de milliers de personnes confirmant leur retour en cas d'expulsion de la zone. Reportage sur la route, dans un bus de la Conf'.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 rue Socrate &#8211; le nid du Marabout &gt;&lt;/strong&gt; R&#233;cemment encore, ils &#233;taient condamn&#233;s &#224; la rue ou aux foyers d'accueil, exclus par une soci&#233;t&#233; rechignant &#224; prendre en charge leurs troubles psychiatriques. Depuis ao&#251;t 2015, la trentaine d'habitants du 3 rue Socrate cohabite dans un b&#226;timent r&#233;quisitionn&#233; par l'association Marabout, en plein centre-ville de Marseille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> &#171; On n'a pas &#224; demander la permission pour &#234;tre libre &#187;</title>
		<link>https://www.cqfd-journal.org/On-n-a-pas-a-demander-la</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.cqfd-journal.org/On-n-a-pas-a-demander-la</guid>
		<dc:date>2014-03-11T05:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> J&#233;r&#244;me Baschet</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Caroline Sury</dc:subject>
		<dc:subject>Pierre-Yves Marzin/Riva Press.</dc:subject>
		<dc:subject>Mat Jacob/Tendance Floue.</dc:subject>
		<dc:subject>zapatistes</dc:subject>
		<dc:subject>gouvernement</dc:subject>
		<dc:subject>sans</dc:subject>
		<dc:subject>San</dc:subject>
		<dc:subject>Caroline Sury</dc:subject>
		<dc:subject>l'EZLN</dc:subject>
		<dc:subject>San Andr&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>zapatiste L'histoire</dc:subject>
		<dc:subject>l'autonomie</dc:subject>
		<dc:subject>Andr&#233;s</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans la nuit du 31 d&#233;cembre au 1er janvier dernier, les zapatistes ont c&#233;l&#233;br&#233; les 20 ans du retentissant &#171; &#161; Ya basta ! &#187; de 1994. Dans les cinq caracoles, les festivit&#233;s ont &#233;t&#233; joyeuses et sobres : plaisir d'accueillir de nombreux visiteurs et de danser jusqu'au petit matin, satisfaction &#233;vidente d'avoir travers&#233; tant de p&#233;rip&#233;ties et d'&#234;tre encore l&#224;. Mais point d'annonce spectaculaire ni de grand discours r&#233;capitulatif : les faits et l'exp&#233;rience devaient parler d'eux-m&#234;mes. C'est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no118-janvier-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;118 (janvier 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Caroline-Sury" rel="tag"&gt;Caroline Sury&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Pierre-Yves-Marzin-Riva-Press" rel="tag"&gt;Pierre-Yves Marzin/Riva Press.&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Mat-Jacob-Tendance-Floue" rel="tag"&gt;Mat Jacob/Tendance Floue.&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/zapatistes" rel="tag"&gt;zapatistes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/gouvernement" rel="tag"&gt;gouvernement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/sans" rel="tag"&gt;sans&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/San" rel="tag"&gt;San&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Caroline-Sury-5008" rel="tag"&gt;Caroline Sury&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/l-EZLN" rel="tag"&gt;l'EZLN&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/San-Andres" rel="tag"&gt;San Andr&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/zapatiste-L-histoire" rel="tag"&gt;zapatiste L'histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/l-autonomie" rel="tag"&gt;l'autonomie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Andres" rel="tag"&gt;Andr&#233;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans la nuit du 31 d&#233;cembre au 1er janvier dernier, les zapatistes ont c&#233;l&#233;br&#233; les 20 ans du retentissant &#171; &#161; Ya basta ! &#187; de 1994. Dans les cinq caracoles&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Communes autonomes, g&#233;r&#233;es par des &#171; Conseils de bon gouvernement &#187;.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, les festivit&#233;s ont &#233;t&#233; joyeuses et sobres : plaisir d'accueillir de nombreux visiteurs et de danser jusqu'au petit matin, satisfaction &#233;vidente d'avoir travers&#233; tant de p&#233;rip&#233;ties et d'&#234;tre encore l&#224;. Mais point d'annonce spectaculaire ni de grand discours r&#233;capitulatif : les faits et l'exp&#233;rience devaient parler d'eux-m&#234;mes. C'est pourquoi, pour cet anniversaire tr&#232;s attendu, l'EZLN a concentr&#233; tous ses efforts sur l'organisation de l'Escuelita zapatista, &#171; la petite &#233;cole &#187;, structure qui a permis &#224; 4 500 personnes d'&#234;tre accueillies une semaine durant, dans les villages rebelles, d'observer et de toucher du doigt la construction de cet autre monde qu'ils appellent &#171; autonomie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref retour sur une aventure de deux d&#233;cennies et tentative de bilan.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_945 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;31&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH336/dossier-mat-jacob_chiapas-98c01.jpg?1779628379' width='500' height='336' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Mat Jacob/Tendance Floue.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deux moments dans le cheminement zapatiste &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire du zapatisme depuis 1994 peut &#234;tre synth&#233;tis&#233;e en deux grandes phases, de part et d'autre de la charni&#232;re des ann&#233;es 2001-2003. Au cours de la premi&#232;re p&#233;riode, l'EZLN s'est engag&#233;e, apr&#232;s douze jours de combat, dans l'&#233;tape de la parole : &#233;changes multiples avec la soci&#233;t&#233; civile, nationale et internationale, mais aussi dialogue avec le gouvernement f&#233;d&#233;ral, ayant abouti &#224; la signature, le 16 f&#233;vrier 1996, des accords de San Andr&#233;s sur les &#171; Droits et cultures indig&#232;nes &#187;, incluant la reconnaissance de l'autonomie des peuples indiens, la l&#233;gitimit&#233; de formes de gouvernement sp&#233;cifiques et un contr&#244;le sur leurs territoires. Les efforts de l'EZLN se sont alors concentr&#233;s sur la revendication de la reconnaissance de ces accords dont la mise en pratique impliquait le vote d'une r&#233;forme constitutionnelle, pr&#233;par&#233;e par une commission parlementaire ad hoc, la Cocopa. De fait, si l'EZLN a accept&#233; le texte pr&#233;par&#233; par cette derni&#232;re, le Pr&#233;sident d'alors, Ernesto Zedillo, s'y est refus&#233;, optant pour une strat&#233;gie de paramilitarisation visant &#224; d&#233;structurer les communaut&#233;s zapatistes. Il a donc fallu multiplier les initiatives en faveur des accords de San Andr&#233;s, dont la Marche de la couleur de la terre qui a men&#233; les commandants rebelles jusqu'&#224; Mexico, o&#249; la commandante Esther a plaid&#233; &#224; la tribune du Congr&#232;s en faveur de la r&#233;forme pr&#233;par&#233;e par la Cocopa. L'enthousiasme suscit&#233; par la Marche, ainsi que l'apparente disposition au dialogue du gouvernement de Vicente Fox, laissaient supposer que la constitutionnalisation des accords de San Andr&#233;s &#233;tait enfin acquise. Il a pourtant fallu d&#233;chanter : quelques semaines plus tard, les l&#233;gislateurs de tous les partis, y compris le Parti r&#233;volutionnaire d&#233;mocratique (gauche parlementaire), d&#233;naturaient les points essentiels du texte soumis &#224; leur vote et adoptaient ce que l'EZLN et le Congr&#232;s national indig&#232;ne ont d&#233;nonc&#233; comme une contre-r&#233;forme et une trahison. Am&#232;re d&#233;sillusion et rude le&#231;on.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_948 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L300xH420/dossier-mex01-c637e.jpg?1779628379' width='300' height='420' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Caroline Sury.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La premi&#232;re phase&lt;/strong&gt; &#233;tait close. Apr&#232;s avoir fait preuve d'un certain l&#233;galisme en se battant pour une modification des institutions existantes et une reconnaissance constitutionnelle des droits des peuples indiens, l'EZLN &#233;tait en droit de conclure que tout dialogue avec les pouvoirs en place &#233;tait vain. Deux ann&#233;es de latence ont alors &#233;t&#233; n&#233;cessaires pour dig&#233;rer ce revers et mettre en place un projet politique en partie transform&#233;. En 2003, l'annonce par l'EZLN de la cr&#233;ation de cinq &#171; Conseils de bon gouvernement &#187; signifiait que le temps &#233;tait venu de mettre en &#339;uvre, dans les faits, l'autonomie pr&#233;vue dans les accords de San Andr&#233;s, malgr&#233; leur absence de reconnaissance l&#233;gale. En 2005, la Sixi&#232;me D&#233;claration de la for&#234;t lacandone passait de la critique du n&#233;olib&#233;ralisme &#224; une posture anticapitaliste radicale et l'&#171; Autre campagne &#187; amor&#231;ait la cr&#233;ation, dans tout le Mexique, d'un r&#233;seau de luttes &#171; en bas et &#224; gauche &#187;, c'est-&#224;-dire refusant une conception de la politique centr&#233;e sur l'appareil d'&#233;tat et le jeu des partis politiques. Durant cette phase, la dimension internationale du zapatisme, qui avait connu son moment le plus intense avec la Rencontre intercontinentale pour l'humanit&#233; et contre le n&#233;olib&#233;ralisme, en juillet-ao&#251;t 1996, &#233;tait devenue moins visible. Et, dans les ann&#233;es 2009-2011, l'&#171; Autre campagne &#187; s'&#233;tant essouffl&#233;e, ceux qui n'&#233;taient pas en mesure de voir l'effort de construction de l'autonomie dans les territoires zapatistes pouvaient croire que le mouvement s'&#233;puisait peu &#224; feu. Pour beaucoup, le 21 d&#233;cembre 2012 a donc constitu&#233; une surprise presque aussi grande que celle du 1er janvier 1994. Ce jour l&#224;, 40 000 zapatistes ont occup&#233; &#224; nouveau mais pacifiquement et silencieusement cette fois, cinq villes du Chiapas. Loin d'&#234;tre &#224; l'agonie, l'EZLN r&#233;alisait une impeccable d&#233;monstration de force et annon&#231;ait de nouvelles initiatives, dont l'Escuelita zapatista &#8211; qui est tout sauf une &#233;cole au sens habituel du terme&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les trois premi&#232;res sessions de l'Escuelita ont eu lieu en ao&#251;t et d&#233;cembre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &#8211; et l'appel &#224; cr&#233;er &#171; la Sexta &#187;, un r&#233;seau plan&#233;taire de luttes, sans distinction entre le domaine national mexicain et le reste du monde, comme cela avait &#233;t&#233; le cas depuis la proclamation de la Sixi&#232;me D&#233;claration.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_946 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;36&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH272/dossier-pym_insurge_-8e7a2.jpg?1779628379' width='400' height='272' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Pierre-Yves Marzin/Riva Press.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est quoi le bilan du zapatisme, 20 ans apr&#232;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des premiers m&#233;rites des zapatistes est d'avoir lanc&#233; une d&#233;claration de guerre au gouvernement et &#224; l'arm&#233;e du Mexique &#8211; et, au-del&#224;, &#224; &#171; &lt;i&gt;un monde d'injustices&lt;/i&gt; &#187;, comme l'ont rappel&#233; les paroles des commandants, la nuit du vingti&#232;me anniversaire. C'est aussi d'avoir surv&#233;cu &#224; toutes les tentatives pour les an&#233;antir, par l'intervention militaire directe ou la brutale paramilitarisation des ann&#233;es 1997-2000, puis &#224; travers le harc&#232;lement d'autres organisations indiennes incit&#233;es par les gouvernements successifs &#224; d&#233;pouiller les zapatistes de leurs terres ou de leurs maisons. On peut &#233;galement citer les programmes d'aide gouvernementale destin&#233;s &#224; d&#233;voyer les familles rebelles, ainsi que toutes les tentatives de division et de d&#233;nigrement imaginables, sans oublier la chape de plomb du silence m&#233;diatique. Avoir tenu bon pendant que grandissaient peu &#224; peu les semailles de l'autonomie (et tout particuli&#232;rement les jeunes g&#233;n&#233;rations n&#233;es depuis 1994, form&#233;es dans les &#233;coles zapatistes et aujourd'hui aptes &#224; prendre la rel&#232;ve, avec une capacit&#233; cr&#233;ative litt&#233;ralement d&#233;cisive pour l'avenir), n'est pas rien. Mais le zapatisme ne s'est pas content&#233; de r&#233;sister, il a surtout avanc&#233; et construit.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_949 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L300xH510/dossier-mex05-marcos-490ec.jpg?1779604365' width='300' height='510' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Caroline Sury.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si vous demandiez&lt;/strong&gt; &#224; des zapatistes ce qu'ils ont fait de leurs 20 ans, sans doute vous r&#233;pondraient-ils : venez &#224; l'Escuelita, l&#224; est notre r&#233;ponse. En effet, l'Escuelita permet d'&#234;tre accueilli, une semaine durant, au sein d'une famille zapatiste, tandis qu'un &#171; &lt;i&gt;Vot&#225;n&lt;/i&gt;-ange gardien &#187; individuel est &#224; la disposition de chacun pour r&#233;pondre &#224; toutes les questions. Le matin est le moment de participer aux travaux des champs et autres t&#226;ches collectives. L'apr&#232;s-midi est consacr&#233; aux explications sur le fonctionnement des communes autonomes et des &#171; Conseils de bon gouvernement &#187;, avec leurs charges non r&#233;mun&#233;r&#233;es, coll&#233;giales, r&#233;vocables et tournantes, avec leurs complexes m&#233;canismes de prise de d&#233;cision par consultation des assembl&#233;es r&#233;gionales et, si n&#233;cessaire, de chaque village. Les &#233;changes et discussions peuvent aussi porter sur la mani&#232;re dont les autorit&#233;s autonomes rendent la justice (pr&#233;f&#233;rant des formes de r&#233;paration ou de travail collectif plut&#244;t que des peines de prison qui ne servent &#224; rien), sur les centaines d'&#233;coles primaires o&#249; travaillent les &#171; promoteurs d'&#233;ducation &#187; autonomes, ou encore sur la condition des femmes. Celles-ci s'emploient &#224; mettre en &#233;vidence les espaces de participation qu'elles sont parvenues &#224; conqu&#233;rir, combien elles ont pu transformer les mentalit&#233;s traditionnelles et tout ce qui reste encore &#224; faire. Bref, entre travaux quotidiens, r&#233;flexions sur l'autonomie et moments festifs, l'Escuelita est l'occasion de constater et d'&#233;prouver comment d'humbles et dignes rebelles s'organisent en dehors de toutes les structures de l'&#201;tat pour donner vie, sur un ample territoire, &#224; une autre r&#233;alit&#233; collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nul mod&#232;le ici&lt;/strong&gt; : les zapatistes ont bien pris soin de pr&#233;ciser que ce qu'ils ont accompli n'est pas directement reproductible ailleurs, ce qui n'emp&#234;che pas d'en tirer quelques enseignements utiles sous d'autres latitudes. &#171; &lt;i&gt; Ils ont peur que l'on d&#233;couvre que nous sommes capables de nous gouverner nous-m&#234;mes&lt;/i&gt; &#187;, lance Eloisa, maestra de la petite &#233;cole. Cette &#171; d&#233;couverte &#187;, qui est l'une des le&#231;ons les plus fortes de l'exp&#233;rience zapatiste, a en effet comme cons&#233;quence f&#226;cheuse pour ceux d'en-haut de d&#233;montrer leur nuisible inutilit&#233; ! C'est aussi un parfait r&#233;sum&#233; de ce qu'est l'autonomie selon les zapatistes, &#224; savoir une d&#233;mocratie r&#233;elle d'autogouvernement, une forme politique non &#233;tatique, se construisant par en-bas et dans laquelle la s&#233;paration entre gouvernants et gouvern&#233;s se r&#233;duit autant qu'il est possible. Attention toutefois, &#171; l'autonomie n'a pas de fin &#187; : aucune soci&#233;t&#233; parfaite n'est en vue et il s'agit d'engager un processus jamais achev&#233;, de &#171; &lt;i&gt; cheminer en posant des questions&lt;/i&gt; &#187;, sans recette pr&#233;alable et en modifiant sans cesse la forme de l'organisation que les assembl&#233;es et les autorit&#233;s &#233;lues se donnent. &#171; &lt;i&gt; Nous r&#233;sistons et construisons &#224; la fois&lt;/i&gt; &#187;, expliquent-ils encore. Il serait ing&#233;nu de pr&#233;tendre esquisser une autre r&#233;alit&#233; sans se pr&#233;occuper de faire front aux attaques syst&#233;miques qui en d&#233;coulent. Pourtant, l'exp&#233;rience zapatiste d&#233;montre qu'il est possible de cr&#233;er des espaces lib&#233;r&#233;s, autonomes, sans perdre plus de temps &#224; tenter vainement d'am&#233;nager le syst&#232;me existant que l'engrenage de la logique capitaliste conduit au d&#233;sastre.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_950 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L300xH398/dossier-mex02-77002.jpg?1779628379' width='300' height='398' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Caroline Sury.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; &lt;i&gt;Et vous, vous vous sentez libres ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/strong&gt;, demande finalement l'un des maestros de l'Escuelita. Pour les zapatistes, malgr&#233; d'extr&#234;mes difficult&#233;s &#8211; qui sont loin d'&#234;tre derri&#232;re eux, car l'actuel Pr&#233;sident Pe&#241;a Nieto pourrait bient&#244;t faire mine de relancer le dialogue et de reconna&#238;tre les droits des Indiens afin de placer l'EZLN dans une posture d&#233;licate &#8211;, la r&#233;ponse est claire : ils ont fait le choix de la libert&#233;. Ils d&#233;cident de leur vie et &#233;laborent eux-m&#234;mes leur propre mani&#232;re de se gouverner. C'est pr&#233;cis&#233;ment cet air de libert&#233; que l'on respire en terres zapatistes et dont l'Escuelita a l'ambition d'assurer la contagion. Un conseil : surtout, n'y allez pas. Vous risqueriez de revenir dangereusement charg&#233;s d'&#233;nergie rebelle et dot&#233;s de solides arguments &#224; l'appui de notre d&#233;sir partag&#233; de cr&#233;er d'autres mondes lib&#233;r&#233;s de la tyrannie capitaliste !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_947 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/dossier-fellous-filles2-3052a.jpg?1779628379' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Damien Fellous.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La suite du dossier, c'est&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Quand-le-pauvre-croira-dans-le&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;par l&#224; !&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour f&#234;ter les 20 ans du zapatisme, rendez-vous &#224; la Maison des M&#233;tallos les 28 et 30 mars. Toutes les infos &lt;a href=&#034;http://www.maisondesmetallos.org/2014/03/05/les-20-ans-du-zapatisme&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;par ici !&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Communes autonomes, g&#233;r&#233;es par des &#171; Conseils de bon gouvernement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Les trois premi&#232;res sessions de l'Escuelita ont eu lieu en ao&#251;t et d&#233;cembre 2013, puis en janvier 2014. D'autres sessions seront organis&#233;es au cours de l'ann&#233;e 2014, &#224; des dates qui seront bient&#244;t pr&#233;cis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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