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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Tsig boum tsoin tsoin</title>
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		<dc:creator>C&#233;cile F&#233;vrier</dc:creator>


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&lt;p&gt;La musique tsigane existe-t-elle ? Filippo Bonini Baraldi, ethnomusicologue et violoniste, a publi&#233; une th&#232;se intitul&#233;e Tsiganes, musique et empathie, apr&#232;s des ann&#233;es d'&#233;tude sur le terrain &#224; Ceuas, village de musiciens, en Transylvanie (Roumanie). Il revient pour CQFD sur une identit&#233; en voie de r&#233;cup&#233;ration. CQFD : Quelle est la place des musiciens tsiganes en Roumanie ? Filippo Bonini Baraldi : Contrairement aux Tsiganes qui jouent dans la rue ou dans le m&#233;tro en France et qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/CQFD-no115-octobre-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;115 (octobre 2013)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Page-Musique" rel="tag"&gt;Page Musique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.cqfd-journal.org/Marina-Obradovic" rel="tag"&gt;Marina Obradovic&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La musique tsigane existe-t-elle ? Filippo Bonini Baraldi, ethnomusicologue et violoniste, a publi&#233; une th&#232;se intitul&#233;e &lt;i&gt;Tsiganes, musique et empathie&lt;/i&gt;, apr&#232;s des ann&#233;es d'&#233;tude sur le terrain &#224; Ceuas, village de musiciens, en Transylvanie (Roumanie). Il revient pour &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; sur une identit&#233; en voie de r&#233;cup&#233;ration.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : Quelle est la place des musiciens tsiganes en Roumanie ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Filippo Bonini Baraldi&lt;/strong&gt; : Contrairement aux Tsiganes qui jouent dans la rue ou dans le m&#233;tro en France et qui n'ont pas forc&#233;ment le statut de musiciens professionnels dans leur pays d'origine, les bons musiciens en Roumanie pr&#233;f&#232;rent souvent gagner leur vie en restant chez eux. Un vrai march&#233; s'ouvre &#224; eux, entre les mariages, les bapt&#234;mes, les enterrements, les f&#234;tes, les restaurants&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'ils soient roumains ou hongrois (de Transylvanie, r&#233;gion sous influence hongroise jusqu'&#224; la seconde guerre mondiale), pour eux, c'est un m&#233;tier lucratif qui ne se transmet qu'au sein de la famille parce que, d&#232;s que l'enfant grandit, on peut l'emmener jouer dans des mariages, ce qui signifie un peu plus d'argent pour le foyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation des musiciens professionnels est comparable &#224; celle des serveurs de table. Ils jouent ce qui va plaire aux gens et ce qu'on leur demande. D'ailleurs c'est cette &#233;thique professionnelle de &#171; servir le client &#187; qui est inculqu&#233;e aux tout jeunes avant toute transmission strictement musicale : apprendre la justesse au violon ou les accords &#224; la contrebasse est une affaire secondaire ! Souvent, en &#171; tsiganie&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D&#233;signe le &#171; quartier tsigane &#187;, habituellement situ&#233; aux marges des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#187;, j'entendais cette expression : un couple de Ceu&#224;s avec qui j'ai pass&#233; de longs et riches moments, Cs&#225;ng&#225;lo et Tinka&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lui est le bratschiste de Sz&#225;zscs&#225;v&#225;s Band, important musicien et personnage (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, m'a expliqu&#233; que le musicien de m&#233;tier doit m&#233;moriser les chansons pr&#233;f&#233;r&#233;es des personnes qu'il croise sur son chemin afin de les restituer au cours de ses prestations en &#233;change de quelques billets. Il est conscient d'utiliser des stratag&#232;mes pour tirer profit de toute situation et ne manque pas de s'en vanter.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_846 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;28&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH335/p13-violon-tzig-79bdc.jpg?1779631141' width='500' height='335' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo de Marina Obradovic.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et ceux qui viennent en France ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux-l&#224; sont rarement professionnels : ils sortent les instruments ici pour gagner un peu d'argent. Ils viennent &#224; la fois de la campagne de Roumanie et des faubourgs des villes, et partent, non par r&#233;f&#233;rence &#224; un quelconque nomadisme&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rappelons que le nomadisme &#233;tait interdit pendant les 40 ans de la dictature (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;, contrairement aux id&#233;es re&#231;ues, mais par n&#233;cessit&#233; &#233;conomique. Cependant, concernant leur fa&#231;on de jouer, ils l'adaptent, comme en Roumanie, aux go&#251;ts pr&#233;sum&#233;s de leur public. C'est pour cela qu'ils jouent du musette ou des standards d'Edith Piaf. Ils se disent qu'il y a plus de chance que les gens aiment&lt;i&gt; Besame mucho&lt;/i&gt; qu'une hora&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Style de m&#233;lodie roumaine, comme les manele, les doina&#8230;&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; de Bucarest que personne ne conna&#238;t. Dans leurs t&#234;tes, c'est impossible que l'on puisse aimer une musique que l'on ne conna&#238;t pas. Ce n'est sans doute pas la seule raison, c'est peut-&#234;tre aussi parce qu'ils pensent que la musique dite &#171; internationale &#187;, celle qu'ils appellent &#171; caf&#233;-concert &#187;, s'associe &#224; des ambiances plus raffin&#233;es, car elle &#233;tait &#233;cout&#233;e par des intellectuels, des profs d'&#233;coles, et du coup c'est une mani&#232;re de se poser comme plus cultiv&#233;s. Mais, dans leur culture, faire de la musique, c'est jouer celle qu'on leur demande. C'est la diff&#233;rence avec les musiciens occidentaux qui, dans les concerts, jouent ce qu'ils aiment, ce qu'ils pr&#233;f&#232;rent, &#171; leur &#187; musique et non celle du public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-ce qu'on peut &#233;tendre ces propos &#224; toutes les communaut&#233;s tsiganes en Europe : les Andalous, les manouches&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, ce rapport &#224; la musique est typique des Balkans. Leur histoire est celle de musiciens de cour, notamment en Hongrie, qui jouaient pour les nobles, les riches &#224; qui ils rendaient ce service. Et m&#234;me quand ils jouaient pour les paysans, ils &#233;taient toujours confront&#233;s &#224; un m&#233;lange de communaut&#233;s, ce qui a renforc&#233; chez eux la n&#233;cessit&#233; de conna&#238;tre un r&#233;pertoire tr&#232;s vaste s'adaptant d'abord &#224; l'ethnie de leur public et aussi aux pr&#233;f&#233;rences personnelles de leurs clients.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jouer de la musique, c'est donc toujours dans un contexte &#171; professionnel &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, il y a aussi la musique qu'ils jouent quand ils sont entre eux. Rappelons qu'elle est tr&#232;s pr&#233;sente dans la vie quotidienne de ces soci&#233;t&#233;s, qu'elle est utilis&#233;e pour se souvenir des gens. Le savoir-faire des musiciens dans les fun&#233;railles, par exemple, permet de restituer les m&#233;lodies pr&#233;f&#233;r&#233;es du d&#233;funt afin de lui rendre hommage et s'assurer qu'il puisse faire son voyage dans l'au-del&#224;, et aussi afin de permettre aux vivants de se rappeler du mort, avec des images tr&#232;s nettes de comment il dansait, il jouait, ce qu'il aimait. La musique active des m&#233;moires, des images, et permet aux pr&#233;sents de conserver vivantes des relations avec les d&#233;funts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La musique est un endroit de m&#233;moire&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour plus d'approfondissement sur les liens entre musiciens, musique et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;. Nous, nous conservons la m&#233;moire &#224; travers des photos et des mus&#233;es, chez les Tsiganes de Transylvanie, si la musique est si centrale c'est parce qu'elle est la voix de leur m&#233;moire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu peux nous faire un petit point sur la musique dite &#171; tsigane &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez nous, quand on parle de musique tsigane, c'est surtout pour &#233;voquer la musique d'Europe de l'Est. Cette musique est devenue &#224; la mode avec les films de Kusturica et Gatlif, le tout dans un imaginaire m&#233;langeant exotisme oriental et pratiques festives. Ces films ont stimul&#233; un fantasme occidental : celui du Tsigane libre comme l'air et qui fait la f&#234;te tout le temps en dansant autour d'un feu. Fantasme qui se reproduit d'ailleurs de si&#232;cles en si&#232;cles (Esmeralda, Carmen, etc.) et contraste avec le racisme qu'ils subissent, qui est encore plus fort en Roumanie qu'en Europe occidentale. En fait, lorsqu'on parle de musique tsigane en France, on fait une grande confusion parce qu'on se r&#233;f&#232;re &#224; tout ce qui est musique balkanique. La seule diff&#233;rence entre musique tsigane et musique locale est dans la mani&#232;re de l'interpr&#233;ter. La mati&#232;re musicale, les m&#233;lodies sont les m&#234;mes, mais les Tsiganes ont une mani&#232;re de les jouer qui en fait un style tsigane avant d'&#234;tre une musique sp&#233;cifiquement tsigane. Il n'y a pas d'harmonies ou de rythmes sp&#233;cifiques qui seraient arriv&#233;s d'Inde par exemple, mais des patrimoines locaux communs que les Tsiganes se sont appropri&#233;s. On doit donc parler de musiques tsiganes au pluriel. C'est seulement &#224; travers ce processus d'appropriation et d'interpr&#233;tation de ce qui existe sur place pour le transformer et le vivre &#224; leur mani&#232;re que l'on peut parler d'un trait commun aux Tsiganes d'Espagne, de Hongrie, de France, de Roumanie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur le plan politique europ&#233;en, ne cherche-t-on pas &#224; englober ces diff&#233;rentes cultures pour en faire un seul et m&#234;me peuple ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela appara&#238;t, en effet, comme une n&#233;cessit&#233; politique, car pour d&#233;fendre les droits d'une minorit&#233;, il faut d'abord la constituer, autour d'une m&#234;me langue, de rites religieux similaires, etc. Or, dans le cas des Tsiganes en Europe, les religions sont multiples : orthodoxe dans les Balkans, r&#233;formiste en Hongrie, catholique en Espagne, etc. Ils ne parlent pas la m&#234;me langue non plus&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il existe une langue tsigane, le romani, commune &#224; de nombreuses communaut&#233;s (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;. Alors, comme les ressemblances ne sont finalement pas &#233;videntes, on essaie de construire une sorte de boule artificielle dans laquelle on mettrait tous ces groupes-l&#224;, s'appuyant sur des &#171; traits caract&#233;ristiques communs &#224; tous les Roms &#187;, qu'il faut du coup inventer. Et de leur attribuer un drapeau, un hymne, une appellation unique [voir encadr&#233; ci-dessous], une origine commune, et de plus en plus on les incite &#224; construire une musique unifi&#233;e susceptible de correspondre &#224; un m&#233;lange de toutes ces communaut&#233;s tsiganes pr&#233;sentes en Europe. Mais, si unit&#233; il y a, c'est dans le regard unanime port&#233; sur &#171; ces &#233;ternels &#233;trangers de l'int&#233;rieur &#187;, regard accentu&#233; par la &#171; politique europ&#233;enne d'inclusion&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La &#171; dimension europ&#233;enne de la culture des Roms &#187; int&#233;resse, en premier (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt; &#187; &#224; leur &#233;gard.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Tsiganes ou Roms ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Petit rappel historique de l'appellation rrom, en Roumanie : en 1993 une &#233;lite politique a choisi d'ajouter un &#171; r &#187; au mot &#171; rom &#187; (&#171; homme &#187; en langue romani) utilis&#233;e depuis le congr&#232;s de l'Union rom internationale en 1971, afin d'&#233;viter toute confusion fr&#233;quente par les m&#233;dias entre les Roms et les Roumains. Il y a deux ans, un politicien roumain avait m&#234;me propos&#233; de r&#233;employer le terme &#171; tsigane &#187;, pourtant consid&#233;r&#233; comme d&#233;nigrant, afin d'&#233;viter toute &#233;quivoque suite &#224; un fait divers impliquant des Roumains, confondus avec des Roms, en Italie. Ces choix linguistiques n'ont &#233;t&#233; l&#233;gitim&#233;s que par une &#171; &#233;lite &#187; tr&#232;s minoritaire, incarn&#233;e par l'Union romani internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant la situation reste confuse et aujourd'hui des personnalit&#233;s publiques, comme les chanteurs Nicolae Guta ou Sandu Ciorba, pr&#233;f&#232;rent revendiquer leur identit&#233; &#171; tsigane &#187; et non &#171; rom &#187;. Cette ann&#233;e, l'Union europ&#233;enne a impos&#233; au gouvernement roumain d'appliquer une amende, de 50 &#224; 7 000 euros, pour l'usage du terme &#171; tsigane &#187; au lieu de celui de &#171; rom &#187;&#8230; Encore faudrait-il que les &#171; Roms &#187; portent effectivement plainte et que la plainte soit entendue par les autorit&#233;s. Que va-t-il advenir alors des tubes tsiganes &#171; &lt;i&gt;Fi tigan de tiganie&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;Tigan european&#8230;&lt;/i&gt; &#187; ou &#171; &lt;i&gt;Tsiganie romaniei&lt;/i&gt; &#187; ? Devront-ils subir une rectification linguistique ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;D&#233;signe le &#171; quartier tsigane &#187;, habituellement situ&#233; aux marges des villages &lt;i&gt;gadj&#233;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Lui est le bratschiste de Sz&#225;zscs&#225;v&#225;s Band, important musicien et personnage du village, et Tinka, sa femme, chante.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Rappelons que le nomadisme &#233;tait interdit pendant les 40 ans de la dictature communiste de Ceausescu. Il reste aujourd'hui en Roumanie quelques formes de semi-nomadisme.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Style de m&#233;lodie roumaine, comme les manele, les doina&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Pour plus d'approfondissement sur les liens entre musiciens, musique et soci&#233;t&#233;, il est conseill&#233; de lire la th&#232;se de Filippo Bonini Baraldi, &lt;i&gt;Tsiganes, musique et empathie&lt;/i&gt;, &#233;ditions EMSH, 2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Il existe une langue tsigane, le romani, commune &#224; de nombreuses communaut&#233;s en Europe. Mais, selon les pays, les contextes et l'Histoire, cette langue s'est parfois perdue, souvent apr&#232;s avoir &#233;t&#233; interdite. De nombreux Tsiganes parlent aujourd'hui principalement les langues locales. En m&#234;me temps, le romani a nourri consid&#233;rablement notre argot (&lt;i&gt;gadjo, marrav, pillav&lt;/i&gt;&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;La &#171; &lt;i&gt;dimension europ&#233;enne de la culture des Roms&lt;/i&gt; &#187; int&#233;resse, en premier lieu, ceux qui font profession de d&#233;cider &#224; leur place. Ainsi, un s&#233;minaire, organis&#233; dans le cadre de Marseille 2013 par le Conseil de l'Europe, s'est pench&#233;, le 30 octobre dernier, sur &#171; &lt;i&gt;les conditions de valorisation de la culture rom&lt;/i&gt; &#187; et r&#233;unira des acteurs europ&#233;ens (responsables de mus&#233;es, responsables d'ONG culturelles, op&#233;rateurs culturels, &#233;lus, chercheurs, etc.), afin de &#171; &lt;i&gt;d&#233;finir l'itin&#233;raire de la culture et du patrimoine des Roms et d'en &#233;tudier les moyens de d&#233;veloppement.&lt;/i&gt; &#187; Euh&#8230; y a-t-il un Rom dans la salle ?&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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